Archive de la catégorie ‘Imazighen Tamazight’

Réponse au professeur Lahouari Addi sur l’amazighité

Samedi 14 août 2010

Cher compatriote,

Nous avons l’habitude de suivre avec intérêt vos écrits et réflexions qui sont pour nous éclairants et prémonitoires sur beaucoup d’aspects de la vie sociale et politique algérienne. Le libre penseur que nous percevons en vous et la sincérité de vos prises de position sont à nos yeux la preuve de la probité éthique dont devrait jalousement se prévaloir tout intellectuel et universitaire. Hélas, ce champ souffre d’un manque sidérant d’autonomie dans notre pays.

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous avons lu l’entretien que vous avez accordé au journal électronique Le Quotidien d’Algérie en date du 29 juin dernier. Celui-ci faisait notamment suite à votre importante conférence donnée quelques jours auparavant à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou sur l’écriture de l’histoire en Algérie.

Partageant l’essentiel de vos courageuses positions et réflexions concernant la problématique démocratique en Algérie et sur la nature policière du pouvoir politique qui y prévaut, nous avons été désagréablement surpris par votre réponse concernant la langue tamazight.

Votre position est malheureusement bien en-deçà de ce qu’on attendait de la part d’un esprit lucide tel que vous. Nous avons du mal à croire qu’un intellectuel engagé en faveur d’une Algérie démocratique et pour l’égalité citoyenne puisse continuer de s’en tenir à la position qui est la votre sur cet important enjeu. Pour nous, le traitement de la question amazighe participe d’une position de principe qui ne doit souffrir d’aucun marchandage. Un juste traitement de cette question conditionne l’alternative démocratique et celle-ci est conditionnée par elle. Elle est en ce sens un élément de la totalité démocratique. Elle n’est nullement un élément secondaire, mais une donnée légitime et un test pour tous les démocrates.

Aujourd’hui, même le pouvoir algérien a fini par reconnaître, certes sous la pression populaire, l’évidence du caractère national de tamazight, mais vous, Lahouari Addi, en êtes encore à parler de l’unique langue de la nation, l’arabe, qui ne saurait souffrir de concurrence. Nous sommes peut-être sévères dans la lecture de vos propos, mais rien, à notre avis, ne les prémunit contre une telle compréhension de notre part. C’est la triste réception qu’on en fait. Nous aimerions bien nous tromper, mais votre position semble obéir à une logique qui cherche à satisfaire tout le monde et personne, et donc nous paraît insuffisante de la part d’un intellectuel de votre trempe appelé à bousculer les préjugés et les convenances et non les conforter.

Vous accordez bien le droit d’existence à tamazight dans ses espaces retranchés (que vous appelez les régions berbérophones) c’est-à-dire les régions les plus enclavées du pays. En même temps, vous semblez caresser dans le sens du poil les esprits «bien pensants» qui n’admettent pas que cet idiome, de bouseux montagnards, s’incruste dans leur vie.

Nous ne vous ferons pas l’injure de vous accuser de discrimination, mais ne pensez-vous pas que limiter la reconnaissance du tamazight aux seules régions majoritairement amazighophones serait une injustice envers les populations concernées? Ne vous semble-t-il pas que cela fonderait une citoyenneté à deux vitesses? Est-on sûrs que les citoyens algériens désireux de connaitre tamazight soient obligés de se plier à l’exode en milieu amazighophone?

L’idée de confiner une langue sur un territoire donné et seulement aux populations l’utilisant déjà, n’est-elle pas une façon déterministe et anhistorique de concevoir le rapport à la langue tamazight? Sans parler des risques encourus à sa disparition dans pareils cas. Il faut plutôt voir les zones amazighophones actuelles non pas comme des espaces naturels mais davantage comme une spatialité tributaire des aléas d’une histoire tumultueuse ayant poussé des populations à s’y installer dans le passé.

