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Suite à pétition ouverte « Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire… ». Communiqué.

Lundi 14 août 2017

Auteurs de la pétition ouverte «   Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale » (1).

 

Communiqué du 14 août 2018

Dihya Lwiz était écrivaine et nouvelliste, à la fois arabophone et berbérophone. Elle fut aussi francophone dans sa recherche doctorale inachevée par ses contributions intellectuelles (témoignage écrit sur Mouloud Mammeri, conférence publique disponible sur YouTube, etc.). Dihya Lwiz se réclamait de son vivant d’Ifri-Ouzellaguen et ce choix comme tant d’autres, à commencer par le nom d’auteur qu’elle avait adopté font partie de ses traits identitaires symboliques d’écrivaine, tenus aussi bien que possible distincts de la vie de la personne -qui était- vivante. Nous veillons quant à nous à les respecter aussi honnêtement que possible.

L’initiative que nous avons lancée consécutivement à son décès a sciemment été maintenue relativement discrète : nous avons jugé important d’éviter des interférences éventuelles susceptibles de contraindre sa signification. Nous avions suivi avec intérêt en les encourageant les  cérémonies d’hommages que d’autres parties se préparaient à lui rendre au lendemain de son décès, le 30 juin dernier, ou au terme des 40 jours après l’enterrement de Louiza Aouzelleg, chère personne défunte qui incarnait la personnalité publique Dihya Lwiz.

La démarche sous-tendant ces honorables hommages et celle sous-tendant notre initiative étant en principe complémentaires même si elles sont pensées dans des perspectives différentes, les participants aux programmes d’hommage peuvent sinon rejoindre notre initiative, en tout cas soutenir les buts concrets qu’elle porte initialement :

-  appel à baptiser un lieu culturel dans l’une des quatre communes dans lesquelles son parcours de vie s’était déroulé (Akbou, Chellata, Ouzellaguen, Béjaïa) et,
- graver son nom dans la toponymie du village Ighil Oumsed en donnant son nom à un endroit choisi, espace entourant le lieu dit « Yemma Tighilt ».

Pour notre part, nous continuons d’élaborer le projet programmatique pluridimensionnel et essentiellement d’ordre socioculturel, éditorial, intellectuel, académique et scientifique. Les conditions d’émergence de nouvelles élites sociales et intellectuelles en constituent la ligne d’horizon attendue. Les parties déjà impliquées continuent chacune de son côté de mener les concertations pour les aspects du projet global qui les concernent.

par ailleurs, des indices se sont multipliés depuis la disparition de Dihya Lwiz qui font craindre la non commercialisation de son dernier roman, Ger Igenni d tmurt (Entre ciel et terre). Son seul roman en tamazight connu à ce jour avait pourtant reçu le prix national Mohamed Dib du roman amazigh dès octobre 2016, était doté d’un ISBN et sa publication pour les semaines suivantes avait été annoncée par l’auteure elle-même ainsi que de multiples médias (BRTV, la Dépêche de Kabylie, etc.) dès fin mars dernier. Ceci suscite curiosité, préoccupation et vigilance.

Akbou, le 14août 2018.

(1) Le texte de la pétition ici indiquée, rendue publique le 13 juillet 2017 est consultable à cette adresse : soummam.unblog.fr/2017/08/14/petition-ouverte-graver-dihya-lwiz-dans-la-memoire-toponymique-et-sociale/

 

Traduction en langue arabe :

2017محرروا العريضة المفتوحة  » نقش ديهيا لويز في الذاكرة المكانية و الاجتماعية بيان صدر بتاريخ 13/جويلية/

ديهيا لويز كانت كاتبة و قصصية باللغتين العربية والبربرية على حد سواء. و كانت أيضا فرنكوفونية في بحث دكتوراها الذي لم تنهه ومن خلال إسهاماتها الفكرية (شهادة حول مولود معمري، مؤتمر متاح على شبكة الإنترنت، وما إلى ذلك). كانت تؤكد في حياتها انتمائها لافري-أوزلاقن وهذا الاختيار مثل كثيرين آخرين، بدء باسم المؤلفة الذي اعتمدته يشكلون جزءا من ملامح هويتها الرمزية ككاتبة، الذي حاولت فصله قدر الإمكان عن حياة الشخص -والتي كانت- على قيد الحياة. بالنسبة لنا نحرص على احترامها بكل صدق ممكن.

