Archive de la catégorie ‘Archéologie-Mlakou’

Site archéologique de Mlakou : Bilan de la 10e session des fouilles et perspectives.

Jeudi 2 août 2018

Le site archéologique de Mlakou, de l’antique Petra, sis au village Akhenak, Cne de Seddouk, a accueilli la 10e session de travaux de fouille par une équipe de chercheurs chapeautée par Dr Boukhenouf, secondé par Dr Iaichouchen ainsi qu’un groupe de doctorants, et composée d’étudiants fouilleurs issus de l’institut d’archéologie de l’université d’Alger et de différents autres départements d’archéologie des quatre coins du pays. Cette session, débutée le 10 juillet dernier se clôturera ces jours-ci sur un bilan très encourageant. En effet, non seulement ce chantier-école archéologique confirme de nouveau son double caractère pédagogique et scientifique, la session de ce mois de juillet s’est rehaussée de résultats de terrain appréciables et concluants, mais aussi d’un riche programme d’ouverture sur la société civile et les institutions locales.

Au cours des sessions précédentes, les parties successives mises à jour ont permis à l’équipe scientifique de parvenir à des lectures déjà très intéressantes au sujet de ce site. Celle en cours laisse déjà enregistrer un secteur de fouilles composé de deux raffineries, à présent entièrement dégagé, permettant la distinction des différentes phases de l’occupation du site. Les premières lectures pertinentes des résultats montrent que le site aurait été fondé par l’un des fils Nubel, autrement dit Sammac, praeses (équivalent de Caïd) fidèle à l’empire romain comme en témoigne l’inscription de Mlakou ; après sa destruction par l’armée romaine, suite à l’insurrection du fils aîné de la famille Nubel, en l’occurrence Firmus, le site aurait probablement été occupé par les neveux de Gildon, autre fils Nubel et comte d’Afrique entre 385 et 397. L’hypothèse du retour des neveux de Gildon sur site s’obtient en croisant les résultats des travaux de fouilles et la lecture publiée dans le bulletin archéologique du Centre national de recherche en Archéologie d’Alger, faite par Abderrahmane Khelifa et jean-Pierre Laporte de l’inscription de Guendouza, découverte à Akbou en 2013. D’ores et déjà, d’autres secteurs de fouilles sont entamés et dont les résultats seront connus au cours des prochaines sessions. Ceci dit, certaines questions restent en suspens telles que l’adduction de l’eau ayant servir au fonctionnement de ces raffineries ainsi que les conclusions finales concernant les produits de ces dernières.

Par ailleurs, ce site a jusqu’ici été l’objet de plusieurs articles et communications scientifiques dont la plus récente est celle publié sous le titre « Aperçu sur la vie rurale antique à travers le site archéologique de Mlakou, antique Petra», publié dans la revue du laboratoire de recherche Vie, genres de vie et peuplements du sol de l’université de Sous, en Tunisie.

Le même site marque déjà aussi la vie économique et sociale de la région de la Soummam, entre autres par la déviation, dès 2014, du tracé initial de la pénétrante autoroutière (voir El Watan du 19 aout 2014, url : https://www.elwatan.com/edition/culture/lepopee-de-firmus-revient-a-la-surface-19-08-2014) ainsi que l’instauration du festival de Mlakou. Centré sur les activités du chantier école, ce festival qui a tenu cette année sa deuxième édition les 26, 27 et 28 juillet, coïncide avec une partie des activités de vulgarisation et de mise en valeur du site par l’équipe scientifique. Ces activités consistent pour leur part en la distribution de différents dépliants et d’un bulletin périodique nommé « Courrier archéologique de Mlakou » sur la fouille et sur l’inscription de Petra, ainsi que le moulage de cette dernière qui a servi de monument au niveau du village Akhenak.

Depuis l’année dernière, des portes ouvertes sur le chantier se sont tenues pendant l’organisation du festival de Mlakou par les associations locales. Cette année, ces portes ouvertes ont été rehaussées par la tenue d’une conférence académique animée par Dr Kebaili Kahina, maitre de conférences en histoire antique à l’ENS d’Alger invitée par l’équipe en charge des fouilles, portant sur la révolte de Firmus.