Ce faisant, des Algériens devraient-ils, pour vivre dans leur langue et espérer transmettre cet héritage à leur descendance, se condamner à subsister dans des enclaves linguistiques, quitte à renoncer à s’inscrire dans une dynamique sociologique, économique, culturelle et politique égale partout dans le pays? On pourrait aller plus loin et contester même la portée limitative sous-jacente à la notion de régions berbérophones. En bon sociologue et anthropologue, vous n’êtes pas sans savoir que les berbérophones ne sont pas les seuls imazighens en Afrique du Nord. Ils sont également arabophones et vivent aussi bien à Alger, Oran, Tiaret et ailleurs. Que faire pour ceux-ci? La réponse pour nous se fonde sur un pari citoyen se voulant un projet pour l’avenir : soit la dimension berbère est admise comme un socle historique commun, comme une sorte d’identité citoyenne, soit nous ouvrons la voie aux visions ethniques et linguistiques fondées notamment sur les droits des minorités.

Vous n’êtes pas sans savoir non plus qu’aujourd’hui des centaines de milliers d’amazighophones d’Algérie vivent dans les grandes villes et les régions réputées arabophones, leur dénier le droit à l’apprentissage académique de leur langue équivaut à leur ôter leur citoyenneté et les pousser soit à l’assimilation linguistique soit à une ghettoïsation par l’isolement et l’endogamie, terreaux de toutes les ségrégations, discriminations et de différentes formes de violences[1].

Vous comprendrez aisément que pour nous la berbérité n’est pas réductible à la seule berbérophonie. Elle est plutôt perceptible dans ce que Mouloud Mammeri appelle notre culture vécue. C’est en ce sens que la langue tamazight ne souffre pas de diglossie ou de décalage avec la langue de notre common decency – pour reprendre George Orwell – comparativement à la langue arabe officielle. C’est pour cela que le linguiste Abdou Élimam a forgé la notion de Maghribi pour parler de l’arabe vernaculaire usité par les Algériens, et pour le distinguer de l’arabe officiel qui ne se laisse nullement apprivoiser par le vécu quotidien de la population.

Aussi, la langue tamazight est usitée sur tous les territoires de l’Afrique du Nord, elle pourrait en être le ciment dans la construction d’une véritable union du Maghreb, pas celle de l’UMA que cogitent les régimes despotiques et impopulaires de nos pays respectifs.

N’est-il pas, à vos yeux, illogique de chercher la construction d’une Algérie fraternelle en obligeant les enfants amazighphones à étudier l’arabe mais sans faire aucun effort pour inciter leurs frères arabophones à acquérir un minimum de connaissance de cette tamazight? Cette langue qui fait pourtant largement partie de leur patrimoine historique et culturel, et constitue parfois le double héritage de leurs parents biologiques.

Nous pensons que pour continuer à barrer la route aux apprentis sorciers qui poussent, chacun de son côté, à la destruction de la nation algérienne, qu’il y a lieu plutôt d’enseigner l’arabe[2] et tamazight à tous les enfants algériens. Car de quel droit allons-nous priver un enfant né d’un père amazighophone et d’une mère arabophone, ou l’inverse, de connaître et aimer les deux  langues de ses parents? Et de quel mérite pouvons-nous nous en prévaloir vis-à-vis des générations montantes si l’on dispense notre bon sens de leur faciliter et la vie, et l’intégration et les raisons d’espérance parmi les leurs et dans leur propre pays ?

Quant aux modalités fonctionnelles de la standardisation de la langue tamazight et de son introduction progressive et pédagogique dans les domaines académique, administratif et médiatique, cela relève d’un débat profond nécessitant la mise en commun des meilleures compétences en la matière. Il est du devoir de notre régime politique d’y veiller comme un bien commun.  

Ne doutant pas de votre intelligence et de votre probité patriotique, nous vous adressons cette lettre pour vous inviter à réfléchir plus profondément cette question éminemment citoyenne.

