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Archive de la catégorie ‘HISTOIRE et « bégaiements de l’histoire »’

Lbeṛǧ n Bṭiṭṛa (Petra) yuɣal-ed, sleqlam n D. Lwiz

Mardi 13 janvier 2015

Amezry n iban-ed ! Rnu, s tmaziɣt a mḥaynek ! I txeddem Dihya Lwiz !

 L'auteure sur le site de Petra
« Amezruy lberj n Petra iɣef i d-yella waṭas n unadi ama seg tama n yimusnawen izzayriyen neɣ ibeṛṛaniyen akken ad d- skeflen ayen i d-yeḍran deg lbeṛj-ayi. Aneggaru-ya yettunbder-d aṭas deg yidlisen n umezruy, acu kan ur ẓṛin ara anda i d-yezga. Imnadiyen ufan yakan kra n tɣawsiwin i yettuɣalen yer Iqeṛn wis 4 seld tlalit n Σisa, deg umkan iwumi semman Mlaku, deg Sedduq -Bgayet. Taɣawsa tamezwarut î y ufan deg useggas n 1900, d tablaḍt tettwaru s tlaṭinit, akken i d-ibeyyen umusnaw S. Gsell Tablaṭ-a tres ass-a deg usalay ayelnaw n Lezzayer tamanaɣt. » (Chapeau de l’article de Dihya Lwiz, La Cité du lundi 12 janγier 2015, édition spéciale Yennayer, entièrement en tamazight, p.12)
D. Lwiz, "Lbeṛǧ n Petra yuɣal-ed !"

D. Lwiz, « Lbeṛǧ n Petra yuɣal-ed ! »

https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

Jeudi 4 décembre 2014

Nous étions là parce que nous étions concernés, que nous avions conscience d’être concernés et que nous ne pouvions dignement l’ignorer.

 

Nous étions là quand il le fallait et parce que la situation l’exige, et nous revenons apporter les éclairages utiles au sens de cette présence que nous avons assumée complètement. Nous ne porterons pas de honte que nous avons empêché quand il l’a fallu de faire porter à notre société, à notre peuple, à nos devanciers et à notre jeunesse. La postérité n’aura pas honte de nous.

 

Nous étions là pour permettre à la société de continuer à vivre en tant que première source de toute légitimité que nous nous sommes toujours défendu de détourner à notre profit égoïste, quelque impression nos divergences et nos initiatives prises en charge collectivement et à chaud auraient pu laisser penser.

 

Il serait peut-être bien de penser à une sorte de structure, une sorte de « comité de concertation et de suivi des discours sur le Printemps noir ». Il est fortement souhaitable qu’il soit constitué de personnes à la fois compétentes, dégagées des emprises intellectuelles suspectes de partialité, très imprégnées des événements politiques et sociaux ainsi que des structures populaires ayant accompagné -de près ou de loin- aussi bien les émeutes que la répression, notamment dans la première période du Printemps noir.

 

Son travail sera principalement un travail de réflexion, de recadrement des termes des débats au sujet du Printemps noir et de mises au point quand c’est nécessaire. Il pourrait aussi se constituer en appui à tout travail de documentaire exigé par des recherches universitaires éventuelles, notamment locales, portant sur l’un des aspects de cette période.

 

notre démarche sera double : en direction des volontaires qui se sont voués à la cause commune individuellement et courageusement pendant des semaines, des mois et des années de suite ; en direction de la sphère intellectuelle dans ses composantes d’alors et actuelle, à l’une pour l’inviter à reconsidérer les impressions exogènes (« du point de vue de l’observateur extérieur ») dont elle a peut-être alimenté les représentations publiques à propos du Printemps noir ; à l’autre pour l’inviter à exploiter au plus vite tous les aspects présentant un intérêt intellectuel de ce que nous avons été portés à faire ou à laisser faire dans les conditions qui étaient les nôtres au moment des faits.

 

Dans un premier temps, une première fournée de réflexions, qui seront produites à la fois par des militants volontaires et des intellectuels distanciés de l’événement pourrait se concrétiser suffisamment de temps avant les échéances commémoratives et politiques toutes proches. La présentation d’un tel travail sera éventuellement signé collectivement, sous une forme ou sous une autre à discuter. Les modalités pratiques d’une telle initiative resteront à préciser pour le moment et dans un autre cadre que l’espace virtuel.

 

Nous communiquons publiquement sur cette initiative afin que les bonnes volontés qui se croient seules puissent nous rejoindre si elles le désirent ou qu’elles s’assurent que leurs préoccupations sont éventuellement nôtres aussi. Et afin que les compagnons de route que nous n’avons pas pu rencontrer ou que nous avons perdu de vue se sachent concernés aussi bien que nous et qu’ils nous aident à (r)établir les liens.

 

Pour nous retrouver :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

 

Sur Yahoogroupes : https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir/

Réouverture du débat sur le Printemps noir et sur le mouvement dit des Aarchs

Mardi 2 décembre 2014

Un nouvel espace vient de naitre. Il accueillera les gens réellement décidées à parler du Printemps noir, et rien que du Printemps noir (sans restriction de domaine, plan ou question pertinent-e- y liée). Ce sera beaucoup plus du texte à lire : réflexions des acteurs et témoins des événements, analyses et interprétations externes, qu’autre chose. Et il sera question plus de « aarchs » que d’émeutes.

* Si vous connaissez de vrais « aarchistes » prêts à en rediscuter et conscients de la nécessité d’en discuter, ici et maintenant ;

* Si vous avez un article scientifique de fond écrit sur les événements que vous voulez partager et si vous en connaissez l’auteur(e)  prêt à en discuter avec son lectorat,

voici l’adresse qu’il vous reste à leur transmettre pour s’y retrouver :
https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir

P.S. cet espace vient d’être lancé. L’initiateur lancera des invitations et attendra que les intéressé(e)s s’y inscrivent d’elles et d’eux-mêmes
 
P.S. 2 : Toutes nos excuses dans le cas où une invitation est lancée deux fois.

P.S. 3 : un espace portant le même intitulé est déjà ouvert sur Facebook, moins réservé que celui sur Yahoo!groupes.

Littérature d’anticipation. Histoire à venir de la Soummam

Vendredi 25 juillet 2014

 

Par: Tahar Hamadache
Hypothèse, improbable mais pas impossible. Bonne au moins en vue de quelque oeuvre de fiction à la manière de Dan Brown ;)

Tous les moyens sont bons pour faire oublier les personnages de Bou-Beghla et de Fadhma n Soumeur ; de circonscrire ceux d’El-Mokrani et d’El-Haddad à de piteuses affaires de gloriole familiale, mais surtout d’effacer toute référence à la Tariqa Rahmaneya y compris en livrant la Soummam à toutes les sectes imaginables, qu’elles soient à teinte islamiste ou autre. Dans la mesure du possible, prendre les devants et tenter de compromettre toute intelligence susceptible de s’en rendre compte, soit en lui minant son environnement familier (voire familial), soit directement lorsque la manœuvre est réalisable.

La finalité n’est évidemment pas de revaloriser la guerre de Firmus (« révolte » ? Vous rigolez ?), puisque lui-même ne fut guère près de céder les affaires politiques à quelque église que ce soit, malgré l’étrange St-Augustin. Elle (la finalité) est d’ordre territoriale (maffiotiser le foncier, qu’il soit public ou privé) dans la Soummam et se venger d’insuccès vieux comme plus d’un siècle.

Ceci permet d’envisager une guerre secrète à l’esprit de résistance, à l’identité et à la propriété d’indigènes qui non seulement ne savent plus à quel saint se vouer mais, vu la babylonisation de leurs représentations, ne savent plus s’organiser pour identifier les sources des maux qui les rongent. Ils finiront par croire qu’elles sont le fait d’individus issus d’eux et alors les lynchages commenceront ; ce sera le début de l’autodestruction finale.

© tous les droits sont publics pour les auteurs d’oeuvres d’art, d’esprit et de fictions issus de la Soummam et des anciennes aires d’activité de Fadhma n Soumeur, de Bou-Beghla, de El-Mokrani, de El-Haddad, de la Rahmaneya, de St-Donat et de Firmus :)

Mémoire sur le traumatisme du Printemps noir soutenu à Béjaïa

Vendredi 25 juillet 2014

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DJENADI Nawel et SEBAHI Aimad viennent, fin juin dernier, de soutenir avec brio, et publiquement, leur mémoire de master en psychologie à l’université de Béjaïa.

Le travail documentaire et les enquêtes effectuées pendant toute l’année universitaire vient ainsi aboutir à l’un des plus intéressants travaux sur les trauma collectives dues à des catastrophes sociales, ici précisément aux événements  du Printemps noir qui a laissé des séquelles indélébiles sur le corps social en Kabylie. La recherche ne s’est pas arrêté à cet aspect, elle s’est approfondie pour explorer les effets intergénérationnels de ces événements au sein même de la famille (la relation : « parent victime – enfant né après » est ici considéré).

En effet, même lorsqu’elle n’est pas exprimée, la douleur traumatique marque l’individu et se transmet à son entourage et « s’hérite » par sa famille et ses enfants. Cela peut contribuer non seulement à extérioriser quelque peu le non-exprimé, voire l’impensé traumatique relatif au Printemps noir, mais aussi faire prendre conscience que l’agression massive telle que celle subie par les populations juvéniles et civiles en 2001 ne sont pas circonscrites au moment seul où elles ont eu lieu mais traversent les époques au point que, plus le temps passe, plus on s’en plaindra.

Si la mémoire collective et familiale est sujette à de telles marques indélébiles malgré elles, cela peut aussi réveiller les consciences au fonctionnement de ces mémoires : inutile de se réfugier dans la vie au jour le jour, les mieux avisé(e)s sont celles et ceux qui lui prodiguent le meilleur entretien, les soins les plus suivis et l’enrichissement le plus favorable à la bonne santé (mentale) des générations et, allant, de la société.

Lors de toutes les étapes de leur travail sur le thème du mémoire, le binôme Djenadi-Sebbahi a été encadrée par la professeure BOUATTA Cherifa, enseignante de psychologie à l’université de Béjaïa. En plus de l’encadreur, le jury de la soutenance s’est composé de Benamsili Lamia (psychologue clinicienne, enseignante à l’université de Béjaïa), examinatrice, et de Fergani Louhab (psychologue clinicien, secrétaire adjoint de la SARP et enseignant à l’université de Béjaïa), président.

Ci-après le résumé de cette étude tel qu’il figure dans le mémoire soutenu avec succès par nos deux étudiants.

Tahar Hamadache.

Résumé du mémoire:

Toutes les populations du monde furent confrontées à un moment ou un autre à une forme de violence qu’elle soit intentionnelle ou causée par une catastrophe naturelle. Les deux formes de violence peuvent engendrer un traumatisme psychique qui confrontera l’individu au réel de sa mort.

Dans notre présente étude, nous allons nous pencher sur la question de la violence intentionnelle à laquelle était confrontée la population kabyle durant le printemps noir de 2001, et à l’impact du traumatisme subi par les pères traumatisés sur le devenir psychologique de leurs enfants en mettant en exergue la problématique de la transmission intergénérationnelle.

