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Le matin de l’Aïd, mes dispositions et mes souhaits

Dimanche 27 juillet 2014

[Demain 28 ou après demain 29.07 matin,] Je vais me laver, me raser, mettre mes habits propres et, enfin sortir :)

 

Auparavant, je tiens à vous souhaiter, à chacune de vous toutes, à chacun de vous tous, même si vous n’y croyez pas, même si vous n’en voulez pas, même si vous n’y pensez pas, et même si vous n’en savez que dalle : bonne fête, sahha votre Aïd !

 

C’est que j’ai passé tout le mois de Ramadhan presque exclusivement avec vous, ce qui à mon sens suffit pour que vous méritiez d’en être congratulés les premier(e)s :)

 

D’aucun(e)s pourraient répliquer avec des mots narquois, comme tout à l’heure quand je sortirai, certain(e)s pourraient opposer à mes souhaits des mines ou des paroles sardoniques. Je l’appréhende un peu ;) Mais je m’en fous aussi et la raison en est que c’est l’Aïd !

 

Les uns se laissant traverser l’esprit par l’idée que je joue au piètre bigot et d’autres, un peu plus barbe-kamis, que ça ne colle pas tout à fait à mes positions sur les questions religieuses…

 

Mais je sais que d’autres, j’en suis certain pour l’avoir vécu plus d’une fois ces dernières années, afficheront une mine réjouie de me voir observer la fête même si mes rapports avec la pratique sont peut-être perçus comme des plus distendus. Parmi ces derniers, un petit air, souvent contenu mais inévitablement perceptible, de surprise et/ou de soulagement mettra tout à fait en relief leur mine réjouie :)

 

Les plus nombreux, parmi celles et ceux qui me connaissent le mieux,  y compris même celles et ceux qui ne se font pas d’illusion sur mes convictions ainsi que celles et ceux dont je ne m’en fais pas sur les leurs, mais aussi parmi celles et ceux qui me connaissent le moins, m’ouvriront les bras comme je leur ouvrirai les miens, tout simplement, dans la jovialité et la concorde citoyennes.

 

Ma fête est d’abord de constater que mes congénères, aussi bien dans la rue que sur Internet, de tous âges, des deux sexes, de toute condition matérielle ou mentale, de toutes dispositions spirituelles, sont toujours capables d’être en fête.

 

Quand cette fête a un résonnement social et culturel, qu’elle figure toujours fortement comme un moment privilégié de repérage individuel et collectif dans le cours de la vie, je me fais un plaisir de m’y impliquer et d’y faire participer quiconque est sur mon chemin.

 

Les choses ne seraient plus aussi simples qu’il y a encore quelques années ou décennies ? Ben, ainsi va la vie : on retient autant que l’on peut aussi bien que l’on peut.

 

Et je sais que, bien malgré le recul de l’excellence de nos femmes à préparer les « makrout », il y en a encore toujours qui en font d’excellents, surtout pour le matin de l’Aïd. En encouragement à celles qui en font toujours, et en l’honneur de celles qui en réussissent d’excellents, je vais me faire l’honneur d’aller y goûter :)

 

Sahha Aid-koum !

 

Tahar Hamadache (Vendredi 10 septembre 2010, réactualisé)

Elections locales, droits constitutionnels et Tamazight

Mercredi 14 novembre 2012

Qu’est-ce qu’un bougre viendrait trôner en haut d’une liste électorale s’il n’a pas auparavant eu vent de l’existence d’une loi fondamentale, c’est-à-dire d’une constitution de la République algérienne, encore aujourd’hui démocratique et populaire? Une constitution qui garantit un certain nombre de droits dits constitutionnels. J’ai personnellement fait, samedi dernier, le tour des états-majors électoraux de la ville d’Akbou et je me suis rendu compte qu’il n’y a pas qu’un seul bougre parmi les âmes qui se considèrent éligibles dans cette circonscription.

A chaque siège de campagne, je salue et je demande si je peux disposer du programme électoral en arabe, en tamazight et, si possible, en français en tant que langue de communication et de médiatisation. Et je demande aussi s’il y a quelque chose de prévu dans leur programme concernant tamazight. La réaction la plus commune est d’abord de me rire au nez, de me prendre pour un emmerdeur ou pour un dérangeur et de me répondre en conséquence, de sorte à en profiter pour se distraire à mes dépens. Tout ce qu’il y a d’intelligible dans ce qu’on m’a le plus souvent répondu, c’est que l’on ne rédige pas le programme en tamazight « puisqu’on la parle » , ce sur quoi je leur demande s’ils ne pensent pas que leur programme serait plus crédible s’ils pouvaient en lire un paragraphe, de temps à autre, dans la langue de la campagne, afin de ne pas changer de registre linguistique comme on change de veste dès qu’on sort du discours oral. L’attention commence à ce moment à être piquée. Ils ne désespèrent généralement pas à ce premier écueil et veulent continuer de se rire de ma barbe, par ailleurs rasée de près pour la circonstance. Je leur demande ensuite s’ils ont l’intention de travailler, une fois élus, contre tamazight du moment qu’ils promettent tout sur tout mais rien sur tamazight. Là, ils répondent comme s’ils se sont préalablement concertés que tamazight est une affaire politique, qu’il faudra pour sa promotion s’adresser aux députés de la nation. C’est l’occasion pour moi de leur rappeler que l’on peut dire que les députés se sont pour une part importante acquittés de leur tâche étant donné qu’ils avaient voté l’article 3 bis de la constitution qui fait de tamazight « aussi » une langue nationale. Là, ils ne savent déjà plus quoi proposer à revendiquer auprès des députés pour continuer de se moquer de moi. Je précise qu’une fois une loi de ce genre, qui constitue un droit constitutionnel, est votée par le parlement, il est du ressort des élus locaux de trouver les moyens à leur portée de donner une suite concrète à ce texte de loi. Nouvelle difficulté argumentative pour mes interlocuteurs qui sont loin de penser que, du moment que tamazight est « aussi » langue nationale, ils ont la charge de concrétiser d’une manière ou d’une autre cette disposition législative constitutionnelle. C’est alors le moment de leur demander s’ils se préparent à intégrer un chapitre dans leur budget prévisionnel annuel dans l’intérêt de tamazight et de ce qui y a trait. De plus en plus démunis, les uns ayant déjà la gorge sèche et pénétrés de la crainte d’avoir affaire à d’autres emmerdeurs de mon acabit, ils sautent sur l’occasion de cette question pour chercher à m’extorquer des réponses susceptibles de servir à berner ceux de mon espèce qui viendront à les tarauder après moi. Je leur énumère dans le désordre et de manière plus ou moins spontanée : le financement d’artistes et de chercheurs autonomes s’ils sont réputés proposer des projets allant véritablement dans le sens de la promotion des arts et des sciences en relation directe avec tamazight; le soutien aux écrivains, dramaturges et poètes ; l’acquisition au bénéfice des bibliothèques communales et scolaires de tous les ouvrages écrits et audiovisuels qui présentent un intérêt culturel minimal ; le financement de colloques sur ce qui a trait à tamazight, d’opérations d’alphabétisation en tamazight en direction des adultes afin qu’ils puissent noter par écrit les éléments culturels dont leur mémoire regorge ; l’appui logistique aux chercheurs dont la commune sera l’hôte et dont les travaux promettent d’avoir un impact souhaitable sur l’une ou l’autre des dimensions de l’amazighité ; la participation au financement de grandes œuvres cinématographiques s’il y a lieu, etc. Une fois repus de propositions, et ne désespérant pas d’avoir le dessus sur le vieux morveux qui vient ainsi fourrer son nez dans leurs petites combines sans crier gare, ils me rétorquent que de telles propositions budgétaires ne risquent pas d’être dotées par le ministère des finances. C’est quant à moi l’occasion rêvée pour les assurer que ce sera alors l’occasion pour le maire de se justifier et gagner l’estime et le respect qu’il méritera alors, et aux militants ainsi qu’à l’opinion publique de faire pression tant sur les pouvoirs publics allocateurs que de nouveau sur les députés de la nation pour les pousser à adopter des positions dignes au sujet de tamazight.