Veuillez croire, cher compatriote, en notre cordiale et fraternelle considération.

  

Texte signé par Mhand Amarouche, Boualem Aourane, Tahar Hamadache, Mouloud Idir, Ali Ihaddadene (les auteurs signent ce texte à titre de citoyens algériens).



[1] Vous avez, vous-même, approfondi cette question dans vos écrits. Nous recommandons le titre suivant : Lahouari Addi, Les mutations de la société algérienne. Famille et lien social dans l’Algérie contemporaine, Paris, La Découverte , 1999.

[2] Quand nous parlons d’arabe, nous référons à un arabe moderne largement maghrébinisé et non à l’arabe classique tel qu’il est enseigné aujourd’hui et qui n’est la langue maternelle d’aucun algérien. C’est en ce sens que l’arabe officiel ne peut se prévaloir d’un caractère de langue naturelle. Pour en savoir plus : Abdou Élimam. «Algérianité linguistique et démocratie», Revue Peuples méditerranéens, No.52-53, juillet-décembre 1990, pp.103-120.

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(1) Le texte ci-dessus est publié par Le Soir d’ALgérie (sans les notes de bas de page), en page 7 de l’édition du 08 août 2010. Voir en ligne : http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/08/08/article.php?

(2) En réponse à la position de Pr Lahouari Addi sur tamazight, développé dans son entretien : http://www.lequotidienalgerie.org/2010/06/29/lahouari-addi-l%e2%80%99algerie-me-donne-toujours-une-impression-d%e2%80%99opportunites-manquees-et-d%e2%80%99occasions-ratees/

Tamazight à Baghdad, en compagnie de Brahim Tazaghart

Vendredi 2 juillet 2010

Brahim TAZAGHART est à Baghdad, en Irak. Il participe à la 1re conférence internationale sur la traduction / « Par la traduction communiquent les civilisations », du 29 juin au 01 juillet 2010. La rencontre est d’un niveau intéressant. Il communique ce jour du 01 juillet sous le thème : « la traduction comme moyen d’enrichissement de la culture nationale, cas de tamazight et de l’arabe « .

Damas est aussi dans le coup !

C’est en effet le recueil de poésie de la poétesse syrienne Myriam Al-Masri que Brahim Tazaghart a traduit en tamazight et édité aux éditions Tira qui peut être considéré comme le point de départ de la participation de Brahim Tazaghart à ce colloque international sur la traduction à Baghdad.

Cet événement peut être vécu par l’pinion publique non seulement comme un événement intellectuel, mais aussi historique et géographique. Ca pourrait nous permettre de revisiter les voyages des nord-africains au Cham, avec toutes les histoires et parfois les mythes qui les entourent, avec un nouvel état d’esprit. Pourvu qu’il y ait assez de jugeotes valables qui s’y penchent sérieusement, car il n’est nulle part dit que les choses seraient banales :)

En effet, Imazighen ne sont pas seulement reliés au Machrek par des rapports de domination linguistique, il y sont aussi reliés par divers événements historiques ayant duré dans le temps et produit des effets encore ressentis. Peut-on se demander si les Imazighen et Timazighin installé(e)s au Machrek ont ou ont eu le droit d’entetenir des liens avec leur pays, leur culture leur langue, leurs coutumes d’origine?

Il n’y a pas que les déportés en Syrie lors de l’occupaton française des territoires d’Algérie que cette question, en fait, concerne quoi que nous nourrissons toujours le souhait de voir leurs descendants disposer de nouveau de la possibilité de faire des choix (un ou plusieurs) quant à leurs origines, ayant été objets de sanctions à titre de prisonniers de guerre.

