Archive de la catégorie ‘Campagnes’

https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

Jeudi 4 décembre 2014

Nous étions là parce que nous étions concernés, que nous avions conscience d’être concernés et que nous ne pouvions dignement l’ignorer.

 

Nous étions là quand il le fallait et parce que la situation l’exige, et nous revenons apporter les éclairages utiles au sens de cette présence que nous avons assumée complètement. Nous ne porterons pas de honte que nous avons empêché quand il l’a fallu de faire porter à notre société, à notre peuple, à nos devanciers et à notre jeunesse. La postérité n’aura pas honte de nous.

 

Nous étions là pour permettre à la société de continuer à vivre en tant que première source de toute légitimité que nous nous sommes toujours défendu de détourner à notre profit égoïste, quelque impression nos divergences et nos initiatives prises en charge collectivement et à chaud auraient pu laisser penser.

 

Il serait peut-être bien de penser à une sorte de structure, une sorte de « comité de concertation et de suivi des discours sur le Printemps noir ». Il est fortement souhaitable qu’il soit constitué de personnes à la fois compétentes, dégagées des emprises intellectuelles suspectes de partialité, très imprégnées des événements politiques et sociaux ainsi que des structures populaires ayant accompagné -de près ou de loin- aussi bien les émeutes que la répression, notamment dans la première période du Printemps noir.

 

Son travail sera principalement un travail de réflexion, de recadrement des termes des débats au sujet du Printemps noir et de mises au point quand c’est nécessaire. Il pourrait aussi se constituer en appui à tout travail de documentaire exigé par des recherches universitaires éventuelles, notamment locales, portant sur l’un des aspects de cette période.

 

notre démarche sera double : en direction des volontaires qui se sont voués à la cause commune individuellement et courageusement pendant des semaines, des mois et des années de suite ; en direction de la sphère intellectuelle dans ses composantes d’alors et actuelle, à l’une pour l’inviter à reconsidérer les impressions exogènes (« du point de vue de l’observateur extérieur ») dont elle a peut-être alimenté les représentations publiques à propos du Printemps noir ; à l’autre pour l’inviter à exploiter au plus vite tous les aspects présentant un intérêt intellectuel de ce que nous avons été portés à faire ou à laisser faire dans les conditions qui étaient les nôtres au moment des faits.

 

Dans un premier temps, une première fournée de réflexions, qui seront produites à la fois par des militants volontaires et des intellectuels distanciés de l’événement pourrait se concrétiser suffisamment de temps avant les échéances commémoratives et politiques toutes proches. La présentation d’un tel travail sera éventuellement signé collectivement, sous une forme ou sous une autre à discuter. Les modalités pratiques d’une telle initiative resteront à préciser pour le moment et dans un autre cadre que l’espace virtuel.

 

Nous communiquons publiquement sur cette initiative afin que les bonnes volontés qui se croient seules puissent nous rejoindre si elles le désirent ou qu’elles s’assurent que leurs préoccupations sont éventuellement nôtres aussi. Et afin que les compagnons de route que nous n’avons pas pu rencontrer ou que nous avons perdu de vue se sachent concernés aussi bien que nous et qu’ils nous aident à (r)établir les liens.

 

Pour nous retrouver :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

 

Sur Yahoogroupes : https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir/

Réouverture du débat sur le Printemps noir et sur le mouvement dit des Aarchs

Mardi 2 décembre 2014

Un nouvel espace vient de naitre. Il accueillera les gens réellement décidées à parler du Printemps noir, et rien que du Printemps noir (sans restriction de domaine, plan ou question pertinent-e- y liée). Ce sera beaucoup plus du texte à lire : réflexions des acteurs et témoins des événements, analyses et interprétations externes, qu’autre chose. Et il sera question plus de « aarchs » que d’émeutes.

* Si vous connaissez de vrais « aarchistes » prêts à en rediscuter et conscients de la nécessité d’en discuter, ici et maintenant ;

* Si vous avez un article scientifique de fond écrit sur les événements que vous voulez partager et si vous en connaissez l’auteur(e)  prêt à en discuter avec son lectorat,

voici l’adresse qu’il vous reste à leur transmettre pour s’y retrouver :
https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir

P.S. cet espace vient d’être lancé. L’initiateur lancera des invitations et attendra que les intéressé(e)s s’y inscrivent d’elles et d’eux-mêmes
 
P.S. 2 : Toutes nos excuses dans le cas où une invitation est lancée deux fois.

