Archive pour mai 2009

Associations Chemini. Hommage à Farid ZADI et Hacène BELLACHE les 21 et 22 mai 2009

Mercredi 20 mai 2009

Associations Chemini. Hommage à Farid ZADI et Hacène BELLACHE les 21 et 22 mai 2009 dans Actualités associatives doc faridhacene.doc 

ASSOCIATION CULTURELLE TULMUT DE LOUTA COMMUNE DE CHEMINI
EN COLLABORATION AVEC LE COMITE DE VILLAGE LOUTA

                                                                                                                                       
INVITATION/A TOUS LES MILITANTS DE LA CAUSE JUSTE
    Nous avons l’honneur de vous inviter à venir le 22 mai à la commune de Chemini afin de nous honorer par votre présence à l’hommage qui sera rendu à Farid ZADI, assassiné le 26 mai 1984 à Skikda  et Hacene BELLACHE militant fervent de la cause berbère, mort le 03 mai 2000, à Bejaia.

    Notre action ne  s’inscrit pas seulement dans la continuité du combat identitaire mais aussi dans la lutte contre l’oubli d’hommes qui ont donné toute leurs jeunesses pour l’amour de « TAMAZGHA » et qui ont sacrifié leurs vies pour que nous puissions aujourd’hui exprimer aussi librement notre identité.

    Pour la mémoire de tous nos frères morts en portant dans leur cœur l’amour de notre identité, soyons tous présents pour le dépôt de la gerbe de fleur et la prise de parole qui aura lieu le vendredi  22 mai à la maison  de jeunes de la commune de Chemini.

/Comité du Village 
Président

Bourai. S

CLUB SCIENTIFIQUE « TAMUSNI D’AKBOU ». En hommage à MOHAMED HAROUN

Mercredi 20 mai 2009

 

En hommage à MOHAND u HAROUN

CLUB SCIENTIFIQUE « TAMUSNI D’AKBOU »

 
Dans cadre de la commémoration du 13° anniversaire de la disparition de feu MOHAND HAROUN

(Linguiste, chercheur et militant de la première heure de la cause amazigh),

Le club scientifique « TAMUSNI D’AKBOU » a l’honneur d’inviter l’ensemble des citoyennes et citoyens pour la journée du vendredi 22 mai 2009 à assister à :

  • ü 09 H: Dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe du défunt
  • ü 10 H: conférence débat: «TEMOIGNAGE SUR MOHAND U HAROUN» au niveau de la salle de cinéma d’Akbou (20 août 1956), animée par ses compagnons de lutte:
  • Monsieur: CHERIFI AHCEN.
  • Monsieur: CHARADI HOCINE.
  • Monsieur: METREF RAMDANE.

Le président

ANSUF YESWEN

Colloque sur le 08-MAI-1945 à la Mairie de Paris, en mars 2009. Compte-rendu de l’historienne Zahia el-Mokrani Gonon.

Mardi 19 mai 2009

les voix des chouhada du 8-mai-1945
appelées aux urnes… en france

C’est Voltaire, il me semble, qui disait
‘’Protégez-moi de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge ».
Personne ne nie que l’Algérie a magistralement su se charger de l’ennemi.

Il est vrai qu’elle y a mis le prix. Combien de vies ?
Curieusement, l’on ne compte plus, aujourd’hui en France,
le nombre de prétendants amis qui se bousculent, non pas pour l’inviter à prendre la parole,
mais pour la lui ravir et écrire son Histoire, à sa place.

A titre de dernier exemple, le Colloque tenu le 6 mai à l’Auditorium de la Ville de Paris.
Donc, sous le parrainage notoire du premier magistrat de la Capitale qui brigue,
comme chacun sait, la mandature nationale.
Dans l’allocution de bienvenue, son adjointe a insisté sur la performance exceptionnelle
d’avoir fait accepter l’évocation, dans les lieux, de cet évènement.
Cet aveu vaut son pesant de plomb sur la chape qui entrave la manifestation de la vérité.

A mon sens, sa seule utilité réside en l’administration de la preuve de l’étendue,
de la profondeur, de la multiplicité des distances qui séparent la réalité de la vision française.

Suite : téléchargez ce document en double-cliquant dessus -> Colloque sur le 08-MAI-1945 à la Mairie de Paris, en mars 2009. Compte-rendu de l'historienne Zahia el-Mokrani Gonon. dans HISTOIRE et lesvoixdesmartyrsdu8.doc

Les Algériens sous le  régime du droit de seconde qualité
Lois d’etat d’urgence  des 3 avril, 7 août, 28 août 1955

Pour lire, téléchargez ce document en double-cliquant dessus : -> doc dans HISTOIRE et noteadditionnelleloid.doc

 

Boudjellil (Béjaïa). Patrimoine et Culture. Journée d’étude le 03 juin 2009

Dimanche 17 mai 2009

Boudjellil (Béjaïa). Patrimoine et Culture. Journée d'étude le 03 juin 2009 dans Sciences Education Culture pdf Boudjellil 3 juin 2009 (Télécharger le dépliant du programme ici)

Boudjellil

Patrimoine et Culture

Mercredi 03 juin 2009

Qui aurait cru que notre travail de localisation des manuscrits de langue berbère nous conduirait à Boudjellil ? Les archives du célèbre poète Cherif Kheddam nous indiquaient pourtant cette piste. La découverte d’un petit traité de Tawhid (en langue berbère), rédigé à la Zaouia Timâmmart de Cheikh Oubelqassem confirme cette tendance à l’écriture chez les lettrés de cette région.

Wilaya de Béjaïa
APC de Boudjellil
ASSIREM
Association pour la Promotion de la Femme

GROUPE D’ETUDES SUR L’HISTOIRE DES
MATHEMATIQUES A BOUGIE MEDIEVALE
GEHIMAB
Association à but non lucratif, fondée le 23 décembre 1991
http://www.gehimab.org
Association ASSIREM
Boudjellil Centre, Daïra de Tazmalt,
06260, Wilaya de Béjaïa
Tel : 07 72 40 22 86
E-mail :association_assirem@yahoo.fr

Programme (Journée d’études du 03 Juin)
08 heures : Départ de Béjaia
10 heures : Bibliothèque – Médiathèque de Boudjellil
- Présentation des projets de l’Association pour la promotion de la femme Assirem de Boudjellil
- Présentation du projet Assirem – Gehimab lié à la Bibliothèque – Médiathèque de Boudjellil
- Collation traditionnelle
11 heures : Timâmmart Cheikh Oubelqassem.
Exposition de manuscrits anciens.
12 heures : Repas traditionnel
13 heures : Collège de Boudjellil. Workshop,« Modes de production et de transmission de la
culture dans les sociétés berbères» (Participation de Tassadit Yacine, Djamil Aïssani, Sonia Dayan,
Alain Joxe, Othman Bensaci, Mustapha Tidjet,Hervé Sanson, Jean Pierre Faguer…).
16 heures : Visite d’un village traditionnel (Metchik)
17 heures : Retour à Béjaia

BUlletin instructif et richement illustré n°08 de l’AASPPA

Samedi 16 mai 2009

 