Trois incidents que je crois majeurs et une satisfaction relative ont marqué ma tournée. Au siège du Ffs, un monsieur Attali (c’est son nom, parait-il, même s’il n’est en aucune manière le chef des Huns) a vite fait de me traiter d’agent de Djamel Zenati. Je découvre ainsi que là, Zenati est, pour qualifier l’autre, un substitut du Drs tandis que, au siège du Fln, on ne m’a pas accusé d’être la main de l’étranger cette fois-ci. Au siège du Rnd, on a été si ordurier dans leurs réponses que je suis vite allé à la conclusion concoctée pour l’occasion, consistant à faire prendre connaissance de l’existence de la Constitution et conscience qu’un candidat qui viendrait travailler à l’encontre des droits constitutionnels de ses électeurs n’a strictement rien à faire dans une assemblée élue.

C’est qu’une personne qui veut dignement user de son droit à l’éligibilité doit connaitre la constitution, connaitre les droits constitutionnels de ses concitoyens, les protéger, les concrétiser et les promouvoir sans quoi ce serait idiot de voter sur des voyous qui ne reconnaissent pas de droit constitutionnel à leurs ouailles. Et tamazight est un droit constitutionnel et un élu ne peut plus l’ignorer sous peine de travailler pour un apartheid linguistique qui ne servirait que les scribes arabophones, apartheid par ailleurs décalé puisque l’arabe populaire est désormais le parent pauvre de la constitution algérienne.

La seule satisfaction, relative, m’est venue de la liste indépendante, drivée par M. Mouloud SALHI lequel m’a exhibé dès l’approche le point 51 de ses propositions électorales où il est écrit : « Promouvoir la culture algérienne et particulièrement la culture amazigh en organisant et en soutenant toutes les manifestations culturelles et artistiques en collaboration avec le mouvement associatif, le comité des fêtes de la ville et les différentes institutions locales, régionales et nationales et encourager les fêtes locales (fête de l’olive, festival du théâtre, de la poésie, musique, cinéma, kermesses pour enfants, foire du livre, etc .)» Il a aussi déclaré que le programme rédigé en tamazight est sous presse (il devait être prêt hier lundi ou aujourd’hui).

Au lendemain de mon passage, j’ai effectué une sorte d’inspection et j’ai remarqué que le QG du PJ s’est orné d’un portrait de Bouteflika sur lequel quelque chose est écrit en tifinagh, portrait tout le temps présent au siège du Fln. J’ai aussi entendu que quelques permanences électorales se préparent à produire leur programme en tamazight pour la dernière semaine de campagne : ça serait déjà ça. On verra bien.

Tahar HAMADACHE,

Le 13 novembre 2012.

FFS de Béjaia: “La ville d’histoire, d’arts et de culture est réduite à l’ère de la poubelle”

Jeudi 8 octobre 2009

FFS de Béjaia: “La ville d’histoire, d’arts et de culture est réduite à l’ère de la poubelle”

logo.jpgRéunis en assemblée générale en vu d’examiner la situation qui prévaut au sein de l’APC de Béjaia, les militants de la section FFS de Béjaia ont décidé de rendre publique la déclaration suivante :
 
Après deux années de gestion, le président de l’APC et son exécutif issu de l’alliance auront eu le mérite d’avoir réussi le pari de faire de l’APC de Béjaia un exemple type de non gouvernance locale mais aussi par la même, à hisser Béjaia sur la plus haute marche du podium des villes les plus insalubres d’Algérie.
 
En effet, celle-ci disposant d’un budget avoisinant les 200 milliards, son exécutif demeure incapable d’assumer les taches qui lui incombent notamment la concrétisation des projets retenus et votés en assemblée.
 
Béjaia, la ville d’histoire, d’arts et de culture, destinée à connaître un très grand essor pour redevenir un fleuron des villes de la méditerranée est, hélas ! aujourd’hui réduite à l’ère de la poubelle.