P.S. 3 : un espace portant le même intitulé est déjà ouvert sur Facebook, moins réservé que celui sur Yahoo!groupes.

Elections locales, droits constitutionnels et Tamazight

Mercredi 14 novembre 2012

Qu’est-ce qu’un bougre viendrait trôner en haut d’une liste électorale s’il n’a pas auparavant eu vent de l’existence d’une loi fondamentale, c’est-à-dire d’une constitution de la République algérienne, encore aujourd’hui démocratique et populaire? Une constitution qui garantit un certain nombre de droits dits constitutionnels. J’ai personnellement fait, samedi dernier, le tour des états-majors électoraux de la ville d’Akbou et je me suis rendu compte qu’il n’y a pas qu’un seul bougre parmi les âmes qui se considèrent éligibles dans cette circonscription.

A chaque siège de campagne, je salue et je demande si je peux disposer du programme électoral en arabe, en tamazight et, si possible, en français en tant que langue de communication et de médiatisation. Et je demande aussi s’il y a quelque chose de prévu dans leur programme concernant tamazight. La réaction la plus commune est d’abord de me rire au nez, de me prendre pour un emmerdeur ou pour un dérangeur et de me répondre en conséquence, de sorte à en profiter pour se distraire à mes dépens. Tout ce qu’il y a d’intelligible dans ce qu’on m’a le plus souvent répondu, c’est que l’on ne rédige pas le programme en tamazight « puisqu’on la parle » , ce sur quoi je leur demande s’ils ne pensent pas que leur programme serait plus crédible s’ils pouvaient en lire un paragraphe, de temps à autre, dans la langue de la campagne, afin de ne pas changer de registre linguistique comme on change de veste dès qu’on sort du discours oral. L’attention commence à ce moment à être piquée. Ils ne désespèrent généralement pas à ce premier écueil et veulent continuer de se rire de ma barbe, par ailleurs rasée de près pour la circonstance. Je leur demande ensuite s’ils ont l’intention de travailler, une fois élus, contre tamazight du moment qu’ils promettent tout sur tout mais rien sur tamazight. Là, ils répondent comme s’ils se sont préalablement concertés que tamazight est une affaire politique, qu’il faudra pour sa promotion s’adresser aux députés de la nation. C’est l’occasion pour moi de leur rappeler que l’on peut dire que les députés se sont pour une part importante acquittés de leur tâche étant donné qu’ils avaient voté l’article 3 bis de la constitution qui fait de tamazight « aussi » une langue nationale. Là, ils ne savent déjà plus quoi proposer à revendiquer auprès des députés pour continuer de se moquer de moi. Je précise qu’une fois une loi de ce genre, qui constitue un droit constitutionnel, est votée par le parlement, il est du ressort des élus locaux de trouver les moyens à leur portée de donner une suite concrète à ce texte de loi. Nouvelle difficulté argumentative pour mes interlocuteurs qui sont loin de penser que, du moment que tamazight est « aussi » langue nationale, ils ont la charge de concrétiser d’une manière ou d’une autre cette disposition législative constitutionnelle. C’est alors le moment de leur demander s’ils se préparent à intégrer un chapitre dans leur budget prévisionnel annuel dans l’intérêt de tamazight et de ce qui y a trait. De plus en plus démunis, les uns ayant déjà la gorge sèche et pénétrés de la crainte d’avoir affaire à d’autres emmerdeurs de mon acabit, ils sautent sur l’occasion de cette question pour chercher à m’extorquer des réponses susceptibles de servir à berner ceux de mon espèce qui viendront à les tarauder après moi. Je leur énumère dans le désordre et de manière plus ou moins spontanée : le financement d’artistes et de chercheurs autonomes s’ils sont réputés proposer des projets allant véritablement dans le sens de la promotion des arts et des sciences en relation directe avec tamazight; le soutien aux écrivains, dramaturges et poètes ; l’acquisition au bénéfice des bibliothèques communales et scolaires de tous les ouvrages écrits et audiovisuels qui présentent un intérêt culturel minimal ; le financement de colloques sur ce qui a trait à tamazight, d’opérations d’alphabétisation en tamazight en direction des adultes afin qu’ils puissent noter par écrit les éléments culturels dont leur mémoire regorge ; l’appui logistique aux chercheurs dont la commune sera l’hôte et dont les travaux promettent d’avoir un impact souhaitable sur l’une ou l’autre des dimensions de l’amazighité ; la participation au financement de grandes œuvres cinématographiques s’il y a lieu, etc. Une fois repus de propositions, et ne désespérant pas d’avoir le dessus sur le vieux morveux qui vient ainsi fourrer son nez dans leurs petites combines sans crier gare, ils me rétorquent que de telles propositions budgétaires ne risquent pas d’être dotées par le ministère des finances. C’est quant à moi l’occasion rêvée pour les assurer que ce sera alors l’occasion pour le maire de se justifier et gagner l’estime et le respect qu’il méritera alors, et aux militants ainsi qu’à l’opinion publique de faire pression tant sur les pouvoirs publics allocateurs que de nouveau sur les députés de la nation pour les pousser à adopter des positions dignes au sujet de tamazight.