Nous soulignerons l’importance que peut jouer la présence d’un agent résilient au sein d’une famille de père victime de violence dans la protection des enfants.

Pour se souvenir de ce document :

DJENADI Nawel et SEBAHI Aimad, Devenir psychologique des enfants dont le père a subi des violences intentionnelles au cours du printemps noir. Mémoire de master soutenu à l’Université Abderrahmane MIRA de Béjaïa, juin 2014.

N.B.

L »espace « Parlons du Printemps noir » sur Facebook est consacré aux débats sur ces événements.

Receuil de mots sur tamazight –mars-juin 20 14

Samedi 7 juin 2014

Receil de mots sur tamazight –mars-juin 20 14

Par : Tahar Hamadache.

Tamazight et le (néo)colonialisme

Des rumeurs, accoudées à des déclarations d’officiels, courent en France sur l’éventualité de la participation d’un régiment de l’armée nationale algérienne aux festivités du 14 juillet 2014 en France. A Paris, des voix s’élèvent déjà de l’extrême droite pour demander à Hollande, leur président, de la démentir. On n’en parle pas du tout en Algérie. On devrait, pourtant : que ce soit totalement farfelu ou réellement fondé, le fait qu’une telle rumeur circule suffit dans la tête de ses managers à être humiliant. Mais il faut se dire aussi une vérité : on s’en balance, et moi le premier. Même si toute ressemblance n’est pas que simple coincidence avec une ruche infestée de vers de miel, de sphynx, rien ni personne ne réussira, à faire passer l’Algérie pour une pute soumise et humiliable.

Toutefois, attention ! Attention, car il y a ce foutu brouillon de bouillon de révision constitutionnelle en cours et cette lancinante question de tamazight dont les sempiternels apprentis sorciers voudraient user comme d’une bombe auto-destructive pour son camp. Ne pas officialiser tamazight et participer à cette fête française, dans l’ancienne métropole coloniale, alors qu’il n’y a plus de défilé pour le 05 juillet officiel et national, porte un énorme risque pour les sphynx de notre ruche commune : cela aidera à comprendre que les baathistes (depuis la nahda) et les islamo-atlantistes ainsi que tous ceux qui tergiversent quant à l’officialisation de tamazight ne travaillent rien d’autre que les INTÉRÊTS FRANÇAIS ET ATLANTISTES !

En effet, qui plus que la France coloniale a intérêt à ne ce que la culture et la civilisation algérienne (nord-africaine, en vérité) ne soit jamais rétablie ? L’intérêt réside dans le fait que posséder une culture plus ancienne que la grecque, une écriture plus ancienne que la phénicienne, une langue plus ancienne que celle de l’Égypte ancienne et une culture plus ancienne que la sumérienne suffit à contester le qualificatif de « barbare » qui justifie toutes les guerres de conquête civilisantes et démocratisantes et le maintien sous leur domination, soit-elle thérapeutique…

il y a 20 heures 07.05.2014

 

Abdelkrim Badjadja, expert international en archivistique et ancien directeur des Archives nationales algériennes, nous divulgue dans cet article un document historique attestant de l’usage continu de tamazight et des caractères amazigh. C’est très bien. Mieux, il déclare nettement être favorable à l’officialisation de tamazight en Algérie. Quant à sa position concernant les caractères à utiliser, allons ! Une fois tamazight officialisée, on verra que les minuscules des caractères latins (trouvés par un amazigh) sont autant hallal que les caractères arabes (trouvés dans la Djahiliya), le Prophète n’ayant jamais pensé à les réformer. De ce fait, on pourrait même généraliser l’écriture de la langue arabe en caractères latins minuscules. Il suffit de bannir les MAJUSCULES !
5 juin

http://www.lematindz.net/news/13096-alphabet-amazigh-un-code-utilise-par-ahmed-bey-pour-ses-courriers-secrets.html

 

5 juin

VOUS N’AVEZ « pas réalisé ce qu’il faut pour aller à l’officialisation de tamazight ». Cette faute-là, vous l’avez commise exprès pour évite de l’officialiser. Il semble que nous n’avons pour notre part qu’une seule façon de payer cette faute à votre place : bouazizer chweyya les choses devant le Conseil constitutionnel si vous ne vous décidez pas à réparer vos propres conneries, désormais publiquement reconnues.
http://www.elwatan.com/actualite/abdelamelk-sellal-l-officialisation-de-tamazight-n-est-pas-pour-aujourd-hui-05-06-2014-260040_109.php

 

4 juin

Ma wlac tamazi&t, WLAC !

Il a toujours été clair qu’il n’y avait rien de spécialement sérieux à attendre de ce côté tant que tamazight n’est pas langue officielle. Pour ce qui est de « la demande populaire », faudra-t-il 126 morts ou 126000 pour que cette fichue demande soit jugée assez recevable ? N’ayant l’intention d’envoyer personne à la morgue, l’idée de bouazizer un peu les choses en une torche polyandre devant le siège du Conseil constitutionnel vient de quitter spontanément le domaine de l’impensé. Ceux qui se font un métier d’émettre des condamnations à mort pourraient alors chier d’un même cul un consensus consistant à être d’accord sur un jour de repos commun, une sorte de Shabat pour intégristes, baathistes et assimilés, où ils n’émettraient pas de condamnation à mort. Qu’ils reposent alors en paix.
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2014/06/04/article.php?sid=164343&cid=2

 

Tahar Hamadache a partagé le statut de Mohcine Belabbas.

1 juin

C’est une erreur que de mettre un pareil truc sur ce mur qui porte mon nom. Pas un mot pour tamazight, sauf à considérer que le mot « aqelliyat » (minorités) le sous-entend. Merde, alors !
« Terriḍ aṭaṣ di qell » (MATOUB Lounes)

التنسيقية من أجل الحريات والانتقال الديمقراطي

مشروع أرضية الندوة الأولى للحريات
والانتقال الديمقراطي

I- الـديباجة:

 

25 mai

Ya l’RCD, tselleḍ-d naɣ ala ? Ɣuṛ-ek tura ad k-d-iffeɣ leεǧeb seg temliliyin-agi gar-ak d l’ikhwa ukud tessemlaleḍ taqeṛṛuyt ! Ha, ad teɣṛem tabeṛbuẓt arma teɣṛam-tt, ad k-d-iffeɣ ugejdur ur neswi tibṣelt zdat n lmaqal-nni n Saint-Egidio ! Ma yella kan yexṣeṛ, ssiwseε tanzaqin-ik, meqqaṛ ad k-iεeddi mebla leεtab

 

Tahar Hamadache a partagé la photo de ‎حركة القوميين العرب في الجزائر‎.

25 mai

« الأمازيغ الشرفاء أهلنا وأحبتنا أحبوا اللغة العربية » و لا يسعكم إلاّ أن تردّوا لهم الصاع صاعين جميلا و جمالا فهيا يا إخوتنا البعثيون، هبواّ ولعا و حبّا للأمازيغية محبّة و إيخاءا للأمازيغ المحبّين للعربية

 

25 mai

Rien ne peut être anti-démocratique et anti-national que la non-officialisation de tamazight

Ce document du FFS se lit, sous le titre « LE PRINTEMPS BERBERE », comme s’il datait d’aujourd’hui. Sauf que, dans le contexte actuel, l’officialisation de la langue tamazight serait un acte (d’abord) juridique dont le soubassement politique, la perspective démocratique sur laquelle elle ouvre et le contenu antidote contre l’aliénation généralisée ne peuvent être évités par le pouvoir que par la fuite en avant dans l’ignorance de cette revendication et dans son déni de cette réalité majeure.

Cela ne va pas sans problème : la non-officialisation de tamazight dans le contexte actuel est à la fois l’ouverture de l’impasse préparée pour la réduction du seuil des revendications (ce qui implique une élimination des dernières traces de crédibilité des actants sensés le maintenir, voire l’aiguiser) ; une prime substantielle au repli identitaire (voire autonomiste, voire encore indépendantiste), mais aussi une victoire facile offerte aux secteurs qui, tels que les baathistes et les islamistes, ne croient aux frontières que dès lors qu’elle regroupe tous les territoires arabes et/ou islamiques.

Une non-officialisation de tamazight (sans compter que sur le plan économique, l’adhésion à l’OMC, et, sur le plan militaire, l’engagement progressif proto-atlantiste, jouent un rôle similaire à celui des partisans de la révision des frontières par le repli ou l’extension) dans le contexte actuel équivaut à la désacralisation des principaux attributs et symboles de souveraineté nationale algérienne : l’unité des frontières et du drapeau.

Rien ne peut être anti-démocratique et anti-national que la non-officialisation de tamazight dans le contexte actuel et futur.
http://www.ffs-dz.net/?p=212

 

Si vous ne croyez pas que les baathistes menacent l’unité nationale, regardez cette photo qu’ils exhibent dans leur groupe sur Facebook :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=804011819609033

 

Photos du journal

ويبقى رجال البعث خير من يحمل هموم الأمة العربية في هذا العالم المتوحش .. عاش الب… Afficher la suite

Par : حركة القوميين العرب في الجزائر

25 mai

 

25 mai · Modifié

Arrêtez ! Ca déconne grave, là !

C’était le vrai faux « programme » pour tamazight d’un candidat à la présidence de la République lors de la campagne d’avril 2008. Il n’y a eu rien. Strictement rien. Le CNPLET lui-même est une grosse blague, tout compte fait. Les grosses blagues, on nous en fait tous les jours. On nous prend pour des putes passionnées de l’être, ya Σǧaba ya Ṛebbi ! La seule évolution notable est que le programme du même candidat, en 2014, est plus honnête : par son silence, s’agissant de tamazight, on sait où il nous la met si auparavant on n’en sentait rien. Et voilà que c’est repris par le HCA. Alors, maintenant, on attend plus de quatre ans pour recycler des promesses présidentielles en revendications pseudo-institutionnelles ? « Priorité », voilà un mot qui éteint la voix de (Si) Hachemi Assad ! Stupidité, plutôt, oui ! Sauf que ça souligne au khol bleu nuit que les argumentaires tels que ceux de Abdenour Abdesselam (développé lors d’une récente conférence à Béjaïa) et de Dr Boudarene (contribution écrite circulant sur Internet) ainsi qu’un article paru hier sur le journal électronique Libre-Algérie courent, consciemment ou inconsciemment vers la mise en branle d’un processus de vieillissement accéléré des revendications amazighes et de réduction mortel du seuil des revendications.

 

 

 

 

Une académie de langue amazighe, une priorité pour le HCA

www.depechedekabylie.com

 

 

25 mai · Modifié

Tamazight est une chose ; l’officialisation de tamazight en est une tout autre. C’est un cadeau immérité qu’une telle argumentation offre sur un plateau d’urgence à ceux qui en manquent. Qu’elle aboutisse ou non à cette fichue consécration, la démarche en cours plombe déjà tous les débats qui pourraient en découler : elle en exclue du fait même qu’elle ne l’aborde pas celles et ceux qui ne peuvent occulter cette revendication. Elle prépare aussi le terrain à son éventuel bradage, voire à son abandon pur et simple. Tamazight est intrinsèquement liée aux questions démocratiques et celles-ci n’avanceront pas sans l’officialisation de tamazight qui, alors, entrainerait la disparition d’énormes difficultés qui se posent devant la possibilité de synergies démocratiques à travers le pays. C’est le moment de se remettre la tête à l’endroit.

