Archive pour juin 2008

Installation du nouveau Wali de Béjaïa. Le P/APW pourrait aborder les « affaires » liées au foncier.

Dimanche 8 juin 2008

 El Watan du dimanche 08 juin 2008 , dans sa rubrique « Actualité » et en sa page 08 de « l’édition papier » (le nouveau site du journal, aussi beau soit-il, semble ne plus offrir l’intégralité de l’édition papier sur ligne), nous donne à lire un article signé K. Mejdoub et intitulé :  » Béjaïa. Le P/APW revient à la charge ».

 C’est la chute de cet article qui revient sur la série de révélations qui sont livrées à l’Opinion publique quant à la façon dont le foncier immobilier est géré par des responsables de l’ex. agence intercommunale de gestion et régulation foncière urbaine de Béjaïa qui nous intéresse. D’autres journaux sont revenus sur cette affaire, à l’instar de la Dépêche de Kabylie d’aujourd’hui.

 Voici l’extrait qui me semble intéressant :

Pour lui [le directeur de l'ex. AIGRFU], la publication de la lettre du P/APW [adressée au Wali de Béjaïa qui va être installé aujourd'hui]  a une visée : « déstabilise l’agence de wilaya » qu’il préside. Laquelle agence de wilaya n’a pu voir le jour, pour rappel, qu’après une reconfiguration politique au sein de l’APW qui a fini par avoir raison de la longue opposition du FFS, le parti du P/APW. En tout cas, Hamid Ferhat ne lâche pas prise. Il rebondira sur le sujet à la prochaine occasion. L’allocution qu’il attend de donner aujourd’hui à l’occasion de la cérémonie de l’installation du nouveau wali par le ministre de l’Intérieur en est une.

Si M. le P/APW aborde cete affaire de l’AIGRFU devant le nouveau Wali et M. le Ministre de l’Intérieur, il ne manquera sans doute pas d’attirer l’attention sur tous les problèmes de délapidation du foncier, urbain comme agricole, dont la wilaya souffre depuis un certain temps. L’occasion est d’or et M. le P/APW en a déjà donné des avant-goût à plus d’une reprise ces derniers temps dont la plus récente est reprise ici : http://soummam.unblog.fr/2008/06/05/lapw-devoile-le-scandale-foncier-et-rappelle-le-livre-noir-du-foncier/

 Il a déjà eu à promettre aux populations de l’ex. aarch Illoula Oussameur, expropriés suite au soulèvement du tandem El Mokrani – Aheddad, de saisir le ministre de l’Intérieur en vue de l’annulation de l’acte administratif portant « restitution » de terres aux descendants de l’ex. Bachagha d’Akbou. Voir à ce propos : http://soummam.unblog.fr/2008/03/25/le-papw-de-bejaia-promet-de-saisir-le-ministre-de-linterieur-en-vue-de-lannulation-de-larrete-wilayal-dit-de-restitution-de-terres-au-heritiers-du-chevalier-de-la-legion-dhonneur-lex-c/

 Pour mieux comprendre l’histoire de cette restitution : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=40389

 Certaines provocations qui ne sont pas rapportées par la presse pourraient signifier que les « aquéreurs » de ces terres agricoles pourraient signifier qu’ils ne désireraient pas que le nouveau wali soit installé avant qu’ils ne s’y établissent, de fait accompli.

 Affaire à suivre.

Tahar Hamadache.

Édition du Dimanche 08 Juin 2008        N° 1831 

http://depechedekabylie.com/read.php?id=56483&ed=MTgzMQ==

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Béjaïa

Installation du nouveau wali aujourd’hui

Ali Bendrici sera officiellement installé, aujourd’hui, à la tête de la wilaya de Béjaïa en remplacement de Rachid Fatmi, nommé à Souk-Ahras. C’est Noureddine Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui présidera la cérémonie d’installation.

B. B.

L’APW dévoile le scandale foncier et rappelle le « livre noir du foncier »

Jeudi 5 juin 2008

         BÉJAÏA
L’APW révèle un scandale foncier
Edition du 05 Juin 2008 – Page : 9
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-06-05/53226.html

C’est un véritable pavé dans la mare que vient de jeter l’Assemblée populaire de la wilaya de Béjaïa.

A la veille de l’installation du nouveau wali, elle a mis à nu un acte de détournement de terrains publics. L’APW de Béjaïa interpelle, en effet, le wali sur «des détournements et spéculations du foncier à Béjaïa». «Le directeur de l’agence foncière de wilaya et quelques-uns des ses fonctionnaires ont accaparé un des plus beaux terrains, pouvant servir de poumon au quartier Séghir», révèle le président de l’APW de Béjaïa dans une correspondance adressée au wali et dont une copie a été rendue publique hier.

