Archive pour août 2017

Suite à pétition ouverte « Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire… ». Communiqué.

Lundi 14 août 2017

Auteurs de la pétition ouverte «   Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale » (1).

 

Communiqué du 14 août 2018

Dihya Lwiz était écrivaine et nouvelliste, à la fois arabophone et berbérophone. Elle fut aussi francophone dans sa recherche doctorale inachevée par ses contributions intellectuelles (témoignage écrit sur Mouloud Mammeri, conférence publique disponible sur YouTube, etc.). Dihya Lwiz se réclamait de son vivant d’Ifri-Ouzellaguen et ce choix comme tant d’autres, à commencer par le nom d’auteur qu’elle avait adopté font partie de ses traits identitaires symboliques d’écrivaine, tenus aussi bien que possible distincts de la vie de la personne -qui était- vivante. Nous veillons quant à nous à les respecter aussi honnêtement que possible.

L’initiative que nous avons lancée consécutivement à son décès a sciemment été maintenue relativement discrète : nous avons jugé important d’éviter des interférences éventuelles susceptibles de contraindre sa signification. Nous avions suivi avec intérêt en les encourageant les  cérémonies d’hommages que d’autres parties se préparaient à lui rendre au lendemain de son décès, le 30 juin dernier, ou au terme des 40 jours après l’enterrement de Louiza Aouzelleg, chère personne défunte qui incarnait la personnalité publique Dihya Lwiz.

La démarche sous-tendant ces honorables hommages et celle sous-tendant notre initiative étant en principe complémentaires même si elles sont pensées dans des perspectives différentes, les participants aux programmes d’hommage peuvent sinon rejoindre notre initiative, en tout cas soutenir les buts concrets qu’elle porte initialement :

-  appel à baptiser un lieu culturel dans l’une des quatre communes dans lesquelles son parcours de vie s’était déroulé (Akbou, Chellata, Ouzellaguen, Béjaïa) et,
- graver son nom dans la toponymie du village Ighil Oumsed en donnant son nom à un endroit choisi, espace entourant le lieu dit « Yemma Tighilt ».

Pour notre part, nous continuons d’élaborer le projet programmatique pluridimensionnel et essentiellement d’ordre socioculturel, éditorial, intellectuel, académique et scientifique. Les conditions d’émergence de nouvelles élites sociales et intellectuelles en constituent la ligne d’horizon attendue. Les parties déjà impliquées continuent chacune de son côté de mener les concertations pour les aspects du projet global qui les concernent.

par ailleurs, des indices se sont multipliés depuis la disparition de Dihya Lwiz qui font craindre la non commercialisation de son dernier roman, Ger Igenni d tmurt (Entre ciel et terre). Son seul roman en tamazight connu à ce jour avait pourtant reçu le prix national Mohamed Dib du roman amazigh dès octobre 2016, était doté d’un ISBN et sa publication pour les semaines suivantes avait été annoncée par l’auteure elle-même ainsi que de multiples médias (BRTV, la Dépêche de Kabylie, etc.) dès fin mars dernier. Ceci suscite curiosité, préoccupation et vigilance.

Akbou, le 14août 2018.

(1) Le texte de la pétition ici indiquée, rendue publique le 13 juillet 2017 est consultable à cette adresse : soummam.unblog.fr/2017/08/14/petition-ouverte-graver-dihya-lwiz-dans-la-memoire-toponymique-et-sociale/

 

Traduction en langue arabe :

2017محرروا العريضة المفتوحة  » نقش ديهيا لويز في الذاكرة المكانية و الاجتماعية بيان صدر بتاريخ 13/جويلية/

ديهيا لويز كانت كاتبة و قصصية باللغتين العربية والبربرية على حد سواء. و كانت أيضا فرنكوفونية في بحث دكتوراها الذي لم تنهه ومن خلال إسهاماتها الفكرية (شهادة حول مولود معمري، مؤتمر متاح على شبكة الإنترنت، وما إلى ذلك). كانت تؤكد في حياتها انتمائها لافري-أوزلاقن وهذا الاختيار مثل كثيرين آخرين، بدء باسم المؤلفة الذي اعتمدته يشكلون جزءا من ملامح هويتها الرمزية ككاتبة، الذي حاولت فصله قدر الإمكان عن حياة الشخص -والتي كانت- على قيد الحياة. بالنسبة لنا نحرص على احترامها بكل صدق ممكن.

