Le matin de l’Aïd, mes dispositions et mes souhaits

[Demain 28 ou après demain 29.07 matin,] Je vais me laver, me raser, mettre mes habits propres et, enfin sortir :)

 

Auparavant, je tiens à vous souhaiter, à chacune de vous toutes, à chacun de vous tous, même si vous n’y croyez pas, même si vous n’en voulez pas, même si vous n’y pensez pas, et même si vous n’en savez que dalle : bonne fête, sahha votre Aïd !

 

C’est que j’ai passé tout le mois de Ramadhan presque exclusivement avec vous, ce qui à mon sens suffit pour que vous méritiez d’en être congratulés les premier(e)s :)

 

D’aucun(e)s pourraient répliquer avec des mots narquois, comme tout à l’heure quand je sortirai, certain(e)s pourraient opposer à mes souhaits des mines ou des paroles sardoniques. Je l’appréhende un peu ;) Mais je m’en fous aussi et la raison en est que c’est l’Aïd !

 

Les uns se laissant traverser l’esprit par l’idée que je joue au piètre bigot et d’autres, un peu plus barbe-kamis, que ça ne colle pas tout à fait à mes positions sur les questions religieuses…

 

Mais je sais que d’autres, j’en suis certain pour l’avoir vécu plus d’une fois ces dernières années, afficheront une mine réjouie de me voir observer la fête même si mes rapports avec la pratique sont peut-être perçus comme des plus distendus. Parmi ces derniers, un petit air, souvent contenu mais inévitablement perceptible, de surprise et/ou de soulagement mettra tout à fait en relief leur mine réjouie :)

 

Les plus nombreux, parmi celles et ceux qui me connaissent le mieux,  y compris même celles et ceux qui ne se font pas d’illusion sur mes convictions ainsi que celles et ceux dont je ne m’en fais pas sur les leurs, mais aussi parmi celles et ceux qui me connaissent le moins, m’ouvriront les bras comme je leur ouvrirai les miens, tout simplement, dans la jovialité et la concorde citoyennes.

 

Ma fête est d’abord de constater que mes congénères, aussi bien dans la rue que sur Internet, de tous âges, des deux sexes, de toute condition matérielle ou mentale, de toutes dispositions spirituelles, sont toujours capables d’être en fête.

 

Quand cette fête a un résonnement social et culturel, qu’elle figure toujours fortement comme un moment privilégié de repérage individuel et collectif dans le cours de la vie, je me fais un plaisir de m’y impliquer et d’y faire participer quiconque est sur mon chemin.

 

Les choses ne seraient plus aussi simples qu’il y a encore quelques années ou décennies ? Ben, ainsi va la vie : on retient autant que l’on peut aussi bien que l’on peut.

 

Et je sais que, bien malgré le recul de l’excellence de nos femmes à préparer les « makrout », il y en a encore toujours qui en font d’excellents, surtout pour le matin de l’Aïd. En encouragement à celles qui en font toujours, et en l’honneur de celles qui en réussissent d’excellents, je vais me faire l’honneur d’aller y goûter :)

 

Sahha Aid-koum !

 

Tahar Hamadache (Vendredi 10 septembre 2010, réactualisé)

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