 
Les exemples de la gabegie régnante sont nombreux et nous ne citerons que quelques uns :
- Travaux de voierie traînant en longueur;
- Tous les quartiers sont dans un état d’abandon (mal éclairés et même non éclairés, routes défoncées dégénérées en marais dés les premières pluies);
- Relogement  des familles quasiment sinistrées non effectué à ce jour ;
- La ville est très sale, livrée au rongeurs et chiens errants;
- Dés la nuit tombée, l’insécurité s’installe dans tous les quartiers, car l’éclairage public est mal pris en charge ;
- Gestion chaotique, confus et amphigourique du dossier de ramassage des ordures ;
- Tous les espaces sont transformés en dépotoirs ;
- Rentrée scolaire des plus catastrophiques (prise en charge tardive des travaux d’entretien des écoles,…..) ;
- Le secteur de la jeunesse et des sports souffre d’un manque flagrant d’infrastructures sportives dont les infrastructures sportives communales déjà existantes sont livrées à l’abandon;                                                                                                                  

 Cette situation a entraîné le mécontentement généralisé de la population qui s’est manifesté par des sit-in devant le siège de l’APC, la fermeture des routes, la fermeture du siège de l’APC et tant d’autres actions.

Aussi, par le truchement de l’incompétence avérée de l’exécutif de l’APC, mais aussi par le souci permanent des chapelles politiques des partis de l’alliance exerçant le pouvoir local et de certains de leurs relais à vouloir entremettre et prêter allégeance au pouvoir central, on tente de forcer l’administration à mettre l’APC de Béjaia sous tutelle administrative si cela n’est pas déjà fait.

En effet, des opérations sont entreprises par les services de la wilaya sur le territoire de la commune, sous le regard «médusé» mais complice et acolyte de l’exécutif de l’APC, qui souvent au cours des différentes assemblées joue à la vierge effarouchée.

Confortés par cette attitude de l’exécutif, les responsables de l’administration de la wilaya pourront clamer fort «Les partis sont incompétents et nous avons apportés des solutions»

En fait, l’administration et l’exécutif de l’APC ont fini par conclure un pacte de petitesse, de mesquinerie et de silence.
 
C’est pourquoi le FFS à travers ses militants et ses élus ne saura en aucun cas cautionner pareilles dérives et demeurera toujours fidèle aux cotés de la population pour prendre en charge ses problèmes et apporter les solutions les plus appropriées.

Messieurs le P/APC et membres de l’exécutif, nous vous déplorons et condamnons avec fermeté votre manque de considération, frisant le mépris, affiché à l’égard de la population, car vous n’avez nullement le droit de jeter les citoyens dans les mâchoires infernales de l’administration et de vos convoitises.

Encore une fois, le FFS ne saurait admettre cette sordide orchestration et reste déterminé à poursuivre son combat pour une véritable gouvernance locale au service du citoyen.
 

P/ l’assemblée générale de la section
Le 1er secrétaire Bourai Karim 

LES ALGERIENS SOUS LE REGIME DE LA RESPONSABILITE COLLECTIVE. ET DU ‘’DROIT DE SECONDE QUALITE’’

Mercredi 19 août 2009

LES ALGERIENS SOUS LE  REGIME DE LA RESPONSABILITE COLLECTIVE. ET DU ‘’DROIT DE SECONDE QUALITE’’ dans HISTOIRE et noteadditionnelleloid.doc

LES ALGERIENS SOUS LE REGIME DE LA RESPONSABILITE COLLECTIVE
ET DU ‘’DROIT DE SECONDE QUALITE’’

Par : zahia el Mokrani-Gonon
En réalité, la gestation des lois d’état d’urgence des 3 avril, 7 août, 28 août 1955 fut initiée :
- à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) à sa session de 1950,
- au Service de la Protection Civile du Ministère de l’Intérieur, en projet secret en 1952,
- et les tribunaux militaires deviennent permanents (TPFA) par décret de décembre 1953.
Le parlement, se pliant à la stratégie de l’institution militaire et par négation opiniâtre de l’état de guerre, va priver la population civile de la protection prévue par le droit international et ainsi la livrer à la répression collective en violation de la IVe Convention, tout en s’ingéniant à masquer par divers procédés législatifs l’entreprise systématique de plan concerté la visant.
Il affranchit, donc, l’Etat Français du respect des Conventions de Genève de 1949, pourtant ratifiées.
La IIIe. Convention n’était pas davantage respectée, ce qui ouvrait la voie à l’emploi
des méthodes de guerre non conventionnelles, autrement dit la torture et les exécutions sommaires(1).
Les djounoud pris au combat ou blessés, ainsi privés du statut de prisonniers de guerre,
étaient, après interrogatoire des DOP afin de recueillir du renseignement, exécutés.

ETAT D’URGENCE AGGRAVE FONDE SUR DES MOTIFS POLITIQUES… EN FAIT, FICTION LEGALE
Cette série de dispositions, antérieures aux premiers coups de feu du 1er-NOVEMBRE-1954, atteste du fait que le Statut Organique de l’Algérie de 1947 n’était que le camouflage civil de la Xe. Région militaire, qui prenait la suite du 19e. Corps d’armée, avec resserrement du maillage militaro-administratif, en prévision de la suite inéluctable au 8-MAI-1945.
Dans une rétrospective chronologique (2), la Revue de Droit public (1955) a rappelé l’ancrage de la législation d’exception dans les institutions françaises : le premier texte est d’obédience révolutionnaire : Décret du 21 octobre 1789, puis loi de 1791, instaurant l’état de siège. Le mode sera repris sous le Directoire et le Ier. Empire (ans VII&VIII) et sous la Restauration (Charte royale de 1814).
C’est la loi de 1849 de l’éphémère IIe. République qui va être la source de toute la législation pénale coloniale édictée par la IIIe. République.
Elle va la viser pour instaurer l’état de siège en 1871/72 en Kabylie et l’étendre à l’Algérois en 1875. Les parlementaires, barons, comtes, vicomtes et marquis humiliés par la débâcle de Sedan, projetaient de créer une nouvelle France au sud de la Méditerranée. Puis, par la loi de 1882 sur l’administration de l’armée, elle va lui conférer des pouvoirs exceptionnels en fonction de la situation.
A cette date, l’Assemblée nationale, sous la présidence du Conseil de J. FERRY, débattait de l’offensive que livrait CHEIKH BOU AMAMA, à la tête de 5.000 cavaliers, dans le sud de l’Oranais.
En 1935, le ministre de l’intérieur Régnier, après un voyage rapide en Algérie, signe un décret symptomatique des pratiques républicaines, véritable loi d’exception destinée à la répression de toute protestation anti-coloniale. En particulier, elle servit à l’arrestation arbitraire, la veille du scrutin, de candidats aux élections de 1948, restés emprisonnés même après avoir été élus.
La loi d’état d’urgence est qualifiée par les publicistes, eux-mêmes, de fiction légale. Elle institutionnalise un régime d’état d’urgence aggravé prescrivant des mesures de responsabilité collective et attribuant une compétence absolument discrétionnaire, en évitant sciemment de parler d’insurrection à main armée.
Ce subterfuge a l’avantage d’éviter la révision de l’article 7 de la Constitution de 1946 qui ne prévoit que l’état de siège. Révision qui aurait abouti à son application en France. Cette option avait donc, également, pour but d’apaiser la crainte de voir son usage en cas de troubles sociaux et revendications ouvrières en métropole. Et, les publicistes de conclure par un heureusement !, avant de justifier l’état d’urgence en Algérie fondé sur des motifs politiques.
Coïncidence prémonitoire, c’est le 19 mars 1955 que le projet de loi, donc après avis du Conseil d’Etat, est présenté à l’Assemblée nationale. La fin de la partie sera sifflée 7 ans plus tard, le 19 mars. Mais, que de sang d’Algériens/nes répandu entre temps…