ASSOCIATION ALGERIENNE POUR LA SAUVEGARDE ET LA PROMOTION DU PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE
A.A.S.P.P.A.
Association agréée
par arrêté du Ministère de l’Intérieur et de l’Environnement du 21 juin 1989
Siège : Librairie des Beaux-Arts, 28 Didouche Mourad, Alger centre
E-mail : association_athar@yahoo.fr -  Tél. : (021) 63 40 14 ou 06 63 35 34
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Chers adhérents, chers amis,
Voici le nouveau numéro de Athar que vous lirez, j’espère, avec plaisir. Faire paraître ce bulletin, représente, à chaque fois, pour nous, le déni de l’indifférence, de l’oubli dans lequel se morfond, malgré quelques actions ponctuelles, notre patrimoine, et l’unique moyen de lutter contre le marasme culturel. Il y a tant à dire, tant à faire ! Merci donc de vos encouragements. Bien sûr, toutes vos remarques et suggestions seront les bienvenues.
Bien à vous,

La présidente,
Nagette Aïn-Séba

BUlletin instructif et richement illustré n°08 de l'AASPPA dans Sciences Education Culture pdf AASPPA Bulletin N° 8 MAI 2009.pdf
-->Téléchargez ici le bulletin n° 08 de l’AASPPA :)

L’association est en voie de perdre son siège puisque la librairie des Beaux-arts, une des plus anciennes d’Alger, est menacée de disparition. SOS est donc lancé à tous les amoureux de ce lieu maintenant historique qui s’inscrit dans le patrimoine de la ville. Pour exprimer votre soutien, contact E-mail : boussad@wanadoo.fr

 

Sommaire

LA LETTRE DE L’ASSOCIATION
RE-SIS-TER

Dossier : Dellys, un peu d’histoire, par Yasmina CHAID-SAOUDI 
 « Cité punico-libyque, colonie romaine, port Ziride, médina hammadite, andalouse, Dellys des Thaâliba, Dellys l’ottomane, Dellys la garnison française, singulière et plurielle, Dellys a su se conjuguer à tous les temps »…

Plan de sauvegarde de la Casbah d’Alger, où en est-on ? Par Nagette Aïn-Seba
« Une année après notre article (paru dans le précédent bulletin) qui concluait sur une note d’espoir, il est temps de se pencher à nouveau sur cette pauvre et chère Casbah pour jauger de l’état d’avancement du plan de sauvegarde et juger de l’adéquation de notre attente à la réalité »…

Un musée insoupçonné au cœur de la fac centrale d’Alger par Nagette Aïn-Seba
« En plein cœur d’Alger, au sein même de la fac centrale, apparemment si familière et sans mystère, existe un endroit inconnu du plus grand nombre, donnant l’impression d’être en dehors du temps et de l’espace, car paradoxalement loin de l’ambiance et de l’agitation estudiantines, empreint d’un calme touchant au recueillement, et dégageant une atmosphère de grande solennité qui l’inscrit dans l’histoire. Il s’agit du Musée de géologie de l’université d’Alger »…

Aqueduc de Aïn Zeboudja par Farida BENOUIS
« L’aqueduc de Ain Zeboudja, appelé aqueduc du Val d’Hydra, en raison de son emplacement dans ce quartier nouvellement urbanisé d’Alger, fait actuellement l’objet d’une opération de confortement initiée par la Direction de la culture de la wilaya d’Alger, maître d’ouvrage du  projet. L’étude technique a été confiée au bureau d’études Mahinded où Mme Mahinded,  architecte habilitée, en assure le suivi. Les travaux sont réalisés par l’entreprise Bellounes qui compte en son sein un archéologue, d’autant plus concerné par le monument et son histoire.
 La construction de l’aqueduc remonte à la période ottomane. Il aurait été édifié, entre 1619 et 1639, par Mussa el- Andaloussi, un de ces nombreux réfugiés ayant fui l’Andalousie pour »…

Patrimoine et archéologie : halte à la répression scientifique
« En juin dernier [2008], nous avons initié, sous la forme d’une pétition déposée dans les institutions officielles concernées, et publiée dans la presse, une démarche collective afin de dénoncer les obstacles administratifs qui entravent la recherche archéologique et la valorisation, en général, du patrimoine. Cette action a eu le mérite de faire du bruit sans toutefois aboutir. En voici le texte ».

Communiqué Tigawt d wawal -Association Numidia d’Oran

Samedi 16 mai 2009

 

La troupe théâtrale de l’association NUMIDIA d’Oran s’insurge contre les organisateurs des journées du théâtre amazigh 

La troupe théatrale de l’association NUMIDIA d’Oran s’insurge contre les organisateurs des journées du théatre amazigh, organisées à Tizi Ouzou du 06 au 12 de ce mois à Tizi Ouzou. Ci-joint le texte intégral du communiqué, en format .pdf, signé pour la troupe « Tigawt d wawal » (Action et parole) de la dite association, par Djamal BENAOUF, en date du 15 mai 2009.
Communiqué Tigawt d wawal -Association Numidia d'Oran dans Sciences Education Culture pdf Communiqué Tigawt d wawal. Numidia Oran

Recherches archéologiques : repères face à l’invasion culturelle et pour l’après-pétrole.

Mardi 12 mai 2009

Recherches archéologiques :
repères face à l’invasion culturelle et pour  l’après-pétrole.

 

Où va l’Algérie après le pétrole ? A une telle question, les uns se souviennent d’abord que les USA avaient pris la semence de leur actuelle culture de blé, vers 1953, dans la partie algérienne de l’ancien « Grenier de Rome ». Les autres pensent tout de suite au Tassili et à Timgad, craignant que le mausolée de Sidi-Abderrahmane ne soit une destination touristique, outre qu’intérieure, en mesure de séduire les peuples voyageurs de l’Orient. C’est ainsi que l’avenir fait appel à l’histoire, à la préhistoire : aux vestiges et aux gravures rupestres.

Mais ce « futur pétrole » durable, aussi dur que le roc qui le porte, demande qu’on se creuse les méninges comme on creuse des puits, qu’on sonde des terrains (avant qu’ils ne soient livrés à la spéculation foncière) comme on sonde les mines, qu’on en arrose les circuits économiques et culturels nationaux et qu’on se donne les moyens de le préserver sur place mais non qu’on l’achemine comme on achemine les hydrocarbures ; il exige une ingénierie performante, une sous-traitance scrupuleuse, une promotion managériale, l’encouragement à l’enracinement du goût citoyen pour le patrimoine archéologique, la favorisation de la consommation culturelle et scientifique la plus large et la plus constante en la matière.

Cela demande l’équivalent des ingénieurs et des experts en hydrocarbures, c’est-à-dire des archéologues, des antiquaires, des muséologues, des anthropologues, des historiens, des géologues, des restaurateurs, des architectes, etc. Ceci étant, nous devons apprendre d’eux le plus possible sans nous laisser intimider par leur langage scientifique car cela les mettrait dans une situation de minorité et de marginalité qu’il leur sera difficile de surmonter ; leurs préoccupations sont véritablement les nôtres à tous pour peu que nous nous rendions compte que le passé et l’avenir commun que représente le patrimoine archéologique sont eux-mêmes les deux principaux identificateurs de la nation.