Il y a aussi tous les volontaires partis soutenir les populations qui se défendaient contre l’envahisseur comme en témoigne le livre de Amin Maalouf « Les croisades vues par les arabes » ou le heyy El Maghariba en Palestine ou encore le chant du domaine public, brillamment repris par Matoub LOUNES « Afrux n Ccam ». Cela a du se produire à partir de l’époque Abbasside car à cette époque-là, les Africains du nord ne subissaient plus le diktat direct de l’empereur, de l’Emir El Moue’minin, avec l’instauration de royaumes nord-africains locaux.

On peut remonter bien plus loin, à l’époque de Moussa Ibn Noceir, époque où parait-il, son encadrement se conduisait conformément à la règle de « Tazawadjou nissa’ahoum, wa la ta’akhou ridjala-houm », ce qui fait que, des siècles plus tard, une bonne partie des descendants des anciens nobles et riches du triangle Caire-Médine-Damas sont en fait quelque part nos nièces et neuveux. Ce ne serait pas les insulter que de le leur faire savoir si jamais ce fait ne remonte pas de lui-meme au niveau de leur connaissances.

Dans les temps modernes, Tamazight a pris de sérieux coups qui l’ont empêchée de s’épanouir à l’aune des nouvelles indépendances. Pour les besoins de ce papier, nous en citerons trois. Le premier coup public porté à Tamazight a été à l’intersection des politiques françaises, égyptienne et mokhazenie du Maroc, à l’occasion du Dahir berbère, en 1928. Le second lui a été asséné, en Algérie, par Lhadj Messali, d’abord dans le dos en 1937, puis scandaleusement en 1949. Le troisième l’a été par le serment identitaire de Ben Bella, à l’indépendance de l’Algérie.

Si, pour le Dahir Berère, l’on pourra trouver ce qu’il faut chez nos amis rifains du Maroc, en opérant une petite prospection sur un moteur de recherche (google ou un autre), les choses semblent encore plutôt assez sombres pour ce qui est de 1937. On parle d’un rapport rédigé par la direction du PPA où l’identité algérienne a été pour la première fois affirmée en tant qu’arabe. La chose semble avoir été réeditée en 1947, à la veille de la crise de 1949. Mais je n’ai personnellement jamais su où ni comment l’on pourra consulter ces documents-là.

Ce qui est sûr, c’est que Lhadj Messali a, en lançant le PPA, opéré une double rupture avec la trajectoire de l’ENA : on ne parle plus de l’Afrique du nord mais seulement de l’Algérie, et on lui offre une profodeur statégique plus vaste : « le monde arabe », dans lequel elle risquait pourtant beaucoup plus de se diluer que de s’affirmer en tant qu’identié nationale : cela donnait une longueur d’avance importante pour la propagande coloniale lorsqu’il s’agit de travailler l’opinion publique de nos parents et aieuls qui seraient tentés de rejondre le parti indigène.

D’un autre côté, Lhadj Messali n’aurait jamais osé avancer une telle manoeuvre s’il ne comptait sur deux éléments importats : le soutien des frères musulmans qui l’ont repéré et socialisé déjà à l’époque où il était soldat à Bordeaux (voir son auto-biographie, tome I) par lequel il pouvait impressionner sa base (les frères musulmans ont été ceux qui l’avaient mis en contact avec Chakib Arslan -voir même source-). C’est peut-être aussi de cette date que naissait, chez les arabophones algériens, le sentiment de crainte d’être mis en minorité si les berbérophones accédaient à l’affirmation de leur identité. C’est proablement ainsi que l’on a amené les militants arabophones du PPA à cautionner ce qui pouvait leur sembler comme une tactique préventive : s’affirmer « arabes » avant que les berbères ne s’affirment tels ! Pourtant, on peut ête sûrs que les indigènes algériens ne nourrissaient pas du tout ce type de fractures à cette époque.