 

 

 

 

Officialisation de Tamazight: Chto Delat ?

www.libre-algerie.com

 

 

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24 mai

ما عليه شيء؛ فالدول والأمراء والعملاء العرب سابقون و ما زالوا سبّاقون، وما هؤلاء المتعاملين الثلاث المغاربة البسطاء إلاّ لاحقون ! زد على ذلك، و بما أنّ لا شيء جميل يُرجى من طرف التعريبيين، فلا بأس أن يتعامل أناس أمازيغ، و هذا في أوجّ زمن العولمة، مع دول العالم (بما فيها دولة شارك في تأسيسها « حفيد إسرائيلي للأمير عبد القادر » حسب جريدة « المحقق »، العدد 06، ماي 2006) بطريقة ترضي كل المقوّمات المعتقدية و اللغوية جنبا إلى جنب إخوتهم العرب الشرفاء ! هناك أيضا أمازيغ مغاربة كذلك أسّسوا جمعية صداقة أمازيغية ـ فلسطينية و إن شاء الله ستنظّم ملتقى حول الثقافات و اللغات المتواجدة في المغرب و في فلسطين، و إن شاء الله سيُعقد مثل هذا الملتقى في الضفة الفلسطينية لمدينة يورشليم :) )

ثلاث نشطاء أمازيغ مغاربة يحضرون ندوة بمعهد موشي ديان بالكيان الاسرائيلي حول الحركة الامازيغية بشمال افريقيا

عملاء الكيان الصهيوني أصبحو يخرجون من جحورهم

 

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23 mai · Modifié

Ca se passe en Amérique, yes, (wo)man Can I demander moi aussi d’être averti du contenu stigmatisant, choquant et provocateur aux dépens de tamazight dans l’enseignement supérieur ? Oui, en tant qu’étudiant en cycle supérieur, je me sens plus que fragile, absolument vulnérable même, au point d’être en mesure de foutre un bon coup de pied au goutte-à-goutte dans le cul de n’importe quel diplôme, dès qu’on quitte l’objectivité scientifique pour asséner au sujet de tamazight des conneries réfutables en droit et en science, autorisées du fait du prince (para-machiavélique). Pour le reste, j’ai le temps d’attendre ce qu’en disent plus conservateurs et plus libéraux
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<< « Vos étudiants ont des vies en dehors »

C’est dans :
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/americanmiroir/2014/05/22/etats-unis-attention-etudiants-fragiles-232946

 

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23 mai

كاد الإنتظار أن يكون خائبا، و فجأة عثرنا على الحوار الشّيق الذي أجرته الكاتبة ديهية لويز مع جريدة « الحوار اليومي » بتاريخ 18 ماي الجاري. التقطناه في النسخة المكتوبة، لكن لم نعثر له عن أثر على ال »ويب ». لذا، رقّمناه من جديد و طبقا للأصل، و ها نحن نشارككم قراءته مرورا بالمدوّنة « Akbou-Centre du monde »
http://soummam.unblog.fr/2014/05/23/الكاتبة-ديهية-لويز-لالمحور-تطور-الكت/

 

الكاتبة ديهية لويز ل »المحور » : تطور الكتاب الأمازيغي مرهون بترسيم الأمازيغية

soummam.unblog.fr

 

 

Tahar Hamadache a partagé la photo de ‎حركة القوميين العرب في الجزائر‎.

23 mai

أيّا سيدي، هذا يذكّرنا بكثير من الأمور قد تفيدكم معرفتها :
ـ يذكّرنا أوّلا ب الأمم الأولى (مثل الهنود الحمر و الأسرالييين الأوائل) التي قدّمت لها دولة أستراليا منذ بضعة سنين و كذا دولة كندا مؤخرا إعتذاراتها حول كلّ ما آتاهم من عنصريه و تنكيل بكيانهم و موروثهم الثقافي و اللغوي لعدّة قرون مضت؛
ـ يذكّرنا أيضا بعلم الأثار و الأنتروبولوجيا التي تعلّمنا أنّ الرموز قد تتشابه إلى حدّ بعيد من حضارة و زمان و تاريخ إلى أخرى ؛
ـ يذكّرنا بأنّ الحروف الأمازيغية أقدم بكثير من الحروف العربية و أنّه يصعب كثيرا أن نعثر على أوجه تشابه بينها، الأمر الذي يُسقط افتراض « عروبية » الأمازيغية و يعزّز إشكالية العنصرية المناضلة عند العروبيون تجه الأمازيغ و ثقافتهم و لغتهم؛
ـ يذكّرنا أيضا أنّ الرموز المستعملة منذ زمان بعيد لها بعد ثقافي بحت، قد تتحصّن عند الضرورة بتوجّه نضالي، الأمر الذي يختلف تماما مع سيميولوجية الرموز التي تستعملها التنظيمات السياسية الإيديولوجية الحديثة النشأة كمثل حركة « البعث ». أ يودّ البعثيون أن يتطرّق المرء إلى قراءة سيميولوجية للرموز المتداولة عند مناضلي هذه الحركة ؟
https://www.facebook.com/groups/amazighity.for.arabity/

بماذا يذكركم رمز السحر والشعودة هذا

 

Tahar Hamadache a partagé un lien.

21 mai

Travaux d’un séminaire sur la politique linguistique s’étant tenu en Algérie en 2012. A explorer bientôt. Il y a donc bien eu lieu, consultation d’universitaires sur la question linguistique en Algérie, par les « pouvoirs publics ». Les amazighiphones ne semblent pas en avoir pris connaissance. C’est sans doute une affaire d’état et peut-être que ceux-ci ne sont pas concernés ?…

 

www.ummto.dz

 

http://www.ummto.dz/labolpla/site/takhtit02.pdf

 

21 mai

ستكون لنا عودة في الأمـــــر قريبا

 

الأمازيغية في مقلة العروبية – أحداث و أحاديث Amazighity in the Arabity eyes

https://www.facebook.com/ba3th.dz/posts/801399056536976 احمد بن نعمان الحل في تعدّد اللهجات و وحدة اللغات المكتوبة إقرارُ هويتين مختلفتين يهدّد وحدة الجزائر Paru dans : Echoroukonline Journal édition du 18 mai 2014

 

21 mai

Dernier post de la nuit avant le prochain

Déjà que, si tout était resté normal, les disparités socio-économiques, topo-géographiques et idéo-culturelles constituent des filtres rebutants et travaillant dans tous les sens. Avec les chamboulements récents de tous ordres, si tout le monde était moi, personne ne tenterait de nuire au moindre terrain d’entente.Mais la vie peut sembler être un jeu, et on peut jouer jusqu’à s’en mordre les doigts ;)

 

20 mai

Cela fait trois jours que je cherche à télécharger http://www.echoroukonline.com/ara/ pour y retrouver un article militant contre la constitutionnalisation du caractère officiel de tamazight, et le html de ce journal résiste à se déployer sur mon écran. Si quelqu’un a la présence d’esprit de le retrouver pour moi (édition du dimanche, parait-il), il serait gentil de m’indiquer le lien direct vers l’article en question.

« voilà le lien de l’édition de dimanche de ce papier que je ne consulte pas d’habitude. l’article en question se trouve à la page 16.http://static.echoroukonline.com/…/2014/4380_599558113.pdf » P.13

 

Tahar Hamadache a partagé la photo de Papillon Blanc.

19 mai

UNE RAISON POUR RECONNAITRE AMENZU N YENNAYER EN TANT QUE FETE NATIONALE

Les personnes honnêtes font leur bilan quotidien le soir, d’autres le font à « l’automne de leur vie » ; la jeunesse (entre 18 et 35 ans environ) se voit imposer parfois de drôles de bilans globaux, annuellement suivant les personnes, vers le mois de juin. Ça tient de certaines conjonctions climatiques et biologiques, de certains conjonctures sociales et du fait que septembre y semble trop lointain. C’est l’un des inconvénients majeurs de l’organisation du temps par l’année civile. Ça devrait constituer une raison humanitaire supplémentaire aux raisons identitaires mais la fondant en réalité, pour la reconnaissance des fêtes populaires et agricoles, à la tête desquelles AMENZU N YENNAYER. Lakinna-hum hel ya3lamun ?!

« Quand nous aimons quelqu’un, nous essayons d’oublier qu’il / elle va mourir un jour parce que la seule pensée à ce sujet est déchirante au point de nous briser le coeur. Je suppose que je ne serai plus capable de ressentir à nouveau. »

 

18 mai

Une retraite de chien battu en perspective, sans la constitutionnalisation du caractère officiel de tamazight.

Le docteur Mahmoud BOUDARENE intervient au sujet de Tamazight et du brouillon constitutionnel mis en circulation. C’est bien d’aγoir l’esprit dialectique. Qqaṛen « Hdeṛ ṣṣwab-ik, tehdeṛeḍ ṣṣwab n wexṣim-ik ». Mais c’est une dangereuse stratégie de négociation de fourrer un tel plaidoyer de l’argumentaire adverse dans la situation présente. Ce n’est pas à moi de notarier les arguments de ceux qui s’opposeraient à l’institutionnalisation de tamazight en tant que langue officielle. Et le déni outrageant dans lequel tamazight est maintenue, en mai 2014, des années après de le déclenchement des premières fleurs de merde du Printemps arabe alentour, me dispense complètement de prêter quelque bonne intention que ce soit à ceux qui ont le pouvoir d’entretenir ce déni et qui continuent d’en user outrageusement. Le danger, tout le danger, vient de ce déni et la seule conduite dangereuse est celle de ceux qui tiennent à m’exclure de tout débat d’importance en me déniant le statut officiel d’égal en citoyenneté algérienne, en droit et en dignité. Je suis pacifique, oui, je suis même pacifiste. Et je sais que dès que le brouillon constitutionnel en cours sera blanchi, il deviendra clair que j’ai été exclu de tout ce qui est décidé : mon caractère pacifique et mon pacifisme n’auront qu’à rentrer la queue entre les jambes comme un chien battu et me taire pour la suite.

http://docteurboudarene.unblog.fr/2014/05/17/officialiser-tamazight-la-reconnaissance-d’un-droit-humain-fondamental-et-la-reparation-d’une-injustice-historique/?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+dzactiviste+%28DZactiviste.INFO%29

 

 

 

 

Projet de la nouvelle constitution: Tamazight de nouveau occultée.

docteurboudarene.unblog.fr

 

 

17 mai · Modifié

Un autre truc zinzin rencontré dans la presse : les brouillonneurs officiels de constitutions ont tendu un lapin concernant tamazight pour tendre une carotte aux lapins de l’opposition pour les attirer à la lapinière des mouchawarat. Si c’est le cas, ça sera vrai que les gens d’en haut ne prennent plus les enfants du bondieu pour des canards sauvages ; ils les prendraient pour des lièvres domestiqués. Tmenyik médiatico-politique sans pitié !