Trois incidents que je crois majeurs et une satisfaction relative ont marqué ma tournée. Au siège du Ffs, un monsieur Attali (c’est son nom, parait-il, même s’il n’est en aucune manière le chef des Huns) a vite fait de me traiter d’agent de Djamel Zenati. Je découvre ainsi que là, Zenati est, pour qualifier l’autre, un substitut du Drs tandis que, au siège du Fln, on ne m’a pas accusé d’être la main de l’étranger cette fois-ci. Au siège du Rnd, on a été si ordurier dans leurs réponses que je suis vite allé à la conclusion concoctée pour l’occasion, consistant à faire prendre connaissance de l’existence de la Constitution et conscience qu’un candidat qui viendrait travailler à l’encontre des droits constitutionnels de ses électeurs n’a strictement rien à faire dans une assemblée élue.

C’est qu’une personne qui veut dignement user de son droit à l’éligibilité doit connaitre la constitution, connaitre les droits constitutionnels de ses concitoyens, les protéger, les concrétiser et les promouvoir sans quoi ce serait idiot de voter sur des voyous qui ne reconnaissent pas de droit constitutionnel à leurs ouailles. Et tamazight est un droit constitutionnel et un élu ne peut plus l’ignorer sous peine de travailler pour un apartheid linguistique qui ne servirait que les scribes arabophones, apartheid par ailleurs décalé puisque l’arabe populaire est désormais le parent pauvre de la constitution algérienne.

La seule satisfaction, relative, m’est venue de la liste indépendante, drivée par M. Mouloud SALHI lequel m’a exhibé dès l’approche le point 51 de ses propositions électorales où il est écrit : « Promouvoir la culture algérienne et particulièrement la culture amazigh en organisant et en soutenant toutes les manifestations culturelles et artistiques en collaboration avec le mouvement associatif, le comité des fêtes de la ville et les différentes institutions locales, régionales et nationales et encourager les fêtes locales (fête de l’olive, festival du théâtre, de la poésie, musique, cinéma, kermesses pour enfants, foire du livre, etc .)» Il a aussi déclaré que le programme rédigé en tamazight est sous presse (il devait être prêt hier lundi ou aujourd’hui).

Au lendemain de mon passage, j’ai effectué une sorte d’inspection et j’ai remarqué que le QG du PJ s’est orné d’un portrait de Bouteflika sur lequel quelque chose est écrit en tifinagh, portrait tout le temps présent au siège du Fln. J’ai aussi entendu que quelques permanences électorales se préparent à produire leur programme en tamazight pour la dernière semaine de campagne : ça serait déjà ça. On verra bien.

Tahar HAMADACHE,

Le 13 novembre 2012.

Ni voile, ni suie. Soyez belles, et libres, et dignes, et voilà !

