Ni voile, ni suie. Soyez belles, et libres, et dignes, et voilà !

8 mars 2012
Le visage couvert de suie. Des beautés sous la suie. C’était avant 50 ans. Vous étiez tellement jeunes et belles, tellement éprises des vôtres et de liberté, tellement soucieuses de réduire un maximum, de réduire au minimum les raisons de rage impuissante des maquisards vos époux, fiancés, amants secrets, frères, cousins, voisins, amis (d’enfance) et les causes de traumatisme dont une part est diagnostiqué par votre allié sûr, le maquisard Franz FANON.Depuis 50 ans, progressivement, au fur et à mesure que le spectre des trauma de guerre s’éloignait, que d’investissement social pour découvrir au monde sous la suie de guerre la beauté pure, purpurine, dans toutes ses facettes et déclinaisons, des femmes algériennes ! Un temps remis en cause par ce qui est interdit d’évocation par le code de la réconciliation nationale, l’investissement est reparti de plus belle au point que l’on pourrait jurer que l’OMC soupçonne plus voracement encore que la France coloniale du XIXe siècle l’Algérie d’être plus riche qu’elle n’en a l’air. La mondialisation est tellement féroce que nous regrettons que des femmes soient soumises dès leur jeune âge à se débrouiller toutes seules pour avoir à participer de la dynamique esthétique générale mais tous ceux qui le peuvent encore y veillent et toutes assurent cette fonction cathartique et esthétique sociale, à notre grand réconfort.

A toutes, un seul souhait en ce 08 mars. Ce que votre république, la République algérienne démocratique et populaire, vous garantit par force de loi, la société dans son évolution l’ancre dans les mœurs : que votre société soit en mesure de soutenir son investissement dans la beauté féminine en ce 50e anniversaire de l’indépendance et pour de bon, et que la république soit toujours en mesure de pérenniser les lois les plus justes et en améliore le contenu et la teneur par le biais d’élu(e)s qui émanent de vous, de vos aspirations, de l’obligation d’assurer vos fonctions sociales aussi bien les plus belles que les plus honorables.

Un peu aguichantes, parfois ? Un peu naïves aussi, quelquefois, face aux gus qui n’y comprennent guère plus loin que leur petit bout de chair automate ? Sans quelques excès, à quoi bon servirait la juste mesure quant elle est acculée à constituer l’extrême limite ? Que jamais aucun voile ne vienne se substituer à la suie d’il y a plus de 50 ans, dans la prétention de recouvrir votre beauté et votre jeunesse ! Soyez belles et que nous soyons juste assez sages pour apprécier.

Tahar Hamadache
https://www.facebook.com/events/358222940875169/

Aide-mémoire pour conférences sur Yennayer

13 janvier 2012

Ca m’a servi de pense-bête pour les deux conférences, en réalité extraordinaires, que j’ai eu à donner pour Yennayer, hier mercredi au CFPA d’Akbou et aujourd’hui jeudi à la Maison de jeunes de Guendouza. Puisse-t-il servir :)

 

 

yennayer :

Étymologie :

-          composé de Yiwen et de Ayur ?

-          Issu de Januarus, le mois de Janus romain ?

Autres appellations :

-          Ixf usegg°as ;

-          taggurt usegg°as ;

-          anezwar usegg°as (At Waziten, Libye)

-          Ass n Fer3un, jour où le Pharaon serait mort en tombant en mer. In Malha Benbrahim, se référant à Mathé Gaudry, « La Femmechaouia des Aurès », citant Masqueray.

 

Inscription dans le temps :

-          cycle naturel

  • considérations agricoles, les plus prises en considération par les scientifiques
  • climatiques iberkanen vs imellalen, ussan tti&zifen syin d asawen.
  • saisons (solstice d’hiver)

 

-          cycle annuel solaire

  • julien
  • grégorien

 

-          cycle annuel lunaire

  • pré-islamique
  • islamique

 

Inscription dans le mythe et l’histoire

-          Sheshonq parti de Tlemcen au secours du royaume du Nil contre l’Ethiopie

-          Sheshonq vainqueur de l’Egypte et fondateur dela XXIIdynastie (selon l’académie berbère et malika Hachid, in « Les premiers berbères entre Méditerranée, Tassili et Nil»), 950 av. J.C. => temps linéaire vs temps mythique et cyclique

