Suite à pétition ouverte « Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire… ». Communiqué.

14 août 2017

Auteurs de la pétition ouverte «   Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale » (1).

 

Communiqué du 14 août 2018

Dihya Lwiz était écrivaine et nouvelliste, à la fois arabophone et berbérophone. Elle fut aussi francophone dans sa recherche doctorale inachevée par ses contributions intellectuelles (témoignage écrit sur Mouloud Mammeri, conférence publique disponible sur YouTube, etc.). Dihya Lwiz se réclamait de son vivant d’Ifri-Ouzellaguen et ce choix comme tant d’autres, à commencer par le nom d’auteur qu’elle avait adopté font partie de ses traits identitaires symboliques d’écrivaine, tenus aussi bien que possible distincts de la vie de la personne -qui était- vivante. Nous veillons quant à nous à les respecter aussi honnêtement que possible.

L’initiative que nous avons lancée consécutivement à son décès a sciemment été maintenue relativement discrète : nous avons jugé important d’éviter des interférences éventuelles susceptibles de contraindre sa signification. Nous avions suivi avec intérêt en les encourageant les  cérémonies d’hommages que d’autres parties se préparaient à lui rendre au lendemain de son décès, le 30 juin dernier, ou au terme des 40 jours après l’enterrement de Louiza Aouzelleg, chère personne défunte qui incarnait la personnalité publique Dihya Lwiz.

La démarche sous-tendant ces honorables hommages et celle sous-tendant notre initiative étant en principe complémentaires même si elles sont pensées dans des perspectives différentes, les participants aux programmes d’hommage peuvent sinon rejoindre notre initiative, en tout cas soutenir les buts concrets qu’elle porte initialement :

-  appel à baptiser un lieu culturel dans l’une des quatre communes dans lesquelles son parcours de vie s’était déroulé (Akbou, Chellata, Ouzellaguen, Béjaïa) et,
- graver son nom dans la toponymie du village Ighil Oumsed en donnant son nom à un endroit choisi, espace entourant le lieu dit « Yemma Tighilt ».

Pour notre part, nous continuons d’élaborer le projet programmatique pluridimensionnel et essentiellement d’ordre socioculturel, éditorial, intellectuel, académique et scientifique. Les conditions d’émergence de nouvelles élites sociales et intellectuelles en constituent la ligne d’horizon attendue. Les parties déjà impliquées continuent chacune de son côté de mener les concertations pour les aspects du projet global qui les concernent.

par ailleurs, des indices se sont multipliés depuis la disparition de Dihya Lwiz qui font craindre la non commercialisation de son dernier roman, Ger Igenni d tmurt (Entre ciel et terre). Son seul roman en tamazight connu à ce jour avait pourtant reçu le prix national Mohamed Dib du roman amazigh dès octobre 2016, était doté d’un ISBN et sa publication pour les semaines suivantes avait été annoncée par l’auteure elle-même ainsi que de multiples médias (BRTV, la Dépêche de Kabylie, etc.) dès fin mars dernier. Ceci suscite curiosité, préoccupation et vigilance.

Akbou, le 14août 2018.

(1) Le texte de la pétition ici indiquée, rendue publique le 13 juillet 2017 est consultable à cette adresse : soummam.unblog.fr/2017/08/14/petition-ouverte-graver-dihya-lwiz-dans-la-memoire-toponymique-et-sociale/

 

Traduction en langue arabe :

2017محرروا العريضة المفتوحة  » نقش ديهيا لويز في الذاكرة المكانية و الاجتماعية بيان صدر بتاريخ 13/جويلية/

ديهيا لويز كانت كاتبة و قصصية باللغتين العربية والبربرية على حد سواء. و كانت أيضا فرنكوفونية في بحث دكتوراها الذي لم تنهه ومن خلال إسهاماتها الفكرية (شهادة حول مولود معمري، مؤتمر متاح على شبكة الإنترنت، وما إلى ذلك). كانت تؤكد في حياتها انتمائها لافري-أوزلاقن وهذا الاختيار مثل كثيرين آخرين، بدء باسم المؤلفة الذي اعتمدته يشكلون جزءا من ملامح هويتها الرمزية ككاتبة، الذي حاولت فصله قدر الإمكان عن حياة الشخص -والتي كانت- على قيد الحياة. بالنسبة لنا نحرص على احترامها بكل صدق ممكن.

المبادرة التي أطلقناها لاحقا إثر وفاتها ظلت بإرادتنا محتشمة نسبيا: رأينا انه من المهم لتفادي أي تشويش يمكنه إعاقة أي معنى لمبادرتنا. كما تتبعنا باهتمام مع تشجيعهم حفلات التكريم التي تتحضر لتنظيمها بعض الأطراف اليوم الوالي لوفاتها أو عند الأربعينية بعد دفن ديهيا أزلاق، الشخصية العامة و العزيزة المتوفاة التي تحملها ديهيا لويز. المبادراتان من حيث المبدأ متكاملاتان حتى لو فكرت من أجل أهداف مختلفة ، والمشاركين في برنامج التكريم يمكنهم عند اختتام الحصيلة الانضمام لمبادرتنا، في كل الأحوال دعم الأهداف الملموسة التي تحملها من البداية :

- نداء لتعميد مكان ثقافي في واحدة من الأربع بلديات حيث عاشت حياتها (أقبو شلاطة، أوزلاقن، بجاية)

- نقش اسمها في أسماء أماكن قرية إيغيل اوسمد بإعطاء اسمها لموقع مختار، الفضاء المحيط بالمكان المسمى  » يما تيغليت« .

من جانبنا، نواصل تطوير المشروع البرنامجي متعدد الأبعاد و خصوصا ذو طابع فكري وعلمي . تواصل الأطراف المعنية بالفعل من جانبهم إجراء مشاورات لجوانب المشروع الشامل المتعلقة بهم.

علاوة على ذلك، تضاعفت مؤشرات منذ اختفاء ديهيا لويزنخشى من خلالها عدم تسويق روايتها الأخيرة, Ger Igenni d tmurt (بين السماء والأرض)، رغم تسلمها الجائزة الوطنية محمد ديب للرواية الأمازيغية منذ أكتوبر 2016 ، مرفوقة ب ISBN ونشرها في الأسابيع المقبلة أعلنت من قبل المؤلفة نفسها، وكذلك وسائل الإعلام المتعددة (BRTV، البرقية القبائلية، وما إلى ذلك). هذا يثير الفضول، والقلق واليقظة

Communiqué du 14 août 2018 / Auteurs de la pétition ouverte  » Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire

14 août 2017

Auteurs de la pétition ouverte «   Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale » (1).