Jeudi 8 mars 2012
Le visage couvert de suie. Des beautés sous la suie. C’était avant 50 ans. Vous étiez tellement jeunes et belles, tellement éprises des vôtres et de liberté, tellement soucieuses de réduire un maximum, de réduire au minimum les raisons de rage impuissante des maquisards vos époux, fiancés, amants secrets, frères, cousins, voisins, amis (d’enfance) et les causes de traumatisme dont une part est diagnostiqué par votre allié sûr, le maquisard Franz FANON.Depuis 50 ans, progressivement, au fur et à mesure que le spectre des trauma de guerre s’éloignait, que d’investissement social pour découvrir au monde sous la suie de guerre la beauté pure, purpurine, dans toutes ses facettes et déclinaisons, des femmes algériennes ! Un temps remis en cause par ce qui est interdit d’évocation par le code de la réconciliation nationale, l’investissement est reparti de plus belle au point que l’on pourrait jurer que l’OMC soupçonne plus voracement encore que la France coloniale du XIXe siècle l’Algérie d’être plus riche qu’elle n’en a l’air. La mondialisation est tellement féroce que nous regrettons que des femmes soient soumises dès leur jeune âge à se débrouiller toutes seules pour avoir à participer de la dynamique esthétique générale mais tous ceux qui le peuvent encore y veillent et toutes assurent cette fonction cathartique et esthétique sociale, à notre grand réconfort.

A toutes, un seul souhait en ce 08 mars. Ce que votre république, la République algérienne démocratique et populaire, vous garantit par force de loi, la société dans son évolution l’ancre dans les mœurs : que votre société soit en mesure de soutenir son investissement dans la beauté féminine en ce 50e anniversaire de l’indépendance et pour de bon, et que la république soit toujours en mesure de pérenniser les lois les plus justes et en améliore le contenu et la teneur par le biais d’élu(e)s qui émanent de vous, de vos aspirations, de l’obligation d’assurer vos fonctions sociales aussi bien les plus belles que les plus honorables.

Un peu aguichantes, parfois ? Un peu naïves aussi, quelquefois, face aux gus qui n’y comprennent guère plus loin que leur petit bout de chair automate ? Sans quelques excès, à quoi bon servirait la juste mesure quant elle est acculée à constituer l’extrême limite ? Que jamais aucun voile ne vienne se substituer à la suie d’il y a plus de 50 ans, dans la prétention de recouvrir votre beauté et votre jeunesse ! Soyez belles et que nous soyons juste assez sages pour apprécier.

Tahar Hamadache
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Chantez ! Dansez ! L’esprit critique revient dans le pays !

Jeudi 22 décembre 2011

Hey ! On dirait que personne n’a remarqué l’absence de Tewfik HAKEM dans le paysage culturel et médiatique national, pas vrai ? Depuis que j’ai cessé de rencontrer des textes de ce cinéphile, il me semble que je n’ai plus vu d’article de critique littéraire digne de ce nom jusqu’à cette belle sortie de Fayçal Métaoui, signée dans l’édition d’El Watan d’aujourd’hui même, à propos du film « Normal » de Merzak Allouache.

 

Il m’arrive personnellement de bien apprécier les textes de Ahmed Cheniki quand il écrit sur le théâtre algérien, mais il me semble aussi que Cheniki, quelque intérêt puisse-t-il susciter par les études qu’il nous prodigue, n’a encore jamais versé dans la critique proprement dite ! Cette absence de critique a quand-même de quoi inquiéter grave ! On en arrive à perdre le sens premier même de la notion de critique au point de confondre critique et moquerie, critique et dépréciation (de soi, d’autrui et de tout) ; on en arrive à se considérer toutes et tous comme des moins que rien et, j’espère qu’il y aura tout de même un peu de gens pour l’admettre avec moi, c’est quand-même dommage.