-          Sheshonq vainqueur de juba I de Maurétanie (cit. SARIDJ, Md, anthropologue)

 

Personnages de Yennayer :

-          MARU (Libye), Tam&art (numidie), Tamara (

-          TTERYEL (pour amener les enfants à se plier aux exigences cérémoniales)

-          AYRAD défendant sa femelle qui protège leurs petits (Beni Snous, Kabylie- ?-) d’où la présence indispensable d’une femme représentant la lionne, dansante ; Cheikh Bouguennane (V. Tafesra) ; Kraâ kriâa (Ouled Moussa), etc.

-          I3essasen, l&aybin, tiwelliyin izewjen (leurs places et leurs cueillères au dîner)

 

Pratiques :

-          tumlilt i yexxamen

-          tunnda takemmalit ass n imensi n yennayer, d uzuzer n rrezq &ef imukan iwulmen

-          iniyen ijdiden (qqaren di&en, taccut tajdidt)

-          ttesdila tamezwarut n ltufan i d-ilulen deg° ‘segg)as

-          imensi n Yenayer, asfel (comme pour de nouvelles naissances, de nouvelles fondations, de nouvelles sources) ; lesfenj, lemsemmen ayen ifettin) ; lafkya yekkawen (tizidanin).

 

La surveillance des présages et des augures (lfal):

-          ne rien faire qui puisse déranger lerwah. Même le métier à tisser est rangé ;

-          vérifier ce qu’il y a sous la pierre devant remplacer ini adqim (ver blanc = garçon à naitre ; herbe verte = moisson abondante ; fourmi : bétail augmentant, etc.)

-          ne pas vider les plats servis ce jour-ci, mais qu’ils soient vides au moment de la préparation !

-          offrandes de confiseries aux enfants, aux vivants, aux âmes défuntes et aux génies (ad’emmin ?, pâtes qui lèvent ou s’étalent : lesfenj, lemsemmen = année riche et généreuse)

 

Questions :

-          que révèlent les différentes étymologies de Yenayer ?

-          que révèlent les différentes appellations de Yenayer ?

-          que révèlent les croisements des calendriers (solaire –en retenir les saisons-, astrologique –l’allégorie de Ayrad, à relier au proverbe annonçant la naissance de l’été en plein hiver, mais à la troisième décade du signe , agricole ?

-           et caetera.

 

 

Quelques références sur le web :

 

Yennayer
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yennayer

Calendrier berbère
http://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_berb%C3%A8re

Yennayer, le mythe et la réalité
Extrait de BELKASSEM BEN SEDIRA, Cours de langue kabyle, Alger, Librairie Adolphe Jourdan, 1887.
http://www.yennayer.fr/spip.php?article869

La fête de Yennayer : pratiques et présages
De Malha BENBRAHIM
Historienne spécialiste de l’oralité.
http://www.tamazgha.fr/La-fete-de-Yennayer-pratiques-et-presages,1841.html

Une date, une histoire. Fête de Yennayer. De Abdennour Abdesselam (Liberté du 11 janvier 2006)
http://www.ziane-online.com/kabylie/culture/date_histoire.htm

Algérie: Tlemcen – Le carnaval d’Ayrad pour célébrer Yennayer
http://fr.allafrica.com/stories/printable/201101120813.html

Festival du touareg à Djanet Algérie
http://www.marche.fr/petite_annonce_agenda-evenements-occasion-achat-vente-festivals-festival-du-touareg-a-djanet-algerie-ref20916031.html

 

« A Ccix ameqqran » de El Hasnaoui reprise par Chaou, et « Ay aheddad » de Samy El Djazaïri

6 janvier 2012

« A Ccix ameqqran » de El Hasnaoui reprise par Chaou, et « Ay aheddad » de Samy El Djazaïri

 

 

Connaissez-vous la chanson « A chikh Amoqran » de Cheikh Lhasnaoui ? Vous est-il arrivé de réaliser qu’il s’agit d’une très belle chanson d’amour ? La chanson « Ay Aheddad » de Samy El Djazaïri, magistralement belle, nous le révèle bien. C’est la version de El Hasnaoui que le cheikh Abdelkader CHAOU a préféré reprendre récemment.