المبادرة التي أطلقناها لاحقا إثر وفاتها ظلت بإرادتنا محتشمة نسبيا: رأينا انه من المهم لتفادي أي تشويش يمكنه إعاقة أي معنى لمبادرتنا. كما تتبعنا باهتمام مع تشجيعهم حفلات التكريم التي تتحضر لتنظيمها بعض الأطراف اليوم الوالي لوفاتها أو عند الأربعينية بعد دفن ديهيا أزلاق، الشخصية العامة و العزيزة المتوفاة التي تحملها ديهيا لويز. المبادراتان من حيث المبدأ متكاملاتان حتى لو فكرت من أجل أهداف مختلفة ، والمشاركين في برنامج التكريم يمكنهم عند اختتام الحصيلة الانضمام لمبادرتنا، في كل الأحوال دعم الأهداف الملموسة التي تحملها من البداية :

- نداء لتعميد مكان ثقافي في واحدة من الأربع بلديات حيث عاشت حياتها (أقبو شلاطة، أوزلاقن، بجاية)

- نقش اسمها في أسماء أماكن قرية إيغيل اوسمد بإعطاء اسمها لموقع مختار، الفضاء المحيط بالمكان المسمى  » يما تيغليت« .

من جانبنا، نواصل تطوير المشروع البرنامجي متعدد الأبعاد و خصوصا ذو طابع فكري وعلمي . تواصل الأطراف المعنية بالفعل من جانبهم إجراء مشاورات لجوانب المشروع الشامل المتعلقة بهم.

علاوة على ذلك، تضاعفت مؤشرات منذ اختفاء ديهيا لويزنخشى من خلالها عدم تسويق روايتها الأخيرة, Ger Igenni d tmurt (بين السماء والأرض)، رغم تسلمها الجائزة الوطنية محمد ديب للرواية الأمازيغية منذ أكتوبر 2016 ، مرفوقة ب ISBN ونشرها في الأسابيع المقبلة أعلنت من قبل المؤلفة نفسها، وكذلك وسائل الإعلام المتعددة (BRTV، البرقية القبائلية، وما إلى ذلك). هذا يثير الفضول، والقلق واليقظة

Communiqué du 14 août 2018 / Auteurs de la pétition ouverte  » Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire

Lundi 14 août 2017

Auteurs de la pétition ouverte «   Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale » (1).

 

Communiqué du 14 août 2018

Dihya Lwiz était écrivaine et nouvelliste, à la fois arabophone et berbérophone. Elle fut aussi francophone dans sa recherche doctorale inachevée par ses contributions intellectuelles (témoignage écrit sur Mouloud Mammeri, conférence publique disponible sur YouTube, etc.). Dihya Lwiz se réclamait de son vivant d’Ifri-Ouzellaguen et ce choix comme tant d’autres, à commencer par le nom d’auteur qu’elle avait adopté font partie de ses traits identitaires symboliques d’écrivaine, tenus aussi bien que possible distincts de la vie de la personne -qui était- vivante. Nous veillons quant à nous à les respecter aussi honnêtement que possible.

L’initiative que nous avons lancée consécutivement à son décès a sciemment été maintenue relativement discrète : nous avons jugé important d’éviter des interférences éventuelles susceptibles de contraindre sa signification. Nous avions suivi avec intérêt en les encourageant les  cérémonies d’hommages que d’autres parties se préparaient à lui rendre au lendemain de son décès, le 30 juin dernier, ou au terme des 40 jours après l’enterrement de Louiza Aouzelleg, chère personne défunte qui incarnait la personnalité publique Dihya Lwiz.