Et avant ce festival, l’équipe scientifique a organisé une journée de simulation de fouilles et de poterie antique au bénéfice des écoliers, venus de différentes communes de la Wilaya. Cette journée d’activités de sensibilisation éducative, destinée aux écoliers, a été conçue eu égard à l’intérêt suscité parmi ce public par la présence de la révolte de Firmus dans le manuel d’histoire de 4e année primaire. Le succès de cette activité en direction de la population scolaire laisse penser que son organisation future au cours du mois du patrimoine (du 18 avril au 18 mai) de chaque année pourrait s’instaurer en tradition sociopédagogique et se diffuser à l’échelle nationale.

Pour leur part, les étudiants-fouilleurs, issus de différentes universités et régions d’Algérie, ont bénéficié d’une excursion offerte par la commune de Chellata vers le musée d’Ifri et d’autres lieux historiques et archéologiques.

Tahar Hamadache.

Article Mlakou 1 Article Mlakou 2 Article Mlakou 3 Article Mlakou 4 Article Mlakou 5

Mlakou -antique Petra. Portes ouvertes du 2.8.2017. Reportage photo

Dimanche 6 août 2017

 

Ce reportage photographique reproduit des moments importants de la journée d’information sur le site de Mlakou, l’antique Petra, commune de Seddouk. Cette journée a été organisée le 02 août 2017 par la direction de la culture de la Wilaya de Béjaïa, en collaboration avec l’équipe de fouilles (dirigée sur le terrain par Pr Boukhenouf et Dr Iaichouchen) pour ce qui est de l’aspect scientifique, et avec les associations sociale et culturelles des citoyen(ne)s du village Akhenak, mitoyen du site.

 

1_ Le monument érigé, portant une réplique de l’inscription de Petra, mise au point par les étudiants de l’institut d’archéologie et leurs encadreurs, dans son contexte avant inauguration. La délégation comprenant MM. Le directeur de la culture et le chef de la daïra de Seddouk, en compagnie de Pr Boukhenouf, chef de projet de fouilles sur le site de Mlakou sont sur les lieux.

1_ Le monument érigé, portant une réplique de l’inscription de Petra, mise au point par les étudiants de l’institut d’archéologie et leurs encadreurs, dans son contexte avant inauguration. La délégation comprenant MM. Le directeur de la culture et le chef de la daïra de Seddouk, en compagnie de Pr Boukhenouf, chef de projet de fouilles sur le site de Mlakou sont sur les lieux.

 

2_ Les panneaux d’exposition de documents écrits sur le site. A l’arrière-plan, l’un des ateliers animés par un groupe d’étudiants.

2_ Les panneaux d’exposition de documents écrits sur le site. A l’arrière-plan, l’un des ateliers animés par un groupe d’étudiants.

 

3_ Une vue du site de Mlakou et des ateliers mis en place pour l’accueil des visiteurs.

3_ Une vue du site de Mlakou et des ateliers mis en place pour l’accueil des visiteurs.

 

4_ Le comité d'accueil, chargé du registre d'or, enregistre le mot du PAPC de Seddouk.

4_ Le comité d’accueil, chargé du registre d’or, enregistre le mot du PAPC de Seddouk.

 

5_ La délégation est prête pour l’inauguration du monument portant l’inscription de Petra.

5_ La délégation est prête pour l’inauguration du monument portant l’inscription de Petra.

 

6_ Le chef de la Daïra de Seddouk procède à l’inauguration du monument portant la réplique de l’inscription de Mlakou, en présence du directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa, du chef de projet de fouilles et des principaux responsables des associations locales.

6_ Le chef de la Daïra de Seddouk procède à l’inauguration du monument portant la réplique de l’inscription de Mlakou, en présence du directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa, du chef de projet de fouilles et des principaux responsables des associations locales.

 

7_ La délégation fait le trajet à pied, d’Akhenak-centre à Mlakou, derrière la parade à la mode antique. Le tapissage de ce chemin carrossable, le seul qui mène au site de Mlakou, est l’un des souhaits exprimés par les interlocuteurs locaux en présence de la délégation.