Akbou : Les Illoula Ousameur s’opposent au PDAU tel qu’initié par la Commune d’Akbou

Dimanche 2 août 2009

Akbou : Les Illoula Ousameur s’opposent au PDAU

L’Arch des Illoula Oussameur vient de signifier une opposition ferme au projet de Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU) initié par l’APC d’Akbou, dans une lettre adressée au premier responsable de la municipalité.

Huit associations sociales de Lazib, Felden, Tifrit, Ighil Oumced et Tiouririne, appuyées par deux autres des enfants de Chouhada et ayant droits d’Akbou, ont apposé leur cachet sur cette correspondance dont l’une des copies transmises en ampliation aux autorités de la wilaya de Béjaïa nous a été remise. Les signataires demandent le gel des travaux de réalisation de ce PDAU jusqu’au règlement définitif du litige qui les oppose aux héritiers Ben Ali Cherif. Un litige qui n’en finit pas de rebondir. L’Arch des Illoula Oussameur continue de revendiquer, pour rappel, les 950 ha de terres restituées aux héritiers Ben Ali Cherif, conformément à l’ordonnance 95-26 du 25 septembre 1995. « La France reconnaissait ses serviteurs et leur avait fait concession des terres dont elle a spolié nos ancêtres. L’Algérie indépendante doit, elle aussi, reconnaître les siens qui l’ont servie et portée au forum des nations et au panthéon de l’histoire », argumentent-ils dans leur lettre d’opposition. L’APW de Béjaïa, à qui reviendra l’approbation finale de ce PDAU, avait apporté dans une déclaration rendue publique en mars 2008, faut-il le signaler, son soutien aux contestataires de la restitution de ces terres agricoles aux héritiers Ben Ali Cherif après qu’elles ont été mises sous l’autorité de l’État depuis l’indépendance et exploitées en tant que domaine socialiste autogéré. L’impérieuse nécessité de doter la commune d’Akbou d’un instrument de planification et d’aménagement du territoire à long terme et la légitimité, reconnue par beaucoup, des revendications des signataires de cette opposition, poseraient-elles un dilemme à l’assemblée de wilaya ?

Par H. A. D.

Source :
http://www.elwatan.com/Akbou-Les-Illoula-Ousameur-s
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Le projet du monde méditerranéen souffre. ISRAEL ET HIZB FRANÇA, NON COUPABLES ?

Lundi 4 mai 2009

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Le projet du monde méditerranéen souffre.

ISRAEL ET HIZB FRANÇA, NON COUPABLES ?

 Peu de malins savent que Nicolas Sarkozy n’a fait que rafler l’idée de « l’union méditerranéenne » à ceux qui l’ont vaillamment et généreusement élaborée. 

Qui sait que, parmi les promoteurs de l’Appel pour une Communauté du Monde Méditerranéen (1), rendu public en décembre 2005 déjà, figurent des personnages très représentatifs de nos réformateurs hamrouchiens nationaux?

C’est pourtant tellement vrai que, sentant la touche merkelienne et la dévastation israélienne à Ghazza fatales pour l’Union méditerranéenne, ces pionniers se sont portés au secours de son avatar : l’UPM.

Dire qu’il ne s’est trouvé que la page sardonique du Cheikh Meskoun pour nous mettre à ce sujet la puce à l’oreille (2) ! Des recherches internationales ont pu ainsi être effectuées sur Internet et aboutir à un petit article (3). Celui-ci confirme l’info donnée par Le Jour d’Algérie qui dit rester un peu sceptique parce qu’il « sait que le principal bénéficiaire attendu de ce projet n’est autre qu’Israël ». Bien sûr ! Tout le monde sait que le gouvernement Hamrouche et tous les pro-réformateurs n’attendent que la constitution d’un tribunal pénal international pour transformer des griefs tels que « connivence avec le lobby juif », « hizb frança » et maintenant « travail au profit de la puissance israélienne » en procès et le procès en condamnations.

Pourtant, si Israël voulait de cette Union méditerranéenne, elle n’aurait pas mis tant de hargne à accabler les Palestiniens de tant de feu, de fer et de folie. Et si França était sa complice dans cette « machination », ce n’aurait pas été l’Allemagne, qui rechercherait la réconciliation historique avec Israël, à être la première à casser l’élan premier de Nicolas plagiaire.

Dire que le Croissant fertile qui s’étend de Ninive à Jérusalem n’est peut-être que le frère aîné du Croissant fertile qui s’étend de la Mecque à Casablanca ! Dire aussi que le Croissant s’est toujours accommodé de « l’Etoile David », y compris sur les murs de nos koubbas et des demeures de nos Cheikhs vénérés (4)!

L’héroïque El-Mokrani (5) nous a pourtant légué une clef de compréhension on ne peut mieux claire : il n’avait aucune haine ni même aucune difficulté à ménager un quartier juif à la Kalaa des Ath-Abbas, sa petite capitale qui a su synthétiser au moins la tradition politique des Hammadites et celle des Hafsides, à proximité de sa demeure, de ses locaux et de la mosquée qu’il fréquentait. Il avait refusé le décret Crémieux (6) parce qu’il savait très bien que les rapports entre les indigènes relégués au rang de sujets quasi-animalisés et les colons français allaient être infiniment plus troublés qu’ils ne l’ont été du fait de l’occupation militaire du sol par les pratiques de l’Internationale marchande sur laquelle les magnats juifs qui venaient d’obtenir la citoyenneté politique avaient déjà plus d’une prise, comme en témoignait l’aventure des Bouchenak par lesquels la prise d’Alger allait être justifiée dès 1827. Il n’était de ce fait pas impossible que cela soit la raison pour laquelle El Mokrani et ses partisans avaient été » trahis comme le fut avant lui le héros Boubaghla.