La démarche sous-tendant ces honorables hommages et celle sous-tendant notre initiative étant en principe complémentaires même si elles sont pensées dans des perspectives différentes, les participants aux programmes d’hommage peuvent sinon rejoindre notre initiative, en tout cas soutenir les buts concrets qu’elle porte initialement :

-  appel à baptiser un lieu culturel dans l’une des quatre communes dans lesquelles son parcours de vie s’était déroulé (Akbou, Chellata, Ouzellaguen, Béjaïa) et,
- graver son nom dans la toponymie du village Ighil Oumsed en donnant son nom à un endroit choisi, espace entourant le lieu dit « Yemma Tighilt ».

Pour notre part, nous continuons d’élaborer le projet programmatique pluridimensionnel et essentiellement d’ordre socioculturel, éditorial, intellectuel, académique et scientifique. Les conditions d’émergence de nouvelles élites sociales et intellectuelles en constituent la ligne d’horizon attendue. Les parties déjà impliquées continuent chacune de son côté de mener les concertations pour les aspects du projet global qui les concernent.

par ailleurs, des indices se sont multipliés depuis la disparition de Dihya Lwiz qui font craindre la non commercialisation de son dernier roman, Ger Igenni d tmurt (Entre ciel et terre). Son seul roman en tamazight connu à ce jour avait pourtant reçu le prix national Mohamed Dib du roman amazigh dès octobre 2016, était doté d’un ISBN et sa publication pour les semaines suivantes avait été annoncée par l’auteure elle-même ainsi que de multiples médias (BRTV, la Dépêche de Kabylie, etc.) dès fin mars dernier. Ceci suscite curiosité, préoccupation et vigilance.

Akbou, le 14août 2018.

(1) Le texte de la pétition ici indiquée, rendue publique le 13 juillet 2017 est consultable à cette adresse : soummam.unblog.fr/2017/08/14/petition-ouverte-graver-dihya-lwiz-dans-la-memoire-toponymique-et-sociale/

 

Traduction en langue arabe :

2017محرروا العريضة المفتوحة  » نقش ديهيا لويز في الذاكرة المكانية و الاجتماعية بيان صدر بتاريخ 13/جويلية/

ديهيا لويز كانت كاتبة و قصصية باللغتين العربية والبربرية على حد سواء. و كانت أيضا فرنكوفونية في بحث دكتوراها الذي لم تنهه ومن خلال إسهاماتها الفكرية (شهادة حول مولود معمري، مؤتمر متاح على شبكة الإنترنت، وما إلى ذلك). كانت تؤكد في حياتها انتمائها لافري-أوزلاقن وهذا الاختيار مثل كثيرين آخرين، بدء باسم المؤلفة الذي اعتمدته يشكلون جزءا من ملامح هويتها الرمزية ككاتبة، الذي حاولت فصله قدر الإمكان عن حياة الشخص -والتي كانت- على قيد الحياة. بالنسبة لنا نحرص على احترامها بكل صدق ممكن.

المبادرة التي أطلقناها لاحقا إثر وفاتها ظلت بإرادتنا محتشمة نسبيا: رأينا انه من المهم لتفادي أي تشويش يمكنه إعاقة أي معنى لمبادرتنا. كما تتبعنا باهتمام مع تشجيعهم حفلات التكريم التي تتحضر لتنظيمها بعض الأطراف اليوم الوالي لوفاتها أو عند الأربعينية بعد دفن ديهيا أزلاق، الشخصية العامة و العزيزة المتوفاة التي تحملها ديهيا لويز. المبادراتان من حيث المبدأ متكاملاتان حتى لو فكرت من أجل أهداف مختلفة ، والمشاركين في برنامج التكريم يمكنهم عند اختتام الحصيلة الانضمام لمبادرتنا، في كل الأحوال دعم الأهداف الملموسة التي تحملها من البداية :

- نداء لتعميد مكان ثقافي في واحدة من الأربع بلديات حيث عاشت حياتها (أقبو شلاطة، أوزلاقن، بجاية)

- نقش اسمها في أسماء أماكن قرية إيغيل اوسمد بإعطاء اسمها لموقع مختار، الفضاء المحيط بالمكان المسمى  » يما تيغليت« .