المبادرة التي أطلقناها لاحقا إثر وفاتها ظلت بإرادتنا محتشمة نسبيا: رأينا انه من المهم لتفادي أي تشويش يمكنه إعاقة أي معنى لمبادرتنا. كما تتبعنا باهتمام مع تشجيعهم حفلات التكريم التي تتحضر لتنظيمها بعض الأطراف اليوم الوالي لوفاتها أو عند الأربعينية بعد دفن ديهيا أزلاق، الشخصية العامة و العزيزة المتوفاة التي تحملها ديهيا لويز. المبادراتان من حيث المبدأ متكاملاتان حتى لو فكرت من أجل أهداف مختلفة ، والمشاركين في برنامج التكريم يمكنهم عند اختتام الحصيلة الانضمام لمبادرتنا، في كل الأحوال دعم الأهداف الملموسة التي تحملها من البداية :

- نداء لتعميد مكان ثقافي في واحدة من الأربع بلديات حيث عاشت حياتها (أقبو شلاطة، أوزلاقن، بجاية)

- نقش اسمها في أسماء أماكن قرية إيغيل اوسمد بإعطاء اسمها لموقع مختار، الفضاء المحيط بالمكان المسمى  » يما تيغليت« .

من جانبنا، نواصل تطوير المشروع البرنامجي متعدد الأبعاد و خصوصا ذو طابع فكري وعلمي . تواصل الأطراف المعنية بالفعل من جانبهم إجراء مشاورات لجوانب المشروع الشامل المتعلقة بهم.

علاوة على ذلك، تضاعفت مؤشرات منذ اختفاء ديهيا لويزنخشى من خلالها عدم تسويق روايتها الأخيرة, Ger Igenni d tmurt (بين السماء والأرض)، رغم تسلمها الجائزة الوطنية محمد ديب للرواية الأمازيغية منذ أكتوبر 2016 ، مرفوقة ب ISBN ونشرها في الأسابيع المقبلة أعلنت من قبل المؤلفة نفسها، وكذلك وسائل الإعلام المتعددة (BRTV، البرقية القبائلية، وما إلى ذلك). هذا يثير الفضول، والقلق واليقظة

Pétition ouverte – Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale

Lundi 14 août 2017

Pétition ouverte

 Graver DIHYA LWIZ dans la mémoire toponymique et sociale

 

La présente pétition s’inscrit dans une initiative plus large qu’elle introduit. Elle se présente en deux volets : dans son premier volet, elle est portée par les gens résidant ou issus du village Ighil Oumsed, pour assomption manuscrite ; dans son second volet, elle est ouverte à nos concitoyennes et concitoyens ayant fréquenté, connu, entendu parler de la défunte ou désireux d’encourager notre initiative.

 

Cette pétition a pour teneur de rendre un hommage éternel à une primeur d’intelligence et d’imaginaire, apparue soudainement et disparue silencieusement, ayant juste eu le temps de personnifier et de rendre visible et exemplaires des possibilités inouïes, des interrogations et des questionnements de complexité variable assaillant de toutes parts la personne et le corps social, et des épreuves de caractères et d’ampleurs inégaux et multiples. La portée en est de tendre à des accomplissements intellectuels mieux vécus, toujours davantage ancrés dans la société et toujours plus souples à porter par celles et ceux qui s’y engagent. Elle a dans l’immédiat deux buts concrets :

 

1. Porter à l’attention de la société civile, des instances élues et des pouvoirs publics notre souhait de voir le prochain édifice à caractère culturel (au sens le plus large) dans l’une des communes suivantes : Chellata, Akbou, Ighzer-Amokrane ou Béjaïa, très particulièrement au niveau de notre village, Ighil-Oumsed, porter le nom de l’écrivaine et journaliste DIHYA LWIZ.

2. Dédier de libre arbitre, souverainement et collectivement, l’espace contenant l’édifice « YemmaTighilt » -situé à Ighil Oumsed, Cne de Chellata, Daira d’Akbou- qui regarde l’étendue de la vallée de la Soummam, esplanade et rocher compris, à l’écrivaine et journaliste DIHYA LWIZ afin que ce nom continue d’habiter les évolutions du monde qu’il interrogeait. Cet espace, ouvert à tout le monde mais principalement familial et particulièrement féminin, appelle des aménagements et commodités, naturelles mais esthétiques, propres à valoriser ses fonctions de lieu de repos, de méditation, de contemplation, de convivialité et de travail.

 

Les prolongements programmatiques de cette initiative seront connus en temps opportun.

Ighil Oumsed, le 16 juillet 2017

Pour les premiers signataires,

Les écrivain-e-s, auteur-e-s et artistes d’Ighil Oumsed

Fouilles archéologiques du site de PETRA – Mlakou (Béjaïa). Ambiance de travail, état des lieux et journée d’information publique

Mardi 1 août 2017

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Profitant de la 4e session de fouilles sur le site antique de Petra, actuellement Mlakou, sis au village Akhenak, commune de Seddouk, la direction de la culture de Béjaïa organise, en collaboration avec l’équipe scientifique présente, une journée d’information sur le lieu-même des fouilles, ce mercredi 02 août 2017.