La manoeuvre ne pouvait que réussir, et elle n’a pourtant réussi qu’à moitié : la réaction du groupe « Idir El Watani » qui s’éleva contre l’affirmation exclusiviste arabiste de l’identité algérienne et défendit l’option d’une identité algérienne à travers l’expression « Algérie algérienne », s’est affirmé à la fois « Idir » et « El-Watani », c’est à dire à la fois berbère et arabe : on a ainsi largement échappé à la dualité arabe vs berbère dans laquelle Lhadj Messali a failli ferrer la cohésion du peuple algérien. Même si l’objectif cible n’avait pas atteint, cette simple remise en ordre a semblé suffire à Lhadj Messali pour accuser les « Algérianistes » de « Berbéristes », cachant ainsi derrière leur initiative le fait que lui-même s’affirme arabiste et impose cette afirmaton à quiconque rejont le PPA devenu MTLD et qu’il ne prenait pas tous les constituants algériens avec les mêmes soin, conscience et resposabilité.

Par la même occasion, il réalisait une rupture supplémentaire avec l’héritage de l’ENA car en accusant les « Algérianistes » de « matérialistes », il rejetait du même coup les racines révolutionnaires, et plutôt bolchéviques de l’Etoile Nord-Africaine dont le pionnier fut Hadj-Ali Abdelkader, le communiste dont l’administration française connaissait si peu au point où l’on ne sait toujours pas s’il était originaire de Relizane ou de Sidi-Bel-Abbes !

http://www.facebook.com/event.php?eid=123214397721154#

Déclaration de l’ Association TIDMI des Enseignants de Tamazight de la Wilaya de Bejaia

Dimanche 8 novembre 2009

 Association des Enseignants de Tamazight de la Wilaya de Bejaia

TIDMI

 

Déclaration

 

Depuis sa création, Tidmi a grandement contribué à faire de tamazight une discipline scolaire à la mesure des attentes de la population qui a lutté durement pour son introduction dans le système éducatif national.

Nous réitérons notre volonté à faire davantage car beaucoup reste à faire, notamment dans les domaines de la généralisation de l’enseignement de cette langue, de l’encadrement et de la formation du personnel enseignant.

Effectivement, des problèmes continuent à causer des dommages à cet enseignement. Il nous est donné de constater que, dans beaucoup d’établissements, l’enseignement de tamazight tarde à se faire accepter :

  • - L’emploi du temps des enseignants ne permet nullement un travail serein, les horaires retenus étant un facteur de démobilisation. A titre d’exemple, le directeur d’une école ordonna à l’enseignante de tamazight de travailler le mardi après-midi et le samedi, sous prétexte que l’emploi du temps ne peut pas être retouché.
  • - Au niveau de la carte scolaire, les enseignants de tamazight, appelés à honorer le complément d’horaires dans plusieurs établissements, souffrent des problèmes de déplacement et du manque de coordination entre les directeurs pour la confection des emplois du temps.
  • - La dotation des élèves en manuels scolaires connaît, elle, une lenteur démotivante.
  • - L’ouverture des postes budgétaires ne répond pas toujours au souci du Ministère de l’Education Nationale exprimé en termes de continuité de l’apprentissage de tamazight. Ainsi, des élèves ayant bénéficié de l’enseignement de cette langue, dans un palier, ne l’apprendront pas automatiquement au palier suivant.

Ces problèmes nécessitent une prise en charge de la part de la tutelle pour que les enseignants se donnent entièrement à la pédagogie.

Cependant, nous prenons acte de la volonté de Monsieur le Wali de Béjaia d’accompagner tamazight à l’école par des mesures appropriées, en vue d’une prise en charge correcte de son enseignement. La promesse du financement de deux séminaires de formation et l’ouverture de postes budgétaires en nombre conséquent s’est concrétisée. Ainsi, pour cette année, nous enregistrons, avec satisfaction, plus d’une centaine de nouveaux postes à pourvoir par voie de concours, ce qui rapproche l’échéance de la généralisation de tamazight au niveau des établissements scolaires de notre wilaya.