من جانبنا، نواصل تطوير المشروع البرنامجي متعدد الأبعاد و خصوصا ذو طابع فكري وعلمي . تواصل الأطراف المعنية بالفعل من جانبهم إجراء مشاورات لجوانب المشروع الشامل المتعلقة بهم.

علاوة على ذلك، تضاعفت مؤشرات منذ اختفاء ديهيا لويزنخشى من خلالها عدم تسويق روايتها الأخيرة, Ger Igenni d tmurt (بين السماء والأرض)، رغم تسلمها الجائزة الوطنية محمد ديب للرواية الأمازيغية منذ أكتوبر 2016 ، مرفوقة ب ISBN ونشرها في الأسابيع المقبلة أعلنت من قبل المؤلفة نفسها، وكذلك وسائل الإعلام المتعددة (BRTV، البرقية القبائلية، وما إلى ذلك). هذا يثير الفضول، والقلق واليقظة

Pétition ouverte – Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale

Lundi 14 août 2017

Pétition ouverte

 Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale

 

La présente pétition s’inscrit dans une initiative plus large qu’elle introduit. Elle se présente en deux volets : dans son premier volet, elle est portée par les gens résidant ou issus du village Ighil Oumsed, pour assomption manuscrite ; dans son second volet, elle est ouverte à nos concitoyennes et concitoyens ayant fréquenté, connu, entendu parler de la défunte ou désireux d’encourager notre initiative.

 

Cette pétition a pour teneur de rendre un hommage éternel à une primeur d’intelligence et d’imaginaire, apparue soudainement et disparue silencieusement, ayant juste eu le temps de personnifier et de rendre visible et exemplaires des possibilités inouïes, des interrogations et des questionnements de complexité variable assaillant de toutes parts la personne et le corps social, et des épreuves de caractères et d’ampleurs inégaux et multiples. La portée en est de tendre à des accomplissements intellectuels mieux vécus, toujours davantage ancrés dans la société et toujours plus souples à porter par celles et ceux qui s’y engagent. Elle a dans l’immédiat deux buts concrets :

 

1. Porter à l’attention de la société civile, des instances élues et des pouvoirs publics notre souhait de voir le prochain édifice à caractère culturel (au sens le plus large) dans l’une des communes suivantes : Chellata, Akbou, Ighzer-Amokrane ou Béjaïa, très particulièrement au niveau de notre village, Ighil-Oumsed, porter le nom de l’écrivaine et journaliste DIHYA LWIZ.

2. Dédier de libre arbitre, souverainement et collectivement, l’espace contenant l’édifice « YemmaTighilt » -situé à Ighil Oumsed, Cne de Chellata, Daira d’Akbou- qui regarde l’étendue de la vallée de la Soummam, esplanade et rocher compris, à l’écrivaine et journaliste DIHYA LWIZ afin que ce nom continue d’habiter les évolutions du monde qu’il interrogeait. Cet espace, ouvert à tout le monde mais principalement familial et particulièrement féminin, appelle des aménagements et commodités, naturelles mais esthétiques, propres à valoriser ses fonctions de lieu de repos, de méditation, de contemplation, de convivialité et de travail.

 

Les prolongements programmatiques de cette initiative seront connus en temps opportun.

Ighil Oumsed, le 16 juillet 2017

Pour les premiers signataires,

Les écrivain-e-s, auteur-e-s et artistes d’Ighil Oumsed

Mlakou -antique Petra. Portes ouvertes du 2.8.2017. Reportage photo

Dimanche 6 août 2017

 

Ce reportage photographique reproduit des moments importants de la journée d’information sur le site de Mlakou, l’antique Petra, commune de Seddouk. Cette journée a été organisée le 02 août 2017 par la direction de la culture de la Wilaya de Béjaïa, en collaboration avec l’équipe de fouilles (dirigée sur le terrain par Pr Boukhenouf et Dr Iaichouchen) pour ce qui est de l’aspect scientifique, et avec les associations sociale et culturelles des citoyen(ne)s du village Akhenak, mitoyen du site.