Démarrées en urgence, le mois de mai 2014, après l’obtention de l’arrêt du tracé de la pénétrante autoroutière dès décembre 2013, les sessions de fouille successives sont allées de découvertes en découvertes qui attestent d’une importance scientifique et pédagogique exceptionnelle, suscitant déjà l’intérêt de la communauté scientifique nord-africaine et méditerranéenne. Il a fallu opérer une légère déviation du tracé initial de l’autoroute à cet endroit, et les résultats obtenus jusqu’ici confirment largement la sagesse de cette décision. Un accès au site par l’autoroute peut désormais se concevoir comme une décision bonne à prendre.

Après une centration sur le périmétrage et le mobilier dans des sessions antérieures, la présente s’est attelée à mettre en évidence un pan de l’immobilier du site qui promet d’être fécond en découvertes, mais aussi exigeant en termes d’efforts et de moyens tant matériels et logistiques, qu’humains et scientifiques. Le site constitue dès à présent un véritable chantier-école archéologique.

Accompagnant la dynamique universitaire à l’œuvre sur le site de Mlakou, mais aussi en préparation de la journée d’information et des campagnes de fouilles à venir, la société civile, les entreprises, les institutions administratives et élues locales ont chacune apporté sa contribution à l’effort pédagogique, ce qui allège le poids supporté par l’encadrement par ces temps de disette qui touche aussi l’activité de recherche scientifique.

C’est ainsi que les étudiants du village Akhenak, affiliés aux associations Talwit et Tafsut ou non tels que cette bibliothéconome d’Alger ou ce didacticien de Béjaïa, sont venus prêter main forte aux étudiants archéologues présents par différentes actions de volontariat. La présence de deux collégiennes férues de vestiges anciens constitue un signe, ténu mais encourageant, des premiers effets des nouvelles approches pédagogiques développées par l’école algérienne. Les deux associations ici citées et d’autres se préparent par ailleurs à d’autres activités rehaussant l’ambiance prévue pour la journée d’information du 02 août prochain. Après l’entreprise publique SOMACOB implantée à Akhenak qui a toujours été réceptive dans les limites de ses possibilités aux requêtes de l’équipe archéologique, les unités industrielles privées locales commencent à s’intéresser elles aussi au projet : des boissons gazeuses et de l’eau potable sont offerts gracieusement par Ifri tandis que l’entreprise Soummam a offert de la chaux, indispensable à la consolidation des structures fragiles dégagées. La Daïra a quant à elle amplement facilité le séjour des archéologues de l’université d’Alger, mais aussi des étudiants envoyés pour formation par différents départements d’archéologie du pays (Tlemcen, Chlef, Sétif, Constantine). La pluralité des départements d’archéologie impliqués pour cette session confère à cette occasion au site de Mlakou un caractère national même si leur prise en charge logistique a dû être supportée par l’encadrement du projet.

Les Assemblées populaires communales (APC) ont pour leur part contribué selon les moyens dont elles disposent : celle de Seddouk a, entre autres, logé l’équipe archéologique conduite par le Pr Boukhenouf à l’école primaire d’Akhenak, toute proche du site, ce qui a permis un suivi scientifique et pédagogique rigoureux. Celle d’Akbou a prêté son camion-nacelle aux archéologues en vue de prendre des photos « aériennes » des parties dégagées du site, prélude aux phases de fouilles ultérieures. Fidèle soutien de l’équipe archéologique, l’APC d’Amalou a cette fois-ci assuré le transport des étudiants lors d’une visite de différents sites, monuments et musées de Toudja, El-Kseur et Béjaïa. De même, c’est par un bus de l’APC de Chellata, partie par ailleurs invitante, que les étudiants et leurs encadreurs ont effectué une visite culturelle haute en couleurs, alternant des escales au village Ivouzidhen, l’un des 14 villages bombardés au lendemain du Congrès de la Soummam, aux musée et monuments d’Ifri, haut lieu historique, Messossa, endroit à forte potentialité archéologique selon les archéologues constatant quelques pierres visibles en surface, dans la commune d’Ouzellaguen, mais aussi à Ighil Oumsed où de vieux membres de l’association Amsed ont présenté à leurs visiteurs des aspects du site archéologique de Bouathmane ainsi qu’une place qui prendra le nom de l’auteure Dihya Lwiz, l’une des tout premiers journalistes à avoir défendu le site de Mlakou, récemment décédée, puis à Alma, lieu à teneur archéologique certaine et enfin à Ayris, lieu d’un casernement colonial à partir duquel le colonel Abderrahmane Mira a été blessé avant de tomber les armes à la main au champ d’honneur, dans la commune de Chellata.