 

L’excellence de Cheikh Lhesnaoui est telle qu’il ne sera à mon avis pas du tout facile à un master en littérature amazigh de dégager correctement le thème de ce chant et ce qui justifie le style ici adopté. Samy El-Djazairy a peut-être saisi toue la profondeur de ce poème, si on juge que, dans son pastiche profane, il s’adresse sur le même mode de la prière en s’adressant lui aussi à deux personnages : au maître du feu, le forgeron, autrefois assimilé par moments au sorcier et, in fine, à sa maman, maîtresse des voies de la réalisation de son amour. Cependant, on dirait que El Hasnaoui a aussi inséré une idée de dialogue à distance, comme par l’intercession du cheikh, les deux premiers couplets pouvant être attribués à un seul locuteur/trice et les deux derniers à un seul autre. Ce, tandis que le pauvre Samy se consume du début à la fin de la chanson sans que ni le forgeron, ni la maman, ni la résidente des hauts lieux ne fassent signe de s’y intéresser. Ils s’en foutent presque, ce qui justifie d’ailleurs toute la théâtralité pathétique du personnage de Samy.

Il y a tout lieu de signaler que l’istikhbar de Samy El Djazairi ne peut qu’être qu’un message, une réception du poème original, un hommage aussi, adressés en premier lieu à El-Hasanoui, à l’époque encore vivant, comparé à un planteur de rosiers que les temps d’alors pouvaient lui avoir donné l’impression d’oublier. C’est très intéressant de disposer, ainsi, d’une lecture chantée faite par un poète chanteur d’une oeuvre faite par un autre avant d’en reprendre le thème, le schéma et l’air musical.

C’est tout un problème, par contre, de chercher à s’immiscer dans ce débat entre domaine religieux et domaine profane où les codes sociaux ne s’éclipsent que pour mieux s’affirmer au sujet de l’amour. Il faudrait provoquer une réaction en chaîne, quasi-nucléaire, de transgressions retroverties (euh ! le correcteur souligne une faute… Qu’importe le correcteur !) pour se prétendre en mesure d’y figurer assez dignement. Il faut dire que les champs poétiques sont catastrophiquement chamboulés et les champs de fleurs ne sont dans le meilleur des cas que champs de pleurs de saule.

 

Faudrait-il ajouter que, si le double personnage locuteur de El-Hasnaoui réussit à faire fonctionner la transmission entre les diverses parties en interaction, y compris non-verbale, et si le seul personnage de Samy El-Djazairi n’y arrive pas, ses quêtes de départ demeurant telles quelles tout au long de la chanson, cela est du tant aux dispositions mentales intérieures, très fortes, très structurées, à la fois très humaines et très stylisées jusqu’à n’en laisser paraître que des symboles, en vérité jusqu’à leur faire rejoindre les idées les plus supérieures au point où le personnage locuteur de Samy el Dhazairi n’y saisirait aucune relation avec le thème de sa propre production poétique ; cela est du, disais-je, non seulement aux dispositions mentales des locuteurs qu’à l’usage qui est fait de la langue dans le cas et dans l’autre.

 

Tandis que les locuteurs de El Hasanoui utilisent la langue de manière formelle pour parvenir à faire percevoir un monde intérieur échappant aux mots communs, nous saisissons dans la surdité supposé du forgeron de Samy El-Djazairi, mais aussi de la sourde oreille de la maman du locuteur opposée à la quête de son propre enfant, que ce dernier a sans aucun doute mal engagé son plaidoyer. Samy El Djazairi a fait l’effort de nous avertir, avec insistance, que c’est ainsi qu’il a voulu que le personnage soit, et qu’il use donc d’une figure d’ironie comme pour faire sentir tous les dommages que l’on peut enregistrer de ne savoir s’élever au niveau du langage des personnages locuteurs de la version d’El Hasnaoui de cette très belle chanson d’amour. En effet, il est tout à fat vident que puisque l’amoureux transi demande à sa maman d’aller lui demander la main de sa chérie, il est pour le moins recommandé de demander un anneau plutôt qu’un autre bijou, soit-il des « timengucin », à fabriquer par le bijoutier ; si on poussait notre raisonnement jusqu’à deviner la pensée du forgeron, on le verrait bien se demander si « timengucin » ne rime pas avec désir exclusivement charnel, ce mot pouvant rimer très facilement avec « m-tebbucin » ; l’intention louable affichée par le prétendant l’empêcherait cependant de le vexer par un l’expression de ce rapprochement assonantique qui peut avoir valeur d’indicateur sur la disposition profonde de l’amant vis-à-vis de la femme aimée, d’où le silence qui sous-entendrait alors le souhait que le coeur transi de l’amoureux puisse s’ouvrir à la raison et aux attitudes supérieures.