 

17 mai

Ces trucs bidon que je lirai comme des pâtisseries avariées dans la presse ces jours-ci… Exemple : Untel tient rancune à telle région et décide que le tabouret identitaire du pied soit estropié de l’un. La rancune ! Ils ne savent certainement pas ce que c’est. Et s’ils savent, c’est qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Et s’ils savent, c’est que tout est foutu.

 

17 mai

Il ne faut pas que le terme « consensuel » se fourvoie dans la signification d’un adjectif qualifiant quelque chose, soit-il une constitution, qui mène les cons dans un seul sens. Lorsqu’il s’agit de choses trop sérieuses, et lorsqu’il s’agit, comme dans une constitution, réaliser un sens commun, mieux vaudrait éviter les ambiguïtés et, surtout, utiliser le terme « comsensuel ».

 

16 mai

Le trépied identitaire et la menace de graves déséquilibres.

Dans le brouillon de la prochaine constitution, Tamazight DOIT avoir figuré en tant que (seconde ? on s’en fiche) langue officielle. Pourquoi ? Voilà :
On dit qu’il n’y a pas lieu de toucher aux composantes de l’identité nationale ? Je ne vois pas le pourquoi de cet « interdit » mais passons. Un jour peut-être on aura meilleure latitude pour enfin s’entendre entre Algérien(ne)s sur notre identité : peut-être que, pour le moment, beaucoup ne savent plus qui ils sont ni qui, tous ensemble, sommes.

En tout cas, l’identité nationale est abordée dans le préambule de la constitution et ce importe le plus, c’est l’équilibre articulé (monté sur des articles) du texte constitutionnel. Il s’agit des articles qui traduisent le trinôme identitaire : « amazighité, islamité, arabité » qui repose sur un trépied d’articles. Le fait est que ce tabouret légalo-constitutionnel a pour le moment deux pied splus longs qu’un autre : l’arabe est langue officielle ; l’islam est religion officielle, mais tamazight ne l’est pas -mais elle toutefois est nationale depuis 2002, il importe de le rappeler puisque beaucoup d’intellectuels et d’activistes semblent (feindre de) l’ignorer. Le tabouret est ainsi indubitablement déséquilibré et déséquilibrant.

Dans ces conditions, soit le tabouret est renforcé dans son équilibre et sa stabilité, soit il est brinquebalant. Les charpentiers officiels sont tenus de le savoir dûment.

 

Tahar Hamadache a partagé le statut de Satef-dz Béjaïa.

15 mai

Vous, tous les journalistes qui ont produit des articles, toujours matures, lors du Printemps noir et à son sujet, êtest invités à nous gratifier de témoignages rétrospectifs, non pas sur l’activité émeutière proprement dite, mais sur ses déterminations telles qu’elles se sont imposées à vous et telles que vous avez été amenés à les diffuser à votre tour. On est en plein 13e anniversaire et nous manquons toujours d’éclairages à ce sujet.

 

11 mai

Tamaziɣt, culture nationale et brouillon constitutionnel de mai 2014

En tout cas, moi je les crois quand ils disent qu’il vont lâcher leur brouillon dans quelques jours. Il évacuera certainement la question de tamazight en particulier et de la culture nationale en général. De toute façon que ce soit. Soit, positivement, pour signaler que si débat il y a il peut s’ouvrir sur les autres questions d’importance (caractère républicain, démocratique, social du régime d’état ; l’organisation des institutions et des pouvoirs ; les libertés individuelles, publiques et sociales ; etc.) ; soit négativement, ce qui voudra dire que makanelleh d’aller plus loin.

On s’est bien foutu de la gueule des enfants du Printemps noir qui chantaient se référaient presque en tout à leur idole qui éclatait : « Ma wlac tamaziɣt, wlac ! wlac ! wlac ! » tout en mettant tamaziɣt à la queue de leurs cris d’émeutiers, mais on ne se foutra pas de la gueule d’un vieux schnock comme moi : soit tamaziɣt et la culture nationale sont satisfaites dès l’abord; soit je continuerai de chercher ailleurs si j’y suis.

 

11 mai

Ça vient d’être censuré quelque part. Netta Ladɣ yenna-yas L’inspecteur Tahar i L’Apprenti : « Lukan ma tehdeṛ-ci men fum-ek, ma-ni-c εaṛef men ‘in tehdeṛ »

Mon mur demeure si bienveillant pour mes commentaires

Révision de la constitution …et après ?
Par la rédaction Tous les indices laissent croire que les consultations annoncées par le Chef de l’Etat, en vue de la révision constitutionnelle, ne sont que poudre aux yeux et versent dans la log…
www.libre-algerie.com
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Tahar Hamadache Comme toujours, « ce n’est pas la question du problème ; c’est le problème de la viande ». Le problème, ce n’est pas si c’est de la poudre aux yeux ; la question, c’est s’il n’y ni poudre, ni yeux.
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Tahar Hamadache En tout cas, moi je les crois quand ils disent qu’il vont lâcher leur brouillon dans quelques jours. Il évacuera certainement la question de tamazight en particulier et de la culture nationale en général. De toute façon que ce soit. Soit, positivement, pour signaler que si débat il y a il peut s’ouvrir sur les autres questions d’importance (caractère républicain, démocratique, social du régime d’état ; l’organisation des institutions et des pouvoirs ; les libertés individuelles, publiques et sociales ; etc.) ; soit négativement, ce qui voudra dire que makanelleh d’aller plus loin.

On s’est bien foutu de la gueule des enfants du Printemps noir qui chantaient se référaient presque en tout à leur idole qui éclatait : « Ma wlac tamaziɣt, wlac ! wlac ! wlac ! » tout en mettant tamaziɣt à la queue de leurs cris d’émeutiers, mais on ne se foutra pas de la gueule d’un vieux schnock comme moi : soit tamaziɣt et la culture nationale sont satisfaites dès l’abord; soit je continuerai de chercher ailleurs si j’y suis.

11 mai, 1

 

 

11 mai

Présence et vacuité du discours pour tamazight.

Il y a des activistes que j’aime bien pour une seule raison : l’effort qu’ils fournissent pour être présent à des moments de reflux. Cela dit, il leur arrive souvent de laisser poindre une sorte de panique devant le contexte, de ne pas très bien savoir le prendre, de ne pas trop savoir s’y prendre. Et il leur arrive de lâcher des déclarations, ou simplement des impressions, quelque peu désolantes. C’est arrivé à Said Sadi, c’est arrivé à Ramdane Achab après lui, et on dirait que ça arrive de nouveau à Abdeslam Abdennour (dans le journal La Cité d’aujourd’hui). C’est trop simpliste, pour ne pas dire trop lâche, la perspective qu’il offre (à qui ?).

Je pense que ce n’est pas le moment de se laisser tenir la dragée haute : le contexte ne le permet pas du tout. Au contraire, le moment présent exige de mobiliser le maximum de lucidité, de vérité, de pédagogie mais aussi autant de pugnacité et de force de caractère. On gagnera au moins à arroser la fibre militante et le sens de négociation des opportunités à l’avantage du maintien de la vigilance prospective chez nos ami(e)s que la religion du marché et sa doctrine uniformisante menace de fondre dans la foule méconnaissable.

 

Tahar Hamadache Il n’y a pas lieu de faire moins que la députée de la nation, Dalila Fourar qui déclare : « Je pense qu’après avoir été instituée comme langue nationale, l’officialisation de tamazight est impérative”(, nous a confié la mouhafedh FLN de Béjaïa). In : http://www.liberte-algerie.com/…/le-fln-est-favorable-a…

 

“Le FLN est favorable à l’officialisation de tamazight” RÉUNION DES MEMBRES DE LA MOUHAFADHA DE…

www.liberte-algerie.com

 

Tahar Hamadache a partagé le statut de Etudiants de langue et culture amazighes-bejaia.

11 mai

Poussez un peu, et vous vous rendrez compte que l’indifférence vous ligote en vous faisant dire que, des pressions sur les étudiants et les enseignants de tamazight dans nos universités, c’est chose courante. On se forge comme on fait face à telle ou telle difficulté, mais il arrive que les manieurs de difficultés tordent cruellement le parcours de notre jeunesse éprise de tamazight.

 

Commentant le passage suivant :

maintenant je le declare.
etudiants de tamazight, les membres de la coordination ont besoin de vous, soyez vous, ils meritent pas etre victimes de notre aministration, ils subissent bcp de pression , mais personne ne les entend, vous aurez besoin d eux apres, presevez les alors maintenant
maksen amazigh

 

3 mai

Les fils (sing. fil) du tissu s’en émancipent. Où est le tissu ?

C’est pas une énigme, espèce d’imbécile, c’est une métaphore. Libère-toi DANS le tissu sinon goûte à ta perte en le perdant.

 

28 avril

Faites connaitre notre plus récent groupe aux intellectuels, poètes, philosophes, politiciens, penseurs, idéologues, éditeurs, journalistes, gens de culture, maniant l’une ou les deux langues tamazight et l’arabe de tous les pays, qu’ils soient amazighs, arabes, amazigho-arabes ou qu’ils soient des arabisants ou des berbérisants issus d’autres traditions, langues et cultures. Il nous importe d’ouvrir ce débat.

 

الأمازيغية في مقلة العروبية – أحداث و أحاديث Amazighity in the Arabity eyes

    • ما هو خطاب الممتطين للتوجه العروبي التعريبي إزاء تمازيغت (الأمازيغية) و الأمازيغ آنيا، أي في الضرف الحالي ? هل كل من اتخذ كذا توجه و خطاب صريح في انتماءه و خطابه و مقاصده ? هل كل موقف أو مقال يقابله إ…
  • 912 membres

 

Tahar Hamadache a partagé un lien.

24 avril

« À la limite, la culture peut aller sans conscience identitaire [...].
La culture relève en grande partie de processus inconscients. L’identité,
elle, renvoie à une norme d’appartenance, nécessairement consciente,
car fondée sur des oppositions symboliques » (Cuche, 1996)*.
Mon commentaire :
Et sans conscience identitaire, ou si la conscience identitaire est stigmatisée, anesthésiée ou troublée, la culture, relevant ainsi de processus inconscients, peut aisément être soumise à des processus d’aliénation et de déculturation savamment et directement entreprise ou malicieusement confiée à des consciences préalablement et profondément aliénées

*Cité in :

ÉDUCATION INTERCULTURELLE :
ÉTAT DES LIEUX
Françoise LORCERIE (CNRS, IREMAM.)
http://www2.cndp.fr/revuevei/129/17018911.pdf (page 4/20)

 

L’origine du vocable « PRINTEMPS NOIR » en réaction à une « notice » de KabyleUniversel.com*

24 avril 2014, 10:13

Faut pas trop chercher le sens premier du vocable « Printemps noir ». C’est simple, très simple même. Lorsque j’ai décider de proposer ce vocable aux amis d’Akbou, vers le 06 mai 2001, donc déjà plus de deux semaines du début de ces événements, l’idée n’avait rien à voir avec le défaitisme ni avec le désespoir. En aucune façon. Bien au contraire, il s’agissait d’agir sur le cours des choses. Et pour agir sur des choses, il faut les citer par leur nom ou, si elles sont inédites, les identifier et les nommer en conséquence. Et il se trouvait que ces événements n’avaient pas de nom jusque là. Comment les nommer et pourquoi ?