 

C’est pour cela que, je pense, si Fayçal Métaoui a vu juste en ce qui concerne ce film, l’oeuvre de Merzak Allouache en est hissée au niveau d’oeuvre artistique à étudier, à éplucher, pourvu qu’elle soit toujours accompagnée d’une considération méthodique de ce texte critique de Fayçal Métaoui, y compris et surtout dans nos campus : ça apprendra à renouer les fils entre art et littérature, entre ces deux et sémiotique, entre toutes ces disciplines et critique artistique, littéraire, philosophique ; ça apprendra à nos profs d’université à virer « criticbord toutes’’ au lieu de rester à chavirer tout le temps dépréciation de tout et de tous ; ça apprendra à nos étudiantes et à nos étudiants à s’exercer à l’analyse de ce qui se fait de mieux et de pire par nos auteur(e)s au lieu de s’exiler peu à peu psychotiquement dans les contextes d’oeuvres lointaines à la fois dans le temps, dans l’espace et de notre underground culturel.

Cette absence de critique est tragiquement ressentie dès qu’on se met à considérer un petit peu note situation éthique, morale, mentale, culturelle et intellectuelle.

 

Il y a quelques temps, nous discutions mon ami Brahim Tazaghart, directeur des éditions Tira de Béjaïa, et moi, des voies et possibilités d’améliorer la qualité à la fois de l’édition en tamazight, de la création d’oeuvres d’esprit en tamazight et du lectorat en tamazight. Sous quelque angle que l’on aborde la chose, on débouche immanquablement sur la nécessité de disposer d’espace de lecture critique animés par des analystes qui soient tout à fait baignés à la fois de tout ce qui peut concerner tamazight et d’un sens critique à la fois captivant et méthodologique, tout en étant plus ou moins normatif, les normes constituant en ce sens l’articulation quasi-mécanique de débat, de controverse, de création entre critiques, en mesure de tirer du « subat 3amiq » les intellectuels que, sous ce vocable, attendons tous : des réactualisateurs de la pensée, des concepteurs de notions d’élite, des scientifiques et des philosophes, des sommités. L’université nous est apparue comme étant la première a devoir se sentir interpellée, avant même les médias et les espaces d’information « alternatifs » tel ce petit point sur lequel je clavicote ces lignes dans l’immensité virtuelle.

 

Mais l’université elle-même semble perdue dans ses petits jeux d’opportunités et de loisirs du moment ; l’on peut même dire que nos vaillant(e)s étudiant(e)s en tamazight passent leur temps à justifier leur choix de filière qu’à s’appuyer sur les traditions militantes des générations universitaires et autorales antérieures (l’anthropologue Mouloud Mammeri, le linguiste Salem Chaker, le physicien Mohamed Haroun, l’immense Taos Amrouche, le mathématicien Hend Sadi et l’autre mathématicien Mohya, les anthropologues Tassadit Yacine-Titouah et Dehbia Abrous, etc.) pour s’illustrer par un vrai travail universitaire et une bonne prise sur la culture nationale, abandonnée par tout le monde, à commencer par les nationalistes et par les paronymes islamistes des hip-hopistes.

En fait, la culture nationale n’a pas seulement besoin des étudiants inscrits dans les instituts de langue et culture amazigh, elle a besoin aussi d’universitaires d’autres filières, notamment linguistiques : en arabe même -et il faut souligner que la première conférence abordant l’expérience de réhabilitation d’une langue nationale, en l’occurrence tamazight, faite en arabe et dans un colloque international organisé et tenu dans un pays arabe, l’Irak en l’occurrence, est à inscrire au palmarès des berbéristes berbérisants représentés en l’occasion par le même Brahim Tazaghart-, en français -en tant que l’une des langues de travail panmaghrébine et en tant que langue vernaculaire eu égard aux générations élevés dans des contextes d’émigration francophone et en tant que langue d’un patrimoine livresque pas du tout négligeable-, et en anglais même, raison entre autres pour laquelle nous soutenons nos deux doctorantes Amira Baga et Amina Agsous en littérature anglaise et néanmoins très branchés sur la culture locale et nationale, stupidement privées de mener à terme leurs études doctorales à l’université Mentouri de Constantine où elles sont pourtant inscrites en tant que brillantes étudiantes en master, que les responsables de l’UMC même reconnaissent ouvertement (voir à ce propos : http://satefdz.unblog.fr/2011/12/13/le-desarroi-de-deux-doctorantes-premiere-reaction-a-chaud-emanant-de-luniversite-de-constantine/).