 

Communiqué du 14 août 2018

Dihya Lwiz était écrivaine et nouvelliste, à la fois arabophone et berbérophone. Elle fut aussi francophone dans sa recherche doctorale inachevée par ses contributions intellectuelles (témoignage écrit sur Mouloud Mammeri, conférence publique disponible sur YouTube, etc.). Dihya Lwiz se réclamait de son vivant d’Ifri-Ouzellaguen et ce choix comme tant d’autres, à commencer par le nom d’auteur qu’elle avait adopté font partie de ses traits identitaires symboliques d’écrivaine, tenus aussi bien que possible distincts de la vie de la personne -qui était- vivante. Nous veillons quant à nous à les respecter aussi honnêtement que possible.

L’initiative que nous avons lancée consécutivement à son décès a sciemment été maintenue relativement discrète : nous avons jugé important d’éviter des interférences éventuelles susceptibles de contraindre sa signification. Nous avions suivi avec intérêt en les encourageant les  cérémonies d’hommages que d’autres parties se préparaient à lui rendre au lendemain de son décès, le 30 juin dernier, ou au terme des 40 jours après l’enterrement de Louiza Aouzelleg, chère personne défunte qui incarnait la personnalité publique Dihya Lwiz.

La démarche sous-tendant ces honorables hommages et celle sous-tendant notre initiative étant en principe complémentaires même si elles sont pensées dans des perspectives différentes, les participants aux programmes d’hommage peuvent sinon rejoindre notre initiative, en tout cas soutenir les buts concrets qu’elle porte initialement :

-  appel à baptiser un lieu culturel dans l’une des quatre communes dans lesquelles son parcours de vie s’était déroulé (Akbou, Chellata, Ouzellaguen, Béjaïa) et,
- graver son nom dans la toponymie du village Ighil Oumsed en donnant son nom à un endroit choisi, espace entourant le lieu dit « Yemma Tighilt ».

Pour notre part, nous continuons d’élaborer le projet programmatique pluridimensionnel et essentiellement d’ordre socioculturel, éditorial, intellectuel, académique et scientifique. Les conditions d’émergence de nouvelles élites sociales et intellectuelles en constituent la ligne d’horizon attendue. Les parties déjà impliquées continuent chacune de son côté de mener les concertations pour les aspects du projet global qui les concernent.

par ailleurs, des indices se sont multipliés depuis la disparition de Dihya Lwiz qui font craindre la non commercialisation de son dernier roman, Ger Igenni d tmurt (Entre ciel et terre). Son seul roman en tamazight connu à ce jour avait pourtant reçu le prix national Mohamed Dib du roman amazigh dès octobre 2016, était doté d’un ISBN et sa publication pour les semaines suivantes avait été annoncée par l’auteure elle-même ainsi que de multiples médias (BRTV, la Dépêche de Kabylie, etc.) dès fin mars dernier. Ceci suscite curiosité, préoccupation et vigilance.

Akbou, le 14août 2018.

(1) Le texte de la pétition ici indiquée, rendue publique le 13 juillet 2017 est consultable à cette adresse : soummam.unblog.fr/2017/08/14/petition-ouverte-graver-dihya-lwiz-dans-la-memoire-toponymique-et-sociale/

 

Traduction en langue arabe :

2017محرروا العريضة المفتوحة  » نقش ديهيا لويز في الذاكرة المكانية و الاجتماعية بيان صدر بتاريخ 13/جويلية/

ديهيا لويز كانت كاتبة و قصصية باللغتين العربية والبربرية على حد سواء. و كانت أيضا فرنكوفونية في بحث دكتوراها الذي لم تنهه ومن خلال إسهاماتها الفكرية (شهادة حول مولود معمري، مؤتمر متاح على شبكة الإنترنت، وما إلى ذلك). كانت تؤكد في حياتها انتمائها لافري-أوزلاقن وهذا الاختيار مثل كثيرين آخرين، بدء باسم المؤلفة الذي اعتمدته يشكلون جزءا من ملامح هويتها الرمزية ككاتبة، الذي حاولت فصله قدر الإمكان عن حياة الشخص -والتي كانت- على قيد الحياة. بالنسبة لنا نحرص على احترامها بكل صدق ممكن.

المبادرة التي أطلقناها لاحقا إثر وفاتها ظلت بإرادتنا محتشمة نسبيا: رأينا انه من المهم لتفادي أي تشويش يمكنه إعاقة أي معنى لمبادرتنا. كما تتبعنا باهتمام مع تشجيعهم حفلات التكريم التي تتحضر لتنظيمها بعض الأطراف اليوم الوالي لوفاتها أو عند الأربعينية بعد دفن ديهيا أزلاق، الشخصية العامة و العزيزة المتوفاة التي تحملها ديهيا لويز. المبادراتان من حيث المبدأ متكاملاتان حتى لو فكرت من أجل أهداف مختلفة ، والمشاركين في برنامج التكريم يمكنهم عند اختتام الحصيلة الانضمام لمبادرتنا، في كل الأحوال دعم الأهداف الملموسة التي تحملها من البداية :

- نداء لتعميد مكان ثقافي في واحدة من الأربع بلديات حيث عاشت حياتها (أقبو شلاطة، أوزلاقن، بجاية)

- نقش اسمها في أسماء أماكن قرية إيغيل اوسمد بإعطاء اسمها لموقع مختار، الفضاء المحيط بالمكان المسمى  » يما تيغليت« .

من جانبنا، نواصل تطوير المشروع البرنامجي متعدد الأبعاد و خصوصا ذو طابع فكري وعلمي . تواصل الأطراف المعنية بالفعل من جانبهم إجراء مشاورات لجوانب المشروع الشامل المتعلقة بهم.

علاوة على ذلك، تضاعفت مؤشرات منذ اختفاء ديهيا لويزنخشى من خلالها عدم تسويق روايتها الأخيرة, Ger Igenni d tmurt (بين السماء والأرض)، رغم تسلمها الجائزة الوطنية محمد ديب للرواية الأمازيغية منذ أكتوبر 2016 ، مرفوقة ب ISBN ونشرها في الأسابيع المقبلة أعلنت من قبل المؤلفة نفسها، وكذلك وسائل الإعلام المتعددة (BRTV، البرقية القبائلية، وما إلى ذلك). هذا يثير الفضول، والقلق واليقظة

Pétition ouverte – Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale

14 août 2017

Pétition ouverte

 Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale

 

La présente pétition s’inscrit dans une initiative plus large qu’elle introduit. Elle se présente en deux volets : dans son premier volet, elle est portée par les gens résidant ou issus du village Ighil Oumsed, pour assomption manuscrite ; dans son second volet, elle est ouverte à nos concitoyennes et concitoyens ayant fréquenté, connu, entendu parler de la défunte ou désireux d’encourager notre initiative.