 

Pour moi, tout était encore compactement obscur mais une chose au moins était très claire : ces événements-là avaient toutes les caractéristiques d’une catastrophe sociale et si elle ne recevait pas de nom, cela contribuait pour moitié à l’aggravation de son impact néfaste sur la société, car le non-dit élargit le domaine du ressenti tout en le cloitrant dans l’impensé : cela démultiplie à l’infini l’effet de la terreur, de la honte, de l’abattement. Et cela laisse libre cours à toutes les erreurs d’appréciation, à la concurrence des violences aveugles et, ainsi, à la dilution des responsabilités et à la disparition progressive du sens de la responsabilité, sans quoi la société se disloque avant de se dissoudre totalement. A cette obscurité qui s’emparait des âmes et des esprits, répond l’obscurité totale entourant les tenants et les aboutissants des provocations multiformes et de toutes origines. Plus encore, le noir envahissait les rues et les quartiers de par la fumée des quantités incroyables de pneus brûlés et de bombes lacrymogènes décapsulées.

 

On ne pouvait pas réclamer la lumière dans de telles conditions en criaillant « On veut la lumière sur cette sale affaire » : personne n’était apte à laisser parler le poète en de telles circonstances. La meilleure manière de convoquer la lumière était de constater l’obscurité, de la nommer, pour s’y adapter et s’encourager à tirer les choses au clair.

 

Pire encore, quelque chose était encore plus net dans ma tête : ces événements n’avaient rien à voir avec Tafsut n 80, aléas le « Printemps berbère ». Il en était même l’intégrale antithétique. Laisser les pauvres gens qui organisaient cette espèce de volontariat pour aller mourir sans faire de déclaration structurée sans leur glisser un repère dans la poche serait être complice du destin funeste auquel ils se livraient, d’autant plus qu’ils nous rejetaient catégoriquement, « dinosaures » qu’ils nous jetaient froidement et rageusement à la figure.

 

Ces événements obscurs devaient donc être liés à l’histoire sans qu’ils n’y prennent garde dans un premier temps, afin qu’ils puissent s’en servir comme d’une bouée de sauvetage dès qu’ils en ressentiraient le besoin. J’ai trouvé qu’il faut nommer NOIR ce qui obscur et de le rattacher à une lumière ténue, venue du passé encore récent mais déjà rejeté, d’autant plus que c’était la saison (avril, mai…) et que c’était des bourgeons, sensés être NOS bourgeons, qui se détachaient du printemps, de la lumière, de la mémoire et s’offraient à corps perdu à la froideur mortelle et obscure. Cette lumière ténue, c’était le Printemps berbère (entre nous, je pensais aussi au Printemps de Prague, mais ça, je ne le disais à personne), le PRINTEMPS.

 

Et ce fut donc moins un mot composé qu’un message télégrammatique à deux mots juxtaposés : PRINTEMPS (pour titiller la mémoire) et NOIR (pour nommer le présent). Voilà donc expliquée aux nuls l’origine du vocable « Printemps noir ». Si ça ne vous plait plus, je n’en ai rien à foutre : le vocable a suffisamment rempli ses fonctions. Mais si ça vous plait de le triturer au gré de vos saloperies présents ou à venir, alors allez vous faire foutre et vous pouvez toujours courir, vous n’y arriverez pas :D

 

C’est gentil de ma part, n’est-ce pas;)

 

* http://www.kabyleuniversel.com/2014/04/21/le-printemps-berbere-dun-printemps-a-un-autre-lautisme-et-la-violence-du-pouvoir-sont-toujours-les-memes/(précisément, la publication du 22 avril vue sur www.facebook.com/KabyleUniversel)

 

20 avril

Souvenir d’enfance. Les manifs de 1980.

J’étais encore enfant, en tout début d’adolescence quand, collégien, j’ai participé à la première marche pour tamazight à Akbou, dans le sillage des événements d’avril 1980. Arrivés au centre de la ville, je me suis retrouvé dans les premières lignes quand le face à face avec les policiers et/ou les gendarmes (je ne me souviens plus très bien) a eu lieu, au niveau de l’ancienne librairie « Djil djadid ».

A la première charge, reflux des manifestants. Comme tout le monde, j’ai fait volte-face pour courir dans l’autre sens mais ceux qui étaient devant moi (maintenant juste derrière) ont vite fait de marcher sur mes talents et c’est ainsi que j’y ai laissé mes souliers un peu trop larges pour mes pieds d’enfant. J’ai donc couru pieds nus Où ? Direction le quartier où je savais trouver de nombreuses cachettes pouvant me contenir et mon gros cartable en cuir dont je ne voulais pas me séparer, brillant élève que j’étais. Hira Tahar ou, plus communément, Ijdaren. Je le connaissais bien pour y avoir passé auparavant quelques semaines ou mois quelques années auparavant. Je crois même y avoir rencontré Nna Cherifa ou, en tout cas, des amies à elle qui la citaient souvent et fredonnaient ses chansons sur une petite terrasse où elles s’assemblaient.

Une fois bien abrité, j’attendais de comprendre que je pouvais aller ailleurs. Mon attente ne dura toutefois pas très longtemps avant qu’un manifestant, qui me paraissait très grand à l’époque, et que je ne connaissais pas du tout, et que je n’ai plus rencontré ensuite, est venu me retrouver. Allez savoir comment il avait fait ! Il me ramenait mes souliers ! J’avais de grands amis qui me parlaient des événements, qui me ramenaient des déclarations et qui m’apprenaient à écrire tifinagh, mais c’est surtout ce geste que j’apprécie encore aujourd’hui le plus de ces années-là.

Peut-être que ce souvenir aggrave le profond dédain, le très grand mépris dans lequel je tiens ceux qui poussent aujourd’hui des enfants à la confrontation violente avec les flics, alors qu’eux veillent à les abandonner à leur sort, attendant le bilan loin du terrain de « jeu ».

 

20 avril · Modifié

Les prouesses (pas question d’en parler pour le moment) du RCD lors de la marche d’aujourd’hui sont multiples. Il a même réussi à être le plus visible tout en restant le plus discret question déclarations. Pas même l’ombre d’une prise de parole ! Ceci dit, llah ghaleb, je suis toujours concerné par la question des représentations. Là, quant à la représentation de l’homme modèle.
Quant à la femme, il a fallu toute la malice de Bouteflika pour nous représenter le modèle de la militante RCD, quand il a fait sa judicieuse remarque à propos de la minijupe de Khalida, alors encore fraiche sortante de la fabrique d’images RCD.
L’homme, lui, selon le RCD, c’était avant tout une moustache bien taillé, un costume et une cravate bleues, une chemise à col blanc. Si t’es pas ainsi affiché, tu es un drôle de RCD, peut-être même un drôle de Kabyle. D’ailleurs, ça continue de coller au roi FERHUBUT.
Mais voilà ! AUjourd’hui, plus de moustaches, ni de costumes, ni de cravates, ni de bleu, ni de blanc. A la limite, beaucoup de joues (mâles s’entend) bien portantes. Même les représentations de substitution made in RCD ont foutu le camp. Il était impossible de ne pas faire cette remarque.

 

20 avril

Si tu veux observer les hésitants et les cachottiers, attends-les au carrefour. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui, au carrefour dit « Dawadji » et qui est candidat à porter le nom du « 19 mai 1981″, selon les animateurs du « MCB Unifié » (franchement, je ne lui trouve pas d’autre nom, hein, les anciens ), ce qui est une excellente idée tout de même.
Parmi les hésitants, il me semble avoir aperçu des gens proches de Ferdjelleh (lui-même n’ayant pas été visible, je crois) et si Ali El-Parpaing A la fin, je crois que ceux-ci se sont décidés à aller entendre ce qui se dit du côté du chef d’orchestre derrière lequel a marché en gueulant très fort (impressionnant !) mon bon ami ami (quand il était encore du Satef) Razik le costard. On ne peut donc pas jurer que tous les hésitants se sont « unifiés ».
A propos de la plate-forme d’El Kseur, il me souvient que l’un de ses onze points consiste à exiger la protection des témoins. C’est un point amplement concrétisé du moment que d’anciens jeunes émeutiers de 2001 se retrouvent aujourd’hui dans l’un des carrés ayant marché à Béjaïa. Mais ils ne disent toujours rien à propos de qui les a encouragés à faire bisou-bisou avec la mort en 2001. Puisqu’ils ont la force de gueuler très fort, que ne finissent-ils pas par gueuler leurs vérités à propos de Printemps noir !

 

20 avril

Le MAK, ass-a, deg Bgayet, ur iddi d weglim, ur iddi d yi&es. Mais !
Mais à la fin de son attroupement devant le portail de l’administration wilayale, son action est prolongée par l’envoi d’enfants mineurs, vraiment mineurs, dont aucun à ce que j’ai vu ne se rase encore, arroser l’enceinte de l’immeuble de pierres, se livrant à des actions tellement audacieuses que l’un ou l’autre risque de se casser le cou ou les jambes en retombant des murs et des portails qu’ils escaladent. Ceci, sans vouloir prévoir la réaction des policiers en faction, à l’intérieur du siège wilayal.
MAK ! Assez de ces manières ! Les enfants ne sont pas vos enfants, tenez-les hors du danger. C’est votre responsabilité si tant est qu’il vous reste encore un sens, même ténu, de responsabilité.
C’est signé :
Tahar Hamadache.

 

16 avril

Petit inventaire d’actions en faveur de tamazight à l’attention des gens occupant postes.

Petit inventaire d’actions en faveur de tamazight à l’attention des gens occupant postes.

Rédigé en septembre 2013, en prévision de journée(s) parlementaire(s) sur la question, il est resté inédit. Diffusé aujourd’hui aux fins de servir et…

Lire la suite…

 

13 avril · Modifié

arris-dz le 12.04.14 | 23h59 (sur El Watan) : « Idir Ait Maâmar enfin de retour
un très subtil et très sage. une autre victime du groupe mafieux  » Abrika » bon retour Idir. »

Idir Ait Maâmar, victime d’Abrika ? Allons ! Allons !

Passons pour ce qui est de Amar Falli et de Said Boukhari, même si là encore les choses ne sont pas très évidentes. Idir Ait Maâmar a continué d’activer jusqu’en 2004 si je me souviens bien, avant de produire enfin une déclaration finale par laquelle le retrait des « Aarchs » de la coordination des Ouacifs s’est concrétisé. SI Idir Ait Maâmar a bien été victime de quelque chose, c’est de n’avoir pas prêté attention aux signaux qui lui parvenaient de sa structure sociale d’origine, de ses camarades du Satef-Béjaïa (dont je fais partie).

Pour être très clair, cette intervention ne s’adresse pas du tout à Idir Ait Maâmar : nous n’avons pas encore pensé à faire le bilan de toutes ces années ensemble en tant que Satef. Elle s’adresse aux commentateurs afin qu’ils ne se fourvoient pas trop facilement car se fourvoyer en la circonstance c’est prêter le flanc à de très néfastes confusions.