Revigorés par leurs découvertes scientifiques et culturelles, comptant sur la bonne coordination de toutes les parties concernées, l’équipe archéologique de Mlakou, étudiants et encadrement, s’attend à un total succès de la journée d’information de ce mercredi. D’ores et déjà, une place a été aménagée par la population d’Akhenak pour accueillir un monument portant une réplique de l’inscription de Petra (exposée au musée des antiquités d’Alger) apprêtée par l’équipe archéologique.

Le village d’Akhenak se préparant à offrir un couscous pour l’événement, l’ensemble des organisations attendent un public nombreux venir à la rencontre de ce site qui se tire, aux biceps et aux doigts de fées des archéologues, de 17 siècles d’ensevelissement. Le programme détaillé sera diffusé par les instances concernées.

Tahar HAMADACHE.

Mlakou, le 30 juillet 2017.

 

 

Lbeṛǧ n Bṭiṭṛa (Petra) yuɣal-ed, sleqlam n D. Lwiz

Mardi 13 janvier 2015

Amezry n iban-ed ! Rnu, s tmaziɣt a mḥaynek ! I txeddem Dihya Lwiz !

 L'auteure sur le site de Petra
« Amezruy lberj n Petra iɣef i d-yella waṭas n unadi ama seg tama n yimusnawen izzayriyen neɣ ibeṛṛaniyen akken ad d- skeflen ayen i d-yeḍran deg lbeṛj-ayi. Aneggaru-ya yettunbder-d aṭas deg yidlisen n umezruy, acu kan ur ẓṛin ara anda i d-yezga. Imnadiyen ufan yakan kra n tɣawsiwin i yettuɣalen yer Iqeṛn wis 4 seld tlalit n Σisa, deg umkan iwumi semman Mlaku, deg Sedduq -Bgayet. Taɣawsa tamezwarut î y ufan deg useggas n 1900, d tablaḍt tettwaru s tlaṭinit, akken i d-ibeyyen umusnaw S. Gsell Tablaṭ-a tres ass-a deg usalay ayelnaw n Lezzayer tamanaɣt. » (Chapeau de l’article de Dihya Lwiz, La Cité du lundi 12 janγier 2015, édition spéciale Yennayer, entièrement en tamazight, p.12)
D. Lwiz, "Lbeṛǧ n Petra yuɣal-ed !"

D. Lwiz, « Lbeṛǧ n Petra yuɣal-ed ! »

https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

Jeudi 4 décembre 2014

Nous étions là parce que nous étions concernés, que nous avions conscience d’être concernés et que nous ne pouvions dignement l’ignorer.

 

Nous étions là quand il le fallait et parce que la situation l’exige, et nous revenons apporter les éclairages utiles au sens de cette présence que nous avons assumée complètement. Nous ne porterons pas de honte que nous avons empêché quand il l’a fallu de faire porter à notre société, à notre peuple, à nos devanciers et à notre jeunesse. La postérité n’aura pas honte de nous.

 

Nous étions là pour permettre à la société de continuer à vivre en tant que première source de toute légitimité que nous nous sommes toujours défendu de détourner à notre profit égoïste, quelque impression nos divergences et nos initiatives prises en charge collectivement et à chaud auraient pu laisser penser.

 

Il serait peut-être bien de penser à une sorte de structure, une sorte de « comité de concertation et de suivi des discours sur le Printemps noir ». Il est fortement souhaitable qu’il soit constitué de personnes à la fois compétentes, dégagées des emprises intellectuelles suspectes de partialité, très imprégnées des événements politiques et sociaux ainsi que des structures populaires ayant accompagné -de près ou de loin- aussi bien les émeutes que la répression, notamment dans la première période du Printemps noir.

 

Son travail sera principalement un travail de réflexion, de recadrement des termes des débats au sujet du Printemps noir et de mises au point quand c’est nécessaire. Il pourrait aussi se constituer en appui à tout travail de documentaire exigé par des recherches universitaires éventuelles, notamment locales, portant sur l’un des aspects de cette période.