 

Cette pétition a pour teneur de rendre un hommage éternel à une primeur d’intelligence et d’imaginaire, apparue soudainement et disparue silencieusement, ayant juste eu le temps de personnifier et de rendre visible et exemplaires des possibilités inouïes, des interrogations et des questionnements de complexité variable assaillant de toutes parts la personne et le corps social, et des épreuves de caractères et d’ampleurs inégaux et multiples. La portée en est de tendre à des accomplissements intellectuels mieux vécus, toujours davantage ancrés dans la société et toujours plus souples à porter par celles et ceux qui s’y engagent. Elle a dans l’immédiat deux buts concrets :

 

1. Porter à l’attention de la société civile, des instances élues et des pouvoirs publics notre souhait de voir le prochain édifice à caractère culturel (au sens le plus large) dans l’une des communes suivantes : Chellata, Akbou, Ighzer-Amokrane ou Béjaïa, très particulièrement au niveau de notre village, Ighil-Oumsed, porter le nom de l’écrivaine et journaliste DIHYA LWIZ.

2. Dédier de libre arbitre, souverainement et collectivement, l’espace contenant l’édifice « YemmaTighilt » -situé à Ighil Oumsed, Cne de Chellata, Daira d’Akbou- qui regarde l’étendue de la vallée de la Soummam, esplanade et rocher compris, à l’écrivaine et journaliste DIHYA LWIZ afin que ce nom continue d’habiter les évolutions du monde qu’il interrogeait. Cet espace, ouvert à tout le monde mais principalement familial et particulièrement féminin, appelle des aménagements et commodités, naturelles mais esthétiques, propres à valoriser ses fonctions de lieu de repos, de méditation, de contemplation, de convivialité et de travail.

 

Les prolongements programmatiques de cette initiative seront connus en temps opportun.

Ighil Oumsed, le 16 juillet 2017

Pour les premiers signataires,

Les écrivain-e-s, auteur-e-s et artistes d’Ighil Oumsed

Mlakou -antique Petra. Portes ouvertes du 2.8.2017. Reportage photo

6 août 2017

 

Ce reportage photographique reproduit des moments importants de la journée d’information sur le site de Mlakou, l’antique Petra, commune de Seddouk. Cette journée a été organisée le 02 août 2017 par la direction de la culture de la Wilaya de Béjaïa, en collaboration avec l’équipe de fouilles (dirigée sur le terrain par Pr Boukhenouf et Dr Iaichouchen) pour ce qui est de l’aspect scientifique, et avec les associations sociale et culturelles des citoyen(ne)s du village Akhenak, mitoyen du site.

 

1_ Le monument érigé, portant une réplique de l’inscription de Petra, mise au point par les étudiants de l’institut d’archéologie et leurs encadreurs, dans son contexte avant inauguration. La délégation comprenant MM. Le directeur de la culture et le chef de la daïra de Seddouk, en compagnie de Pr Boukhenouf, chef de projet de fouilles sur le site de Mlakou sont sur les lieux.

1_ Le monument érigé, portant une réplique de l’inscription de Petra, mise au point par les étudiants de l’institut d’archéologie et leurs encadreurs, dans son contexte avant inauguration. La délégation comprenant MM. Le directeur de la culture et le chef de la daïra de Seddouk, en compagnie de Pr Boukhenouf, chef de projet de fouilles sur le site de Mlakou sont sur les lieux.

 

2_ Les panneaux d’exposition de documents écrits sur le site. A l’arrière-plan, l’un des ateliers animés par un groupe d’étudiants.

2_ Les panneaux d’exposition de documents écrits sur le site. A l’arrière-plan, l’un des ateliers animés par un groupe d’étudiants.

 

3_ Une vue du site de Mlakou et des ateliers mis en place pour l’accueil des visiteurs.

3_ Une vue du site de Mlakou et des ateliers mis en place pour l’accueil des visiteurs.

 

4_ Le comité d'accueil, chargé du registre d'or, enregistre le mot du PAPC de Seddouk.

4_ Le comité d’accueil, chargé du registre d’or, enregistre le mot du PAPC de Seddouk.

 

5_ La délégation est prête pour l’inauguration du monument portant l’inscription de Petra.

5_ La délégation est prête pour l’inauguration du monument portant l’inscription de Petra.

 

6_ Le chef de la Daïra de Seddouk procède à l’inauguration du monument portant la réplique de l’inscription de Mlakou, en présence du directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa, du chef de projet de fouilles et des principaux responsables des associations locales.

6_ Le chef de la Daïra de Seddouk procède à l’inauguration du monument portant la réplique de l’inscription de Mlakou, en présence du directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa, du chef de projet de fouilles et des principaux responsables des associations locales.

 

7_ La délégation fait le trajet à pied, d’Akhenak-centre à Mlakou, derrière la parade à la mode antique. Le tapissage de ce chemin carrossable, le seul qui mène au site de Mlakou, est l’un des souhaits exprimés par les interlocuteurs locaux en présence de la délégation.

7_ La délégation fait le trajet à pied, d’Akhenak-centre à Mlakou, derrière la parade à la mode antique. Le tapissage de ce chemin carrossable, le seul qui mène au site de Mlakou, est l’un des souhaits exprimés par les interlocuteurs locaux en présence de la délégation.

 

8_ La délégation s’engage parmi les vestiges du site antique mis à jour.

8_ La délégation s’engage parmi les vestiges du site antique mis à jour.

 

9_ La délégation à proximité des ateliers stratigraphie et carrelages du site.

9_ La délégation à proximité des ateliers stratigraphie et carrelages du site.

 

10_ La délégation est en discussion avec des représentants de la société civile sur les hauteurs du site. Le souhait est partagé de voir le site protégé, classé, intégré dans une vision de développement global qui puisse profiter à toute l’Algérie non seulement par la poursuite des travaux scientifiques, mais aussi par sa relation à l’autoroute par une bretelle entrant et sortant, ainsi que par l’établissement d’un musée à ciel ouvert sur place, à proximité de zones d’activités industrielles et agricoles.

10_ La délégation est en discussion avec des représentants de la société civile sur les hauteurs du site. Le souhait est partagé de voir le site protégé, classé, intégré dans une vision de développement global qui puisse profiter à toute l’Algérie non seulement par la poursuite des travaux scientifiques, mais aussi par sa relation à l’autoroute par une bretelle entrant et sortant, ainsi que par l’établissement d’un musée à ciel ouvert sur place, à proximité de zones d’activités industrielles et agricoles.