 

Enfin, Fayçal Métaoui écrit quelque chose que l’on peut lire d’une traite à 3h30 du matin (1) ! Faut dire que Merzak Allouache semble s’y prêter ;) En effet, à force de s’moquer, faut bien finir un jour par être « smooké » -c’est une figure de style somnolescente, mais j’ai pas l’intention de dormir sans :) ) –

C’est de cette façon que ce film ferait bien de se projeter dans nos campus, immédiatement suivi de la lecture de cette critique de Fayçal Métaoui, tout juste avant d’ouvrir les débats : on verra bien s’il y aura beaucoup de profs à y pointer le nez ;)

 

Tahar HAMADACHE

 

(1)   L’art de se moquer du cinéma et de haïr l’autre – Culture – El Watan, at :http://www.elwatan.com/culture/l-art-de-se-moquer-du-cinema-et-de-hair-l-autre-22-12-2011-151995_113.php 

 

 

Une idée se forme : Mon gourbi comme permanence commune de campagne, électorale et boycottante

Vendredi 27 mars 2009

 Voilà. Mon idée de transformer mon gourbi en permanence commune prend de plus en plus forme. En termes de campagne, il pourra accueillir toutes les parties en campagne, aussi bien électorale et boycottante. Le fait qu’il commence à s’éffondrer sous l’effet de la pisseuse d’eaux pluviales de Aammi Lhadj El-Djerrar (comme expliqué dans : http://www.facebook.com/notes.php?id=1352744073#/note.php?note_id=55853042506&id=1352744073&index=3   ou, si vous n’êtes pas sur facebook, dans : http://soummam.unblog.fr/2009/03/08/pas-de-chance-cousin-mon-gourbi-seffondre ) jouera un rôle de marketing étincelant de vérité et d’efficacité face aux jeux de façades aux effets de miroirs à lesquels en assiste : façades de bâtiments peintes, façades journalistiques en abat-jour, façades de ventres repus cachant la misère ambiante et empêchant les ventres creux d’accéder à la « mangeoire », façades oppositionnelles qui manquent un peu trop souvent que de mon goût de véracité, de sagacité, de pugnacité…

On y parlera Biskra, Ghardaia, Tiaret, appel du 19 mars, Mouvement Algérie-El Djazair, etc. Mais on y parlera aussi langues populaires, syndicats et syndicalisme, société civile et associations, foncier et domaines, justice et tribunaux en tentant de sauvegarder la crédibilité de ses instituions même si ses fonctionnaires ne la gagnent pas toujours à la sueur de leur front, tajmaat et médiation et méditation, etc. On parlera même transition à venir et perspectives démocratiques pour le pays.

Qu’on ne se méprenne pas ! J’ai acquis une petite expérience en la matière lors des élections locales de novembre 2007 en lançant le CVSVD grâce à lequel j’ai animé la campagne électorale du FFS, du RCD et du FLN à la fois, au point que j’ai obtenu les félicitations d’un dirigeant national du Rcd malgré la petitesse d’esprit de leurs militants locaux, j’ai reçu et a été reçu par le candidat du Ffs même s’il m’a boudé aussitôt l’élection passé et lui PAPC malgré la campagne de boycott que ses camarades ont initié au village, et j’ai même été invité par le candidat du FLN à faire un tour de la commune dans sa voiture, ce que j’ai fait. Et tout, tout à fait bateh, batel, vraiment. Cette fois-ci encore, je suis prêt à me lancer, en hommage à mon gourbi, dans une activité similaire, en plus grand et en plus dense, à l’occasion de la campagne présidentielle.