 

notre démarche sera double : en direction des volontaires qui se sont voués à la cause commune individuellement et courageusement pendant des semaines, des mois et des années de suite ; en direction de la sphère intellectuelle dans ses composantes d’alors et actuelle, à l’une pour l’inviter à reconsidérer les impressions exogènes (« du point de vue de l’observateur extérieur ») dont elle a peut-être alimenté les représentations publiques à propos du Printemps noir ; à l’autre pour l’inviter à exploiter au plus vite tous les aspects présentant un intérêt intellectuel de ce que nous avons été portés à faire ou à laisser faire dans les conditions qui étaient les nôtres au moment des faits.

 

Dans un premier temps, une première fournée de réflexions, qui seront produites à la fois par des militants volontaires et des intellectuels distanciés de l’événement pourrait se concrétiser suffisamment de temps avant les échéances commémoratives et politiques toutes proches. La présentation d’un tel travail sera éventuellement signé collectivement, sous une forme ou sous une autre à discuter. Les modalités pratiques d’une telle initiative resteront à préciser pour le moment et dans un autre cadre que l’espace virtuel.

 

Nous communiquons publiquement sur cette initiative afin que les bonnes volontés qui se croient seules puissent nous rejoindre si elles le désirent ou qu’elles s’assurent que leurs préoccupations sont éventuellement nôtres aussi. Et afin que les compagnons de route que nous n’avons pas pu rencontrer ou que nous avons perdu de vue se sachent concernés aussi bien que nous et qu’ils nous aident à (r)établir les liens.

 

Pour nous retrouver :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

 

Sur Yahoogroupes : https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir/

Réouverture du débat sur le Printemps noir et sur le mouvement dit des Aarchs

Mardi 2 décembre 2014

Un nouvel espace vient de naitre. Il accueillera les gens réellement décidées à parler du Printemps noir, et rien que du Printemps noir (sans restriction de domaine, plan ou question pertinent-e- y liée). Ce sera beaucoup plus du texte à lire : réflexions des acteurs et témoins des événements, analyses et interprétations externes, qu’autre chose. Et il sera question plus de « aarchs » que d’émeutes.

* Si vous connaissez de vrais « aarchistes » prêts à en rediscuter et conscients de la nécessité d’en discuter, ici et maintenant ;

* Si vous avez un article scientifique de fond écrit sur les événements que vous voulez partager et si vous en connaissez l’auteur(e)  prêt à en discuter avec son lectorat,

voici l’adresse qu’il vous reste à leur transmettre pour s’y retrouver :
https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir

P.S. cet espace vient d’être lancé. L’initiateur lancera des invitations et attendra que les intéressé(e)s s’y inscrivent d’elles et d’eux-mêmes
 
P.S. 2 : Toutes nos excuses dans le cas où une invitation est lancée deux fois.

P.S. 3 : un espace portant le même intitulé est déjà ouvert sur Facebook, moins réservé que celui sur Yahoo!groupes.

ديهية لويز (الوطن الجزائري): قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية

Mardi 11 novembre 2014
الرئيسية | الوطن الثقافي | ديهية لويز …… قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية
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ديهية لويز …… قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية

2014-11-11 21:49:27

ديهية لويز [كاتبة مؤلّفة و جامعية -NDR Soummam]
 

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يعد تاريخ قصر بيترا محط نقاش بين الباحثين الجزائريين و حتى الأجانب، هذا القصر ذكر كثيرا في كتب التاريخ لكن دون تحديد موقعه بالضبط. و قد وجدت بعض الآثار التي تعود إلى نهاية القرن الرابع ميلادي في المكان المسمى ملاكو دائرة صدوق ولاية بجاية، وأولها نقيشة لاتينية عثر عليها في سنة 1900 حسب المؤرخ قزال (S. Gsell) والمعروضة حاليا في المتحف الوطني. وباعتبار أن هذا الموقع كان ضمن مخطط الطريق السيار شرق-غرب المار من بجاية، سارعت الجمعيات المحلية و الباحثين من معهد الآثار بجامعة الجزائر إلى الاتصال بالسلطات المعنية و التدخل طبقا للقانون 04/98 المؤرخ في 15 جوان 1998 و الذي يقضي بحماية الموروث الثقافي، في محاولة إنقاذ هذا الموقع الأثري خاصة و أن الدراسات أكدت أن هذه الآثار تتمثل في بقايا قصر بيترا. كما تقدموا بطلب إلى وزارة الثقافة للحصول على ترخيص لبدأ أشغال الحفر والتنقيب والذي تم الموافقة عليه. بعد النتائج الأولية للبحث، تمّ الاجتماع بالأطراف المعنية من أجل اتخاذ الإجراءات اللازمة للحفاظ على الموقع وضرورة تغيير مسار الطريق السيار بما يناسب ذلك.