 

11_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo1)

11_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo1)

 

12_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo2)

12_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo2)

 

13_ Le directeur de la culture en compagnie des représentants d’associations locales.

13_ Le directeur de la culture en compagnie des représentants d’associations locales.

 

14_ La délégation près de l’atelier céramique.

14_ La délégation près de l’atelier céramique.

 

15_ La délégation recevant les explications de Pr Boukhenouf sur l’inscription de Petra.

15_ La délégation recevant les explications de Pr Boukhenouf sur l’inscription de Petra.

 

16_ Le déjeuner, offert par la population locale, en l’honneur de la délégation, de l’équipe scientifique et des visiteurs.

16_ Le déjeuner, offert par la population locale, en l’honneur de la délégation, de l’équipe scientifique et des visiteurs.

 

17_ Le festival de Mlakou, slogan sous lequel la population locale a placé l’ensemble des activités en relation avec l’évènement. L’espoir que ce festival connaisse d’autres éditions, annuelles, est exprimé.

17_ Le festival de Mlakou, slogan sous lequel la population locale a placé l’ensemble des activités en relation avec l’évènement. L’espoir que ce festival connaisse d’autres éditions, annuelles, est exprimé.

 

La journée a eu un impact tel que des concitoyen(ne)s qui n’ont pu s’y rendre pendant de l’événement, ont tenu à s’y rendre, même tardivement, voire le lendemain. Ici, le Pr Djamil Aissani, du laboratoire LAMOS et de l’association GEHIMAB (Université de Béjaïa), au lendemain de la journée d’information, en compagnie de Dr Aichouchen, membre de l’équipe scientifique des fouilles et enseignant à l’institut d’Archéologie d’Alger, qui a renoncé à un moment de repos pour accueillir M. Aissani sur le site, en l’absence de Pr Boukhenouf, en déplacement fonctionnel.

La journée a eu un impact tel que des concitoyen(ne)s qui n’ont pu s’y rendre pendant de l’événement, ont tenu à s’y rendre, même tardivement, voire le lendemain. Ici, le Pr Djamil Aissani, du laboratoire LAMOS et de l’association GEHIMAB (Université de Béjaïa), au lendemain de la journée d’information, en compagnie de Dr Aichouchen, membre de l’équipe scientifique des fouilles et enseignant à l’institut d’Archéologie d’Alger, qui a renoncé à un moment de repos pour accueillir M. Aissani sur le site, en l’absence de Pr Boukhenouf, en déplacement fonctionnel.

 

Fouilles archéologiques du site de PETRA – Mlakou (Béjaïa). Ambiance de travail, état des lieux et journée d’information publique

1 août 2017

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Profitant de la 4e session de fouilles sur le site antique de Petra, actuellement Mlakou, sis au village Akhenak, commune de Seddouk, la direction de la culture de Béjaïa organise, en collaboration avec l’équipe scientifique présente, une journée d’information sur le lieu-même des fouilles, ce mercredi 02 août 2017.

Démarrées en urgence, le mois de mai 2014, après l’obtention de l’arrêt du tracé de la pénétrante autoroutière dès décembre 2013, les sessions de fouille successives sont allées de découvertes en découvertes qui attestent d’une importance scientifique et pédagogique exceptionnelle, suscitant déjà l’intérêt de la communauté scientifique nord-africaine et méditerranéenne. Il a fallu opérer une légère déviation du tracé initial de l’autoroute à cet endroit, et les résultats obtenus jusqu’ici confirment largement la sagesse de cette décision. Un accès au site par l’autoroute peut désormais se concevoir comme une décision bonne à prendre.

Après une centration sur le périmétrage et le mobilier dans des sessions antérieures, la présente s’est attelée à mettre en évidence un pan de l’immobilier du site qui promet d’être fécond en découvertes, mais aussi exigeant en termes d’efforts et de moyens tant matériels et logistiques, qu’humains et scientifiques. Le site constitue dès à présent un véritable chantier-école archéologique.

Accompagnant la dynamique universitaire à l’œuvre sur le site de Mlakou, mais aussi en préparation de la journée d’information et des campagnes de fouilles à venir, la société civile, les entreprises, les institutions administratives et élues locales ont chacune apporté sa contribution à l’effort pédagogique, ce qui allège le poids supporté par l’encadrement par ces temps de disette qui touche aussi l’activité de recherche scientifique.

C’est ainsi que les étudiants du village Akhenak, affiliés aux associations Talwit et Tafsut ou non tels que cette bibliothéconome d’Alger ou ce didacticien de Béjaïa, sont venus prêter main forte aux étudiants archéologues présents par différentes actions de volontariat. La présence de deux collégiennes férues de vestiges anciens constitue un signe, ténu mais encourageant, des premiers effets des nouvelles approches pédagogiques développées par l’école algérienne. Les deux associations ici citées et d’autres se préparent par ailleurs à d’autres activités rehaussant l’ambiance prévue pour la journée d’information du 02 août prochain. Après l’entreprise publique SOMACOB implantée à Akhenak qui a toujours été réceptive dans les limites de ses possibilités aux requêtes de l’équipe archéologique, les unités industrielles privées locales commencent à s’intéresser elles aussi au projet : des boissons gazeuses et de l’eau potable sont offerts gracieusement par Ifri tandis que l’entreprise Soummam a offert de la chaux, indispensable à la consolidation des structures fragiles dégagées. La Daïra a quant à elle amplement facilité le séjour des archéologues de l’université d’Alger, mais aussi des étudiants envoyés pour formation par différents départements d’archéologie du pays (Tlemcen, Chlef, Sétif, Constantine). La pluralité des départements d’archéologie impliqués pour cette session confère à cette occasion au site de Mlakou un caractère national même si leur prise en charge logistique a dû être supportée par l’encadrement du projet.