 

Ci-après la transcription accompagnée d’une traduction approximative des chansons « A Ccix ameqqran » de El Hasnaoui reprise par Chaou, et de « Ay aheddad » de Samy El Djazaïri

 

« A Ccix amuqqran » de Cheikh El-Hasnaouihttp://www.youtube.com/watch?v=ZS_dZtSnSiI

samy el djazairi : “ay aheddad »

 

Istikhbar :

 

Asmi llan widak yecfan
Yak d lfahmin yeγran
Nelḥa s lwerd netteẓẓu-t
Ma d tura, lexxeṛ n zzman (2)
Lyasmin yefnan
Ḥesben-t-id bab-is yemmut
Llah! Llah! A zzin aṛqaq (2)
Yak teğğiḍ ul-iw ixaq

 

Quand il y avait encore des gens pour s’en souvenir
N’est-ce pas qu’ils étaient des sages érudits
Nous allions avec des rosiers et les plantions
Quant à notre époque, fin des temps,
Le jasmin, disparu,
On a compté son détenteur pour mort
Par Dieu ! Par Dieu ! Fine beauté,
Tu as délaissé mon coeur à sa nostalgie

 

Couplets :

 

Ay aḥeddad l-lfeṭṭa
Xdem-iy-id timengucin
Maman chérie, Ô! maman,
Ṛuḥ xḍeb-iy-id m-teεyunin
Ay aḥeddad
Xdem-iy-id timengucin
Ay aḥeddad
Xdem-iy-id timengucin

 

Bijoutier d’argent
Fabrique-moi des pendentifs
A yemma εzizen, a yemma
Va me demander la main de Fins-sourcils
Bijoutier d’argent…

 

Ay aḥeddad n At-Yenni
Kečč i gxeddmen nneqc yelhan
Taεzizt-iw tezdeγ leεlali
Fell-as ur gganeγ uḍan
Ay aḥeddad
Xdem-iy-id timengucin
Ay aḥeddad
Xdem-iy-id timengucin

 

Bijoutier des Ath-Yenni
Toi qui excelles en beaux motifs
Ma chérie habite les hauteurs [colline, château, HLM ?]
Bijoutier,
Fabrique-moi des pendentifs.

 

Amzur-is b-ḥal akbal
F tuyat la yetcali
Zzin iṛeqqen am zal
Taksumt-is d afilali
Ay aḥeddad
Xdem-iy-id timengucin
Ay aḥeddad
Xdem-iy-id timengucin

 

Ses cheveux légers semblables au maïs
Sur ses épaules voyez-les qui se promènent
Beauté brûlante comme soleil à midi
S

Toi qui excelles en beaux motifs
Ma chérie habite les hauteurs [colline, château, HLM ?]

Bijoutier,
Fabrique-moi des pendentifs.

 

Lqedd ‘f i d-yerna wagus
Iṛucc s zzin imserri
Ad s-tiniḍ tetwaxdem s ufus
Inğeṛ-itt ufennan s lqis
Ay aḥeddad
Xdem-iy-id timengucin
Ay aḥeddad
Xdem-iy-id timengucin

 

Taille [hauteur] sur laquelle va toute ceinture
saupoudrée de beauté discrète (charmante)
On aurait dit qu’elle est faite main,
Qu’un artiste l’aurait taillée en toute mesure
Bijoutier,
Fabrique-moi des pendentifs.

