Archive de la catégorie ‘Akbou. Vie municipale’

Elections locales, droits constitutionnels et Tamazight

Mercredi 14 novembre 2012

Qu’est-ce qu’un bougre viendrait trôner en haut d’une liste électorale s’il n’a pas auparavant eu vent de l’existence d’une loi fondamentale, c’est-à-dire d’une constitution de la République algérienne, encore aujourd’hui démocratique et populaire? Une constitution qui garantit un certain nombre de droits dits constitutionnels. J’ai personnellement fait, samedi dernier, le tour des états-majors électoraux de la ville d’Akbou et je me suis rendu compte qu’il n’y a pas qu’un seul bougre parmi les âmes qui se considèrent éligibles dans cette circonscription.

A chaque siège de campagne, je salue et je demande si je peux disposer du programme électoral en arabe, en tamazight et, si possible, en français en tant que langue de communication et de médiatisation. Et je demande aussi s’il y a quelque chose de prévu dans leur programme concernant tamazight. La réaction la plus commune est d’abord de me rire au nez, de me prendre pour un emmerdeur ou pour un dérangeur et de me répondre en conséquence, de sorte à en profiter pour se distraire à mes dépens. Tout ce qu’il y a d’intelligible dans ce qu’on m’a le plus souvent répondu, c’est que l’on ne rédige pas le programme en tamazight « puisqu’on la parle » , ce sur quoi je leur demande s’ils ne pensent pas que leur programme serait plus crédible s’ils pouvaient en lire un paragraphe, de temps à autre, dans la langue de la campagne, afin de ne pas changer de registre linguistique comme on change de veste dès qu’on sort du discours oral. L’attention commence à ce moment à être piquée. Ils ne désespèrent généralement pas à ce premier écueil et veulent continuer de se rire de ma barbe, par ailleurs rasée de près pour la circonstance. Je leur demande ensuite s’ils ont l’intention de travailler, une fois élus, contre tamazight du moment qu’ils promettent tout sur tout mais rien sur tamazight. Là, ils répondent comme s’ils se sont préalablement concertés que tamazight est une affaire politique, qu’il faudra pour sa promotion s’adresser aux députés de la nation. C’est l’occasion pour moi de leur rappeler que l’on peut dire que les députés se sont pour une part importante acquittés de leur tâche étant donné qu’ils avaient voté l’article 3 bis de la constitution qui fait de tamazight « aussi » une langue nationale. Là, ils ne savent déjà plus quoi proposer à revendiquer auprès des députés pour continuer de se moquer de moi. Je précise qu’une fois une loi de ce genre, qui constitue un droit constitutionnel, est votée par le parlement, il est du ressort des élus locaux de trouver les moyens à leur portée de donner une suite concrète à ce texte de loi. Nouvelle difficulté argumentative pour mes interlocuteurs qui sont loin de penser que, du moment que tamazight est « aussi » langue nationale, ils ont la charge de concrétiser d’une manière ou d’une autre cette disposition législative constitutionnelle. C’est alors le moment de leur demander s’ils se préparent à intégrer un chapitre dans leur budget prévisionnel annuel dans l’intérêt de tamazight et de ce qui y a trait. De plus en plus démunis, les uns ayant déjà la gorge sèche et pénétrés de la crainte d’avoir affaire à d’autres emmerdeurs de mon acabit, ils sautent sur l’occasion de cette question pour chercher à m’extorquer des réponses susceptibles de servir à berner ceux de mon espèce qui viendront à les tarauder après moi. Je leur énumère dans le désordre et de manière plus ou moins spontanée : le financement d’artistes et de chercheurs autonomes s’ils sont réputés proposer des projets allant véritablement dans le sens de la promotion des arts et des sciences en relation directe avec tamazight; le soutien aux écrivains, dramaturges et poètes ; l’acquisition au bénéfice des bibliothèques communales et scolaires de tous les ouvrages écrits et audiovisuels qui présentent un intérêt culturel minimal ; le financement de colloques sur ce qui a trait à tamazight, d’opérations d’alphabétisation en tamazight en direction des adultes afin qu’ils puissent noter par écrit les éléments culturels dont leur mémoire regorge ; l’appui logistique aux chercheurs dont la commune sera l’hôte et dont les travaux promettent d’avoir un impact souhaitable sur l’une ou l’autre des dimensions de l’amazighité ; la participation au financement de grandes œuvres cinématographiques s’il y a lieu, etc. Une fois repus de propositions, et ne désespérant pas d’avoir le dessus sur le vieux morveux qui vient ainsi fourrer son nez dans leurs petites combines sans crier gare, ils me rétorquent que de telles propositions budgétaires ne risquent pas d’être dotées par le ministère des finances. C’est quant à moi l’occasion rêvée pour les assurer que ce sera alors l’occasion pour le maire de se justifier et gagner l’estime et le respect qu’il méritera alors, et aux militants ainsi qu’à l’opinion publique de faire pression tant sur les pouvoirs publics allocateurs que de nouveau sur les députés de la nation pour les pousser à adopter des positions dignes au sujet de tamazight.