Les Assemblées populaires communales (APC) ont pour leur part contribué selon les moyens dont elles disposent : celle de Seddouk a, entre autres, logé l’équipe archéologique conduite par le Pr Boukhenouf à l’école primaire d’Akhenak, toute proche du site, ce qui a permis un suivi scientifique et pédagogique rigoureux. Celle d’Akbou a prêté son camion-nacelle aux archéologues en vue de prendre des photos « aériennes » des parties dégagées du site, prélude aux phases de fouilles ultérieures. Fidèle soutien de l’équipe archéologique, l’APC d’Amalou a cette fois-ci assuré le transport des étudiants lors d’une visite de différents sites, monuments et musées de Toudja, El-Kseur et Béjaïa. De même, c’est par un bus de l’APC de Chellata, partie par ailleurs invitante, que les étudiants et leurs encadreurs ont effectué une visite culturelle haute en couleurs, alternant des escales au village Ivouzidhen, l’un des 14 villages bombardés au lendemain du Congrès de la Soummam, aux musée et monuments d’Ifri, haut lieu historique, Messossa, endroit à forte potentialité archéologique selon les archéologues constatant quelques pierres visibles en surface, dans la commune d’Ouzellaguen, mais aussi à Ighil Oumsed où de vieux membres de l’association Amsed ont présenté à leurs visiteurs des aspects du site archéologique de Bouathmane ainsi qu’une place qui prendra le nom de l’auteure Dihya Lwiz, l’une des tout premiers journalistes à avoir défendu le site de Mlakou, récemment décédée, puis à Alma, lieu à teneur archéologique certaine et enfin à Ayris, lieu d’un casernement colonial à partir duquel le colonel Abderrahmane Mira a été blessé avant de tomber les armes à la main au champ d’honneur, dans la commune de Chellata.

Revigorés par leurs découvertes scientifiques et culturelles, comptant sur la bonne coordination de toutes les parties concernées, l’équipe archéologique de Mlakou, étudiants et encadrement, s’attend à un total succès de la journée d’information de ce mercredi. D’ores et déjà, une place a été aménagée par la population d’Akhenak pour accueillir un monument portant une réplique de l’inscription de Petra (exposée au musée des antiquités d’Alger) apprêtée par l’équipe archéologique.

Le village d’Akhenak se préparant à offrir un couscous pour l’événement, l’ensemble des organisations attendent un public nombreux venir à la rencontre de ce site qui se tire, aux biceps et aux doigts de fées des archéologues, de 17 siècles d’ensevelissement. Le programme détaillé sera diffusé par les instances concernées.

Tahar HAMADACHE.

Mlakou, le 30 juillet 2017.

 

 

Ecole algérienne. L’internat, un monde obscur ? Et l’adjoint d’éducation, un sorcier ?

11 mars 2017

Ce texte est un essai traitant de manière concise d’une fonction menacée d’extinction dans l’éducation nationale et d’un corps professionnel chargé de l’assurer, celui des adjoints d’éducation et assimilés, communément appelés “surveillants” ou “pions”. Il tend à extérioriser la marginalisation et le containement qui les frappent l’une et l’autre, la fonction et le corps, dans les zones mal-éclairées du quotidien l’éducation, de la réfelxion des responsables hiérarchiques et de la réglementation depuis les années 1980 à ce jour. Il y sera question de l’absence de textes les régissant ou de leur inadéquation, de leur absence dans les textes en vigueur ainsi que de certaines conséquences qui en ont découlé ou en découlent.

 

Absence de textes

 

Le texte de la “décision 995” (1) est peut-être introuvable : toutes nos recherches à son sujet, y compris sur le site du journal officiel, se sont avérées infructueuses. Elle est pourtant toujours d’actualité : on la cite encore dans les supports de formation des directeurs d’établissements d’enseignemet secondaire établis en 2005 par le centre national de formation du personnel de l’éducation. J’ai découvert son intitulé complet dans cet inventaire des textes publié sur le site officiel du ministère de l’éducation : http://www.education.gov.dz/wp-content/textes-legislatifs/1983.htm (consulté début mars 2017). Il s’agit de l’arrêté fixant les conditions d’admission à l’internat dans les étblissements d’enseignement secondaire, datant du 15 septembre 1983.

Mais l’absence de cette décision s’explique aussi plus rationnellement par la circulaire n°63-2001 relative aux archives du ministère de l’éducation pour la période allant de 1962 à 1999   (BOE n°446, avril 2001) ainsi que par la circulaire 152-01 du 13 novembre 2001 relative aux archives de la période du secrétariat d’état à l’enseignement secondaire allant de 1980 à 1984 (BOE n°454, janvier 2002) qui n’étaient pas publiées dans les bulletins officiels du ministère de l’éducation nationale (qui pour sa part publiait très rarement dans le journal officiel de la république : ayant paru en 1983, cette décision portant le numéro 995 fait probablement partie de la documentation qui a échappé aux services d’archives du ministère de l’éducation, qui semblent n’avoir été mis en place qu’en 1999 (voir BOE n° 446).

C’est d’ailleurs cette circulaire qui m’a enfin aidé à comprendre la raison pour laquelle je n’ai jamais pu disposer d’un texte réglementant ma fonction d’adjoint d’éducation pendant toutes les premières années de mon exercice en tant qu’adjoint d’éducation. En effet, je n’ai pu découvrir l’existence effective du texte en vigueur entre 1986, année de mon recrutement, et 1992, année de la circulaire 832 fixant les attributions de l’adjoint d’éducation, qu’en en déouvrant la référence exacte (arrêté n°1009 du 15 septembre 1983) présente sur cette feuille html indiquée ci-dessus, lui aussi introuvable jusqu’ici.

 

Inadéquation des pratiques et des textes “d’inspiration”.

 

On ne parle nulle part explicitement de la participation de l’adjoint d’éducation chargé de l’internat aux conseils, y compris lorsque cela concerne l’internat. On parle de la participation de toute personne jugée d’un apport positif à un ordre du jour donné : cela aligne la position de l’adjoint d’éducation sur la position de consultation externe.

On parle de tâches que le conseiller d’éducation et autres responsables assignent à l’adjoint d’éducation, mais jamais de consulter ce dernier sur la préparation de l’ouverture de l’internat ni sur la moindre décision à prendre concernant l’internat ou les pensionnaires.

On parle de rotation des adjoints d’éducation en service d’internat. Le suivi est ainsi confié au cnseiller chargé de l’internat et non à l’adjoint d’éducation chargé de l’internat dont l’avis n’est nulle part pris en compte.

On parle de prérogatives de chaque responsable (directeur, censeur, conseiller d’éducation, gestionnaire) pour ce qui est de l’internat, mais on ne parle nulle de constat de la réunion des conditions pour le lancement de l’année scolaire en internat.