 يعد هذا القصر أحد المواقع التي تملكها عائلة الملك نوبل الحاكمة في ذلك الوقت. كان الملك نوبل مزكى من طرف الرومان، لكنه لم يكن خاضعا إلى حكم روما وقوانينها. بعد وفاته عام 370م ، كان من المفروض أن يتولى ابنه البكر فيرموس (الوفيّ لوالده) مقاليد الحكم، لكن الرومان كانوا يريدون تنصيب أخيه الأصغر ساماك الموالي لهم والذي أعلن طواعية أنه تحت حماية روما (يوجد مخطوط محفوظ في متحف الجزائر للآثار القديمة يقرّ فيه ساماك بأنه تحت حماية الرومان). أصدقاء ساماك الرومان قدموا له امرأة في غاية الجمال كان اسمها بيترا ليتزوج بها. طبعا كانت بيترا راضية بهذا الزواج وتعي تماما المهمة التي أُرسلت من أجلها. كانت بيترا محبوبة من طرف سكان المنطقة لدرجة أن اسمها ما يزال مستعملا حتى الوقت الحالي، والذي تحول إلى اسم « بتيترا »، واسم « بيترا » باللاتينية يعني الصخرة، ما يتناسب تماما مع هيئة القصر الذي يظهر من بعيد على شكل صخرة.

 لم يكن ساماك الابن البكر للملك نوبل، ويحتمل أيضا انه كان ابن جارية، كما أنه كان مواليا للرومان، فلم يكن مخوّلا لقيادة أمور البلاد، رغم أن بيترا استطاعت أن تحبّبه لسكان المنطقة. بعد أن تأكد فيرموس من مخطط الرومان، وبعد مشاورات مع إخوته، قرر قتل الأمير ساماك في حدود عام 371م. روما لم تنتظر طويلا لتعلن الحرب على فيرموس، وقد أرسلت أقوى رجالها الجنرال تيودوز، الذي كان يهاجم قصر بيترا انطلاقا من توبوسوبتو (حاليا تيكلات، غير بعيد عن مدينة القصر-بجاية)، وقد كلّف فيرموس أخويه ديوس و مسزال بالدفاع عنه، لكن تيودوز تمكن من تدمير القصر، بعد ثلاث سنوات من الحرب.

 يعتبر موقع بيترا شاهدا مهما على حقبة زمنية من تاريخ الجزائر، و الحفاظ عليه يعتبر واجبا، ليس فقط لأنه موروث محلي و وطني، لكن أيضا موروث عالمي. وإضافة إلى أهميته التاريخية والعلمية، يمكن لهذا الموقع أن يكون قبلة سياحية وثقافية يمكن استثمارها لتنمية المنطقة وإحياء تاريخها العريق.

إبتكار معماري إكتشفه الجامعيون في بيترا

نقيشة بيترا الموجدة في متحف الآثار

آثار اعتنت بها جمعية محلية

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للقراءة في الموقع الأصلي تابع الرابط : http://www.elwatandz.com/culture/15563.html

الكاتبة ديهية لويز ل »المحور » : تطور الكتاب الأمازيغي مرهون بترسيم الأمازيغية

Vendredi 23 mai 2014

صاحبة رواية « سأقذف نفسي أمامك »، ديهية لويز في حوار ل »المحور اليومي » :

« الكتابة بالأمازيغية مهمّشة بسبب عدم ترسيم اللغة و إدخالها إلى المدارس و الجامعات الجزائرية »

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شاركت الروائية « ديهية لويز » مؤخرا بالعاصمة الإماراتية أبو ضبي، أين قدّمت تجربتها ضمن فعاليات معرض أبو ضبي الدولي للكتاب، و بعد عودتها مباشرة لأرض الوطن أجرت ضيفتنا حوارا ل »المحور اليومي »، أكّدت فيه أنّها بصدد كتابة رواية جديدة بالأمازيغية، مضيفة أن الكتاب الأمازيغي لا يزال مهمشا بسبب عدم ترسيم اللغة و إدخالها إلى المدارس و الجامعات الجزائرية، مشيرة إلى أنها و رغم العراقيل متفائلة بمستقبل الرواية الأمازيغية بفضل الناشطين و الكتاب الذين يواصلون الكتابة بلغتهم الأم.

أمينة ز.