7_ La délégation fait le trajet à pied, d’Akhenak-centre à Mlakou, derrière la parade à la mode antique. Le tapissage de ce chemin carrossable, le seul qui mène au site de Mlakou, est l’un des souhaits exprimés par les interlocuteurs locaux en présence de la délégation.

 

8_ La délégation s’engage parmi les vestiges du site antique mis à jour.

8_ La délégation s’engage parmi les vestiges du site antique mis à jour.

 

9_ La délégation à proximité des ateliers stratigraphie et carrelages du site.

9_ La délégation à proximité des ateliers stratigraphie et carrelages du site.

 

10_ La délégation est en discussion avec des représentants de la société civile sur les hauteurs du site. Le souhait est partagé de voir le site protégé, classé, intégré dans une vision de développement global qui puisse profiter à toute l’Algérie non seulement par la poursuite des travaux scientifiques, mais aussi par sa relation à l’autoroute par une bretelle entrant et sortant, ainsi que par l’établissement d’un musée à ciel ouvert sur place, à proximité de zones d’activités industrielles et agricoles.

10_ La délégation est en discussion avec des représentants de la société civile sur les hauteurs du site. Le souhait est partagé de voir le site protégé, classé, intégré dans une vision de développement global qui puisse profiter à toute l’Algérie non seulement par la poursuite des travaux scientifiques, mais aussi par sa relation à l’autoroute par une bretelle entrant et sortant, ainsi que par l’établissement d’un musée à ciel ouvert sur place, à proximité de zones d’activités industrielles et agricoles.

 

11_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo1)

11_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo1)

 

12_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo2)

12_ La délégation recevant en haut du secteur dégagé du site les explications de Pr Boukhenouf, chef du projet de fouilles. Aux alentours, vue sur l’affluence des visiteurs. (photo2)

 

13_ Le directeur de la culture en compagnie des représentants d’associations locales.

13_ Le directeur de la culture en compagnie des représentants d’associations locales.

 

14_ La délégation près de l’atelier céramique.

14_ La délégation près de l’atelier céramique.

 

15_ La délégation recevant les explications de Pr Boukhenouf sur l’inscription de Petra.

15_ La délégation recevant les explications de Pr Boukhenouf sur l’inscription de Petra.

 

16_ Le déjeuner, offert par la population locale, en l’honneur de la délégation, de l’équipe scientifique et des visiteurs.

16_ Le déjeuner, offert par la population locale, en l’honneur de la délégation, de l’équipe scientifique et des visiteurs.

 

17_ Le festival de Mlakou, slogan sous lequel la population locale a placé l’ensemble des activités en relation avec l’évènement. L’espoir que ce festival connaisse d’autres éditions, annuelles, est exprimé.

17_ Le festival de Mlakou, slogan sous lequel la population locale a placé l’ensemble des activités en relation avec l’évènement. L’espoir que ce festival connaisse d’autres éditions, annuelles, est exprimé.

 

La journée a eu un impact tel que des concitoyen(ne)s qui n’ont pu s’y rendre pendant de l’événement, ont tenu à s’y rendre, même tardivement, voire le lendemain. Ici, le Pr Djamil Aissani, du laboratoire LAMOS et de l’association GEHIMAB (Université de Béjaïa), au lendemain de la journée d’information, en compagnie de Dr Aichouchen, membre de l’équipe scientifique des fouilles et enseignant à l’institut d’Archéologie d’Alger, qui a renoncé à un moment de repos pour accueillir M. Aissani sur le site, en l’absence de Pr Boukhenouf, en déplacement fonctionnel.

La journée a eu un impact tel que des concitoyen(ne)s qui n’ont pu s’y rendre pendant de l’événement, ont tenu à s’y rendre, même tardivement, voire le lendemain. Ici, le Pr Djamil Aissani, du laboratoire LAMOS et de l’association GEHIMAB (Université de Béjaïa), au lendemain de la journée d’information, en compagnie de Dr Aichouchen, membre de l’équipe scientifique des fouilles et enseignant à l’institut d’Archéologie d’Alger, qui a renoncé à un moment de repos pour accueillir M. Aissani sur le site, en l’absence de Pr Boukhenouf, en déplacement fonctionnel.