 

Déstabilisation et dévalorisation du corps des adjoints d’éducation

 

La démoralisation et l’humiliation des adjoints d’éducation semble être l’une des hobbies des responsables. Tout le monde sait que durant les dernières années du ministre Benbouzid, le bruit a couru que la fonction d’adjoint d’éducation était placée sur la voie d’extinction : la première mouture du statut particulier des travailleurs de l’éducation paru en 2008 le dit. Il semblait ainsi très clairement aux responsables que cette fonction était complètement superflue dans l’éducation et dans la gestion des établissements scolaires. Avec la révision de la grille nationale des salaires, les adjoints d’éducation étaient ramenés d’une catégoriee 11 à celle 07 sur l’échelle des salaires, accompagnée de la défalcation de cette catégorie du personnel pédagogique (2). Autrement dit, cela les ramène à deux catégories plus bas que celle, la 09, qui leur a été accordée par le décret 68-307 du 30 mai 1968 (JORADP n° 44 du 31 mai 1968) portant statut particulier des adjoints d’éducation des établissements d’enseignement que l’on peut visiter avec intérêt pour mesurer le sommet duquel ce corps professionnel a été poussé dans l’abime de l’invisibilité. Personne ne s’occupe de mesurer les retombées, toutes néfastes, de la dévalorisation de cette fonction tant sur les carrières du personnel, sur la stabilité de l’encadrement administratif  que le fonctionnement des établissements. Pour ce qui est de l’internat, il semble que l’on privilégie depuis que l’encadrement des internes soit confié à des pensionnaires, dits “maitres-élèves”. On fait ces dernières années plus sûrement recours à des personnes employées dans le cadre de l’ANEM, ce qui ne semble pas constituer une bizarrerie pour les responsables.

La gestion par la rumeur peut aussi avoir sa part dans l’atmosphère de travail. Les journaux disaient que le ministère avait l’intention de faire appel à une sorte de police des établissements scolaires, parait-il comme cela se pratiquerait aux USA. Dans un internat que je connais bien, la rumeur persiste depuis des années sur sur sa fermeture prochaine, parfois jointe à la rumeur de sa nécessaire fermeture si le nombre d’internes n’atteignait pas la cinquantaine : on n’en mesure ni les conséquences psychologiques, ni les retombées disciplinaires, ni l’empiètement sur le travail de l’encadrement de l’internat.

La non prise en charge réglementaire de l’organisation de l’internat et des spécificités de cette fonction et l’ignorance qui semble absolue de la pédagogie à développer en internat fait que le discours des responsables à l’endroit des pensionnaires est souvent en éffarant décalage vis-à-vis des objectifs de l’école publlique, des besoins socio-constructifs des pensionnaires et de l’environnement scolaire particulier qui correspond à l’espace-temps de l’internat. Lors des rares journées dites de formation organisées ces dernières décennies, la teneur, inconsistante, des programmes reflète la légereté avec laquelle on perçoit le travail de l’adjoint d’éducation généralement et celui chargé de l’internat particulièrement. Le contenu des instructions officielles successives portant tâches des adjoints d’éducation (puis des adjoints d’éducation principaux et des superviseurs de l’éducation) semble confirmer par leur démesure ce caractère d’ignorance généralisée de ce qui devrait être compris comme entrant dans le cadre pédagogique de cette fonction.

Empiètement sur l’intégrité morale et les libertés individuelles de l’adjoint d’éducation. Parce que les responsables semblent à une représentation déprécciative de l’adjoint d’éducation et de ses capacités intellectuelles, et parce que les spécifictés du travail en régime d’internat semblent leur être méconnues, il peut leur arriver d’empiéter sur les libertés citoyennes de l’adjoint d’éducation y compris en dehors de ses heures de travail. Ayant personnellement suivi mes études supérieures le long des cycles de licence et de master sans avoir besoin de la moindre autorisation, j’ai vu ma demande d’autorisation (bizarrement exigée par l’université) de poursuivre mon parcours universitaire en cursus doctoral tout bonnement ignorée et restée sans réponse. Accepter cette demande aurait été une simple formalité sans incidence sur le travail à l’internat puisque celui-ci signifie la liberté de disposer de moi-même en surface journée. Cela m’aurait permis de satisfaire au caprice bureaucraique des gens de l’enseignement supérieur. Et cela m’aurait davantgage motivé dans mon travail et honoré de la confince de mes responsables hiérarchiques. L’avoir refusé signifie au contraire que l’on s’est accaparé d’une partie de mon intégrité morale et que l’on a rogné sur mes libertés individuelles et citoyennes y compris en dehors de mes heures de travail.

Mais avec les fonctionnaires subalternes chargés de l’éducation, notamment en régime d’internat, l’histoire de l’ignorance et de la semi-réglementation continuera vraisemblablement d’entretenir des générations de fonctionnaires dévoué(e)s dans l’incompréhension, le doute, l’incertitude et dans les marges brumeuses de la société de l’éducation dans notre pays. À l’internat, on dirait ainsi que l’on ne s’offusque pas du fait qu’un ancien adjoint d’éducaion, d’abord promu adjoint d’éducation principal puis superviseur d’éducation continue d’occuper le même poste, dans les mêmes conditions, avec les mêmes prérogatives, des années successives durant. Nous disions que les dispositions réglementaires concernant ce corps de fonctionnaire est démesuré ; ce qu’on en fait dans la réalité est au contraire très souvent outrageusement réductionniste mais, dans un cas comme dans l’autre, cela demeure sans commune mesure avec la réalité du travail effectué, les conditions requises pour le faire, les résultats que l’on peut en attendre au vu des possibilités ouvertes par l’encadrement pédagogique en pension complète (3). C’est quand-même dommage car ce métier brimé et sous-estimé demeure par ailleurs usant mais aussi discrètement passionnant.

 Digressions par quelques notes :

(1) Aucun texte ne semble l’avoir amendé depuis sa parution en 1983. L’explication de cette “disparition” s’explique en partie du fait que la réflexion sur l’internat n’est jamais réellement pris soigneusement en charge : elle demeure largement dans les zones de l’impensé des responsables à tous les niveaux. On semble croire qu’il suffit de quelques traditions et de quelques conditions de vie pour qu’un internat fonctionne. L’expérience des adjoints d’éducation ayant travaillé en régime d’internat semble n’avoir jamais été sérieusement mise à profit. J’ai personnellement eu à vivre cette impression de travailler dans un “no-man’s-mind” éducatif. Même dans des situations terribles où un pensionnaire meurt au sein d’un internat, il a suffi que l’adjoint d’éducation chargé de l’internat soit absent au moment des faits pour que personne ne songe à recueillir son témoignage : ni responsables de l’éducation, ni enquêteurs du ministère de l’intérieur, ni magistrats du ministère de la justice. C’est peut-être l’une des formes les plus graves d’atteinte au moral d’un professionnel : lui faire sentir qu’il est incapable de penser et de dire son métier et que de toutes manières cela n’intéresse personne, qu’il est pour ainsi dire damné, intouchable, comme l’étaient les membres des sociétés anciennes travaillant de nuit ou la forge, entourés de mystères , voire suspects de pratiques incommunicables, de sorcellerie.