Nous ne pouvons pas nous passer d’eux, à moins que le passé et l’avenir de la nation dépendent aussi de l’arabisation des inscriptions tifinagh et latines ou encore de la licitation ou non des figures archéologiques et artistiques, comme ce fut le cas avec, entre autres, la naïade de Sétif qui fut plastifiée en 1997.

Tahar Hamadache.

Nagette Aïn-Séba : « La recherche souffre de maux qui dépassent le domaine de l’archéologie »

Mardi 12 mai 2009

Nagette Aïn-Séba : « La recherche souffre de maux qui dépassent le domaine de l’archéologie »

 

Pour nous enquérir de la situation de la recherche archéologique et des intérêts que le patrimoine archéologique représente, nous nous sommes rapprochés de Mme Nagette Aïn-Séba. Mme Nagette Aïn-Séba est maître de conférences à l’université d’Alger et présidente de l’Association algérienne pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine archéologique (AASPPA). Elle a eu l’amabilité de nous accorder cet entretien dans lequel nous abordons aussi bien le rapport de l’archéologie avec divers secteurs, la situation de la recherche et du chercheur archéologique, etc.

 Comment estimez-vous l’apport citoyen dans la préservation du patrimoine archéologique en Algérie ? Nous pouvons citer en exemple : cas des Touaregs /fresques du Tassili ; cas de l’association Protection et Recherche de Skikda/pièces archéologiques remises à la direction de wilaya de Skikda (le Courrier d’Algérie, 11 mai 2008) ; cas de l’Association Amsed -région d’Akbou, Béjaïa- / site antique inédit de Bouathmane.
Il y a énormément d’associations ou d’autodidactes qui connaissent la valeur de leur patrimoine régional et qui essaient de le mettre en valeur. Je suis toujours étonnée de voir cet enthousiasme dans les régions les plus reculées, alors que dans les villes et notamment à Alger, il semble que tout le monde ait baissé les bras. Même chez les étudiants d’archéologie, on n’observe pas cet engouement ni ce désintéressement.

Quel est l’état des lieux de la recherche scientifique, dans le domaine archéologique, en Algérie ?
La recherche souffre de toutes sortes de maux, cela dépasse le domaine de l’archéologie, mais du moins, si le problème des autorisations était réglé, on pourrait au moins commencer. Par ailleurs, mon expérience m’a démontré que les bonnes volontés existent partout et que le problème de moyens se pose en définitif, assez peu. La prise en charge peut se faire au niveau des daïra, des associations. Nous y mettons de notre poche aussi, pourvu qu’on nous laisse travailler. Et puis, il y a les projets de coopération qu’il faudrait qu’on puisse mener à bout, car agréés par les plus hautes instances de l’état, ils nous donnent des opportunités d’analyses en laboratoire, de datation, de formation également et de contacts.

En quoi l’archéologie pourrait contribuer à l’enseignement de l’histoire, à imprégner davantage de culture et d’identité nationales la population scolaire et relevant -du ministère- de l’éducation nationale ?
L’école, où il faut bien le reconnaître la discipline de l’histoire est honnie de tous les écoliers, ne peut que gagner à un enrichissement des travaux sur le terrain, par la visite des sites ou des fouilles, ou des musées enrichis d’objets qui appartiennent au patrimoine local, à l’histoire de la ville ou de la région, auxquels l’enfant peut se sentir en lien. Où alors par des interventions ponctuelles des archéologues au niveau des écoles.

Quels usages fait-on des mémoires et des thèses de fin de cycles universitaires ?
Ils rejoignent la bibliothèque de l’institut, et la BU , censée également les mettre en ligne. Ils peuvent également être offerts à titre personnel aux bibliothèques ou aux institutions qui ont aidé à la réalisation du travail (Bibliothèque du Bardo, du CNRPAH, du musée des Antiquités, les parcs nationaux, etc.)

Faut-il qu’ils soient d’abord édités pour qu’ils soient admis comme ouvrages publiés, à être consultés et cités dans des bibliographies ?
Pas forcément.

Sont-elles considérées comme des travaux inédits, personnels et sans valeur éditoriale ?
Valeur éditoriale, je ne sais pas, mais peuvent constituer des références scientifiques, notamment dans le cas des thèses de doctorat.

Quels droits l’auteur d’une thèse non publiée et l’université où elle a été soutenue détiennent-ils à son sujet ?
Le fait de soutenir et de déposer son mémoire permet de faire valoir au cas où ses droits d’auteur. Mais je ne suis pas au courant de la réglementation en vigueur dans le domaine.

Y a-t-il une organisation des mémoires et des archives ; une bibliographie des travaux parus, présentés et inédits existants ? Où sont consultables ces travaux et qui est chargé de l’actualisation de cette bibliographie et de leur préservation ?
Je sais qu’à l’institut d’archéologie, un catalogue des mémoires (niveau licence, magistère, doctorat) est tenu au niveau de la bibliothèque. Il doit y avoir centralisation au niveau de la Bibliothèque universitaire (BU).

Où en est la déclaration collective, intitulée « Patrimoine et Archéologie – Halte à la répression », publiée sous forme de lettre ouverte dans Le Soir d’Algérie du 05.06.2008, rubrique « Culture » ?
Pour ce qui concerne notre pétition, cela n’a malheureusement pas été très loin. Nous avions été contactés par la direction de la recherche scientifique au niveau du Ministère de l’Enseignement supérieur pour un RV dont nous attendions beaucoup, mais qui n’a jamais eu lieu. Nous avons, tenté, par ailleurs, de faire parvenir le dossier à Ouyahia par l’intermédiaire d’un proche à lui de nos connaissances, sans suite.

Les demandes d’autorisation de recherche demeurent donc toujours sans réponse ?
Dans mon cas, la demande n’a pas été réitérée. Mais comme je suis en train de faire passer un projet de recherche au niveau de la fac, la question va se reposer, puisque j’aurais alors besoin d’une autorisation pour les prospections, sondages et fouilles que j’envisage. Alors, on verra ce qu’il en sera. Pour ce qui concerne Nacéra Benseddik (1), je pense que c’est toujours d’actualité. A voir avec elle. Par contre, une des signataires, s’est vue délivrer son autorisation tout de suite après la parution de l’article alors qu’elle l’avait attendue 6 mois.

Faut-il que le CNRPAH aille sous l’autorité du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ?
Cela serait logique, non ? Ou alors qu’il ait une double tutelle effective.

Si cela arrive, quelles prérogatives resteront au Ministère de la culture concernant l’archéologie ?
Les prérogatives de protection, de classement, de valorisation du patrimoine. Et bien sûr un partenariat ou droit de regard sur les questions de recherche archéologiques avec la recherche scientifique.

En quoi cela améliorera-t-il l’intérêt que porte le grand public à l’archéologie et en quoi cela favorisera-t-il l’interaction entre « spécialistes », « amateurs » et société civile ?
Quand il y aura une recherche en archéologie digne de ce nom, on ne pourra qu’en parler, par voie de presse, de documentaires télévisés, de publications de vulgarisation et scientifiques. On pourra également renouveler les vitrines des musées nationaux inchangées à quelques exceptions près, depuis le départ des Français, au gré des nouvelles découvertes, créer de nouveaux musées un peu partout sur le territoire national.