 

1_ Le monument érigé, portant une réplique de l’inscription de Petra, mise au point par les étudiants de l’institut d’archéologie et leurs encadreurs, dans son contexte avant inauguration. La délégation comprenant MM. Le directeur de la culture et le chef de la daïra de Seddouk, en compagnie de Pr Boukhenouf, chef de projet de fouilles sur le site de Mlakou sont sur les lieux.

1_ Le monument érigé, portant une réplique de l’inscription de Petra, mise au point par les étudiants de l’institut d’archéologie et leurs encadreurs, dans son contexte avant inauguration. La délégation comprenant MM. Le directeur de la culture et le chef de la daïra de Seddouk, en compagnie de Pr Boukhenouf, chef de projet de fouilles sur le site de Mlakou sont sur les lieux.

 

2_ Les panneaux d’exposition de documents écrits sur le site. A l’arrière-plan, l’un des ateliers animés par un groupe d’étudiants.

2_ Les panneaux d’exposition de documents écrits sur le site. A l’arrière-plan, l’un des ateliers animés par un groupe d’étudiants.

 

3_ Une vue du site de Mlakou et des ateliers mis en place pour l’accueil des visiteurs.

3_ Une vue du site de Mlakou et des ateliers mis en place pour l’accueil des visiteurs.

 

4_ Le comité d'accueil, chargé du registre d'or, enregistre le mot du PAPC de Seddouk.

4_ Le comité d’accueil, chargé du registre d’or, enregistre le mot du PAPC de Seddouk.

 

5_ La délégation est prête pour l’inauguration du monument portant l’inscription de Petra.

5_ La délégation est prête pour l’inauguration du monument portant l’inscription de Petra.

 

6_ Le chef de la Daïra de Seddouk procède à l’inauguration du monument portant la réplique de l’inscription de Mlakou, en présence du directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa, du chef de projet de fouilles et des principaux responsables des associations locales.

6_ Le chef de la Daïra de Seddouk procède à l’inauguration du monument portant la réplique de l’inscription de Mlakou, en présence du directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa, du chef de projet de fouilles et des principaux responsables des associations locales.

 

7_ La délégation fait le trajet à pied, d’Akhenak-centre à Mlakou, derrière la parade à la mode antique. Le tapissage de ce chemin carrossable, le seul qui mène au site de Mlakou, est l’un des souhaits exprimés par les interlocuteurs locaux en présence de la délégation.

7_ La délégation fait le trajet à pied, d’Akhenak-centre à Mlakou, derrière la parade à la mode antique. Le tapissage de ce chemin carrossable, le seul qui mène au site de Mlakou, est l’un des souhaits exprimés par les interlocuteurs locaux en présence de la délégation.

 

8_ La délégation s’engage parmi les vestiges du site antique mis à jour.

8_ La délégation s’engage parmi les vestiges du site antique mis à jour.

 

9_ La délégation à proximité des ateliers stratigraphie et carrelages du site.

9_ La délégation à proximité des ateliers stratigraphie et carrelages du site.

 

10_ La délégation est en discussion avec des représentants de la société civile sur les hauteurs du site. Le souhait est partagé de voir le site protégé, classé, intégré dans une vision de développement global qui puisse profiter à toute l’Algérie non seulement par la poursuite des travaux scientifiques, mais aussi par sa relation à l’autoroute par une bretelle entrant et sortant, ainsi que par l’établissement d’un musée à ciel ouvert sur place, à proximité de zones d’activités industrielles et agricoles.

10_ La délégation est en discussion avec des représentants de la société civile sur les hauteurs du site. Le souhait est partagé de voir le site protégé, classé, intégré dans une vision de développement global qui puisse profiter à toute l’Algérie non seulement par la poursuite des travaux scientifiques, mais aussi par sa relation à l’autoroute par une bretelle entrant et sortant, ainsi que par l’établissement d’un musée à ciel ouvert sur place, à proximité de zones d’activités industrielles et agricoles.

 

11_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo1)

11_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo1)

 

12_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo2)

12_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo2)

 

13_ Le directeur de la culture en compagnie des représentants d’associations locales.

13_ Le directeur de la culture en compagnie des représentants d’associations locales.

 

14_ La délégation près de l’atelier céramique.