 

 

« A Ccix ameqqran », texte chanté de Cheikh El-Hasnaoui, repris par Abdelkader Chaou

 

A Ccix ameqqṛan ay aḥnin
A lwali a bab n lxiṛ
Σiwen-aγ ad nefrek ddin
Aγṛib ad d-yuγal b-xiṛ
I gnefεen d zzyaṛa l-lwaldin
A Lleh!
Seg ul ard kfun leḥzan
A Ccix ameqqran
A bab lbeṛhan meqqeṛ
A Ccix ameqqṛan
A Ṛebbi ğεel-aγ leqṛaṛ

*  *   *  *

A Ccix ameqqṛan a lwali
Ay ajejjig n (tellal ?)
Nneyya γur-ek d leḥmali
Tameγṛa am yiḍ am zal
Ifṛeḥ izha uẓawali
A Lleh !
Yeḥla di lehlak yellan
A Ccix ameqqran
A bab lbeṛhan meqqeṛ
A Ccix ameqqṛan
A Ṛebbi ğεel-aγ leqṛaṛ

*  *  *  *

Netṛaju a Ccix, nḥar
Melmi ar ad nzzeṛ lemqami
Ay ajeğğig n tmizar
Ifsin f merra leqwami (?)
Di luḍa niγ deg durar
A Lleh !
D aḥbib l-Lleh er-Reḥman
A Ccix ameqqran
A bab lbeṛhan meqqeṛ
A Ccix ameqqṛan
A Ṛebbi ğεel-aγ leqṛaṛ

*  *  *  *

A Ccix ameqqran ay amerbuḥ
Γur-ek lecyux meṛṛa usan
Kul ass teskerḍ lfuṛuḥ
zeyyar d seyyah zhan
Si lmeγṛeb ar ṣṣubuḥ
A Lleh !
Yeεmeṛ wemkan-ik s lexwan
A Ccix ameqqran
A bab lbeṛhan meqqeṛ
A Ccix ameqqṛan
A Ṛebbi ğεel-aγ leqṛaṛ

Traduction approximative :

Grand cheikh, toi qui es si tendre
Visionnaire, toi qui as si bon cœur
Aide-nous à vivifier la foi
Et que l’exilé rentre sain et sauf
Ce qui est utile, c’est la visite des parents
O, Dieu !
Que dans le cœur les tristesses cessent
Grand cheikh
Au miracle grandiose
Grand cheikh,
O ! Dieu, procure-nous stabilité.

 

Grand cheikh, toi le tuteur
Fleur de (…)
La foi en toi coule en crues
La fête, de jour comme de nuit
Le pauvre en est joyeux, gai
O, Dieu !
Il est guéri de toute maladie
Grand cheikh
Au miracle grandiose
Grand cheikh,
O ! Dieu, procure-nous stabilité.

 

Nous attendons, cheikh, à bout de patience
De voir ton mausolée
Fleur des champs de prés
Epanoui (…)

Dans la plaine ou sur les monts
O, Dieu !
Tu es l’ami de Dieu le clément
Grand cheikh
Au miracle grandiose
Grand cheikh,
O ! Dieu, procure-nous stabilité.

 

Grand cheikh, bienheureux
A toi tous les cheikhs viennent
Tu fais tous les jours fête
Pèlerins et gens de foi sont heureux
Du coucher de soleil au petit matin
O, Dieu !
Ta place est peuplée de khouan
Grand cheikh
Au miracle grandiose
Grand cheikh,
O ! Dieu, procure-nous stabilité.

Le 06 janvier 2010,

Tahar HAMADACHE.

Les versions ici citées peuvent être téléchargées sur YouTube à ces liens :

« Ay Aheddad », chanson de Samy El-Djazaîri : http://www.youtube.com/watch?v=ZS_dZtSnSiI

« A Ccix amuqqran » de Cheikh El-Hasnaoui: http://www.youtube.com/watch?v=VE8DxK35S1c&feature=related

La même chanson reprise par Abdelkader CHAOU : http://www.youtube.com/watch?v=DyNIMS2QsLY&feature=related

 

 

Chantez ! Dansez ! L’esprit critique revient dans le pays !

22 décembre 2011

Hey ! On dirait que personne n’a remarqué l’absence de Tewfik HAKEM dans le paysage culturel et médiatique national, pas vrai ? Depuis que j’ai cessé de rencontrer des textes de ce cinéphile, il me semble que je n’ai plus vu d’article de critique littéraire digne de ce nom jusqu’à cette belle sortie de Fayçal Métaoui, signée dans l’édition d’El Watan d’aujourd’hui même, à propos du film « Normal » de Merzak Allouache.