Où en sont les fouilles d’El Rayadh (Mostaganem), entreprises par l’Institut d’archéologie d’Alger ? De quoi s’agit-il au fait ? Que représente la coopération internationale dans ce domaine et, dans ce cas particulier, le financement étranger (américain) ?
Il s’agit d’El Rayah (sans d). C’est un site remontant au paléolithique inférieur qui a livré des outils caractéristiques de la civilisation acheuléenne. Je n’en sais pas beaucoup plus, n’ayant eu à consulter que quelques articles et mémoires d’étudiants de magistère. Quand je parlais de financement américain, je faisais allusion au site de Aïn-Hanech (El Euma, Sétif). Dans ce cas, il ne s’agit pas à proprement parler de coopération, l’autorisation étant accordée nominativement à un enseignant de l’institut d’archéologie pour le compte d’un autre archéologue qui, lui travaillait aux USA et s’était débrouillé les fonds. Officiellement, il s’agit d’une fouille de l’institut.

Quelles sont les contraintes que rencontrent toujours les archéologues et, précisément, les préhistoriens, au vu de la réglementation et des pratiques gestionnaires dans notre pays ?
Je vous le disais, essentiellement problème d’autorisation.

 Notes :
(1) Contactée, Mme Nacéra Benseddik affirme fait toujours face à la même situation, telle que décrite dans la déclaration sus-citée. NDLR.

 

8-MAI-1945. Cette année là, sur la féerique plage de Melbou -Béjaïa…

Vendredi 8 mai 2009

  8-MAI-1945. Cette année là, sur la féerique plage de Melbou -Béjaïa…Ça dépend de comment on décide de voir les choses. Ou de comment on peut voir les choses, lorsqu’il n’est pas donné de décider du comment.

 Pour cette célébration, j’ai cru savoir que l’ONM de Béjaïa a décidé de commémorer cette date à Melbou. Vous savez, Melbou est celle belle plage à l’est de Béjaîa, plus à l’est que Tichy. C’est là que, après que les colons, militaires, gendarmes, policiers, mais aussi légion étrangère (sanigal entre autres), tabors marocains… aient terminé le jeu de génocide à lequel ils se sont livrés, la population a été réunie pour une « belle démonstration ».

La population a été réunie. Oui, de quoi était constituée cette population et comment a-t-elle été réunie pour cette « belle démonstration » ?

D’abord, il faut savoir que la population est constituée des survivants de la catastrophe politico-militaire exercée par l’état français à travers ses armées et ses colons. Les survivants, quant à eux, étaient constitués de bébés d’un jour et de vieillards à un jour de trépasser. Des femmes, des enfants en guenille, pieds nus, sans aucun sandwich parce que d’abord ce n’était pas à la mode, ensuite Melbou n’était pas encore une plage ouverte aux « ratons », ensuite la circonstance ne se prêtait pas à des formes de randonnée pédestre, ensuite c’était des pauvres, tout à fait, à qui en plus on vient d’ôter à la vie les hommes valides et souvent les femmes valides, en tout cas une bonne partie de gens qui pouvaient se prévaloir de jambes solides. Ceux qui étaient encore un peu plus riches que les autres n’avaient qu’un intérêt vital à poursuivre : se fondre dans la foule de leurs congénères. Tant que personne ne se distingue, le français ne voyait que la foule ; dès qu’une tête se distingue, il commencerait à avoir des idées de singularisation, d’individuation.

Surtout, ce n’était pas volontairement qu’ils étaient obligés de se rendre de leurs chaumières, lorsqu’elles ne sont pas brûlées, et elles étaient distantes de plusieurs dizaines de kilomètres (à la ronde, respectivement), dans cet endroit, certes féerique quand il n’y a ni menace militaire française, ni -beaucoup plus tard ou beaucoup plus récemment- rumeurs de GIA.

Elles étaient tenues de s’y rendre. Tenues de s’y rendre et il y a du monde pour y veiller. Là, ce n’est certes plus les militaires qui allaient chercher chacun des indigènes dans leurs huttes et leurs refuges de circonstance -post-holocaustiques. Pour une telle tâche, il y a beaucoup mieux encore pour savoir où les trouver, les « convaincre » d’entamer la longue marche vers la « belle démonstration », établir la liste des absents, et assurer de celle des présents. C’est dans ces listes, si elles se retrouvent, que l’on peut véritablement compter le nombre de morts par village, par douar, par quartier. Mieux qu’à l’Etat-civil. Vous venez d’évoquer les Mzaouer, les Caïds, les Aghas, les Gardes-champêtres et les Goumiers. Les soldats indigènes, survivants de la IIe guerre mondiale ne sont pas encore autorisés à rentrer chez eux, voire en Algérie.

Une fois à Melbou, la « belle démonstration ». Sur fond d’humiliation collective, d’allégeance arrachée à cette foule d’êtres pitoyables, d’intimidation de gens sans défenses, l’état-major de l’armée coloniale devancent une armée ultra disciplinée de militaires bien tenus, bien armés, bien mis, bien costauds, tous évoluant au doigt et à l’oeil de la hiérarchie et selon le scénario précieusement élaboré en Très haut lieu ; l’état-major réalise par son apparition sur terre le lien qui le lie directement à la nuée d’avions de combat qui vrombissent dans le ciel proche et dont ,parfois, un aéroplane survole les marcheurs pieds-nus, soulevant chevelures féminines mal coiffées, chéchias et aabayas, gandouras… et poussière. Beaucoup de poussière. Bruit, poussière et vent qui n’avaient rien à voir avec le paysage de Melbou. La mer s’étale jusqu’à l’horizon à Melbou. En temps normal. Car, en cette journée de discours de généraux aux indigènes mains nus et vaincus, la façade maritime s’anime de et se pare d’une extraordinaire « exposition » de bâtiments marins (et de sousmarins faisant surface ?) de guerre, tous soldats marins aux balustrades, sirènes saluant les représentants de l’état français et huant les « puants », canons cherchant un refuge éventuel mais improbable d’indigènes ayant omis de faire le chemin du salut…

Une fois la France rentrée, les Caïds, les Mzaouer et autres engeances dont les montures ont eu, peut-être, un peu de répit pour brouter quelques herbes dans les vertes prairies de l’endroit, repartent au galop rentrer chez eux, se mettre de nouveaux vêtements et aller en tirer quelques dividendes chez qui de droit. Les uns attendant les autres, les survivants rentrent à leur rythme, en essayant de calmer les bébés qui ne trouvent plus rien à téter aux seins de leurs mamans après toute cette éternité de spectacle inoubliable.

La France a vaincu, ce jour-là. C’était la victoire des vaincus qui annonçait d’autres, plus téméraires qui allaient restituer Melbou à sa plage et la plage au paysage. Il est vrai, féerique. Même si la vie y est un peu plus chère depuis quelques années. Mais on ne va pas aller jusqu’à confondre entre anciens Caïds et nouveaux caïds !