Trois incidents que je crois majeurs et une satisfaction relative ont marqué ma tournée. Au siège du Ffs, un monsieur Attali (c’est son nom, parait-il, même s’il n’est en aucune manière le chef des Huns) a vite fait de me traiter d’agent de Djamel Zenati. Je découvre ainsi que là, Zenati est, pour qualifier l’autre, un substitut du Drs tandis que, au siège du Fln, on ne m’a pas accusé d’être la main de l’étranger cette fois-ci. Au siège du Rnd, on a été si ordurier dans leurs réponses que je suis vite allé à la conclusion concoctée pour l’occasion, consistant à faire prendre connaissance de l’existence de la Constitution et conscience qu’un candidat qui viendrait travailler à l’encontre des droits constitutionnels de ses électeurs n’a strictement rien à faire dans une assemblée élue.

C’est qu’une personne qui veut dignement user de son droit à l’éligibilité doit connaitre la constitution, connaitre les droits constitutionnels de ses concitoyens, les protéger, les concrétiser et les promouvoir sans quoi ce serait idiot de voter sur des voyous qui ne reconnaissent pas de droit constitutionnel à leurs ouailles. Et tamazight est un droit constitutionnel et un élu ne peut plus l’ignorer sous peine de travailler pour un apartheid linguistique qui ne servirait que les scribes arabophones, apartheid par ailleurs décalé puisque l’arabe populaire est désormais le parent pauvre de la constitution algérienne.

La seule satisfaction, relative, m’est venue de la liste indépendante, drivée par M. Mouloud SALHI lequel m’a exhibé dès l’approche le point 51 de ses propositions électorales où il est écrit : « Promouvoir la culture algérienne et particulièrement la culture amazigh en organisant et en soutenant toutes les manifestations culturelles et artistiques en collaboration avec le mouvement associatif, le comité des fêtes de la ville et les différentes institutions locales, régionales et nationales et encourager les fêtes locales (fête de l’olive, festival du théâtre, de la poésie, musique, cinéma, kermesses pour enfants, foire du livre, etc .)» Il a aussi déclaré que le programme rédigé en tamazight est sous presse (il devait être prêt hier lundi ou aujourd’hui).

Au lendemain de mon passage, j’ai effectué une sorte d’inspection et j’ai remarqué que le QG du PJ s’est orné d’un portrait de Bouteflika sur lequel quelque chose est écrit en tifinagh, portrait tout le temps présent au siège du Fln. J’ai aussi entendu que quelques permanences électorales se préparent à produire leur programme en tamazight pour la dernière semaine de campagne : ça serait déjà ça. On verra bien.

Tahar HAMADACHE,

Le 13 novembre 2012.

Le RND semble s’accomoder de la gouvernance à la manière du PAPC d’Akbou !

Dimanche 25 octobre 2009

Enfin une bonne nouvelle pour les citoyens, et surtout pour les amateurs du débat politique à Akbou ! Enfin une couleur politique et une appartenance partisane définie au parcours de l’édile communal d’Akbou !

On aurait pu croire qu’il avait contracté des penchants communistes lorsque l’APC d’Akbou avait entamé un jumelage avec la mairie PCF de Bobigny, il y a quelques années, après avoir abandonné la piste du partenariat avec la mairie UMP d’Alès.

Le vent courait et le donnait militant « encarté » du RND depuis 2OO5 avec persistance, notamment depuis l’appui, en début de l’année 2009que lui a apporté le bureau de wilaya du RND, y compris contre la section communale du RND dont le bureau semble avoir compris qu’il n’y avait plus grand-chose à faire, pour eux, au sein de ce parti.