Par ailleurs, Hamrouche n’était plus Chef de gouvernement ; les réformateurs étaient déjà presque tous en exil et les réformes largement remises en cause quand la couverture légale de ce qui allait donner lieu à certaines « restitutions » déboussolées de terres confisquées en 1871 aux partisans d’El Mokrani a été mise en place, au beau milieu des années 1990. Qu’un illustre Hadj, « capitaine de l’industrie », se parade à présent le long de ses kilomètres de grillages érigés autour des terres ainsi « restituées », cela ne fait que confirmer et perpétuer le fait que le Croissant s’accommode toujours bien de « l’étoile David ».

Pour ce qui est de « Hizb França », hormis les militants du FLN-ALN infiltrés dans les rangs de l’armée française qui sont toujours oubliés au ban de la mémoire, je ne l’ai rencontré qu’à travers l’étrange coalition de faux maquisards (surtout qu’on ne pouvait être maquisard, mais seulement militant, puisqu’il n’y avait pas de maquis à Paris), de vrais harkis et d’indécrottables opportunistes qui en ont embobiné plus d’un pour me faire subir ainsi qu’aux miens une période de bizutage judiciaire qui dure depuis…1995. (7)

A moins que tout le monde se mette à traiter tout le monde de « Hizb França » ou de « Hizb Israël », jeu dans lequel les uns détiendront une puissante propagande et les autres des faits vécus, mieux vaut laisser de côté ces procédés réciproquement handicapants et débattre lucidement et cordialement histoire et avenir, en tant qu’être politiques et en personnes cultivées que nous pouvons être les uns pour les autres.

Et, dans cette optique, n’est-il pas possible de penser qu’Israël, cette multinationale qui a les moyens d’une superpuissance, ne peut qu’être hostile à un regroupement concurrentiel qui, de plus, tendrait à normaliser sa position en un simple riverain de la Méditerranée  ? Consécutivement à cette question, ne peut-on pas soupçonner de « Hizb França » ceux qui chercheraient les prétextes utiles au plagiaire Sarkozy d’abandonner ce plagiat de projet déjà malmené autant par l’Allemagne que par Israël, le tirant ainsi de l’embarras dans lequel il doit sans doute se retrouver notamment depuis le coup de Ghazza ? Et, finalement, cela ne constituerait-il pas une victoire éclatante pour Israël qui tient à demeurer le clocher, le phare et la guérite du monde méditerranéen et au-delà ?

04 mai 2009,

Tahar Hamadache.

Notes :

(1) Appel pour une Communauté du Monde Méditerranéen, paru dans Le Monde du 6 décembre 2005. Voir : http://www.jean-jaures.org/PPguigou/annexe1.pdf
(2) « Lobbying français », rubrique « A la page » animée par Cheikh Meskoun, Le Jour d’Algérie p.11, édition du 1-2 mai 2009.
(3) http://euro-mediterranee.blogspot.com/2009/04/15-personnalites-publient-un-manifeste.html
(4) Voir illustration sur : http://soummam.unblog.fr/2009/05/04/le-projet-du-monde-mediterraneen-souffre-israel-et-hizb-franca-non-coupables/
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_El_Mokrani
(6) http://nice.algerianiste.free.fr/pages/textes/cremieux.html
(7) http://soummam.unblog.fr/2009/03/28/tajmaat-moderne-et-mediation-judiciaire-mes-apprehensions/