Pour une lecture historique et juridique de ce massacre génocidaire, je n’ai pas encore trouvé aussi bon que l’article de Mme Zahia el Mokrani-Gonon que vous pouvez télécharger en cliquant sur ce lien : http://soummam.unblog.fr/2009/05/06/la-republique-francaise-face-a-ses-crimes-coloniaux-quelles-voies-dactions-contre-limpunite-par-zahia-el-mokrani-gonon/

Bien cordialement,
Tahar Hamadache.

LA REPUBLIQUE FRANÇAISE FACE A SES CRIMES COLONIAUX : QUELLES VOIES D’ACTIONS CONTRE L’IMPUNITE ? Par : Zahia el Mokrani-Gonon

Mercredi 6 mai 2009

la république française face à ses crimes coloniaux : 

quelles voies d’actions contre l’impunité ? 

                                                          ’L’enquête sur les crimes de guerre aurait dû s’étendre à tous les pays 

                                                              belligérants et on aurait vu prendre place dans le box des accusés            

Truman pour Hiroshima, Staline pour Katyn, Churchill pour Dresde 

                                                                      et de Gaulle pour les massacres du Constantinois’’. 

Michel Tournier (Verdict de Nuremberg, Le Monde 1er. oct. 1971). 

 

Le 8-MAI-1945 en Algérie, dans le nouveau contexte international né des conflits d’hégémonisme entre les Etats occidentaux, sonne le glas ‘’des intérêts de
la France sur ce territoire’’.
Le 1er-novembre-1954, sa suite logique, donne le la de l’agonie de l’Algérie française. D’ailleurs, cette appellation est tardive dans le vocabulaire coutumier colonial qui lui préférait colonie française.
Quand on balaie le panoramique de la succession des faits ayant abouti aux Accords du 18 mars 1962, la continuité du duel résistance/répression, surmonté de phases cycliques aiguës, n’a pas connu de répit, depuis 1830. Les théoriciens des armées et administrations d’occupation, qui n’étaient tout de même pas des débiles profonds, parlaient de guerre ininterrompue qui dura donc plus de cent ans.
Il semble opportun, aujourd’hui, d’explorer des axes de recherche dans le but précis de qualifier et judiciariser des faits que des auteurs politiques, universitaires, cinéastes, associatifs, romanciers s’entêtent à évoquer, par lacunes ou calculs, en termes réducteurs de massacres ou évènements

Quelques traits rapides vont utilement rappeler la vocation belliciste du régime républicain français, issu de la chute du 2nd Empire en 1870, qui institutionnalise l’occupation militaire de l’Algérie, ayant généré le 8-MAI ; avant de dénoncer la persistante dénaturation des faits 

par l’ex-belligérant, y compris par les voix des réputés solidaires des Algériens.
Entreprendre la qualification exacte des faits induit inévitablement la recherche en responsabilité d’auteurs désignés et leur incrimination : on ne peut continuer à se contenter d’incantations 

 et de complaintes contre X.
On ne peut davantage occulter la complicité des organes institutionnels avec les exécutifs successifs. 

Le Parlement investissait l’armée,
la Justice s’exécutait au pas, l’Université zélée cautionnait. D’où la nécessité, aujourd’hui, de disqualifier sa transmission minimaliste, 

voire sa transcription faussaire de l’Histoire. La poignée d’universitaires engagés aux cotés des Algériens ne peut lui servir d’alibi, ni lui valoir des circonstances atténuantes. 

 

En algérie, sous occupation française, il n’y eut jamais ni administration, ni justice  civiles. 

Le gouvernement de défense nationale, constitué après la défaite sur le front de Sedan, place l’Algérie sous état de siège en 1871/72, qui sera prorogé et étendu en 1875 à l’initiative du gouverneur général.
Une loi de juillet
1873 va affecter un corps d’armée, le 19e, à l’Algérie, qui deviendra commun à

la Tunisie.
La IIIe République, satisfaisant sa mystique du ‘’salut de
la France par l’empire’’
, va dépêcher des corps expéditionnaires sur plusieurs continents au nom de la mission civilisatrice et de sa fallacieuse devise qui a été rappelée, lors d’une visite d’Etat escortée de péripéties peu diplomatiques : le
Ier Empire avait tenté de franciser l’Europe ; elle, va se contenter de franciser l’Algérie.
De 1834 à 1879 tous les gouverneurs étaient des généraux, voire maréchaux ou amiraux du 1er Empire, rescapés de Waterloo. Le régime républicain va y  placer quelques civils radicaux. Un secrétariat permanent de la défense nationale est crée pour assister le gouverneur général. Le cabinet civil n’a qu’une compétence résiduelle, limitée aux dossiers auxquels le cabinet militaire  ne trouve pas d’intérêt.
En août
1898, un décret investit le gouverneur général des attributions militaires : il lui donne autorité sur les commandants en chef du 19e corps et de la marine. En temps de paix, comme en temps de guerre, il est le seul responsable des mesures pour la défense et la sécurité de la colonie.
Suivirent les lois de
1906, 1922, puis de 1934 qui lui adjuge le commandement aérien ‘’couvrant l’Afrique du Nord, concernant la participation des forces aériennes aux opérations de police, de sécurité intérieure, de pacification et de pénétration saharienne entreprise sur le territoire de l’Algérie’’. (Décret JO. 18 avril 1934).
Côté institutions judiciaires, l’armée exerce un contrôle sur les tribunaux indigènes et les conseils de guerre constituent le régime pénal de droit commun ; autrement dit, ils sont les ancêtres des tribunaux permanents des forces armées  (TPFA).
En 1928, le code de justice militaire dresse le tableau des officiers des circonscriptions siégeant au tribunal militaire qui avait la direction de la police judiciaire et était chargé de l’exécution des jugements. Les fonctions de commissaire du gouvernement et de juge d’instruction étaient remplies par des officiers constituant  un corps autonome, à hiérarchie propre, relevant du ministre de la guerre. Les cours criminelles séparées demeurent en vigueur jusqu’en 1940, elles sont justifiées par ‘’les nécessités de l’occupation et la sécurité de l’occupant’’.
Si les festivités du Centenaire présumaient déjà de la qualité française de l’Algérie, dix ans plus tard le Président du Conseil P. Reynaud, en larmes sur les ondes, rassurait ses compatriotes fuyant devant l’avancée des troupes allemandes, en leur rappelant que ‘’les Allemands ne sont tout de même pas des Sarrasins’’. Lesquels sarrasins,  de tout le Maghreb, seront envoyés en première ligne dans les Abruzzes et ont fait sauter le verrou de Monte Cassino, avec pertes équivalentes aux effectifs engagés.
Le 19e Corps d’armée va collaborer avec Vichy. Alger va devenir, alors, le théâtre de furieux règlements de comptes et troubles enjeux.
Se succédèrent quelques assassinats inattendus (Darlan, J. Moulin, J. Zay, G. Mendel), ce qui laissera place nette à de Gaulle, à la tête du gouvernement provisoire, constitué à Alger, en juin 1944,  après qu’il ait marqué un point supplémentaire en exécutant P. Pucheu, ministre de l’Intérieur de Pétain, pourtant rallié à Alger. D’autres collaborateurs notoires auront plus de chance, comme R. Léonard, par exemple, futur gouverneur général, qui n’a quitté l’administration de Vichy qu’en juin 1944. 