Et voilà que finalement le bureau de wilaya, à sa tête M. Alilat, confirme publiquement l’appartenance politique de M. Abderrahmane Bensbaa (Bahmane pour les familiers) au RND. Enfin un éclairge sur les motifs du mutisme de l’administration wilayale sur la crise que l’APC d’Akbou vit depuis plus d’une année !

Reste a espérer que le RND assume le bilan de M. Bensbaa avec un effet rétro-actif à la date de cette annonce publique d’adhésion ! On n’espère pas même des explications : juste qu’un parti qui récupère un élu en récupère aussi le palmarès, le mécontentement, la « couveuse ».

A espérer aussi que les élus d’autres partis n’abandonnent pas la partie, maintenant que le RND apporte une nouvelle verginité à leur président et que les questions soulevées depuis tant de temps ne soit pas assimilable à une banale « bahmania ».

Tahar Hamadache.

Voici la nouvelle telle que la rapporte le journal LIBERTE :

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=123853

Le RND semble s'accomoder de la gouvernance à la manière du PAPC d'Akbou ! dans Akbou. Vie municipale logo_imp
Edition du Dimanche 25 Octobre 2009

RADAR

Un député et deux P/APC rejoignent le RND

Nomadisme politique

Par :Rubrique Radar

 Le député indépendant Smaïl Mira a rejoint officiellement le parti d’Ahmed Ouyahia.  Cette adhésion du député Mira s’ajoute à celle des P/APC d’Akbou et de Draâ El-Gaïd. L’annonce a été faite jeudi dernier par les responsables du RND de Béjaïa, dont le coordinateur local Omar Alilat, au cours d’une rencontre conviviale élargie.  Comme il y a eu notamment l’installation d’une commission de  recueil  des dossiers  de candidature aux sénatoriales présidée par le député Alilat. Les primaires auront lieu le  13 novembre prochain.

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Le FFS confirme que le wali de Béjaïa maintient le PAPC d’Akbou contre la volonté de l’APC.

Dimanche 18 octobre 2009

C’est d’une part bon, pour l’opinion publique locale qui en entend déjà parler, de l’entendre dire de la part d’un parti politique, et que cette même opinion puisse avoir une idée du contexte global dans lequel le marasme de la commune se situe. Et pour l’opinion publique en général.

C’est peut-être aussi une occasion offerte au wali de Béjaïa de pouvoir enfin s’exprimer publiquement sur l’une au moins des affaires qui agitent la vie publique dans sa wilaya. Il est en effet curieux que les exécutifs successfis à la wilaya de Béjaïa -et peut-être de plusieurs wilayas du pays- préfèrent s’exprimer publiquement sur les seuls dossiers qui n’accrochent pas les gens du peuple dans sa diversité et de réserver son écoute, discrète lorsqu’elle a lieu, aux seules personnes qui représentent des émeutiers ou des manifestants, comme pour leur laisser la tâche de gérer la communication quand il s’agit de questions que la tergiversation officielle couve jusqu’à l’oubli, voire jusqu’à délégitimation. C’est une attitude qui, à terme, conduira à raréfier jusqu’à la menace de disparition l’espèce des gens aptes à représenter la foule, le collectif, la population d’une localité ou d’un secteur donné, la communauté. Autant dire que, à cette allure, les élites sociales se chercheront d’autres voies d’affirmation de leurs capacités comme la mobilisation à long souffle, l’analyse et le suivi scientifique d’une question qui leur tiendrait à coeur, le leadership « anti-héros », militant et la technique du poisson dans l’eau, un peu dans la même veine que les dirigeants du 1er novembre 1954 que le Renseignement colonial n’a pu identifier que trop tard.

 Voici l’article d’El Watan qui cite Karim TABOU, le 1er Secrétaire national du FFS.

http://www.elwatan.com/Le-FFS-denonce-et-annonce-le Edition du 18 octobre 2009

Le FLN et le RND proposent des millions pour acheter les voix de ses élus

Le FFS dénonce et annonce le boycott des sénatoriales

Le Front des forces socialistes (FFS) ne participera pas au renouvellement partiel des membres du Sénat. « Qu’il s’agisse de l’APN ou du Sénat, ce sont des lieux de rencontre de la clientèle du pouvoir, du milieu des affaires et des cercles maffieux.