Pour le reste, je suis heureux de savoir que les anciens rentrent enfin en piste

http://www.elwatan.com/actualite/printemps-berbere-des-detenus-d-avril-1980-appellent-a-des-marches-en-kabylie-12-04-2014-253047_109.php

 

Tahar Hamadache a partagé le statut de Kamal Almi.

11 avril

Ca a longtemps trainé, ça arrive quand-même ! Comme ça, les patrons commenceront à calculer les fichus milliards qu’ils oublient de compter en considérant que tamazight ne donne pas de la bouffetance. Mon rapport de stage sur l’environnement de l’entreprise n’est plus seul, je suis heureux

Algérie: Impacts économiques de la langue tamazight.

Mardi 15 Avril 2014, 04:00pm – 06:00pm

Cherif Aissat, étudiant en économie à l’Université de Montréal, fera une présentation sur : Algérie: Impacts économiques de la langue tamazight

Dans le cadre des principes du développement durable et des droits humains, dans une perspective de calcul du Bonheur national brut.

Domaines abordés:
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9 avril

C’est cela. Et c’est insoutenable comme ça marche mais c’est plus insupportable que l’on ne s’en rende pas encore compte avec ce qu ise passe de la Somalie jusqu’en Afghanistan, en passant par l’Afrique du nord-est : présidents violés, tués, humiliés ou « dégagés » ; drapeaux en lambeaux, unité nationale pulvérisée, cohésion sociale explosée, sécurité nulle, médecine à zéro, scolarité supprimée, désédentarisation maximale, hommes et femmes réduits aux ombres d’elles-mêmes et d’eux-mêmes… Mais les territoires restent tels quels. En résumé : on nique tout sur place, mais que rien n’en déborde car les gens des territoires voisins s’occuperont eux-mêmes de s’autodétruire.

 

Souveraineté poreuse, démocratie murée – Wendy Brown | RdL La Revue des Livres

 

 

Tahar Hamadache a partagé un lien via Naima Tazir.

8 avril

Y compris la culture tamazight, madame ? Si oui, Houari Addi le sait-il ? A part nna Louiza qui le confiait aujourd’hui encore dans la localité de son enfance même, les autres candidats le savent-ils ? Les boys-cuters le savent-ils ? Les barakatistes le savent-ils ? Cheilh Taaldjt le sait-il ? Le cheikh du Qatar et ceui de Babelweb le savent-ils ? Les profs de l’université où je suis le savent-ils vraiment ? El-Watan et Liberté, Ech-chourouk et En-Nahar, entre autres, le savent-ils zeεma ? Les Bralbraü le savent-ils toujours ?

 

« La culture est moteur de croissance durable »

www.latribune.fr

Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, revendique la culture comme facteur de développement économique et comme outil de sortie de crise. Invitée au Forum de Chaillot* les 4 et 5 avril, Madame Bokova y défendra ses engagements et…

 

 

8 avril

Un professeur, que ce soit en sociologie ou en barbotologie, qui ne sait pas que tamazight est langue nationale, qui n’en connait pas aligner une phrase, en oral ou par écrit, et qui n’admet toujours pas que cette revendication émane d’algériens, ne me dites qu’il soit en mesure de savoir ce qui arrivera demain la veille. Je vous avertis : si vous me le dites, je considérerai que je n’entends ni ne lis rien de bien sensé.

 

5 avril

Je valorise deux invitations diplopopulaires à me faire dire quelque chose, sous prétexte de tamazight, cette semaine. Bien avant le 20, quoi. Je valorise et je ne dis pas non. Mais je ne dis pas oui, non plus. Trop durs de comprenette ? Une cléfette, pour calmer ma crise de générosité nocturne :
Ce n’est pas parce qu’on croit qu’on a coincé tout le monde entre ceux qui ne coinçoivent d’activité sociopolitique possible qu’avec la non-satisfaction de la revendication amazighe et ceux qui croient que nous allons nous satisfaire encore longtemps de la/nous revendiquer que je cesserai pour ma part de garder le silence pour tirer sur les uns plutôt que sur les autres ou pour les mettre « dos à dos » ou « bouche à bouche ». Qu’ils continuent donc de s’amuser tant que ça les amuse, ça ne me gêne plus du tout le moins du monde de leur part. Les comptes seront bons, vraisemblablement. Tout le monde finira par s’amuser.

 

 

FLN, RND, PT, HMS, Zaouias, Sénat et référence la proclamation du 1er Novembre.

Mardi 29 décembre 2009

Ce qui se passe au niveau des relations entre partis politiques et « mouvances » au niveau des « centres de décision » (Alliance -maintenant au pluriel-, Parlement 1 x 2, gouvernement) , au niveau du FLN et du RND avec la préparation de leurs congrès, au niveau du PT et du HMS aussi peut être intéressant à plus d’un titre pour la lecture de la conjoncture politique présente en Algérie ; peut aussi signifier que les difficultés pour les gens de la gauche au niveau des partis politiques présents en Algérie ne cessent pas du tout puisqu’il semble qu’ils y perdent indéfiniment leurs positions ; on peut se féliciter que le RND se rappelle la dimension sociale de la proclamation du 1 Novembre et de la charte de la Soummam (encore que le candidat-sénateur du RND ici à Akbou, que le dossier « Complot contre la révolution » rendu public par l’Assemblée populaire de Béjaïa en 2003, c’est-à-dire au moment même où le concerné appartenait au même parti politique que le PAPW, dénonçait en son temps implicitement, illustre à lui seul la négation de plusieurs des points inscrits dans le pacte RND-PT) et que la dérive archaïste du FLN ne soit plus confinée dans les cercles intimes : cela met en lumière la quasi-impossibilité de se défaire des idéaux de la révolution quand on entreprend de faire de la politique en Algérie mais cela avise en même temps que ces idéaux gagneront à s’outiller de quelque mouvement politque, même non partisan et même nonstructuré organiquement, pour être en permanence bien compris et pour qu’ils ne soient pas de manière incessante prostitués par le premier entrepreneur idéologique venu.

Tahar Hamadache.

http://www.lequotid ien-oran. com/index. php?news= 5131590
Le parti prône désormaisune démocratie sociale: Le RND change de cap

 

par  M. R.

 

FLN, RND, PT, HMS, Zaouias, Sénat et référence la proclamation du 1er Novembre. dans HISTOIRE et Dans le pacte politique scellé entre le PT et le RND le 15 décembre dernier à l’occasion des sénatoriales, le premier du genre dans l’histoire du pluralisme politique en Algérie, vu que d’habitude ces alliances électorales se font dans la discrétion la plus totale et de façon tacite, on constate que le RND amorce un virage à 360°. Ce qui n’a pas manqué de dérouter ses propres partenaires de l’Alliance présidentielle, notamment le FLN qui perd pied dans cette histoire.

 

La nouvelle stratégie du RND, qui tend vers le changement selon ses promoteurs, va certainement brouiller les cartes. L’Alliance nationale contractée avec Louisa Hanoune n’est ni plus ni moins qu’un soutien politique effectif aux nouvelles orientations économiques et sociales prônées par Ouyahia, partie prenante dans l’équipe gouvernante.

 

Neuf points sont contenus dans le pacte dont nous avons obtenu une copie. Le document porte la signature et le cachet des deux partis pour attester de son aspect officiel. Le pacte est un ensemble de principes qui consacre une démocratie sociale. Le PT est représenté par Djelloul Djoudi, Taâzibt Ramdane et Abderrahmane Boubeghla, le RND est représenté par Bouzeghoub Mohammed Tahar, Abdesselam Bouchouareb et Chihab Seddik. Le document précise que «le Parti des travailleurs a informé le Rassemblement national et démocratique de sa décision de ne pas participer aux élections pour le renouvellement partiel du Sénat, lui certifiant son acceptation de soutenir ses candidats par les élus du PT, à condition que ces derniers s’engagent à défendre des principes de souveraineté nationale et les intérêts du pays dans différents domaines au cas où ils réussissent aux sénatoriales».

 

De son côté, poursuit le document, «le RND s’engage, conformément aux positions de ses congrès successifs et des sessions de son conseil national, à lutter pour la même ligne directrice et le respect de ses parlementaires des deux chambres, de ses principes et valeurs s’agissant de :

 

1) La défense des libertés collectives et individuelles, la liberté d’expression et le pluralisme politique dans le respect de la Constitution et des lois de la République,

 

2) Le soutien indéfectible à l’Etat pour assurer la sécurité sur tout le territoire national à travers la réconciliation nationale et la lutte contre le terrorisme,

 

3) La défense de la souveraineté nationale complète dans tous les domaines,

 

4) Faire face à l’ingérence des étrangers dans les affaires internes du pays,

 

5) La défense de l’intégrité territoriale et nationale de l’Algérie et la constitution d’un front contre tous ceux qui veulent violer l’intégrité de ce territoire.

 

Dans le 6e point, le RND s’engage à renforcer l’économie nationale, à défendre et préserver le tissu industriel, le secteur agricole et la production nationale ainsi que la consécration de la préférence nationale pour permettre aux producteurs nationaux de tirer profit des programmes économiques auxquels l’Etat a consacré d’énormes budgets et la diminution des importations et les services ainsi que l’encouragement des ressources hors hydrocarbures.

 

Au point 7, le pacte insiste sur la préservation des dispositions contenues dans les loi de finances complémentaire de 2009 et le soutien indéfectible aux décisions souveraines de l’Etat. Le point 8 concerne la lutte contre la corruption dans toutes ses formes. Le point 9 insiste sur l’amélioration des conditions sociales des citoyens à travers la revalorisation du pouvoir d’achat et le renforcement de la solidarité nationale dans les domaines de la santé, l’éducation, le logement et dans tous les autres domaines ayant trait au service public.

http://www.lequotid ien-oran. com/index. php?news= 5131587
Chihab Seddik, membre du bureau national du RND au Le «pacte», le FLN et Sant’Egidio

 

par Entretien Réalisé Par Moufida R.

 

 dans HISTOIRE et Dans cet entretien qu’il nous a accordé, Chihab Seddik, membre du bureau national du RND et vice-président de l’APN, est revenu sur le pacte politique signé entre le PT et le RND le 15 décembre dernier. Ce pacte, avoue-t-il, traduit le nouveau cap amorcé par la formation d’Ouyahia.

 

Il a également soulevé la question de la légitimité historique dont se targue le FLN, estimant que le Front de libération est un patrimoine commun à tous les Algériens mais que le parti reste celui de ses dirigeants et qu’il est temps que cesse l’amalgame autour de cette question.

 

Le Quotidien d’Oran: Il semble que c’est la première fois qu’un pacte politique de ce genre est signé entre deux partis, de prime abord diamétralement opposés s’agissant de leurs programmes économiques et politiques ?