La restriction d’accès aux documents essentiels établit la présomption que les assassinats de masse dans le Constantinois ont été planifiés par lui avec le 19e corps et Chataigneau, rappelé de Kaboul pour occuper le poste de gouverneur général, avant de retourner chez lui, en août 1944. C’était, en sorte, le premier plan de Constantine.
Ignoré lors des Conférence de l’Atlantique et de Téhéran entre Roosevelt et Staline, de Gaulle prétend prouver que
la France, humiliée par sa défaite éclair dans un conflit régulier, peut se prévaloir d’une position prépondérante en Méditerranée et ainsi se pousser du col sur un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies… fort de l’exploit d’avoir noyé une population désarmée dans son sang. On se grandit comme on peut ! 

 

Le 8-MAI-1945 n’est pas un épiphénomène, au bout d’un siècle d’occupation. Il s’inscrit dans
la pratique récurrente de
la pression par l’effusion de sang pour obtenir une rémission du mouvement de libération. 

‘’Nous visions l’Algérie à sa jeunesse pour couper les chances au conflit de redémarrer dans les dix ans’’ (Pierre Nora). 

L’ampleur de son retentissement tient à l’avènement de la nouvelle donne internationale. Auparavant, le corps expéditionnaire avait perpétré des faits similaires, dits par dérision génocides à la bonne franquette, sans autant de résonance, les moyens de communications étant autres.
De Gaulle annonçait, ainsi, sans équivoque, le traitement réservé à toute velléité de revendications. Il est vrai qu’il nourrissait, alors, le délire d’une Afrique française du nord comme théâtre de repli stratégique si un conflit venait à éclater en Europe, venant de l’Est. Il préparait donc
la France à s’installer dans une guerre contre l’URSS… et les Algériens.
Si les faits du 8-MAI ont été l’objet d’innombrables études et exégèses, la question de leur qualification reste entière : curieusement les auteurs français, voire quelques Algériens, se limitent aux termes massacres, évènements et ainsi collaborent à la dénaturation des faits.
Il convient de les interroger sur leurs motivations en faveur de cette altération. Le premier objectif consiste à rectifier ces appellations minimalistes, vecteurs de falsifications entérinant la version officielle française.
Le sujet connaît un regain d’intérêt depuis 1995, parce qu’il est générateur de publicité… et de dividendes, mais pas dans le sens de l’établissement de la vérité, et encore moins de la recherche en responsabilité.
Les chercheurs privilégiés, pour accéder aux cotes non librement communicables, s’en tiennent aux restrictions édictées par les autorisations dérogatoires. 

La simple relation détaillée des opérations, devenue banale, est d’importance secondaire. Non assortie de la désignation nominative des maîtres d’œuvre, elle s’apparente à une spéculation sur le sang des Algériens.
Nul n’a acté pour consulter les cotes contenant les pièces qui donnent lieu aux vagues formules, lourdes de sens, des historiens militaires : dépassements, nettoyage des gorges de Kherrata, mouvements inexpliqués d’écrous… 
 

  

Le 8-MAI remplit les critères retenus par les conventions internationales et textes subséquents, dont le code pénal français, qualifiant le crime de génocide. 

Au lendemain de la défaite allemande, en août 1945, les alliés ont édicté le Statut du tribunal militaire international de Nuremberg, annexé à l’Accord de Londres, pour connaître des crimes commis pendant la guerre par les vaincus.
La Cour de cassation française va l’inclure dans l’ordre juridique interne et s’y référer pour juger les crimes commis  dans
la France sous occupation, en visant son article
6 qui définit la notion de plan concerté.
Elle vise également
la Convention des Nations Unies de 1948
, pour la prévention et la répression du génocide, qui, en son article 2, le définit.
Elle va élaborer une jurisprudence dans une cinquantaine d’arrêts, rendus de 1948 à 1998 environ, sur des faits qui se sont déroulés
sous le régime de Vichy, dit l’Etat Français,  soit pendant 4 ans et donc antérieurement au 8-mai-1945.
L’Assemblée nationale française adoptera le nouveau code pénal, en vigueur depuis 1993, qui inclut cette construction jurisprudentielle et qualifie le génocide et les autres crimes contre l’humanité.
De l’examen de quelques arrêts, ils ressort que
la Chambre criminelle qualifie de crime les actes perpétrés au nom d’une ‘’politique d’hégémonie idéologique’’, y compris lorsqu’ils sont commis ‘’contre les adversaires de cette politique, quelle que soit la forme de leur opposition’’. Elle consacre donc le droit de combattre le système ou l’Etat qui pratique une telle politique.
Question subséquente : la doctrine coloniale, imposée et maintenue en Algérie à l’aide de faits et d’actes notoires et surabondants et pour des mobiles évidents jusqu’à
1962, remplissait-elle les critères retenus par les magistrats pour qualifier ‘’la 

politique d’hégémonie idéologique’’.
Ceux qui s’en tiennent aux euphémismes massacres ou évènements devraient nous dire quel serait, selon eux, le critère manquant aux éléments constitutifs des crimes de génocide et contre l’humanité dans le cas d’espèce 8-MAI-1945, dans le Constantinois. A moins que ce critère manquant ne soit induit par la qualité ou plutôt le défaut rédhibitoire des victimes, d’être seulement indigènes, et circonstances aggravantes, de race arabe et de religion musulmane. Défaut qui les dépossèderait de toute qualité à agir, voire de l’exercice de leur droit à la mémoire.
Y aurait-il également un seuil requis du nombre de victimes pour qu’un massacre d’indigènes mérite la qualification de génocide ? Y aurait-il, selon eux, des victimes de meilleur teint que d’autres ?
Signalons que le Statut de Rome de juillet 1998
, créant
la CPI (Cour pénale internationale) a consacré le principe de non rétroactivité. Normal. Elle est une créature des 5 membres permanents du Conseil dit de sécurité dont
la France qui ne l’a ratifié qu’en s’assurant qu’il ne pourrait  recevoir d’application rétroactive, cette crainte ayant été débattue à l’Assemblée nationale.  
Sur ce point, il serait facile de lui rafraîchir la mémoire et répliquer justement qu’elle avait abrogé ce principe par sa législation d’exception applicable aux Algériens.
Enfin, le Conseil d’Etat dans sa séance du 5 avril 2002, statuant au contentieux, engage la ‘’responsabilité de l’Etat’’ dans ce qu’il qualifie de faute de service d’un fonctionnaire agissant sous l’administration de Vichy. Ce qui traduit un véritable revirement de jurisprudence.
Décision qui fut suivie par un jugement  du Tribunal administratif de Paris du 27
juin 2002, qui énonce : ‘’qu’en raison du principe de la continuité de l’Etat, la nature de son 

régime institutionnel et de ses fluctuations au cours de l’histoire ne saurait interrompre sa permanence ou sa pérennité ; que l’Etat républicain instauré par
la Constitution du 4 octobre 1958 doit assumer la totalité de l’héritage de ses prédécesseurs’’.
Par analogie, les Algériens ne peuvent légitimement moins attendre qu’une reconnaissance par
la Vème République de sa responsabilité d’Etat et assumer la totalité de l’héritage de la longue succession des régimes antérieurs.
 Personnellement, j’ai débattu à maintes occasions du 8-MAI et ai entendu, entre autres, que ce n’était pas un génocide, puisque ‘’c’était seulement pour faire peur aux Algériens’’. Et, également que l’extermination n’était pas le but poursuivi par

la France. Certains Algériens devraient penser à réparer leur ingratitude et présenter des excuses… d’en avoir réchappé.
Dans l’intérêt de la progression de l’instruction du dossier de la  présence française en Algérie, il est impératif de mettre un terme aux évasives déclarations incantatoires et  aux complaintes contre X. 