(2) Il a fallu la naissance salutaire d’un syndicat propre aux adjoints d’éducation et plusieurs années de lutte pour que les adjoints d’éducation en fonction soient reclassés à la catégorie 8 accompagné de la création du grade d’adjoint d’éducatioon principal, puis à la 10 avec la création du grade de superviseur de l’éducation. La majorité d’entre, déjà en retraite ou près de l’être, eux ne verront jamais ce déclassement collectif à ce jour non justifié réparé et eux réhabilités à la 11, car il leur faudrait travailler 07 ans de plus pour être “promu” superviseur principal de l’éducation.

(3) le carnet réservé aux lycées dans le bulletin officiel de l’éducation sépcial “enquête exhaustive” de décembre 2012 prévoit deux lignes pour ce qui est de l’internat. L’enquête cherche à savoir si l’établissement dispose d’un internat, si celui-ci est ouvert ou fermé, quelle sa capacité et celle du réfectoire ainsi que le nombre éventuel des bénéficiaires. Comme l’internat demeure en bonne partie à l’ombre des représentations que l’on a de l’école, on peut remarquer que l’enquête n’a pas prévu de questions relatives à la disponibilité d’une lingerie, d’un “foyer”, d’une salle de prière, de salles d’études adéquates ni des compartiments intérieurs propres à l’édifice autorisant l’internat : nombre de dortoirs (pour permettre la répartition selon l’âge et les niveaux scolaires) ou de chambres, toilettes, WC, chausserie, téléphone, internet, ces deux derniers services devant désormais équiper la salle (piaule) servant à accuellir de nuit l’adjoint d’éducation travaillant en internat. La circulaire-cadre n°880 du 9 mai relative à la rentrée scolaire 2016/2017 n’aborde nulle part l’internat en tant que tel. Les circulaires parues ces dernières années portant propositions de réèglement intérieur des établissements d’enseignement secondaire sont intéressants et l’auraient été davantage s’ils étaient plus clairement articulés aux propositions similaires concernant les projets d’établissements, voire avec une perspective actionnelle (des enseignements), mais eux-mêmes demeurent très peu suggestifs quant au contenu éventuel d’un réglement concernant le service d’internat dans les établissements.

Ces quelques observations qui peuvent très bien être beaucoup plus développées sont d’un superviseur de l’éducation que les textes régissant sa fonction semblent autoriser. Mais un travailleur a aussi besoin de se former une mémoire bio-professionnelle car elle ne peut pas ne pas faire partie de son vécu, de sa vie, de sa biographie.

Tahar Hamadache,

Le 11 mars 2017.

Lbeṛǧ n Bṭiṭṛa (Petra) yuɣal-ed, sleqlam n D. Lwiz

13 janvier 2015

Amezry n iban-ed ! Rnu, s tmaziɣt a mḥaynek ! I txeddem Dihya Lwiz !

 L'auteure sur le site de Petra
« Amezruy lberj n Petra iɣef i d-yella waṭas n unadi ama seg tama n yimusnawen izzayriyen neɣ ibeṛṛaniyen akken ad d- skeflen ayen i d-yeḍran deg lbeṛj-ayi. Aneggaru-ya yettunbder-d aṭas deg yidlisen n umezruy, acu kan ur ẓṛin ara anda i d-yezga. Imnadiyen ufan yakan kra n tɣawsiwin i yettuɣalen yer Iqeṛn wis 4 seld tlalit n Σisa, deg umkan iwumi semman Mlaku, deg Sedduq -Bgayet. Taɣawsa tamezwarut î y ufan deg useggas n 1900, d tablaḍt tettwaru s tlaṭinit, akken i d-ibeyyen umusnaw S. Gsell Tablaṭ-a tres ass-a deg usalay ayelnaw n Lezzayer tamanaɣt. » (Chapeau de l’article de Dihya Lwiz, La Cité du lundi 12 janγier 2015, édition spéciale Yennayer, entièrement en tamazight, p.12)
D. Lwiz, "Lbeṛǧ n Petra yuɣal-ed !"

D. Lwiz, « Lbeṛǧ n Petra yuɣal-ed ! »

https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

4 décembre 2014

Nous étions là parce que nous étions concernés, que nous avions conscience d’être concernés et que nous ne pouvions dignement l’ignorer.

 

Nous étions là quand il le fallait et parce que la situation l’exige, et nous revenons apporter les éclairages utiles au sens de cette présence que nous avons assumée complètement. Nous ne porterons pas de honte que nous avons empêché quand il l’a fallu de faire porter à notre société, à notre peuple, à nos devanciers et à notre jeunesse. La postérité n’aura pas honte de nous.

 

Nous étions là pour permettre à la société de continuer à vivre en tant que première source de toute légitimité que nous nous sommes toujours défendu de détourner à notre profit égoïste, quelque impression nos divergences et nos initiatives prises en charge collectivement et à chaud auraient pu laisser penser.

 

Il serait peut-être bien de penser à une sorte de structure, une sorte de « comité de concertation et de suivi des discours sur le Printemps noir ». Il est fortement souhaitable qu’il soit constitué de personnes à la fois compétentes, dégagées des emprises intellectuelles suspectes de partialité, très imprégnées des événements politiques et sociaux ainsi que des structures populaires ayant accompagné -de près ou de loin- aussi bien les émeutes que la répression, notamment dans la première période du Printemps noir.

 

Son travail sera principalement un travail de réflexion, de recadrement des termes des débats au sujet du Printemps noir et de mises au point quand c’est nécessaire. Il pourrait aussi se constituer en appui à tout travail de documentaire exigé par des recherches universitaires éventuelles, notamment locales, portant sur l’un des aspects de cette période.

 

notre démarche sera double : en direction des volontaires qui se sont voués à la cause commune individuellement et courageusement pendant des semaines, des mois et des années de suite ; en direction de la sphère intellectuelle dans ses composantes d’alors et actuelle, à l’une pour l’inviter à reconsidérer les impressions exogènes (« du point de vue de l’observateur extérieur ») dont elle a peut-être alimenté les représentations publiques à propos du Printemps noir ; à l’autre pour l’inviter à exploiter au plus vite tous les aspects présentant un intérêt intellectuel de ce que nous avons été portés à faire ou à laisser faire dans les conditions qui étaient les nôtres au moment des faits.

 

Dans un premier temps, une première fournée de réflexions, qui seront produites à la fois par des militants volontaires et des intellectuels distanciés de l’événement pourrait se concrétiser suffisamment de temps avant les échéances commémoratives et politiques toutes proches. La présentation d’un tel travail sera éventuellement signé collectivement, sous une forme ou sous une autre à discuter. Les modalités pratiques d’une telle initiative resteront à préciser pour le moment et dans un autre cadre que l’espace virtuel.