PAS DE CHANCE, COUSIN : MON GOURBI S’EFFONDRE

Dimanche 8 mars 2009

PAS DE CHANCE, COUSIN : MON GOURBI S’EFFONDRE

Quelles idées se fait-on donc des gourbis kabyles et des habitants des gourbis kabyles ? Ce n’est peut-être pas ce que je voulais écrire. Voyons donc ce que donnerait la phrase suivante :
Quelles idées se fait-on donc des gourbis kabyles et des habitants des gourbis kabyles !
Dans mon enfance, j’ai fréquenté bien des gourbis. Les recoins, les reflets des rais de lumière passant à l’intérieur à travers des trous insoupçonnables par temps gris ; les traits, les gestes, le rythme du mouvement, le débit de la parole et le ton de la voix des personnages, les animaux domestiques et les objets même me rendent allègrement visite dans le souvenir. Certains d’entre eux m’étaient douillettement accueillants et leurs occupants familiers et chaleureux. Les formules de bienvenue que l’on prononçait à mon entrée étaient agréables telles qu’elles étaient énoncées. Cependant, je ne les aurais pas exigées : je m’y savais bienvenu et cela suffisait amplement à m’y entrainer. Il va sans dire que une formule de bienvenue et un accueil plus jovial que de coutume peut s’avérer propre à s’assurer que l’on n’y est pas encombrant, par temps d’occupation ou de tension inhabituelle, de nouveaux venus, etc.
Puis les maisons-gourbis, les quartiers-gourbis et les villages-gourbis qui m’étaient inaccessible lorsqu’elles vibraient de vie se sont laissées aller à mon jeu de reconstitution imaginaire de leur vécu d’antan au fur et à mesure qu’ils sont délaissés, abandonnés, en ruine, avant d’avoir un appareil photographique par lequel j’ai pu offrir à certain nombre d’entre eux une espérance de survie supplémentaire, aussi durable que peut l’être une image numérique.
D’en avoir connu beaucoup, d’en avoir découvert les décombres et les vestiges, d’avoir écouté des réminiscences diverses à propos d’autres, je me demande bien quelle opinion les anciens gourbimen auraient eu de ce que les ethnologies et autres récits laissaient penser d’eux et de leur vie si cela leur était parvenu. Au fur et à mesure que cette question m’occupe, il me semble que ce mode de vie qui s’efface de plus en plus rapidement et complètement retient mon attention, sans même que les moyens d’une observation soutenue ne soient à ma portée ; pour cela, j’ai tout de même un atout maitre : je n’ai pas encore perdu mon point de départ.
En effet, mon gourbi ancestral est encore debout bien que le feu (le kanoun) l’ait quitté il y a de cela sept ans, que la gouttière de Aammi Lhadj Ldjerrar (Cousin Hadj Tracteur) pisse son petit Niagara d’eaux pluviales remue-toiles depuis près de quarante ans et que même la société d’électricité et du gaz d’Akbou rechigne à rétablir le fil de courant électrique arraché il y a de cela dix ans suite à l’effondrement de quelques rangées de parpaings d’un mur voisin. Et j’y habite toujours en cette nuit du 05 mars 2009 pendant laquelle la gouttière de Aammi Lhadj Ldjerrar vient d’enregistrer un premier résultat bien concret : une partie du mur de mon gourbi visible à partir du siège de l’Association culturelle « M-Seud » vient de s’effondrer, vers l’extérieur.
Une partie du mur de mon gourbi vient de s’effondrer du fait de la gouttière de Aammi Lhadj Ldjerrar ? Ne vous en offusquez pas ! Ne vous révoltez pas si vite ! Si les « médiateurs » sociaux avaient vocation de faire entendre raison aux riches et aux introduits, ce genre de situation n’a pas lieu d’être dans un village doté de notables, les pieux et les laïcs. Et si un procès en justice était engagé et gagné, Aammi Lhadj Eldjerrar a très largement les moyens de faire amende honorable ; à supposer que ce ne serait pas le cas, un fils commissaire aux comptes pourrait solder ses comptes en un claquement de doigts.
Des pans entiers de l’appareil judiciaire : huissiers, experts, avocats, etc. étant privatisés, cela non seulement dissuade l’habitant de gourbi tel que je suis perçu à faire appel à l’appareil judiciaire, cela le condamne à continuer de vivre dans son gourbi sans rechigner, sans faire attention aux jets d’eau qui s’écrasent sur les feuilles de tôle, de bâche et de plastique placées en véritables outils antidiluviens pour renforcer la toiture face au « déluge », au moins autant qu’il ne s’effondre pas. Et, s’il s’effondre, à changer d’adresse (« ih’ewwel bab dar-u ») ou à se laisser prendre sous les décombres comme le fut ma grand-mère paternelle en 1957, quand une bombe de l’armée française lui a mis quelques tonnes de grabats sur le corps.
Vous voyez donc bien qu’un procès serait aussi couteux qu’aléatoire. Ce, d’autant plus que, pour justifier un procès-diversion qui ne cesse toujours pas de donner lieu à des rebondissements que vous ne voudriez pas m’entendre qualifier, Aammi Lhadj Ldjerrar a, dès 1995, pris les devants en se servant d’un bout de papier griffonné et raturé, arraché à un cahier d’écolier de passage, « délivré » en un seul exemplaire dont on ne retrouvera aucun duplicata dans leurs archives, par des membres (dont l’un se retrouvera membre d’une APC deux ans plus tard) de l’Association sociale « Ex .Taaf » qui venait tout juste de se créer.
Jusqu’en ce moment où il commence à céder quelques pierres de son édifice, la conscience sans cesse alerte qu’il ne durera pas indéfiniment fait que la lucidité est maximale quant à son rôle de point de départ unique, non seulement pour retrouver en esprit un environnement rongé par l’anéantissement mais aussi pour tenter d’effectuer un « transfert de compétences » d’un monde en train de disparaitre à cet autre qui s’érige dont ni les gestes, ni les tons, ni les relents, ni rien ne semble se référer à l’ancien, sauf peut-être pour continuer d’en tirer quelques faux semblants aussi pernicieux qu’anachroniques.
Et, du fait, mes visiteurs occasionnels qui s’émerveillent de se retrouver dans un gourbi encore habité, tel qu’ils en avaient connu ou rêvé de connaitre dans leur enfance me rappellent mon retard à rejoindre le confort matériel ambiant tout en me paraissant ignorer superbement que l’essentiel de mon activité associative, syndicale et politique ; de ma production textuelle et de mon livre « Nnan Imezwura » même portent les marques de ce centre d’un monde reclus dans le passé, les ruptures de rythme provoquées par le bruit léger d’une souris ou d’un serpent qui se faufile parmi les tuiles, des révisions inspirées par voix qui interviennent par le biais d’évocations mentales.
Ce gourbi qui a constitué ma seule plaque-tournante, ma table d’agencement entre un monde pour lequel je me suis préparé dans les trois premières décennies de ma vie et un monde qui fait irruption, qui happe, que je rejoins sans regret, sans désordre mais non sans patience ; ce gourbi qui a constitué ma chance –chance que je craignais de perdre il y a encore quelques instants, avant que ces pierres ne se détachent du mur- de moduler le passage d’espérances sans suite à un futur recommencé ; ce gourbi n’est pas des moindres. Il ne s’effondre pas en un seul coup, ni sans résistance, ni sans férocité destructive extérieure.
Ce gourbi a peut-être l’âge des fondateurs de ce village ; une pierre, témoin du nom donné à ce village, y était encore déposée il y a un peu plus de trente ans ; la pisseuse d’eau de Aammi Lhadj Ldjerrar n’est qu’une méchanceté ostentatoire d’arriviste rurbain qui se moque de son passé de villageois en perpétuant une hostilité vieille d’un siècle, acquise par aliénation mais non directement héritée.
Entouré de tours de béton qui devraient faire aux âmes défuntes à lesquelles il donne une carapace commune le même effet, en plus rapproché, que les imposantes et massives constructions des colons Saint Julien, Caudrillet et du bachagha Benalicherif, mon gourbi peine de plus en plus à aider à se représenter l’histoire d’une grande maison réduite en masure depuis le colonialisme mais il n’en continue pas moins de la porter jusqu’à sa dernière pierre encore en place, de suggérer une histoire de rapports sociaux qui, peut-être, apporte une nuance utile à une autre histoire effleurée dans l’appendice* de l’ouvrage du professeur Mohammed ARKOUN.
Je ne me suis sans doute plus senti autant chez moi depuis bien longtemps, tant il était peuplé du monde ancien, que pendant cette nuit où quelques pierres ont déjà échappé à son maintien séculaire.
Il m’apparait, enfin ! dans sa splendeur naturelle.
Demain est un autre jour.
Le 06 mars 2009
Tahar Hamadache.
*« Humanisme et Islam – combats et propositions », Mohammed Arkoun, Editions Barzakh, Alger, octobre 2007. L’appendice, en pages 325-331, est intitulée : « Avec Mouloud Mammeri à Taourirt-Mimoun – De la culture orale à la culture savante »