Les rédacteurs du document vont jusqu’à citer nommément ou en ès qualité les bénéficiaires ainsi que les superficies des terrains détournés. Aussi, nomme-t-elle M.Adjadj Karim, actuel directeur actuel de l’agence de wilaya et ex-directeur de l’agence communale, qui «a bénéficié d’un terrain d’angle de 400 m² au prix de 170.00 da le m²». Ce terrain «est situé entre deux blocs du programme Eplf», ajoute l’APW en s’interrogeant «comment ce terrain résiduel a pu être détaché de l’assiette du projet de l’Eplf?» L’ex-architecte de l’agence locale, l’actuel responsable de l’antenne d’El Kseur, également ex-responsable juridique de l’ex-agence locale et un entrepreneur sont incriminés. Ils ont, selon le document de l’APW, bénéficié respectivement d’un lot de terrain de 300m² en bordure du boulevard de la Révolution, un terrain de 250m² en bordure de la voie pénétrante et un terrain de 200m², dont le lieu n’est pas précisé.

L’APW interpelle le wali «la violation des règles éthiques et de droit», qui se matérialise aussi par d’autres graves agissements dont « la spéculation », qui s’illustre à travers «la rente avec une énorme plus-value financière» des terrains acquis précédemment. L’actuel directeur de l’agence foncière de Béjaïa vient «d’engager la réalisation d’un projet de promotion en partenariat avec un promoteur privé», souligne le P/APW. M Hamid Ferhat demande au wali de «prendre les mesures à même de prémunir cette agence et de traduire ces prédateurs sans délai devant les tribunaux». La gestion du patrimoine foncier, sujet qui fâche ces dernières années au plus haut point l’ensemble des populations de la wilaya de Béjaïa, refait donc surface dans une conjoncture d’attente d’une mutation qualitative souhaitée à travers la nomination d’un nouveau wali.

«Ce dernier est interpellé au même titre que son prédécesseur sur la question», a tenu à préciser hier le président de l’APW de Béjaïa. Le premier responsable de l’organe délibérant de la wilaya de Béjaïa, issu de la majorité FFS, relance le scandale foncier révélé il y a quelques années dans le «Livre» noir du FFS. «La mafia du foncier» est une réalité à Béjaïa. Partis politiques, mouvements associatifs et simples citoyens l’ont toujours dénoncée en désignant ouvertement l’administration des domaines publics, les agences dites de gestion et de régulation du périmètre urbain, les promoteurs immobiliers et les assemblées élues d’être derrière le «trafic qui caractérise la gestion de cette ressource».

Dans son fameux «Livre noir du foncier», le FFS a identifié avec précision «ce cercle du clientélisme et du détournement». La dilapidation des biens publics et privés sur fond de pressions multiples, harcèlements judiciaires et autres persécutions sont légion à Béjaïa et les citoyens ne trouvent toujours par d’oreille attentive auprès d’une administration lestée par une trop lourde bureaucratie dissuadant de tout recours. L’argument de l’utilité publique n’est jamais brandi pour débloquer la situation du dédoublement des nationales 09 et 12, mais souvent pour l’accaparement des terrains.

Arezki SLIMANI

             Souhait : Si le livre noir du foncier, mis à jour par des élus du Front des forces socialistes (FFS) à l’orée des années 2000, est quelque part confié à l’Internet, nous serions heureux d’en indiquer le lien ici-même. Que l’on comprenne bien : plus que de simplement mettre un terme à des pratiques qui plongent les populations dans des ambiances les plus ternes au point où il arrive que l’on en imagine le drapeau en berne,  ce livre noir du foncier est un trophée dont tous les élus honnêtes  du pays et acquis à la république démocratique et sociale de Novembre peuvent se prévaloir et ils en auront grand besoin au fur et à mesure qu’il apparaitra que les relents d’une délégitimation de l’acte électoral devenaient nettement perceptibles depuis environ 11 ans. Ce, même si le deuxième tome, depuis assez longtemps promis, n’est constitué que des affaires depuis alors dénoncées à travers la presse (l’affaire qui a consisté à confirmer un acte d’expropriation signé par un dénommé Alexis LAMBERT, l’affaire dénoncée par l’ancien maire Meziane Belkacem d’Amizour, enre autres).
                      Tahar Hamadache.