14_ La délégation près de l’atelier céramique.

 

15_ La délégation recevant les explications de Pr Boukhenouf sur l’inscription de Petra.

15_ La délégation recevant les explications de Pr Boukhenouf sur l’inscription de Petra.

 

16_ Le déjeuner, offert par la population locale, en l’honneur de la délégation, de l’équipe scientifique et des visiteurs.

16_ Le déjeuner, offert par la population locale, en l’honneur de la délégation, de l’équipe scientifique et des visiteurs.

 

17_ Le festival de Mlakou, slogan sous lequel la population locale a placé l’ensemble des activités en relation avec l’évènement. L’espoir que ce festival connaisse d’autres éditions, annuelles, est exprimé.

17_ Le festival de Mlakou, slogan sous lequel la population locale a placé l’ensemble des activités en relation avec l’évènement. L’espoir que ce festival connaisse d’autres éditions, annuelles, est exprimé.

 

La journée a eu un impact tel que des concitoyen(ne)s qui n’ont pu s’y rendre pendant de l’événement, ont tenu à s’y rendre, même tardivement, voire le lendemain. Ici, le Pr Djamil Aissani, du laboratoire LAMOS et de l’association GEHIMAB (Université de Béjaïa), au lendemain de la journée d’information, en compagnie de Dr Aichouchen, membre de l’équipe scientifique des fouilles et enseignant à l’institut d’Archéologie d’Alger, qui a renoncé à un moment de repos pour accueillir M. Aissani sur le site, en l’absence de Pr Boukhenouf, en déplacement fonctionnel.

La journée a eu un impact tel que des concitoyen(ne)s qui n’ont pu s’y rendre pendant de l’événement, ont tenu à s’y rendre, même tardivement, voire le lendemain. Ici, le Pr Djamil Aissani, du laboratoire LAMOS et de l’association GEHIMAB (Université de Béjaïa), au lendemain de la journée d’information, en compagnie de Dr Aichouchen, membre de l’équipe scientifique des fouilles et enseignant à l’institut d’Archéologie d’Alger, qui a renoncé à un moment de repos pour accueillir M. Aissani sur le site, en l’absence de Pr Boukhenouf, en déplacement fonctionnel.

 

Fouilles archéologiques du site de PETRA – Mlakou (Béjaïa). Ambiance de travail, état des lieux et journée d’information publique

Mardi 1 août 2017

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Profitant de la 4e session de fouilles sur le site antique de Petra, actuellement Mlakou, sis au village Akhenak, commune de Seddouk, la direction de la culture de Béjaïa organise, en collaboration avec l’équipe scientifique présente, une journée d’information sur le lieu-même des fouilles, ce mercredi 02 août 2017.

Démarrées en urgence, le mois de mai 2014, après l’obtention de l’arrêt du tracé de la pénétrante autoroutière dès décembre 2013, les sessions de fouille successives sont allées de découvertes en découvertes qui attestent d’une importance scientifique et pédagogique exceptionnelle, suscitant déjà l’intérêt de la communauté scientifique nord-africaine et méditerranéenne. Il a fallu opérer une légère déviation du tracé initial de l’autoroute à cet endroit, et les résultats obtenus jusqu’ici confirment largement la sagesse de cette décision. Un accès au site par l’autoroute peut désormais se concevoir comme une décision bonne à prendre.

Après une centration sur le périmétrage et le mobilier dans des sessions antérieures, la présente s’est attelée à mettre en évidence un pan de l’immobilier du site qui promet d’être fécond en découvertes, mais aussi exigeant en termes d’efforts et de moyens tant matériels et logistiques, qu’humains et scientifiques. Le site constitue dès à présent un véritable chantier-école archéologique.

Accompagnant la dynamique universitaire à l’œuvre sur le site de Mlakou, mais aussi en préparation de la journée d’information et des campagnes de fouilles à venir, la société civile, les entreprises, les institutions administratives et élues locales ont chacune apporté sa contribution à l’effort pédagogique, ce qui allège le poids supporté par l’encadrement par ces temps de disette qui touche aussi l’activité de recherche scientifique.