Les élus à l’APC d’Akbou protestataires boudent la réunion convoquée par le maire

Samedi 28 février 2009

http://www.depechedekabylie.com/qsearch.php  N° :2051     Date  2009-02-26

  • Akbou La crise s’accentue à l’APC
    Les élus protestataires boudent la réunion convoquée par le maire

L’assemblée des élus, convoquée par le P/APC d’Akbou pour le mercredi 25 février, a été reportée faute de réunir le quorum, soit deux tiers du nombre des élus. Deux colistiers du P/APC, partie prenante dans le groupe des neufs contestataires, étaient présents à cette séance et les sept autres étaient absent (2 FLN, 2 FFS, 2 RND, 1 RCD). A l’ordre du jour de cette assemblée, huit points étaient inscrits dont les plus importants sont les adoptions du budget primitif (BP) et du tableau des effectifs. La commune d’Akbou table sur des prévisions de recettes de l’ordre de 91 milliards de centimes dont 48 sont proposés pour l’équipement, 1,2 milliard pour les subventions aux associations et le reste pour le fonctionnement. Le P/APC, dans un discours adressé aux citoyens, venus assister à cette séance, a relancé son invitation au dialogue à l’égard des élus contestataires prenant à témoin la population quant aux conséquences fâcheuses qui peuvent résulter de leur démarche.

Se voulant confiant dans son bilan et gestion, le P/APC dira : “La commune d’Akbou est parmi celles qui avancent le mieux en Algérie et nous n’avons rien à nous reprocher.” Concernant l’attitude des neufs élus, le maire, interloqué, dira : “Nous ne savons pas ce qu’il veulent!”.

Contacté par téléphone, l’un des élus contestataires, nous a confié : “Nous (7 élus) avons rencontré les autorités le 23 février dernier et nous les avons informés de notre ferme intention d’aller jusqu’au bout de notre démarche”. Et d’ajouter parlant du maire : “Nous ne reconnaissons plus sa signature et nous sommes prêts à venir adopter le BP et les autres points en son absence.” Les deux élus sur la liste “Initiative citoyenne”, actuels adjoints au maire sont engagés dans la démarche des contestataires.

Des sources bien au fait des transactions qui se trament dans cette “affaire” nous ont affirmé qu’ils se repositionnent sur l’échiquier pour se poser en tant “infime trait d’union” et ce, poursuit notre source, pour “explorer les vertus du dialogue.”

B. Sadi

Commune d’Akbou : Retrait de confiance au P/APC (El Watan 20.02)

Samedi 28 février 2009

 http://www.elwatan.com/Commune-d-Akbou-Retrait-de
Accueil > Edition du 21 février 2009 >    Béjaïa Info

Commune d’Akbou : Retrait de confiance au P/APC

Les 9 élus sur 11 que compte l’APC d’Akbou ont déposé, le 16 février derniers auprès du Chef de daïra, une motion de défiance contre le P/APC.

Cette évolution est la suite logique du bras de fer opposant les 9 élus (2 indépendants, 2 ex-RND, 2 FLN, 2 FFS, et 1 RCD) au P/APC indépendant et qui n’a fait que se durcir depuis son enclenchement, le 4 février dernier. Les contestataires avaient alors, par le biais d’une lettre, invité le premier responsable de la commune à démissionner sous peine de lui déclarer un retrait de confiance. L’édile municipal a décidé, juste après, de partir en congé de maladie non sans avoir démis auparavant deux de ses adjoints signataires de la dite lettre. Après 13 jours de congé, le P/APC a rejoint le siège de la mairie, le 17 février, pour reprendre ses fonctions. Préférant jouer à l’apaisement, il a appelé le même jour, par le biais des ondes de la radio Soummam, l’autre partie au dialogue. Cet appel risque de n’avoir aucun écho tant la fracture entre les deux parties en conflit a eu le temps de se creuser. Ce qui ne ferait que prolonger le blocage de la collectivité. A titre d’exemple le budget primitif pour 2009, qui s’élève à 800 millions D.A, attend toujours une délibération de l’Assemblée.

Par T. M.

APC D’Akbou. Positions, opinions et déclaration des élus contestataires.

Samedi 28 février 2009

 http://www.depechedekabylie.com/ Édition du Samedi 21 Fevrier 2009        N° 2046 

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Déclaration des neuf élus contestataires »La dérive autoritaire du président… »

“Après mûres réflexions, nous avons pris la décision  d’engager une procédure de retrait de confiance à l’encontre du président de l’Assemblée. Nous ne sommes animés ni par un esprit de vengeance, ni par goût du scandale et encore moins par quelque appétit du pouvoir. C’est l’intérêt exclusif de notre collectivité qui fonde notre démarche.

Le recours à cette forme extrême nous a été dicté par une situation porteuse de tous les dangers. Car l’intransigeance du président de l’APC et les manipulations  des apprentis sorciers de tous bords risquent sérieusement d’entraîner notre commune vers des lendemains incertains. Il est inacceptable et scandaleux qu’une importante commune comme Akbou, recelant d’énormes ressources  humaines et matérielles, soit privée d’une stratégie de développement à la hauteur des ambitions dignes d’une grand ville.

La dérive autoritaire du président de l’Assemblée et “l’allocation” anarchique et parfois douteuse des finances publiques constituent les véritables obstacles à l’amorce d’une dynamique qui profiterait à l’ensemble des citoyens, notamment les plus vulnérables d’entre-eux. Est-il normal que les actes de gestion obéissent à des impératifs d’ordre personnel au détriment des besoins et sollicitations  des citoyens ?

Qui peut de nos jours accepter l’insulte, l’arrogance, l’humiliation, le mépris, l’invective et autres comportements du même registre ? Le temps des caïds est révolu. Nous sommes convaincus  que le citoyen a droit au respect, à la transparence et au bien- être. La gestion des affaires publiques nécessite honnêteté et droiture. C’est notre choix.”