Dans un second temps, je suis même prêt à recevoir chacun des candidats et chacun des têtes de camps boycottants, y compris les partis non officiellement reconnus par l’administration centrale. Je n’y émettrai qu’une médiocre réserve : pas de gens directement impliqués dans la seconde expropriation des Illoulen Oussameur au profit du Bachagha transcolonial ni des gens qui en tirent profit et qui jouent à la façade sociologique qui à la fois empêche les revendications populaires de monter limpidement au sommet et justifient leur présence par le fait qu’ils aménageraient les voies d’une normalisation maffieuse d’une société dite frondeuse. Chaque candidat et chef de file boycottant pourra au moins s’imprégner de la situation, tous masques à terre, et gagnera au moins à apercevoir les prémisses de monstruosités qui pourraient naître de ces petites idées de tajmaat -médiation dont la Dépêche de Kabylie parle dans son édition de ce jeudi 26 mars, au vu de jugements rendus à Akbou, confirmés à tous les recours, qui voient entre autres la consécration du moyenâgeux européen droit d’aînesse et l’obligation d’élargir une impasse, à l’origine un sentier à panier, « Abrid s wechwir » comme disent les paysans, dans son extrémité fermée sans qu’elle ne doive être élargie à son extrémité ouverte, etc.

L’appel pourrait être mis au point dans les tous prochains jours, ce qui peut donner la possibilité aux candidats de prendre leur quote-part si le désir leur en vient, aussitôt : trois ou quatre jours avant la clôture de la campagne pourront suffire et, pendant ces trois jours, et sous la petite réserve ci-dessus, tous les médias et tous spécialistes de toutes sortes peuvent venir voir et discuter avec des gens bien réels et voir des paysages bien naturels.

Inutile de se munir de parapluie, la pisseuse d’eaux pluviales de Aammi Lhadj Ldjerrar ne traverse pas encore le toit :)

 Tahar Hamadache.

 

A propos du CVSVD :
http://fr.groups.yahoo.com/group/projets_algerie/message/7716  10 Novembre 2007

COMITE VILLAGEOIS DE SAUVEGARDE DES VALEURS DE LA DEMOCRATIE

C. V. S. V. D.

 

Observant, en ce 2e jour de campagne électorale, la disparition des affiches des candidats aux prochaines élections locales ;
Notant que ce phénomène était inconnu jusque-là dans notre village ;
Craignant la mise au pas des structures associatives locales et leur caution de pratiques non démocratiques,

NOUS appelons les associations en présence à conforter un sain débat contradictoire, démocratique et civique ;

NOUS appelons ces mêmes associations à œuvrer dans toute la mesure du possible à informer et à faciliter l’accès à l’information de leurs adhérents et des citoyens dans tout ce qui est de nature à aider ces derniers à se faire une opinion sûre de ces élections et à exprimer leurs choix en toute conscience et liberté démocratiques.

NOUS NOUS CONSTITUONS en comité villageois de sauvegarde des valeurs de la démocratie en vue d’aider à une information de qualité, impartiale et conviviale pendant cette campagne électorale, dans notre village.

Ighil Oumsed, le 09 novembre 2007,
Le C.V.SV.D.

Voir aussi compte-rendu de presse de la DDK : 
http://www.depechedekabylie.com/arcsearch.php
Chellata
Le CVSVD appelle à une compétition électorale saine
Archive du Mardi 13 Novembre 2007 N° 1658

Le compte-rendu le plus crédible du meeting du candidat Bouteflika à Béjaïa [date : 25 mars 2009]

Mercredi 25 mars 2009

A Béjaia où il a été chaleureusement accueilli

Bouteflika promet d’y revenir en « priorité »

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A Béjaia où il a été chaleureusement accueilli

Bouteflika promet d’y revenir en « priorité » Version imprimable Suggérer par mail

Au terme d’un meeting populaire, haut en couleurs, dans la salle omnisport de Béjaia, le candidat Abdelaziz Bouteflika a promis mercredi d’y revenir en tant que président, s’il est réélu le 9 avril prochain. 

Bouteflika a promis d’inscrire dans son calendrier présidentiel une visite «en priorité» à Bejaia ou il a annoncé par ailleurs, un programme spécial de développement.

Il a d’autre part, appelé, les électeurs à voter massivement pour une Algérie digne et fière, forte et sereine.

«Choisissez qui vous voulez, mais allez voter pour la prospérité de l’Algérie et de la région », a-t-il clamé lors d’un meeting populaire à Béjaia, tout en insistant sur le fait que le pays a besoin d’un pouvoir fort, de paix et de sérénité pour que la voix de l’Algérie retentisse encore plus fort dans le concert des nations.