 

Chihab Seddik: Effectivement ! c’est la première fois qu’accord de ce genre est écrit et signé mais je vous dirai que les alliances ont toujours existé de manière tacite lors des joutes électorales. On contracte des alliances avec d’autres partis politiques pour s’assurer d’un nombre important de sièges. Avec le PT qui ne participe pas, on a conclu un accord dûment signé. Nous lui avons assuré de tenir nos engagements comme nous l’avons toujours fait et nous ne faisons pas les choses à moitié. Nous assumons pleinement nos choix d’autant plus que ce que nous proposait Louisa Hanoune n’est pas étranger à nos principes. Je dirai même que ce sont même les fondements politiques de notre parti. On ne peut pas se réclamer du novembrisme et ne pas défendre les principes contenus dans la déclaration du 1er novembre car, en vérité, c’est de cela qu’il s’agit et par conséquent la souveraineté nationale, la construction d’une société juste et épanouie, la défense des intérêts matériels et moraux font partie de nos objectifs permanents. S’il est vrai qu’aujourd’hui quand on entend quelqu’un parler de ces éléments, on l’accuse de démagogie car tout le monde a usé et abusé de ces principes au point de les rendre vides de leur sens. Et c’est précisément le défi que le RND s’est lancé. C’est celui de réhabiliter les valeurs de novembre et leur donner un sens juste en adoptant une politique de redressement national. Au moment de la naissance du RND, il a été mis immédiatement sur le front, aux premières loges et à l’avant-garde contre la déferlante intégriste et la priorité était de faire échouer le projet islamiste et ses corollaires l’obscurantisme et régression. Cet objectif a été largement atteint, nous pouvons dire aussi que cela a été fait sans l’engagement d’une bonne partie de la classe politique mais surtout avec l’adhésion des Algériennes et des Algériens, jaloux des acquis de l’indépendance et qui aspiraient à la construction d’un Etat républicain et démocratique. Quant à la soi-disant orientation ultralibérale du RND, cela aussi relève beaucoup plus d’une étiquette que d’une réalité.. Au moment de la création de notre parti, l’Algérie se débattait dans des problèmes énormes, notre SG Ahmed Ouyahia qui était chef de gouvernement à l’époque avait dû honorer les engagements pris par ses prédécesseurs. Il faut rappeler que l’Algérie était soumise au diktat avec les fameux ajustements structurels et partant les conséquences désastreuses sur le plan social. Mais il faut comprendre que le RND s’est engagé à lutter contre le système rentier et être contre la rente ne veut pas dire ne pas avoir une politique sociale. Le fait de dire que le parti a comme acte fondateur la déclaration du 1er novembre qui impose la construction démocratique et sociale éclaire bien sur nos orientations.

 

Q. O.: Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui qu’avec ce pacte politique vous vous démarquez de cette étiquette de parti ultralibéral et que vous avez décidé de rectifier le tir et de changer de cap ?

 

C. S.: Oui, on peut le dire et j’ajoute à mon corps défendant que nous n’avons jamais eu de politique ultralibérale mais que les circonstances dues à cette conjoncture précise nous l’ont imposé. Je parlerai d’un retour aux sources que le RND a amorcé. Nous estimons que l’Algérie a dépassé les moments difficiles et que la situation économique est en nette amélioration et que la crise financière mondiale nous a permis d’y voir plus clair. Cet éclairage nous permet de changer de fusil d’épaule et aller vers une démocratie sociale plus en adéquation avec le programme du Président de la République et de ses engagements électoraux.

 

Q. O.: Est-ce que ce pacte va durer dans le temps ou c’est juste à l’occasion des sénatoriales ?

 

C. S.: Je ne pense pas que ce qui est contenu dans ce pacte est conjoncturel. Ce sont des objectifs qu’il faut atteindre. Leur réalisation demande des sacrifices et de la persévérance et pour donner un tant soit peu un contenu réel rien qu’au principe de la souveraineté nationale, il faut éliminer beaucoup de pratiques comme la corruption, la hogra, les passe-droits, l’injustice, en fait tout ce qui gangrène la vie politique. L’argent mal acquis pollue tout. En plus, il est question dans le pacte, la défense de la loi de finances complémentaire de 2009. Les dispositions qui y sont contenues ont été reconduites dans la loi de finances de 2010. Le gouvernement est très attentif aux préoccupations des entreprises nationales.

 

Q. O.: Le FLN n’a pas apprécié la signature de ce pacte, quel est votre commentaire ?

 

C. S.: Le FLN est libre d’apprécier les choses en fonction de ses propres intérêts partisans, cependant notre alliance nationale avec le PT n’a rien d’étrange à notre nouvelle vision des choses. Elle s’achemine vers la même direction. Je pense que les déclarations inappropriées de Belkhadem et celles de certains dirigeants du FLN ne sont pas à la hauteur de la dimension du parti qu’ils représentent. . On ne peut pas vouloir construire une démocratie qui est un choix irréversible et imposer sa propre vision des choses à la classe politique, une vision au demeurant dépassée et archaïque. Il faut que j’apporte cette précision au nom du RND et de tous ses militants: le Front de libération nationale est un patrimoine commun à toutes les Algériennes et les Algériens et quant au parti en tant que structure, c’est celui de ses dirigeants. Si on venait à diviser le parti du FLN en actions, bon nombre de ses dirigeants n’obtiendraient pas une seule action ! C’est dire que les Algériens sans distinction aucune ont fait du Front, un élément fort de leur identité politique et un engagement permanent, dès lors qu’il est partie intégrante de notre hymne national. Maintenant, pour ce qui est du parti, ses dirigeants sont libres de lui donner l’orientation qu’ils veulent. La légitimité historique et révolutionnaire est un bien commun à tous.. D’ailleurs qui peut bien prétendre mieux que nous à cette légitimité lorsqu’on sait que parmi les membres fondateurs du RND, se trouve Mohamed Chérif Abbas, Saïd Abadou, Amar Sakhri, Saïd Meddour, Mohamed Tahar Bouzeghoub, Stouti Abderrahim, Fellouhi Mustapha, Abdelkader Bensalah, Si Tayeb Seddiki, Rachid Haddadi, El Hadj Moussa Akhamoukh, Ferhat Berrahal, Mehdi Cherif et la liste est longue sans parler des organisations des enfants des chouhada et celle des patriotes qui ont donné leur sang pour ce pays. Ce sont d’anciens officiers du FLN/ALN. Il faut que cesse l’amalgame entre le FLN de 1962 et le parti actuel. Quant au combat pour la sauvegarde de la République, je pense que nous pouvons nous revendiquer de cette majorité d’Algériens qui se sont distingués par leur rejet du projet islamiste intégriste. L’Histoire retiendra les noms de ceux qui ont choisi de prendre les armes pour sauver la République et ceux qui ont préféré négocier leur abdication à Sant’Egidio. Ceci pour dire qu’au sein de ce parti dont les dirigeants nous traitent de tous les noms d’oiseaux, il y a des hommes qui ont honoré le parti auquel ils appartiennent.

Ifri – 20 août 1956. Lucarne sur le temps infini de la révolution

Mercredi 19 août 2009

Ifri – 20 août 1956

Lucarne sur le temps infini de la révolution

(Pour un Forum de la Soummam sur la Révolution et les décolonisations)

Ces jours-ci, comme chaque année, la localité d’Ouzellaguen et les localités avoisinantes tentent de meubler l’espace public d’activités propices aux pèlerins qui trouvent en Ifri-Ouzellaguen l’endroit idéal de revisiter la révolution de Novembre.

Ifri est en effet un haut lieu à partir duquel le regard peut embrasser à la fois l’aspect politique et militaire, le civil et l’enrôlé, la métropole et le djebel, les réalisations et les tâches révolutionnaires contrariées et, de par les débats et les controverses que le 1er congrès du FLN suscite, l’intérieur et l’extérieur, voire même le sillage stratégique dans les rapports inter-idéologiques et géostratégiques de la révolution dans les rapports internationaux. Ifir-Ouzellaguen est dépositaire de ce privilège d’une extrême complexité de par les contentieux mémoriels qui entourent le cheminement de a révolution et l’inachèvement de l’écriture de son histoire.

Si le 1er congrès ne s’était pas tenu à Ifri, cet immense privilège aurait pu revenir à la Qalâa des Ath-Abbas ou à une autre localité voisine d’El-Tarf. Et si l’adresse à laquelle les 21+1 fondateurs du FLN ou le congrès de tripoli offraient les mêmes possibilités, les débats autour de la révolution auraient pu se diversifier et s’intensifier par une sorte de concurrence des commémorations. Ce privilège, aussi complexe soit-il, se révèle donc aussi quasiment unique.

Aussi cette place ferait gagner tout le monde à se rehausser d’un forum annuel, sinon permanent, sur l’histoire nationale et des décolonisations. Les collectivités locales et les associations encore actives aideraient quant à elles beaucoup à donner de l’âme à un tel forum en s’inspirant de la collégialité révolutionnaire, en anticipant lucidement et pédagogiquement sur des travers de l’histoire que certaines attitudes pourraient entraîner, et en veillant plus que sur tout à éviter des glissements dévalorisants de la révolution et certainement décevants pour l’attachement des populations aux réalisations institutionnelles de la Révolution et de l’indépendance.

Tahar Hamadache.
(Article paru dans le quotidien « La dépêche de Kabylie » du 20 août 2009, en page 11).

20-AOUT-1955, TOURNANT IRREVERSIBLE SUR LES DEUX FRONTS :

Mercredi 19 août 2009

20-AOUT-1955, TOURNANT IRREVERSIBLE SUR LES DEUX FRONTS :
LA MONTEE EN PUISSANCE DE L’ENGRENAGE REPRESSIF ET
LES MAQUIS DE CHENES-LIEGES EMBRASES A L’ORDRE DU JOUR DE L’ONU.

‘’Aux Français, la loi française ; aux étrangers,
la loi internationale ; aux indigènes, la loi militaire’’.

JOURNAL DE CONSTANTINE, AVRIL 1848

Par : zahia el Mokrani-Gonon
On ne peut expliquer efficacement aux jeunes générations la donne coloniale sans l’analyse de l’idéologie et du régime institutionnel et politique qui l’ont générée. L’occupation coloniale va instituer un mécanisme d’appel récurent au législateur pour se confectionner un habit d’apparence légaliste : la législation pénale servait d’arsenal complémentaire de la stratégie militaire.
Il convient de rappeler que de 1871/75, soit l’installation du 19e. Corps d’armée à la suite du Corps expéditionnaire, jusqu’à sa débâcle en 1940, la vie de la IIIe. République se confond avec l’expansion, sur plusieurs continents, de sa doctrine belliciste : vu le sort de l’empire napoléonien en Europe, la France, enfermée dans son hexagone par l’humiliant Traité de Vienne de 1815, se constitue un empire colonial, après le traumatisme de Sedan. Selon J. Ferry, président du Conseil (1881), la patrie française ne s’arrête pas à Marseille. Son parlement va refléter les aspirations militaristes des différentes branches royalistes, impériales et radicales.
Ironie de l’Histoire, elle expirera dans les bras d’un maréchal vaincu.
Mentionnons, au passage, que la IVe. République conçue à Alger, faut-il le rappeler, par des Français qui y avaient trouvé refuge pendant que leur pays était sous occupation allemande, inaugura sa naissance par le bain de sang du 8-MAI-1945. Seul l’espace vital offert par l’étendue de l’Algérie et de son littoral a permis aux Auriol, Cassin, de Gaulle d’éviter à la France d’être occupée par les alliés, comme Etat vaincu ayant collaboré, tels l’Italie, l’Allemagne et le Japon.
Il n’est pas question de détailler, ici, les intrigues, éliminations et assassinats qui s’y sont déroulés pour permettre à de Gaulle et ses hommes de s’emparer du gouvernement provisoire en juin 1944. Il accorda le droit de vote aux Françaises et rétablit les juifs indigènes dans leurs droits du décret Crémieux abrogé par le gouvernement de Vichy.
En guise de reconnaissance, les Algériens se virent octroyer cyniquement un Statut de l’indigénat retouché, avec reconduction de la ségrégation devant les urnes. Et, en toute vraisemblance,
il planifia avec le 19e. Corps d’armée et le gouverneur général Chataigneau installé par ses soins,
le génocide du 8-MAI, avant de rentrer chez lui, en août 1944.
Cette domination par la violence, surmontée de phases aiguës de sanglante terreur, institutionnalisée par un légalisme de confection, avait conféré à l’occupant une illusion de totale impunité, un siècle durant. Le 20-AOUT-1955, les certitudes changent de camp.