A. Issekounene (FLN), M. Bouchrit (FFS), S. Moumeni (RCD), O. Medboua (FFS), M. Bentifraouine (FLN), B. Djerrah (RND), R. Hamidouche (RND), M. Bechir (Ind), K. Harzoune (Ind)

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Crise à l’APC d’AkbouTsunami ou nouvelle tempête dans un verre d’eau ?APC D'Akbou. Positions, opinions et déclaration des élus contestataires. 2046_66910

Ayant débuté durant la première semaine de février, la grave crise de confiance qui oppose neufs élus sur les onze que compte  l’APC d’Akbou au P/APC n’est pas près de connaître l’épilogue tant  souhaité par les habitants d’Akbou.

Le P/APC, qui vient  de rentrer d’un long congé de maladie, a lancé,  via les ondes de Radio Soummam, mardi dernier, à l’intention des contestataires, un appel au dialogue sans qu’aucune réaction officielle soit enregistrée du côté de ceux-ci qui tiennent régulièrement des réunions de suivi. Ceux-ci ont par contre  rendu publique, dans la matinée de mercredi,  une déclaration qui sanctionne les travaux d’une réunion tenue lundi 16 février, dans laquelle ils affirment  qu’“après mûres réflexions, nous avons pris la décision d’engager une procédure de retrait de confiance à l’ encontre du président de l’assemblée”. La déclaration ne fait aucune allusion à l’appel lancé.

A contre-courant de la position de ses deux élus, le RND à vite fait d’apporter son soutien au maire, Abderahmane Benseba,  en  motivant sa position par l’attachement qu’il accorde à la stabilité des institutions. Pour sa part,  la kasma FLN a rendu public un document contenant les différentes anomalies constatées ou supposées dans le fonctionnement de la commune  pour justifier la position présente de ses deux élus. Le dernier parti à  réagir est le RCD qui “assure de son soutien indéfectible  l’initiative des neufs élus ayant opté pour le retrait de confiance à l’actuel P/APC” lit-on dans une déclaration rendue publique lundi 16 février.  La liste « Initiative citoyenne » qui s’est réunie le  11 février dernier à la majorité des membres de son directoire de campagne et des candidats en l’absence de deux de ses élus, partie prenante dans le  groupe des neufs contestataires, s’est déclarée solidaire de « son » maire. Nous n’avons, malheureusement, pas pu recueillir l’avis du plus vieux parti de l’opposition, le FFS,  pour, nous dit-on, absence de structure locale.

La crise que connait la commune d’Akbou paraît chronique dans le sens où la liste ayant obtenu une majorité relative des sièges, soit 4 sur 11,  lors des dernières élections locales, a eu beaucoup de mal à former son exécutif avant que le RND ne lui  apporte son soutien. Alors que l’on croyait que les rôles étaient répartis au sein de l’Assemblée entre exécutif et opposition, un groupe de ces élus  est monté au créneau pour contester une gestion qualifiée  “d’oligarchique” ; cette dernière crise a été surmontée après  la conclusion d’un accord lors d’une “réunion de conciliation tenue à huis clos” entre les parties en conflit qui ont pu s’entendre, dit-on, sur bon nombre de points.  Quelque temps après, une assemblée des élus a avalisé quelque 110 propositions de réalisations de projets.  Pendant la  première semaine de février de l’année en cours, et à un moment où rien ne laissait supposer qu’une crise allait éclater au sein de l’Assemblée, un groupe de neufs élus demandait au maire de démissionner de son poste et, le cas échéant, ils lui retireraient leur confiance.

Bachir Sadi

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Tahar Hamadache, écrivain et administrateur d’un site Internet »La ville est dénuée d’espaces de débat »2046_66913

n “Ce qui arrive est affligeant non pas dans le sens où des recompositions et des repositionnements s’effectuent, mais dans les moyens dont on se prive pour faire aboutir, au mieux, ces poussées de changement périodiques. En effet, nous assistons à un candidat indépendant qui perd sa base électorale et même deux colistiers, ses adjoints au sein de l’exécutif communal de surcroît : ce n’est plus seulement une perte de confiance, encore moins un basculement des rapports de force, ce qui aurait été largement compréhensible, mais surtout une impression que beaucoup de gens ayant mené campagne et voté pour leur candidat se sentent bernés, abandonnés, voire trahis. D’un autre côté, on voit des élus portés par un parti politique « charika gadra », qui les désavoue au moment même où ils entament une action qui semble recueillir l’approbation générale de la population et même de la base locale de leur parti. Avec de tels exemples, et dans un dénuement de la ville en espaces de débats et de production de biens intellectuels et culturels, il ne sera pas facile d’être candidat indépendant à l’avenir, mais il ne sera pas facile aussi de convaincre un candidat potentiel de pouvoir compter sur un parrainage partisan.”

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Ali Ifitissen, président de l’association socioculturelle Idjedaren »Nous sommes pénalisés »2046_66914

n “En tant que mouvement associatif, la non-approbation du budget primitif par l’APC  nous pénalise lourdement. Aussi, nos activités se trouveront nécessairement ralenties  et les projets en cours de réalisation seront certainement affectés négativement.

Parallèlement, les doléances des citoyens s’accumuleront et nous aurons beaucoup de mal à les gérer par la suite. Nous souhaitons voir les élus se réconcilier et trouver un terrain d’entente et, le cas échéant, voir les autorités intervenir et prendre leurs responsabilités pour débloquer la situation et ce dans l’intérêt de tous.” 

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Saâdi Lahlou ex-cadre syndical »C’est une situation qui ne se prête pas à l’analyse »2046_66915

n “Akbou n’a jamais eu la chance d’avoir un exécutif à la hauteur de ses aspirations. C’est une commune riche où les moyens humains et matériels permettant de faire d’elle un pôle de développement et de rayonnement existent. Lanon-implication et la marginalisation des compétences de la commune dans les joutes électorales sont à la source de tous les problèmes. La crise actuelle est née de l’ambition affichée ou non par   tous les élus, ceux de l’exécutif actuel compris,  de prendre les commandes de la commune  car ils ont promis durant la campagne électorale monts et merveilles aux citoyens. Les termes dans lesquels se pose la crise aujourd’hui évacue, du fait, les questions de fond et aucune ligne de démarcation précise ne distingue les uns des autres rendant ainsi la visibilité quasi nulle.  C’est une situation qui ne se prête pas à l’analyse.”

Propos recueillis par B. S.

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