Le séquestre maintenu par

la Vème République sur les archives du 8-MAI a pour mobile la soustraction des pièces, afin d’entraver l’administration de la vérité, contenues dans les cotes du Corps d’armée de Constantine de 1941 à 1950 répertoriées au SHD (Vincennes), qui administrent la preuve de l’exécution d’un plan concerté.
Un faisceau de présomptions concordantes engage la responsabilité du président du gouvernement provisoire. Seul l’accès sans restrictions à ces cotes permettrait, hypothèse hautement improbable, de dégager la responsabilité de de Gaulle. D’ailleurs, le débat sur l’amnistie ne vint au rôle de l’Assemblée consultative qu’après sa démission, en 1946.   

 

A ce jour, les timides avances diplomatiques n’ont pas été suivies de gestes probants. L’Algérie devrait-elle admettre comme tort que des bataillons de jeunes, a peine sortis de l’adolescense, se soient résolus à offrir leur vie pour arracher

la libération de leur patrie ? 

La prétention exprimée par la voix d’un chef de mission en poste à Alger, de voir l’Algérie faire une partie du chemin dans un geste de conciliation, relève de l’indécence. Attraire la question sur le registre sentimental est inapproprié, voire douteux. Comme chacun sait, les Français se réclament du cartésianisme. Cela sonne comme le thème favori de l’ancien gouverneur M. Violette qui se disait assuré de ‘’l’amour des non citoyens pour la mère patrie’’, lors du débat sur l’amnistie de 1946, avec Papon officiant à titre de conseiller du ministre de l’intérieur. Il y était, d’ailleurs, interdit aux députés non citoyens  de traiter Achiary de criminel. Logique, il était l’exécuteur  des ordres de Chataigneau, l’homme de main de de Gaulle.
La remarque concerne aussi les responsables des partis se disant amis de l’Algérie. Aucun d’eux n’a assorti ses déclarations affectives de gestes concrets dans l’exercice de leur législature, par exemple initier un projet de loi de restitution des archives.
Seule une confrontation d’opinions réellement contradictoires, qui n’a jamais eu lieu à ce jour, ni à l’université, ni dans les instances politiques, ni au parlement, peut mettre un terme salutaire à la version unilatérale et aux discours pro domo.
On reste saisi par les réminiscences chez les historiens, pléthoriques, réputés spécialistes, des postulats énoncés jadis par les services d’action psychologique. La première et dernière victime des 5èmes Bureaux reste l’université. Lacheroy avait tenu sa conférence, le 2 juillet 1957, non pas à l’école militaire, mais dans le grand amphithéâtre de

la Sorbonne. L’université a été le 3ème godillot de l’armée, après le Parlement et
la Justice. 

Si deux organes de presse algériens ont diffusé la nouvelle d’un Colloque sur les massacres (!!!)…, se tenant à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville, force est de constater qu’il n’est annoncé par aucun circuit, ni  organe d’information en France, pas même sur le site le
la Mairie de Paris. Qui est à l’origine de cette rétention ? Et, pour quels motifs ?
Le procédé est coutumier : invitations limitées à un réseau d’acquis pour éviter tout débat réellement contradictoire. Et surtout pas d’Algériens qui ne s’en tiennent pas au rôle traditionnel de faire-valoir. Il est vrai que la lune a besoin de la nuit pour briller.
La dépêche reproduite par l’APS, datée du 25.4.09, a le mérite d’offrir un échantillon significatif des falsifications charriées par la version unilatérale française : dater les origines de la guerre en 1945, c’est retarder de plus d’un siècle ; il est également archifaux, au moins chronologiquement, d’affubler
la Guerre de Libération de l’habillage pseudo légal de l’autodétermination, dans le but d’éviter à de Gaulle/Debré de reconnaître la déroute infligée par une armée de l’ombre.
L’innovation de l’agrégé Peyroulou vaut son pesant d’aplomb d’abus de crédulité : le 8-MAI-1945 préfigurant l’OAS, c’est Degueldre qui doit rugir de plaisir dans sa tombe !  Le subterfuge, à l’évidence, tente d’occulter les pratiques criminelles inhérentes au régime républicain. En réalité, Achiary qui n’était pas seul, tout comme Degueldre, héritiers du racisme professé par J. Ferry, sont bel et bien représentatifs des créatures qui pullulaient dans les administrations des républiques à soldats. Et, ils seraient seulement coupables de violence. La délicatesse du terme mérite d’être saluée. L’interprétation de faussaire aussi.
Il est vrai, logique immanente, qu’ils se retrouveront en janvier 1960, Bd. Laferrière pour tirer, cette fois-ci, sur les gendarmes qui, eux, avaient bien mérité du  crime de guerre, en août 1955, à Collo/Skikda/El ‘Alia : 12.000 femmes, enfants, adolescents, vieillards assassinés sur incitation du maire Benquet-Crevaux et instructions personnelles de J. Soustelle, documents toujours inaccessibles. Le chiffre est reconnu dans une récente publication du Service historique de la gendarmerie nationale.
A lui rappeler tout de même cette vérité banale puisée aux JORF, que les votes des lois d’exception sous les exécutifs successifs étaient bien antérieurs à la création des commandos Delta. Ce serait donc le sous fifre Achiary qui dictait les lois aux Mendès-France, Edgar Faure, Bourgès-Maunoury et autres Debré. Mille parlementaires, censés représenter cinquante millions de Français s’adonnaient, comme des maquignons, dans des milliers de pages de débats au tri sélectif des Algériens. A cette différence près, que les maquignons n’ont jamais envoyé à l’abattoir que du bétail. 

De Gaulle l’homme du 8-Mai-1945, de la pollinisation au plutonium du Massif du Hoggar, de l’atomisation de l’écosystème et des populations du Tassili, du 17-octobre-1961 et qui coupait les Algériens en deux, derrière les murailles des forts, au fait connaît-il ? Et R. Coty, l’homme des pleins pouvoirs à Pétain et du record des exécutions judiciaires ? 

 

après le 8-mai-1945, les exécutifs successifs de
la ivè. république, croyaient-ils à un iota de chance de maintenir l’Algérie sous occupation ? Il était, pourtant, bel bien annonciateur de
la nature  déterminée du duel final.
 