 

Fouilles archéologiques du site de PETRA – Mlakou (Béjaïa). Ambiance de travail, état des lieux et journée d’information publique

Mardi 1 août 2017

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Profitant de la 4e session de fouilles sur le site antique de Petra, actuellement Mlakou, sis au village Akhenak, commune de Seddouk, la direction de la culture de Béjaïa organise, en collaboration avec l’équipe scientifique présente, une journée d’information sur le lieu-même des fouilles, ce mercredi 02 août 2017.

Démarrées en urgence, le mois de mai 2014, après l’obtention de l’arrêt du tracé de la pénétrante autoroutière dès décembre 2013, les sessions de fouille successives sont allées de découvertes en découvertes qui attestent d’une importance scientifique et pédagogique exceptionnelle, suscitant déjà l’intérêt de la communauté scientifique nord-africaine et méditerranéenne. Il a fallu opérer une légère déviation du tracé initial de l’autoroute à cet endroit, et les résultats obtenus jusqu’ici confirment largement la sagesse de cette décision. Un accès au site par l’autoroute peut désormais se concevoir comme une décision bonne à prendre.

Après une centration sur le périmétrage et le mobilier dans des sessions antérieures, la présente s’est attelée à mettre en évidence un pan de l’immobilier du site qui promet d’être fécond en découvertes, mais aussi exigeant en termes d’efforts et de moyens tant matériels et logistiques, qu’humains et scientifiques. Le site constitue dès à présent un véritable chantier-école archéologique.

Accompagnant la dynamique universitaire à l’œuvre sur le site de Mlakou, mais aussi en préparation de la journée d’information et des campagnes de fouilles à venir, la société civile, les entreprises, les institutions administratives et élues locales ont chacune apporté sa contribution à l’effort pédagogique, ce qui allège le poids supporté par l’encadrement par ces temps de disette qui touche aussi l’activité de recherche scientifique.

C’est ainsi que les étudiants du village Akhenak, affiliés aux associations Talwit et Tafsut ou non tels que cette bibliothéconome d’Alger ou ce didacticien de Béjaïa, sont venus prêter main forte aux étudiants archéologues présents par différentes actions de volontariat. La présence de deux collégiennes férues de vestiges anciens constitue un signe, ténu mais encourageant, des premiers effets des nouvelles approches pédagogiques développées par l’école algérienne. Les deux associations ici citées et d’autres se préparent par ailleurs à d’autres activités rehaussant l’ambiance prévue pour la journée d’information du 02 août prochain. Après l’entreprise publique SOMACOB implantée à Akhenak qui a toujours été réceptive dans les limites de ses possibilités aux requêtes de l’équipe archéologique, les unités industrielles privées locales commencent à s’intéresser elles aussi au projet : des boissons gazeuses et de l’eau potable sont offerts gracieusement par Ifri tandis que l’entreprise Soummam a offert de la chaux, indispensable à la consolidation des structures fragiles dégagées. La Daïra a quant à elle amplement facilité le séjour des archéologues de l’université d’Alger, mais aussi des étudiants envoyés pour formation par différents départements d’archéologie du pays (Tlemcen, Chlef, Sétif, Constantine). La pluralité des départements d’archéologie impliqués pour cette session confère à cette occasion au site de Mlakou un caractère national même si leur prise en charge logistique a dû être supportée par l’encadrement du projet.