Ces institutions n’ont pas eu d’impact positif sur la vie des Algériens, nous n’allons donc pas sacrifier la crédibilité du FFS pour en faire partie », a souligné Karim Tabbou lors de la rencontre des élus du parti, ce week-end. Anticipant sur la décision des instances du FFS, le premier secrétaire estime que cette élection ne sera qu’un « non-événement. La crise morale a dépassé les limites. Les élus sont approchés par des partis, le FLN ou le RND, qui proposent d’acheter leurs voix à coups de millions de centimes, c’est scandaleux, la corruption n’a point de limite ». Par ailleurs, et dans un point de presse tenu en marge de la rencontre des élus du FFS autour de l’examen de l’avant-projet de loi portant code communal, Karim Tabbou a qualifié ce code de « Constitution locale clandestine faite dans le but d’une reprise intégrale par l’administration des prérogatives des élus ». Le même responsable relève une volonté affichée par les initiateurs de ce nouveau code de « ligoter la vie politique au niveau local.

La commune est la seule institution où le débat politique continue de fonctionner, et le pouvoir veut mettre fin à cette situation. Ils ne veulent pas voir émerger une société, ils veulent faire de ce pays une grande caserne où on surveille le moindre mouvement, d’où le fameux poste de secrétaire général de la commune que ce nouveau code veut introduire », dit-il. Ceci et de préciser que le FFS a toujours plaidé pour un code qui consacre la véritable décentralisation, la coopération et l’autonomie financière, « or, ce code rend impossible la participation des citoyens dans la gestion de leurs affaires », a indiqué le premier secrétaire du FFS. « Il peut avoir un droit de regard sur la gestion du foncier ou sur la distribution des logements. Tout est aux mains du pouvoir central et ses appendices locaux », a indiqué M. Tabbou qui relève une volonté d’écarter tout contrôle populaire sur la gestion des affaires locales.Le FFS a installé un comité chargé d’étudier l’avant-projet de loi et de sortir avec des propositions qui prendront à témoin l’opinion publique sur comment doit se traduire la bonne gouvernance au niveau local.

« Nous sommes conscients des difficultés d’activer sur le terrain avec les nombreuses formes de pression qui s’abattent sur nos élus, mais nous continuons à avoir pour credo la vérité et la crédibilité », a souligné le responsable du FFS qui fait part « de l’application différenciée et ségrégationniste de la loi « à l’égard du parti ». Si un maire FFS se doit d’être remplacé, l’opération s’effectue dans les 48 heures, mais lorsqu’il s’agit d’un client de l’administration, même une décision de justice ne peut pas le priver de son siège », a ajouté Tabbou en prenant pour exemple le maire d’Akbou que le wali s’entête à maintenir contre la volonté des élus et de la population. « Le maire de Draâ Ben Khedda, que le FFS a déchu de son appartenance au parti, a échappé à la poursuite judiciaire après avoir affiché son soutien à Bouteflika », a noté le conférencier en rappelant encore la cabale judiciaire et les pressions de tous genres subies par les élus du FFS à Ghardaïa qui sont menacés de suspension par le wali. « Les maires FFS ont aussi du mal à faire exécuter les décisions de justice car la force publique refuse de les accompagner », a-t-il ajouté.

Par Nadjia Bouaricha

Crise à l’APC d’Akbou. Les associations médiatrices affirment que le départ des membres de l’exécutif fait le consensus. Le maire y souscrirait.

Dimanche 2 août 2009

Crise à l’APC d’Akbou. Les associations médiatrices affirment que le départ des membres de l’exécutif fait le consensus. Le maire y souscrirait.

Akbou centre du monde s’en tient pour le moment au courriel émanant de l’une des associations activant dans cette dynamique de société civile akboucienne et des documents qu’elle nous fait parvenir. ous reproduisons ci-dessous le texte de présentation ainsi que, en pièces jointes, les trois déclarations rédigées à ce jour, la dernière datant de ce 31 juillet 2009.

Bonne lecture !

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Bonjour,

Afin d’assurer une bonne couverture médiatique  de cette opération, nous vous prions de bien vouloir insérer ces éléments d’informations retraçant la genèse de la mobilisation de la société civile de la ville d’Akbou pour le dénouement de la crise qui secoue notre ville à travers le blocage de l’assemblée depuis quelques mois compromettant ainsi tout développement de notre localité malgré les richesses qu’elle engrange chaque année.

Nous vous souhaitons bonne réception.

Le collectif des associations de la commune d’Akbou.

Crise à l'APC d'Akbou. Les associations médiatrices affirment que le départ des membres de l'exécutif fait le consensus. Le maire y souscrirait. dans Akbou. Vie municipale doc prambulelarencontreassociativedu19juillet2009.doc

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