C’est ainsi que les étudiants du village Akhenak, affiliés aux associations Talwit et Tafsut ou non tels que cette bibliothéconome d’Alger ou ce didacticien de Béjaïa, sont venus prêter main forte aux étudiants archéologues présents par différentes actions de volontariat. La présence de deux collégiennes férues de vestiges anciens constitue un signe, ténu mais encourageant, des premiers effets des nouvelles approches pédagogiques développées par l’école algérienne. Les deux associations ici citées et d’autres se préparent par ailleurs à d’autres activités rehaussant l’ambiance prévue pour la journée d’information du 02 août prochain. Après l’entreprise publique SOMACOB implantée à Akhenak qui a toujours été réceptive dans les limites de ses possibilités aux requêtes de l’équipe archéologique, les unités industrielles privées locales commencent à s’intéresser elles aussi au projet : des boissons gazeuses et de l’eau potable sont offerts gracieusement par Ifri tandis que l’entreprise Soummam a offert de la chaux, indispensable à la consolidation des structures fragiles dégagées. La Daïra a quant à elle amplement facilité le séjour des archéologues de l’université d’Alger, mais aussi des étudiants envoyés pour formation par différents départements d’archéologie du pays (Tlemcen, Chlef, Sétif, Constantine). La pluralité des départements d’archéologie impliqués pour cette session confère à cette occasion au site de Mlakou un caractère national même si leur prise en charge logistique a dû être supportée par l’encadrement du projet.

Les Assemblées populaires communales (APC) ont pour leur part contribué selon les moyens dont elles disposent : celle de Seddouk a, entre autres, logé l’équipe archéologique conduite par le Pr Boukhenouf à l’école primaire d’Akhenak, toute proche du site, ce qui a permis un suivi scientifique et pédagogique rigoureux. Celle d’Akbou a prêté son camion-nacelle aux archéologues en vue de prendre des photos « aériennes » des parties dégagées du site, prélude aux phases de fouilles ultérieures. Fidèle soutien de l’équipe archéologique, l’APC d’Amalou a cette fois-ci assuré le transport des étudiants lors d’une visite de différents sites, monuments et musées de Toudja, El-Kseur et Béjaïa. De même, c’est par un bus de l’APC de Chellata, partie par ailleurs invitante, que les étudiants et leurs encadreurs ont effectué une visite culturelle haute en couleurs, alternant des escales au village Ivouzidhen, l’un des 14 villages bombardés au lendemain du Congrès de la Soummam, aux musée et monuments d’Ifri, haut lieu historique, Messossa, endroit à forte potentialité archéologique selon les archéologues constatant quelques pierres visibles en surface, dans la commune d’Ouzellaguen, mais aussi à Ighil Oumsed où de vieux membres de l’association Amsed ont présenté à leurs visiteurs des aspects du site archéologique de Bouathmane ainsi qu’une place qui prendra le nom de l’auteure Dihya Lwiz, l’une des tout premiers journalistes à avoir défendu le site de Mlakou, récemment décédée, puis à Alma, lieu à teneur archéologique certaine et enfin à Ayris, lieu d’un casernement colonial à partir duquel le colonel Abderrahmane Mira a été blessé avant de tomber les armes à la main au champ d’honneur, dans la commune de Chellata.

Revigorés par leurs découvertes scientifiques et culturelles, comptant sur la bonne coordination de toutes les parties concernées, l’équipe archéologique de Mlakou, étudiants et encadrement, s’attend à un total succès de la journée d’information de ce mercredi. D’ores et déjà, une place a été aménagée par la population d’Akhenak pour accueillir un monument portant une réplique de l’inscription de Petra (exposée au musée des antiquités d’Alger) apprêtée par l’équipe archéologique.

Le village d’Akhenak se préparant à offrir un couscous pour l’événement, l’ensemble des organisations attendent un public nombreux venir à la rencontre de ce site qui se tire, aux biceps et aux doigts de fées des archéologues, de 17 siècles d’ensevelissement. Le programme détaillé sera diffusé par les instances concernées.

Tahar HAMADACHE.

Mlakou, le 30 juillet 2017.