 

« ديهية لويز » و اسمها الحقيقي « لويزة أوزلاق » من مواليد 1985، طالبة دكتوراه في الإقتصاد بجامعة بجاية، ولجت إلى عالم الفن و نشطت في الساحة الثقافية، صدرت لها رواية أولى بعنوان « جسد يسكنني » عن دار « ثيرا » للنشر عام 2012، و رواية أخرى سنة 2013 بعنوان « سأقذف نفسي أمامك » كما شاركت في مجموعة قصصية بالأمازيغية مع عدد من الكتاب الجزائريين، المغاربة و الليبيين، شاركت و حضرت عدة ملتقيات وطنية، كشفت عن مشاريع بصدد الإنجاز و أفكار لروايات بالأمازيغية و أخرى بالعربية.

 

منذ متى وأنت تنشطين في الساحة الثقافية؟ وكيف بدأت علاقتك مع الكتابة الادبية؟

لم تكن لي نشاطات ثقافية كثيرة، كنت أكتب لنفسي، ثم حين شعرت أني مستعدة لكتابة نص أقدمه للقراء، نشرت روايتي الأولى « جسد يسكنني ».أما علاقتي مع الكتابة فقد كانت حاضرة في المراحل الأولى من حياتي، كنت ألجأ إلى أوراقي كلما شعرت أنّ العالم يضيق من حولي فأجد فيها فسحة للتحرر والبوح بكل ما يختلج في الصدر.

 ماذا عن تجربتك مع الكتابة القصصية؟

 تجربتي مع القصة كانت مختلفة عن الرواية، فلم أتصور أني قادرة على كتابة قصة قصيرة بعدما شعرت أني لا أصلح إلا لكتابة الرواية، ففيها من الحرية القدر الكبير وتمكنني من التعمق في الشخصيات أكثر وهذا بالضبط ما يثيرني في الرواية، لكن حين عرض عليّ ناشري أن أشارك بقصة بالأمازيغية في كتاب مشترك مع مجموعة من الكتاب، وجدتها فرصة ملائمة لاختبار قدراتي في القصة والحقيقة أني استمتعت بها كثيرا واكتشفت في القصة طريقة جيدة لسرد لحظات ومواقف معينة دون الدخول في متاهات التفاصيل الكثيرة، وقد وفّقت إلى حدّ كبير في كتابة القصة التي شاركت بها وحتى في كتابة قصص أخرى بالأمازيغية ستكون موضوع نشر في وقت لاحق.

لديك مشاركات بمجموعة قصص مع كتاب مغاربة وليبيين كيف كانت هذه التجربة العربية؟؟

 مشاركتي في هذا الكتاب الأمازيغي المشترك كانت فرصة جميلة، خاصة وأنه يجمع كتّابا من الجزائر، المغرب وليبيا، إضافة إلى أنّها المبادرة الأولى من هذا النوع والتي تهدف إلى جمع شمل الأمازيغ عن طريق قصة، خاصة بكل منطقة وبخصوصية الأمازيغية في كل بلد، كان هذا الكتاب فكرة الكاتب والناشر ابراهيم تزاغارت، وأعتقد أن مثل هذه المبادرات القيّمة لا بد أن تتكرر.

كيف هي الحركة الابداعية بمدينتك بجاية؟؟

مع أني لست في موقع التقييم، لكني أظن أن بجاية مدينة ملهمة بطبيعتها وفيها فنانون ومبدعون في مختلف المجالات، هناك مواهب لا بد أن تكتشف وتظهر على المستوى الوطني والخارجي، لكن للأسف، الفضاءات المتاحة للظهور وإبراز قدراتهم تظل محدودة إن لم أقل منعدمة، مع ذلك أظل متفائلة بهذا الشأن، فالحركية الثقافية في بجاية تتطور وتتحسن مع الجمعيات الثقافية والجهود الفردية التي تعطي فسحة للمبدعين.

حدثينا باختصار عن روايتك « سأقذف نفسي أمامك وما هي الفكرة التي حاولتي تبليغها في رواية « جسد يسكنني« ؟؟

في روايتي الأولى « جسد يسكنني » حاولت تسليط الضوء على علاقة الأم بابنتها، كيف تعيش المرأة الأمومة في مختلف مراحلها، وكيف يمكن أن تسيطر عليها طموحاتها وأحلامها وتقتل فيها إحساس الأمومة وتكسر علاقتها بطفلها  و بالنسبة ل »سأقذف نفسي أمامك » فهي رواية اجتماعية وطنية، وفكرتها كانت تسكنني دائما، لكني كنت بحاجة إلى الوقت لتجسيدها على الورق، تتمحور هذه الرواية حول أحداث دامية شهدتها منطقة القبائل، ابتداء من عام 2001، عبر شاهدة عايشت تلك الفترة المؤلمة وحاولت أن تخلد ذاكرتها على الورق أو تتخلص منها لتبدأ من جديد، و هي رواية صادرة عن منشورات الإختلاف بالجزائر و منشورات « ضفاف » ببيروت عام 2013، البطلة « مريم » المرأة التي تقتحم الكتابة للشفاء من ذاكرتها الأليمة، تقع في حبّ « عمر » المناضل الشابّ الذي يصاب برصاصة في الرأس خلال الأحداث ليدخل غيبوبة طويلة، شخصية تحاول الخروج من قوقعتها الداخلية لتبحث عن وجه أمل جديد يضيء حياتها، لكنها تصطدم مرة أخرى بواقع مرير.