La loi n° 55-38 du 3 avril 1955, reconduite le 7 août, instituant un état d’urgence et en déclarant l’application à l’Algérie était emblématique de la législation d’appoint venant habiller des voies de fait coutumières : détentions arbitraires, punitions collectives exécutions sommaires, etc… (extrait, annexe 1). Elle était à l’étude depuis le Statut organique de 1947. En 1954, justement à la veille du 8 mai, l’aventure d’Indochine prenait fin, avec 28.000 hommes laissés dans la cuvette de Diên Biên Phü. Le ‘’Comité des 22’’ n’en attendait pas tant. Les orphelins/nes du 8-MAI-1945 approchaient la vingtaine.
La IVe. se battait éperdument sur tous les fronts d’hostilités ouverts pour tenter de garder les possessions conquises, jusqu’à son effondrement sous le soleil d’Alger, en mai 1958. Pendant sa courte vie, ses multiples et instables cabinets ministériels chutaient sur le vote des crédits militaires et l’échec de la répression des soulèvements anti-coloniaux.
Le Conseil des ministres présidé par P. Mendès-France préparait un projet de loi en réponse au déclenchement du 1er-NOVEMBRE-1954. Le 5 février, Il s’est vu refuser la confiance des partis politiques. E. Faure prit la suite, et avec les mêmes ministres, fit déclarer l’Algérie sous état d’urgence, le 3 avril 1955, après une semaine de débats.
Les parlementaires semblaient totalement ignorants du précédent de l’état de siège de 1871/72, prorogé et étendu par la loi du 5 janvier 1875, à l’initiative du gouverneur.
‘’Ce projet de loi s’inspire des décrets promulgués à l’ombre des baïonnettes nazies par Darnand et Pétain au nom de l’Etat français. Son application immédiate en Algérie prend en conséquence le caractère d’une agression contre le peuple algérien…’’ (J.O du 30 mars 1955 ; débats, p. 2132).
Le rapporteur annonce, d’entrée de jeu, qu’il s’agit de ‘’dessaisir l’autorité civile au profit de l’autorité militaire’’. Au cours des échanges entre parlementaires des différents bancs, il ressort que depuis novembre, les Cabinets successifs avaient déjà autorisé les violences et les illégalités. S’adressant aux ministres nommément, un député leur lance : ‘’vous avez l’intention d’utiliser pour une sale besogne l’armée. Vous allez non plus couvrir, mais ordonner les tortures’’. Un autre dénonce ‘’une police spécialisée dans la méthode des aveux spontanés’’.
M. Bourgès-Maunoury, ministre de l’Intérieur, précise que le garde des sceaux peut fournir toutes explications sur l’article qui autorise ‘’la juridiction militaire à se saisir de crimes ainsi que des délits qui leur sont connexes’’. Il ajoute : ‘’cette mesure est rigoureusement indispensable pour permettre, dans les circonstances actuelles, en Algérie, le déroulement normal de la justice’’. A signaler, que ce garde des sceaux, Robert Schuman, avait participé en 1950 à la rédaction des statuts de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
De telles citations, puisées dans les trois cents pages de débats, peuvent être multipliées à l’infini. Elles ont pour auteurs J. Soustelle, gouverneur général ou bien, F. de Menthon (1), réfugié à Alger, puis procureur général au Tribunal de Nuremberg assis, pour la circonstance, sur les mêmes bancs qu’un député ex-directeur de Cabinet de Pétain. Les colons députés réclamaient la création de cours martiales, ce qui revenait en fait à la légalisation des exécutions sommaires.
Mais, façade pseudo légale oblige, la dernière partie du débat était consacrée aux différents points de vue sur le droit laissé aux Algériens d’attaquer les mesures administratives dont ils seront victimes, s’ils les estiment arbitraires, par recours pour excès de pouvoir. Il serait intéressant de mener des investigations sur le nombre des recours intentés et surtout le sens des décisions rendues.
Les députés et sénateurs du PCF votèrent contre l’adoption de cette loi. Cependant, ils voteront pitoyablement un an plus tard la loi des pouvoirs spéciaux.
Les procès verbaux de scrutins font mention des noms des députés français musulmans, tel Menouar S… d’Orléansville, qui votèrent comme J. Chevallier, R. Mayer, le sénégalais Senghor et H. Fouques-Duparc, président des maires d’Oranie. Ce dernier, ancien ministre, est l’auteur de la lettre à R. Coty réclamant les exécutions immédiates des condamnés à mort (copie, annexe 2).
Au Conseil de la République (l’actuel Sénat), on relève le nom du Docteur Abdennour T… votant comme Borgeaud, M. Viollette, M. Debré, E. Pisani.

LE 20-AOUT-1955 constitue la première démonstration populaire défiant la loi de l’état d’urgence. Le 30 septembre, à l’ordre du jour des Nations Unies, la communauté internationale prit acte de la revendication de souveraineté nationale des Algériens.

Pour lire la suite : téléchargez le document « 201″ ci-dessous. Merci.
20-AOUT-1955, TOURNANT IRREVERSIBLE SUR LES DEUX FRONTS : dans HISTOIRE et 201.doc

LES ALGERIENS SOUS LE REGIME DE LA RESPONSABILITE COLLECTIVE. ET DU ‘’DROIT DE SECONDE QUALITE’’

Mercredi 19 août 2009

LES ALGERIENS SOUS LE  REGIME DE LA RESPONSABILITE COLLECTIVE. ET DU ‘’DROIT DE SECONDE QUALITE’’ dans HISTOIRE et noteadditionnelleloid.doc

LES ALGERIENS SOUS LE REGIME DE LA RESPONSABILITE COLLECTIVE
ET DU ‘’DROIT DE SECONDE QUALITE’’

Par : zahia el Mokrani-Gonon
En réalité, la gestation des lois d’état d’urgence des 3 avril, 7 août, 28 août 1955 fut initiée :
- à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) à sa session de 1950,
- au Service de la Protection Civile du Ministère de l’Intérieur, en projet secret en 1952,
- et les tribunaux militaires deviennent permanents (TPFA) par décret de décembre 1953.
Le parlement, se pliant à la stratégie de l’institution militaire et par négation opiniâtre de l’état de guerre, va priver la population civile de la protection prévue par le droit international et ainsi la livrer à la répression collective en violation de la IVe Convention, tout en s’ingéniant à masquer par divers procédés législatifs l’entreprise systématique de plan concerté la visant.
Il affranchit, donc, l’Etat Français du respect des Conventions de Genève de 1949, pourtant ratifiées.
La IIIe. Convention n’était pas davantage respectée, ce qui ouvrait la voie à l’emploi
des méthodes de guerre non conventionnelles, autrement dit la torture et les exécutions sommaires(1).
Les djounoud pris au combat ou blessés, ainsi privés du statut de prisonniers de guerre,
étaient, après interrogatoire des DOP afin de recueillir du renseignement, exécutés.

ETAT D’URGENCE AGGRAVE FONDE SUR DES MOTIFS POLITIQUES… EN FAIT, FICTION LEGALE
Cette série de dispositions, antérieures aux premiers coups de feu du 1er-NOVEMBRE-1954, atteste du fait que le Statut Organique de l’Algérie de 1947 n’était que le camouflage civil de la Xe. Région militaire, qui prenait la suite du 19e. Corps d’armée, avec resserrement du maillage militaro-administratif, en prévision de la suite inéluctable au 8-MAI-1945.
Dans une rétrospective chronologique (2), la Revue de Droit public (1955) a rappelé l’ancrage de la législation d’exception dans les institutions françaises : le premier texte est d’obédience révolutionnaire : Décret du 21 octobre 1789, puis loi de 1791, instaurant l’état de siège. Le mode sera repris sous le Directoire et le Ier. Empire (ans VII&VIII) et sous la Restauration (Charte royale de 1814).
C’est la loi de 1849 de l’éphémère IIe. République qui va être la source de toute la législation pénale coloniale édictée par la IIIe. République.
Elle va la viser pour instaurer l’état de siège en 1871/72 en Kabylie et l’étendre à l’Algérois en 1875. Les parlementaires, barons, comtes, vicomtes et marquis humiliés par la débâcle de Sedan, projetaient de créer une nouvelle France au sud de la Méditerranée. Puis, par la loi de 1882 sur l’administration de l’armée, elle va lui conférer des pouvoirs exceptionnels en fonction de la situation.
A cette date, l’Assemblée nationale, sous la présidence du Conseil de J. FERRY, débattait de l’offensive que livrait CHEIKH BOU AMAMA, à la tête de 5.000 cavaliers, dans le sud de l’Oranais.
En 1935, le ministre de l’intérieur Régnier, après un voyage rapide en Algérie, signe un décret symptomatique des pratiques républicaines, véritable loi d’exception destinée à la répression de toute protestation anti-coloniale. En particulier, elle servit à l’arrestation arbitraire, la veille du scrutin, de candidats aux élections de 1948, restés emprisonnés même après avoir été élus.
La loi d’état d’urgence est qualifiée par les publicistes, eux-mêmes, de fiction légale. Elle institutionnalise un régime d’état d’urgence aggravé prescrivant des mesures de responsabilité collective et attribuant une compétence absolument discrétionnaire, en évitant sciemment de parler d’insurrection à main armée.
Ce subterfuge a l’avantage d’éviter la révision de l’article 7 de la Constitution de 1946 qui ne prévoit que l’état de siège. Révision qui aurait abouti à son application en France. Cette option avait donc, également, pour but d’apaiser la crainte de voir son usage en cas de troubles sociaux et revendications ouvrières en métropole. Et, les publicistes de conclure par un heureusement !, avant de justifier l’état d’urgence en Algérie fondé sur des motifs politiques.
Coïncidence prémonitoire, c’est le 19 mars 1955 que le projet de loi, donc après avis du Conseil d’Etat, est présenté à l’Assemblée nationale. La fin de la partie sera sifflée 7 ans plus tard, le 19 mars. Mais, que de sang d’Algériens/nes répandu entre temps…

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