Nous réaffirmons, par ailleurs, notre disponibilité à aider la direction de l’éducation de notre wilaya à résoudre les problèmes qu’endure l’enseignement de tamazight.

 

Béjaia, le 08.11.2009

Pour le bureau

Le président

El Hafid HADJOU

CLUB SCIENTIFIQUE « TAMUSNI D’AKBOU ». En hommage à MOHAMED HAROUN

Mercredi 20 mai 2009

 

En hommage à MOHAND u HAROUN

CLUB SCIENTIFIQUE « TAMUSNI D’AKBOU »

 
Dans cadre de la commémoration du 13° anniversaire de la disparition de feu MOHAND HAROUN

(Linguiste, chercheur et militant de la première heure de la cause amazigh),

Le club scientifique « TAMUSNI D’AKBOU » a l’honneur d’inviter l’ensemble des citoyennes et citoyens pour la journée du vendredi 22 mai 2009 à assister à :

  • ü 09 H: Dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe du défunt
  • ü 10 H: conférence débat: «TEMOIGNAGE SUR MOHAND U HAROUN» au niveau de la salle de cinéma d’Akbou (20 août 1956), animée par ses compagnons de lutte:
  • Monsieur: CHERIFI AHCEN.
  • Monsieur: CHARADI HOCINE.
  • Monsieur: METREF RAMDANE.

Le président

ANSUF YESWEN

Crise du PPA,1949. ALGERIE LIBRE VIVRA. IDIR EL WATANI. Téléchargeable en .pdf

Jeudi 23 avril 2009

A u x  v i c t i m e s  du  c o l o n i a l i s m e
Aux martyrs de la Cause Algérienne
Aux combattants de la Libération

L . EW.

NATIONALISME – REVOLUTIONISME – DEMOCRATIE

UNE BOUSSOLE – UNE ARME

« Il faut être fermement convaincus que pour remporter la victoire, nous devons éveiller lePeuple et nous unir dans une lutte commune avec les Peuples du monde qui nous considèrentcomme une Nation égale en droits ».

P R E A M B U L E

La caractéristique essentielle du monde actuel c’est incontestablement cet idéal deliberté et de démocratie vers quoi tendent tous les peuples de la terre, à la recherche de la finde leurs souffrances, d’une vie toujours meilleure, en un mot : de leur bonheur.

Et à cet idéal y aspirent, plus que tous les autres, ces divers peuples qui, un peupartout sur le globe, courbés sous un joug infâme, portent le nom de « peuples colonisés ».
Conséquences des appétits insatiables et de l’esprit d’expansion et d’exploitation de certaines nations, réalisation de la force brutale, une domination des plus implacables pèse en effet sur des peuples dont le droit à une existence paisible et libre n’a pu résister à la puissance envahissante d’oppression et d’annexion.

Malgré l’évolution du monde, malgré deux guerres meurtrières menées au nom de la liberté contre l’oppression, cette doctrine du mépris de l’être humain, de l’exploitation de l’homme par l’homme, du droit du plus fort, maintient encore sa barbare emprise sur ces peuples qu’elle a privés de leur liberté et de leur développement.

Mais la volonté de ceux-ci, depuis longtemps affirmée, ne cesse de s’accroître de jour enjour et de se concrétiser : ces peuples veulent briser les chaînes qui les étouffent et recouvrer eur indépendance.

Dans le cadre de cette lutte nationale libératrice, qui dresse les exploités contre les exploiteurs, les asservis contre les occupants, s’inscrit celle, admirable, du Peuple Algérien.

Envahie en 1830, l’Algérie qui, après une farouche résistance militaire, a vu son territoire occupé par un ennemi numériquement et techniquement supérieur, n’a jamais accepté sa défaite et les exemples sont nombreux de ses tentatives de libération par les armes du joug qui s’est appesanti sur elle.