Les Algériens, le deuil amorti, commencent le tissage des réseaux de la clandestinité en revisitant les classiques de la guérilla ancestrale, avec l’innovation de la guerre subversive. Le 8-MAI-1945 eut pour corollaire de structurer la personnalité, de forger la détermination de la génération d’élite qui va s’assigner une obligation de résultat et combattre jusqu’à la libération : ‘’ Les rebelles acculés au combat font très souvent preuve d’un acharnement qui conduit à leur extermination.’’ (Note de service signée R. Salan).
Dans la décennie, il procréa, le légendaire groupe ‘’des 22’’ visités par le génie de
la Révolution. Désormais, les Algériens ne feront plus seulement ce qu’ils peuvent mais feront ce qu’ils veulent. Le peuple algérien entame sa courageuse et douloureuse marche irrépressible pour sa libération.
Parmi ses jeunes, Mohamed Ben Sadok, 26 ans, lors de sa comparution devant le Tribunal permanent des forces
armées à Paris, en décembre 1957, va impressionner en maîtrisant, de bout en bout, les débats.
Il avait tiré une seule balle de pistolet à travers la poche de sa veste sur A. Chekkal, vice-président de l’Assemblée algérienne, entouré de son service d’ordre, à la sortie d’un match de football. Il se laissa arrêter.
Il posait un regard calme et distant sur les anciens gouverneurs généraux  défilant à la barre pour tresser des couronnes au fidèle serviteur de l’Algérie française. 

Aux questions du colonel commissaire du gouvernement et du président du tribunal, Mohamed Ben Sadok, précisa sobrement, sans aucune émotion dans le regard ou la voix, devant un auditoire de personnalités dont J. P. Sartre cité comme témoin par la défense, que pour lui, tout a été arrêté en 1945, à Annaba où il est né. Il avait quatorze ans. Le combattant emblématique de la geste algérienne, salué par un éditorial d’El Moudjahid, subjuguant le prétoire, témoins, journalistes et magistrats compris. 

 

En conclusion, l’organe institutionnel qui doit être interpellé, en priorité, comme maître d’œuvre de la législation d’exception et du transfert des compétences civiles à l’armée, est le Parlement. Il n’a passé qu’un demi aveu, dans sa loi de 1999, en se prévalant de ses faux alibis sur la négation de l’état de guerre en Algérie. Il a obligation de répondre de son acharnement à affranchir
la France du respect des Conventions de Genève de 1949, pourtant ratifiées par elle, avec les conséquences que l’on sait sur le nombre des exécutions extra judiciaires des djounoud et des civils.
La solution logique consiste à voter une loi pour la levée de l’interdiction d’accès en vigueur, frappant les côtes essentielles des archives présidentielles et ministérielles (Exécutif, Cabinet, Justice, Intérieur, Défense), afin de mettre un terme à la procédure de  communication dérogatoire, violant le principe d’égalité.
La majorité actuelle, qui légifère activement, peut la faire voter en moins d’un semestre. 

Les parlementaires des partis d’opposition, amis de l’Algérie, y joindraient leurs voix. 

Pour progresser sur le chemin de la vérité, il devient indispensable de se démarquer 

du langage des us diplomatiques, incompatible avec la rigueur scientifique.
Alors que la loi du 15 juillet 2008 entrait en vigueur,  le Premier Ministre de
la République, F. Fillon, dans son allocution à Alger en juin 2008, déclarait que les archives sur le 8-MAI-1945 sont en quasi-totalité accessibles.
Je lui ai adressé, par voie recommandée, un extrait du répertoire du Service historique de la défense, énumérant les cotes du Corps d’armée de Constantine : en marge de la totalité figure le signe non communicable. J’ai sollicité, en opportunité, son avis favorable autorisé 

 pour leur mise en accès libre, afin que nul n’en ignore.
L’administration de la vérité est également due au peuple français. Pourquoi de Gaulle/Debré s’entêtaient-ils à envoyer des jeunes Français à la mort, alors qu’ils savaient la cause entendue ?
Enfin, il demeure surprenant que soient interprétés comme déclarations d’hostilités la moindre légitime
revendication sur leur patrimoine et l’exercice du droit à la mémoire des Algériens. 

                                           Paris, mai 2009     arabelles@wanadoo.fr     zahia el Mokrani-Gonon 

Chercheure, indépendante de tout lien de type hiérarchique, spécialisée en législation pénale coloniale. 

 Notes et sources : 

·         L’ordre de bataille du 8 mai 1945 est répertorié au SHD sous la cote 1 H 4533-1, non communicable. Le commandement était assuré par le général de corps d’armée Henry Martin, le général de brigade Pierre André, le général de division Charles Magrin-Verneray dit Monclar.
Ils se retrouveront à la tête de la 10e Région militaire,  qui entre en fonction en 1946, et vont        s’adonner au maillage militaro-administratif tentaculaire de toute l’Algérie, forts des leçons du 8-MAI. 
Les cotes du Corps d’armée de Constantine sont répertoriées sous n° 2810 à 2871, non     communicables (demande de  consultation dérogatoire en cours de traitement). 

·         Code pénal français / Livre II – Titre Ier : des crimes contre l’humanité
Chap. Ier – Du génocide, art.. 211-1
‘’Constitue un génocide le fait, en exécution d’un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial, religieux, ou d’un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire, de commettre ou de faire commettre, à l’encontre de membres de ce groupe, l’un des actes suivants :
- atteinte volontaire à la vie ;
-  atteinte grave à l’intégrité physique ou psychique ;
- soumission à des conditions d’existence de nature à entraîner la destruction totale pu partielle du groupe ;
- mesures visant à entraver les naissances ;
- transfert force d’enfants.’’
Chap. II – Des autres crimes contre l’humanité, art. 212-1
‘’La déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvements de personnes suivis de leur disparition, de la torture ou d’actes inhumains, inspirées par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisées en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile sont punies…’’ 

·         Loi n° 99 – 882 du 18 octobre 1999 relative à la substitution, à l’expression ‘’aux opérations effectuées en Afrique du Nord’’, de l’expression ‘’guerre d’Algérie’’. 

·         Les débats parlementaires sur microfiches, d’accès et de reproduction libre et immédiat/e au siège du Jo. et  à l’Espace Documentation/ Librairie Sénat. 

·         Conseil d’Etat n° 238689 – Séance du 5 avril, contentieux, Papon. 

·         Tribunal administratif de Paris – Audience du 27 juin 2002, Fédération nationale des déportés et internés. 

·         La guerre psychologique, d’après l’abondante littérature du général P. Ely, devait enlever aux Algériens l’envie de résister et ‘’faire des femmes des agents de pacification’’. SHAT 1 H 2461 D 1 : Action sur les milieux féminins en Algérie, non communicable. 

·         Note de service signée Salan, 19 mars 1958, 10e Région militaire, Etat-Major – 6e Bureau  (interdiction de reproduction). 

·         Article procès Ben Sadok : TPFA Paris décembre 1957 (Le Monde, L’Humanité) 

·         La loi du 15 juillet 2008, incorporé à la loi sur le Patrimoine, allonge les délais de prescription et crée une nouvelle catégorie d’archives incommunicables. (Le Tribunal administratif de Paris est saisi, à mon initiative, d’un recours contentieux sur l’interprétation et l’application d’un de ses articles, invoqué dans un avis négatif de consultation dérogatoire de
la Cada, en date… du 25 juillet 2008).   

                                                        Paris, mai 2009     arabelles@wanadoo.fr     zahia eM-Gonon                 

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