 «Je vous demande de faire tout votre possible pour aller voter en masse, votez pour qui vous voulez, vous êtes absolument maîtres de votre voix», a-t-il lancé à l’adresse des citoyens béjaouis.

Il a ajouté que la stabilité politique implique que « nous puissions participer, de façon démocratique, libre et transparente à toute élection, qu’elle soit locale, législative ou présidentielle. «Dans ce cas précis, ce sont des élections présidentielles et vous avez un président à choisir parmi six candidats. Choisissez le meilleur, celui qui répond le plus à vos aspirations et à vos rêves, celui qui veillera, avec vous, à la prospérité de l’Algérie», a-t-il poursuivi.

Bouteflika, s’est engagé, d’autre part, à promouvoir les droits de la femme et lui permettre de briguer des responsabilités politiques.

Il a fait part des différents acquis enregistrés par cette frange de la société, présente dans l’ensemble des secteurs d’activité, avant d’exprimer sa volonté à poursuivre les efforts pour que la femme puisse bénéficier de la plénitude de ses droits.

Il a indiqué, dans le même sens, que les pouvoirs publics œuvreront dans le but d’amener l’administration et les partis politiques à accorder à la femme des responsabilités politiques, tout en faisant observer que les problèmes de la Kabylie ne se limitaient pas uniquement à la situation de la femme. Il s’agit, a-t-il expliqué, de préoccupations identiques à celles vécues par toute la jeunesse algérienne, citant plus particulièrement les problèmes liés à l’emploi et au logement. 

Rappelant que son programme s’inscrit dans la continuité des acquis déjà réalisés depuis une dizaine d’années, il a appelé les Béjaouis à participer à la poursuite et au parachèvement de ce programme, à apporter leur pierre à l’édifice dans tous les domaines pour, a-t-il dit, construire ensemble l’Algérie de demain.

«J’ai le plaisir de vous annoncer qu’un programme de développement spécial pour la wilaya de Bejaia est déjà prêt et que l’enveloppe budgétaire pour sa mise en œuvre est disponible», a-t-il déclaré devant une foule nombreuse.

«Il ne s’agit pas d’un simple effet d’annonce pour les besoins de la campagne électorale, mais ce programme existe bel et bien», a encore souligné
M. Bouteflika qui a demandé à la population locale de «patienter encore quelques jours» pour en savoir plus.

Il a tenu d’emblée à rappeler qu’il était venu dans cette wilaya en tant que candidat indépendant à l’élection présidentielle et non pas en sa qualité de président de la République.

«Bejaia n’existe pas sans l’Algérie comme il n’y a pas d’Algérie sans Bejaia», a encore lancé le candidat Bouteflika, ajoutant, à l’adresse des citoyens béjaouis: «l’Algérie vous attend et a besoin de vous».

Il a appelé par la suite à ce qu’une nouvelle page soit ouverte, car l’Algérie, a-t-il dit, a besoin de paix, de sécurité et d’amour et ceci concerne tous les citoyens, d’autant plus que la population de Bejaia est réputée par son amour pour l’Algérie.

Devant une assistance qui ne cessait pourtant de clamer son nom, Bouteflika a tenu ces propos: «même si vous avez des problèmes avec moi, je me considère comme l’invité de Yemma Gouraya, de Fatma N’Soumer, des moudjahidine et moudjahidate issus de cette ville ancestrale et authentique ainsi que des citoyens qui placent l’Algérie au dessus de toutes les considérations».

 

Il a ajouté qu’il se trouvait évidemment parmi les siens à Bejaia et qu’il leur dit: «si vous vous considérez amazigh, sachez que toute l’Algérie est amazigh, tout en précisant qu’en tant que musulman, arabe et amazigh, « nous sommes tous disposés à nous sacrifier pour ce pays».

Abordant la situation générale du pays, Bouteflika a fait rappeler à l’esprit que l’Algérie avait traversé une période difficile, tout en rendant hommage aux victimes des événements qu’a vécus, en 2001, la région de la Kabylie.

Source : SITE OFFICIEL Direction de Campagne – Bouteflika2009
http://www.bouteflika2009.com/fr/content/view/238/77/