Les Assemblées populaires communales (APC) ont pour leur part contribué selon les moyens dont elles disposent : celle de Seddouk a, entre autres, logé l’équipe archéologique conduite par le Pr Boukhenouf à l’école primaire d’Akhenak, toute proche du site, ce qui a permis un suivi scientifique et pédagogique rigoureux. Celle d’Akbou a prêté son camion-nacelle aux archéologues en vue de prendre des photos « aériennes » des parties dégagées du site, prélude aux phases de fouilles ultérieures. Fidèle soutien de l’équipe archéologique, l’APC d’Amalou a cette fois-ci assuré le transport des étudiants lors d’une visite de différents sites, monuments et musées de Toudja, El-Kseur et Béjaïa. De même, c’est par un bus de l’APC de Chellata, partie par ailleurs invitante, que les étudiants et leurs encadreurs ont effectué une visite culturelle haute en couleurs, alternant des escales au village Ivouzidhen, l’un des 14 villages bombardés au lendemain du Congrès de la Soummam, aux musée et monuments d’Ifri, haut lieu historique, Messossa, endroit à forte potentialité archéologique selon les archéologues constatant quelques pierres visibles en surface, dans la commune d’Ouzellaguen, mais aussi à Ighil Oumsed où de vieux membres de l’association Amsed ont présenté à leurs visiteurs des aspects du site archéologique de Bouathmane ainsi qu’une place qui prendra le nom de l’auteure Dihya Lwiz, l’une des tout premiers journalistes à avoir défendu le site de Mlakou, récemment décédée, puis à Alma, lieu à teneur archéologique certaine et enfin à Ayris, lieu d’un casernement colonial à partir duquel le colonel Abderrahmane Mira a été blessé avant de tomber les armes à la main au champ d’honneur, dans la commune de Chellata.

Revigorés par leurs découvertes scientifiques et culturelles, comptant sur la bonne coordination de toutes les parties concernées, l’équipe archéologique de Mlakou, étudiants et encadrement, s’attend à un total succès de la journée d’information de ce mercredi. D’ores et déjà, une place a été aménagée par la population d’Akhenak pour accueillir un monument portant une réplique de l’inscription de Petra (exposée au musée des antiquités d’Alger) apprêtée par l’équipe archéologique.

Le village d’Akhenak se préparant à offrir un couscous pour l’événement, l’ensemble des organisations attendent un public nombreux venir à la rencontre de ce site qui se tire, aux biceps et aux doigts de fées des archéologues, de 17 siècles d’ensevelissement. Le programme détaillé sera diffusé par les instances concernées.

Tahar HAMADACHE.

Mlakou, le 30 juillet 2017.

 

 

Lbeṛǧ n Bṭiṭṛa (Petra) yuɣal-ed, sleqlam n D. Lwiz

Mardi 13 janvier 2015

Amezry n iban-ed ! Rnu, s tmaziɣt a mḥaynek ! I txeddem Dihya Lwiz !

 L'auteure sur le site de Petra
« Amezruy lberj n Petra iɣef i d-yella waṭas n unadi ama seg tama n yimusnawen izzayriyen neɣ ibeṛṛaniyen akken ad d- skeflen ayen i d-yeḍran deg lbeṛj-ayi. Aneggaru-ya yettunbder-d aṭas deg yidlisen n umezruy, acu kan ur ẓṛin ara anda i d-yezga. Imnadiyen ufan yakan kra n tɣawsiwin i yettuɣalen yer Iqeṛn wis 4 seld tlalit n Σisa, deg umkan iwumi semman Mlaku, deg Sedduq -Bgayet. Taɣawsa tamezwarut î y ufan deg useggas n 1900, d tablaḍt tettwaru s tlaṭinit, akken i d-ibeyyen umusnaw S. Gsell Tablaṭ-a tres ass-a deg usalay ayelnaw n Lezzayer tamanaɣt. » (Chapeau de l’article de Dihya Lwiz, La Cité du lundi 12 janγier 2015, édition spéciale Yennayer, entièrement en tamazight, p.12)
D. Lwiz, "Lbeṛǧ n Petra yuɣal-ed !"

D. Lwiz, « Lbeṛǧ n Petra yuɣal-ed ! »

ديهية لويز (الوطن الجزائري): قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية

Mardi 11 novembre 2014
الرئيسية | الوطن الثقافي | ديهية لويز …… قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية
Petra-Sammac-Firmus-Nubel

ديهية لويز …… قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية

2014-11-11 21:49:27

ديهية لويز [كاتبة مؤلّفة و جامعية -NDR Soummam]
 