Le Peuple algérien a songé ensuite à panser ses blessures, à réparer ses forces et à utiliser contre le colonialisme toutes les formes possibles de lutte. Ce fut d’abord la résistance aux multiples tentatives de dépersonnalisation et d’assimilation. Plus activement, un Mouvement National, reflétant les aspirations les plus profondes du peuple s’est attaché depuis des années à faire revivre et à consolider le sentiment national.

Il apparaît nettement aujourd’hui que tous les Algériens ont pris conscience de leur nationalité et se préparent maintenant à détruire un système qui a arrêté et empêche l’évolution normale de la Nation algérienne. C’est donc dans une phase de réalisation qu’est engagé le Peuple algérien tout entier. Et dans cette tâche grandiose, mais rude, il nous faut tenir compte des leçons du passé et de l’expérience des luttes d’autres peuples opprimés, définir clairement nos objectifs, poser les fondements de notre action et rechercher les meilleurs principes et moyens propres à réaliser nos aspirations.

Il nous faut les rechercher avec un esprit lucide, positif, rationnel, car aujourd’hui la politique n’est pas affaire de sentiment, mais une science que nous devons étudier et appliquer.

Que voulons-nous ?

[Pour lire la suite, veuillez télécharger le document ci-joint en format .pdf.  Il s’ouvre sur la page de couverture du document original qui en contenait une cinquantaine, ramenée dans la mise en forme ici disponible à trente trois pages]

Crise du PPA,1949. ALGERIE LIBRE VIVRA. IDIR EL WATANI. Téléchargeable en .pdf dans Imazighen Tamazight pdf 1949 ALGERIE LIBRE VIVRA IDIR EL WATANI.pdf

Mouvement culturel berbère (MCB). II séminaire tenu à la maison de la culture « Mouloud Mammeri » de Tizi Ouzou, juillet 1989. Rapport de synthèse.

Vendredi 17 avril 2009

II séminaire du MCB. Rapport de synthèse.
1ère partie : BILAN ET PERSPECTIVES.

Mouvement culturel berbère (MCB). II séminaire tenu à la maison de la culture pagesdemcbiisminairebilanetperspectives.pdf

II séminaire du MCB. Rapport de synthèse.
2ère partie : LANGUE, ENSEIGNEMENT ET RECHERCHE.

pdf dans Imazighen Tamazight pagesdemcbiisminairelangueenseignementetrecherche.pdf

II séminaire du MCB. Rapport de synthèse.
3ère partie : DEVELOPPEMENT DE LA PRODUCTION CULTURELLE ET ARTISTIQUE.

pdf pagesdemcbiisminaireproductionculturelleetartistique.pdf

 

Mouvement Culturel Berbère. Séminaire de Yakouren aout 1980. Dossier culturel. Rapport de synthèse CDDCA.

Vendredi 17 avril 2009

Mouvement Culturel Berbère. Séminaire de Yakouren aout 1980. Dossier culturel. Rapport de synthèse CDDCA. dans Imazighen Tamazight pdf Séminaire de Yakouren. Dossier culturel. Aout 1980

Idée de campagne. Pour l’application stictu-sensu de l’article de la constitution reconnaissant tamazight أيضا langue Nationale !

Jeudi 26 mars 2009

Bonne idée ? Campagne pour l’application stictu-sensu de l’article de la constitution reconnaissant tamazight أيضا langue Nationale.

L’article de la constitution reconnaissant tamazight أيضا langue Nationale « بكل لهجاتها » doit être pris en considération pour revendiquer l’enseignement et la promotion de tous les dialectes amazighs d’Afrique du Nord en Algérie et leur promotion, que ce soit au niveau de la recherche, de la littérature, des médias ou dans tout autre domaine de compétence. Effectivement, ce pourra être une bonne chose. QU’en dites-vous ?