 

Nous communiquons publiquement sur cette initiative afin que les bonnes volontés qui se croient seules puissent nous rejoindre si elles le désirent ou qu’elles s’assurent que leurs préoccupations sont éventuellement nôtres aussi. Et afin que les compagnons de route que nous n’avons pas pu rencontrer ou que nous avons perdu de vue se sachent concernés aussi bien que nous et qu’ils nous aident à (r)établir les liens.

 

Pour nous retrouver :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

 

Sur Yahoogroupes : https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir/

Réouverture du débat sur le Printemps noir et sur le mouvement dit des Aarchs

2 décembre 2014

Un nouvel espace vient de naitre. Il accueillera les gens réellement décidées à parler du Printemps noir, et rien que du Printemps noir (sans restriction de domaine, plan ou question pertinent-e- y liée). Ce sera beaucoup plus du texte à lire : réflexions des acteurs et témoins des événements, analyses et interprétations externes, qu’autre chose. Et il sera question plus de « aarchs » que d’émeutes.

* Si vous connaissez de vrais « aarchistes » prêts à en rediscuter et conscients de la nécessité d’en discuter, ici et maintenant ;

* Si vous avez un article scientifique de fond écrit sur les événements que vous voulez partager et si vous en connaissez l’auteur(e)  prêt à en discuter avec son lectorat,

voici l’adresse qu’il vous reste à leur transmettre pour s’y retrouver :
https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir

P.S. cet espace vient d’être lancé. L’initiateur lancera des invitations et attendra que les intéressé(e)s s’y inscrivent d’elles et d’eux-mêmes
 
P.S. 2 : Toutes nos excuses dans le cas où une invitation est lancée deux fois.

P.S. 3 : un espace portant le même intitulé est déjà ouvert sur Facebook, moins réservé que celui sur Yahoo!groupes.

ديهية لويز (الوطن الجزائري): قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية

11 novembre 2014
الرئيسية | الوطن الثقافي | ديهية لويز …… قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية
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ديهية لويز …… قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية

2014-11-11 21:49:27

ديهية لويز [كاتبة مؤلّفة و جامعية -NDR Soummam]
 

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يعد تاريخ قصر بيترا محط نقاش بين الباحثين الجزائريين و حتى الأجانب، هذا القصر ذكر كثيرا في كتب التاريخ لكن دون تحديد موقعه بالضبط. و قد وجدت بعض الآثار التي تعود إلى نهاية القرن الرابع ميلادي في المكان المسمى ملاكو دائرة صدوق ولاية بجاية، وأولها نقيشة لاتينية عثر عليها في سنة 1900 حسب المؤرخ قزال (S. Gsell) والمعروضة حاليا في المتحف الوطني. وباعتبار أن هذا الموقع كان ضمن مخطط الطريق السيار شرق-غرب المار من بجاية، سارعت الجمعيات المحلية و الباحثين من معهد الآثار بجامعة الجزائر إلى الاتصال بالسلطات المعنية و التدخل طبقا للقانون 04/98 المؤرخ في 15 جوان 1998 و الذي يقضي بحماية الموروث الثقافي، في محاولة إنقاذ هذا الموقع الأثري خاصة و أن الدراسات أكدت أن هذه الآثار تتمثل في بقايا قصر بيترا. كما تقدموا بطلب إلى وزارة الثقافة للحصول على ترخيص لبدأ أشغال الحفر والتنقيب والذي تم الموافقة عليه. بعد النتائج الأولية للبحث، تمّ الاجتماع بالأطراف المعنية من أجل اتخاذ الإجراءات اللازمة للحفاظ على الموقع وضرورة تغيير مسار الطريق السيار بما يناسب ذلك.

 يعد هذا القصر أحد المواقع التي تملكها عائلة الملك نوبل الحاكمة في ذلك الوقت. كان الملك نوبل مزكى من طرف الرومان، لكنه لم يكن خاضعا إلى حكم روما وقوانينها. بعد وفاته عام 370م ، كان من المفروض أن يتولى ابنه البكر فيرموس (الوفيّ لوالده) مقاليد الحكم، لكن الرومان كانوا يريدون تنصيب أخيه الأصغر ساماك الموالي لهم والذي أعلن طواعية أنه تحت حماية روما (يوجد مخطوط محفوظ في متحف الجزائر للآثار القديمة يقرّ فيه ساماك بأنه تحت حماية الرومان). أصدقاء ساماك الرومان قدموا له امرأة في غاية الجمال كان اسمها بيترا ليتزوج بها. طبعا كانت بيترا راضية بهذا الزواج وتعي تماما المهمة التي أُرسلت من أجلها. كانت بيترا محبوبة من طرف سكان المنطقة لدرجة أن اسمها ما يزال مستعملا حتى الوقت الحالي، والذي تحول إلى اسم « بتيترا »، واسم « بيترا » باللاتينية يعني الصخرة، ما يتناسب تماما مع هيئة القصر الذي يظهر من بعيد على شكل صخرة.

 لم يكن ساماك الابن البكر للملك نوبل، ويحتمل أيضا انه كان ابن جارية، كما أنه كان مواليا للرومان، فلم يكن مخوّلا لقيادة أمور البلاد، رغم أن بيترا استطاعت أن تحبّبه لسكان المنطقة. بعد أن تأكد فيرموس من مخطط الرومان، وبعد مشاورات مع إخوته، قرر قتل الأمير ساماك في حدود عام 371م. روما لم تنتظر طويلا لتعلن الحرب على فيرموس، وقد أرسلت أقوى رجالها الجنرال تيودوز، الذي كان يهاجم قصر بيترا انطلاقا من توبوسوبتو (حاليا تيكلات، غير بعيد عن مدينة القصر-بجاية)، وقد كلّف فيرموس أخويه ديوس و مسزال بالدفاع عنه، لكن تيودوز تمكن من تدمير القصر، بعد ثلاث سنوات من الحرب.

 يعتبر موقع بيترا شاهدا مهما على حقبة زمنية من تاريخ الجزائر، و الحفاظ عليه يعتبر واجبا، ليس فقط لأنه موروث محلي و وطني، لكن أيضا موروث عالمي. وإضافة إلى أهميته التاريخية والعلمية، يمكن لهذا الموقع أن يكون قبلة سياحية وثقافية يمكن استثمارها لتنمية المنطقة وإحياء تاريخها العريق.

إبتكار معماري إكتشفه الجامعيون في بيترا

نقيشة بيترا الموجدة في متحف الآثار

آثار اعتنت بها جمعية محلية

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