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يعد تاريخ قصر بيترا محط نقاش بين الباحثين الجزائريين و حتى الأجانب، هذا القصر ذكر كثيرا في كتب التاريخ لكن دون تحديد موقعه بالضبط. و قد وجدت بعض الآثار التي تعود إلى نهاية القرن الرابع ميلادي في المكان المسمى ملاكو دائرة صدوق ولاية بجاية، وأولها نقيشة لاتينية عثر عليها في سنة 1900 حسب المؤرخ قزال (S. Gsell) والمعروضة حاليا في المتحف الوطني. وباعتبار أن هذا الموقع كان ضمن مخطط الطريق السيار شرق-غرب المار من بجاية، سارعت الجمعيات المحلية و الباحثين من معهد الآثار بجامعة الجزائر إلى الاتصال بالسلطات المعنية و التدخل طبقا للقانون 04/98 المؤرخ في 15 جوان 1998 و الذي يقضي بحماية الموروث الثقافي، في محاولة إنقاذ هذا الموقع الأثري خاصة و أن الدراسات أكدت أن هذه الآثار تتمثل في بقايا قصر بيترا. كما تقدموا بطلب إلى وزارة الثقافة للحصول على ترخيص لبدأ أشغال الحفر والتنقيب والذي تم الموافقة عليه. بعد النتائج الأولية للبحث، تمّ الاجتماع بالأطراف المعنية من أجل اتخاذ الإجراءات اللازمة للحفاظ على الموقع وضرورة تغيير مسار الطريق السيار بما يناسب ذلك.

 يعد هذا القصر أحد المواقع التي تملكها عائلة الملك نوبل الحاكمة في ذلك الوقت. كان الملك نوبل مزكى من طرف الرومان، لكنه لم يكن خاضعا إلى حكم روما وقوانينها. بعد وفاته عام 370م ، كان من المفروض أن يتولى ابنه البكر فيرموس (الوفيّ لوالده) مقاليد الحكم، لكن الرومان كانوا يريدون تنصيب أخيه الأصغر ساماك الموالي لهم والذي أعلن طواعية أنه تحت حماية روما (يوجد مخطوط محفوظ في متحف الجزائر للآثار القديمة يقرّ فيه ساماك بأنه تحت حماية الرومان). أصدقاء ساماك الرومان قدموا له امرأة في غاية الجمال كان اسمها بيترا ليتزوج بها. طبعا كانت بيترا راضية بهذا الزواج وتعي تماما المهمة التي أُرسلت من أجلها. كانت بيترا محبوبة من طرف سكان المنطقة لدرجة أن اسمها ما يزال مستعملا حتى الوقت الحالي، والذي تحول إلى اسم « بتيترا »، واسم « بيترا » باللاتينية يعني الصخرة، ما يتناسب تماما مع هيئة القصر الذي يظهر من بعيد على شكل صخرة.

 لم يكن ساماك الابن البكر للملك نوبل، ويحتمل أيضا انه كان ابن جارية، كما أنه كان مواليا للرومان، فلم يكن مخوّلا لقيادة أمور البلاد، رغم أن بيترا استطاعت أن تحبّبه لسكان المنطقة. بعد أن تأكد فيرموس من مخطط الرومان، وبعد مشاورات مع إخوته، قرر قتل الأمير ساماك في حدود عام 371م. روما لم تنتظر طويلا لتعلن الحرب على فيرموس، وقد أرسلت أقوى رجالها الجنرال تيودوز، الذي كان يهاجم قصر بيترا انطلاقا من توبوسوبتو (حاليا تيكلات، غير بعيد عن مدينة القصر-بجاية)، وقد كلّف فيرموس أخويه ديوس و مسزال بالدفاع عنه، لكن تيودوز تمكن من تدمير القصر، بعد ثلاث سنوات من الحرب.

 يعتبر موقع بيترا شاهدا مهما على حقبة زمنية من تاريخ الجزائر، و الحفاظ عليه يعتبر واجبا، ليس فقط لأنه موروث محلي و وطني، لكن أيضا موروث عالمي. وإضافة إلى أهميته التاريخية والعلمية، يمكن لهذا الموقع أن يكون قبلة سياحية وثقافية يمكن استثمارها لتنمية المنطقة وإحياء تاريخها العريق.

إبتكار معماري إكتشفه الجامعيون في بيترا

نقيشة بيترا الموجدة في متحف الآثار

آثار اعتنت بها جمعية محلية

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