ماذا تقصدين بالربيع الاسود في منطقة القبائل في رواية « ساقذف نفسي امامك« ؟؟

الربيع الأسود هو الاسم الذي يلاحق تلك الفترة الدامية التي حدثت في منطقة القبائل ابتداء من عام 2001، وهذه الرواية تسرد أهم مراحل تلك الفترة ومخلّفاتها الأليمة على الأفراد والمجتمع.

ما هو دافعك في الكتابة عن الظواهر الاجتماعية؟؟

 تؤرقني المواضيع الاجتماعية، لذلك فهي تحتلّ الحيّز الأكبر في كتاباتي، فأنا أؤمن بأن دور الكاتب يشمل أيضا تشريح الواقع وتبني قضايا المجتمع لطرحها بصورة أكثر جمالية.

 

كيف تقيمين الحركة الادبية الامازيغية؟؟

 رغم العراقيل الكثيرة أمام الكتاب بالامازيغية، منها مشاكل النشر والتوزيع وكذلك اللغة التي ليس لها أسس موحدة بسبب عدم توفر الإمكانيات اللازمة لذلك رغم أنها لغة وطنية، لكنني متفائلة بفضل الناشطين والكتاب الذين يواصلون الكتابة بلغتهم الأم، رغم ضعف المقروئية، لكن يجب التفكير على المدى البعيد أيضا، فالأجيال القادمة بحاجة إلى العثور على أثر لهذه اللغة التي رسخت مئات القرون ولم تختف.

اين تجدين مشكلة الكتابة الامازيغية ولماذا لا تحظى بالاهتمام مثل الكتابة الادبية العربية؟

 أظن أن الكتاب الأمازيغي ما يزال مهمشا مقارنة بنظيره العربي أو حتى الفرنسي، المشكل يعود إلى عدم ترسيم اللغة وإدخالها إلى المدارس والجامعات أين يمكن أن تتطور وتأخذ وضعها المناسب، الاهتمام يصنعه الاعلام أيضا والترويج للكتاب الأمازيغي كلما صدر شيء جديد، لكن الإعلام الجزائري لا يولي أهمية كبيرة لهذا الإنتاج لذلك يبقى الكتاب في زوايا المكتبات أو في إطار علاقات محدودة ولا يصل إلى جميع القراء.

تعملين حاليا على كتابة رواية بالامازيغية، الا تتخوفين من تعرض روايتك للإقصاء خاصة وان هذه التجربة قليلة في المشهد الادبي الجزائري ؟

 حين أكتب رواية فلا أسعى إلى النجاح أو الاهتمام الواسع من طرف الساحة الأدبية، لكني أحاول عن طريقها أن أوصل رسالة معينة إلى قارئ ما أو مهتم ما، ليس شرط أن تصله مباشرة فربما يتطلب الأمر سنوات، المهم أني استطعت أن أكتب ما أريده، ثم الكتابة بلغتي الأم أعتبره واجبا وشرطا في مسيرتي الأدبية، خاصة وأن الكتّاب يتخوفون من الكتابة بهذه اللغة لضعف المقروئية ما يجعل الكتب بهذه اللغة تقل.

 

هل تعتقدين ان الرواية بالامازيغية ستلقى نجاحا باعتبار ان جمهورك سيكون محدود بحكم ان منطقة القبائل فقط من تتقن هذه اللهجة؟

  الأمازيغية لغة وطنية، حاضرة بشكل أو بآخر في كل شبر من التراب الجزائري وليس فقط في منطقة القبائل أو مناطق معينة، كما قلت سابقا، فإني لا أكتب من أجل النجاح ، قد يأتي أو لا يأتي، المهم أني بذلت الجهد الكافي وفعلت ما أؤمن به.

 في الختام، هل هناك ما تقولينه حول جديدك الإبداعي؟

 إنه مشروع رواية قيد الإنجاز أفضّل أن يكتمل تماما ويأخذ الوقت الكافي لينضج حتى أتمكن من الحديث عنه.

نُقل من المصدر : المحور اليومي، طبعة الأحد 18 ماي 2014، الركن « ثقافي »، الصفحة   19