Quand une idée est bonne, Tahar, il ne reste plus qu’à trouver les moyens et les formes les meilleures pour sa concrétisation. Se lier les mains et les pieds avec des « mais », c’est se livrer mains et pieds liés au sentiment de l’échec. Et c’est à ça que consiste la risée, Ad k-indju Rebbi yendju-ya& :)

Tiens ! Je propose de mettre la revendication de l’académie républicaine de langue amazighe dans le cadre plus large de la revendication d’une Université populaire à l’exemple de Paris VIII après Mai 1968, par exemple) de langue, culture et civilisation amazighe, avec un département pour chaque dialecte amazigh, de celui de Siwa à celui, déjà très affaibli, de Tinirif, ainsi que d’un département de langue et littérature « Magharibi » (Derdja ou, si vous préférez, langue arabe populaire maghrébine). Bien sûr, il lui faut assurer un environnement culturel, social, politique, communicationnel et géographique des plus favorables possibles.

Quant à la chaîne 4 ou je ne sais quoi, je la laisse déjà pour les baathistes qui ne comprennent rien à la langue arabe, afin qu’ils aient un objet de chicane culturel avec les vieilles qui préfèrent Brtv : ça au moins risque de générer des débats sur tamazight et sur la qualité des productions au sein même des familles de baathistes ;)

Voilà ! L’intérêt de ma proposition est que :
1. Une telle université (il faut qu’elle soit populaire et surtout ouverte aux esprits performants dans le domaine amazigh même s’ils n’ont pas pu avoir leur baccalauréat, un peu comme moi ; ), dotée d’un département pour chaque dialecte, comme stipulé par nos chers législateurs que je commence à admirer ouvertement depuis que j’ai pensé à ce truc ; un telle université avec ses départements et l’Académie de langue amzighe parviendront en moins d’une décennie à dégager tout ce qui est de nature à aider chaque dialecte à se développer localement comme si c’était la seule et unique langue amazighe de l’histoire tout en dégageant tout ce qui est de nature à voir en quoi les dialectes amazighes peuven dégager une syntaxe, une phonologie et un dictionnaire en mesure d’être utilisés par tout berbérophone, quel que soit son dialecte, et par tout berbérophile quelle que soit sa langue ains ique par tout berbériste (« berbériste », ici, dans le sens où l’on utilise aussi le terme « orientaliste », « arabisant », etc. C’est-à-dire spécialiste de la langue berbère, c’est-à-dire amazighe) ;

2. Le travail des départements des dialectes amazighes respectifs étant, dans cette université populaire modèle, indissociable du travail que fournira le département de la langue arabe populaire (daridja), non seulement tout ce qui leur est commun pourra être mis en valeur, avec ce que cela aura comme retombées tout ce qu’il y a de souhaitable et tout ce qu’il y a d’heureux pour l’intercompréhension dialectale, la paix sociale et civile, l’interaction citoyenne dénuée de toute animosité et de toute incompréhension due au facteur de la langue et du déni identitaire comme nous avons à en souffrir depuis si longtemps à ce jour, les arabophones de chaque région n’auront qu’à apprendre le dialecte amazigh de leur région berbérophone la plus proche. Les jeunes arabophones qui seront ensuite doués dans le dialecte amazigh de leur région pourront suivre des études supérieures dans le domaine amazigh dans l’un des départements de l’université populaire ci-dessus décrite.

3. Personne ne confondra plus entre tamazight (le droit d’étudier, de parler tamazight, de se perfectionner, de communiquer, de travailler et de produire des oeuvres d’esprit dans cette langue) et le dialecte kabyle proprement dit qui n’aura plus qu’un département propre dans l’université populaire ; personne ne confondra plus entre Imazighen et les Kabyles qui n’en sont qu’une partie ; personne ne confondra plus entre les militants intelligents, sérieux et calmes pour tamazight et les autres qui tombent dans les pièges de la propagande de tout bord.

Ca ira comme ça ? Pour tout le monde ?

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