 

Il m’arrive personnellement de bien apprécier les textes de Ahmed Cheniki quand il écrit sur le théâtre algérien, mais il me semble aussi que Cheniki, quelque intérêt puisse-t-il susciter par les études qu’il nous prodigue, n’a encore jamais versé dans la critique proprement dite ! Cette absence de critique a quand-même de quoi inquiéter grave ! On en arrive à perdre le sens premier même de la notion de critique au point de confondre critique et moquerie, critique et dépréciation (de soi, d’autrui et de tout) ; on en arrive à se considérer toutes et tous comme des moins que rien et, j’espère qu’il y aura tout de même un peu de gens pour l’admettre avec moi, c’est quand-même dommage.

 

C’est pour cela que, je pense, si Fayçal Métaoui a vu juste en ce qui concerne ce film, l’oeuvre de Merzak Allouache en est hissée au niveau d’oeuvre artistique à étudier, à éplucher, pourvu qu’elle soit toujours accompagnée d’une considération méthodique de ce texte critique de Fayçal Métaoui, y compris et surtout dans nos campus : ça apprendra à renouer les fils entre art et littérature, entre ces deux et sémiotique, entre toutes ces disciplines et critique artistique, littéraire, philosophique ; ça apprendra à nos profs d’université à virer « criticbord toutes’’ au lieu de rester à chavirer tout le temps dépréciation de tout et de tous ; ça apprendra à nos étudiantes et à nos étudiants à s’exercer à l’analyse de ce qui se fait de mieux et de pire par nos auteur(e)s au lieu de s’exiler peu à peu psychotiquement dans les contextes d’oeuvres lointaines à la fois dans le temps, dans l’espace et de notre underground culturel.

Cette absence de critique est tragiquement ressentie dès qu’on se met à considérer un petit peu note situation éthique, morale, mentale, culturelle et intellectuelle.

 

Il y a quelques temps, nous discutions mon ami Brahim Tazaghart, directeur des éditions Tira de Béjaïa, et moi, des voies et possibilités d’améliorer la qualité à la fois de l’édition en tamazight, de la création d’oeuvres d’esprit en tamazight et du lectorat en tamazight. Sous quelque angle que l’on aborde la chose, on débouche immanquablement sur la nécessité de disposer d’espace de lecture critique animés par des analystes qui soient tout à fait baignés à la fois de tout ce qui peut concerner tamazight et d’un sens critique à la fois captivant et méthodologique, tout en étant plus ou moins normatif, les normes constituant en ce sens l’articulation quasi-mécanique de débat, de controverse, de création entre critiques, en mesure de tirer du « subat 3amiq » les intellectuels que, sous ce vocable, attendons tous : des réactualisateurs de la pensée, des concepteurs de notions d’élite, des scientifiques et des philosophes, des sommités. L’université nous est apparue comme étant la première a devoir se sentir interpellée, avant même les médias et les espaces d’information « alternatifs » tel ce petit point sur lequel je clavicote ces lignes dans l’immensité virtuelle.

 

Mais l’université elle-même semble perdue dans ses petits jeux d’opportunités et de loisirs du moment ; l’on peut même dire que nos vaillant(e)s étudiant(e)s en tamazight passent leur temps à justifier leur choix de filière qu’à s’appuyer sur les traditions militantes des générations universitaires et autorales antérieures (l’anthropologue Mouloud Mammeri, le linguiste Salem Chaker, le physicien Mohamed Haroun, l’immense Taos Amrouche, le mathématicien Hend Sadi et l’autre mathématicien Mohya, les anthropologues Tassadit Yacine-Titouah et Dehbia Abrous, etc.) pour s’illustrer par un vrai travail universitaire et une bonne prise sur la culture nationale, abandonnée par tout le monde, à commencer par les nationalistes et par les paronymes islamistes des hip-hopistes.

En fait, la culture nationale n’a pas seulement besoin des étudiants inscrits dans les instituts de langue et culture amazigh, elle a besoin aussi d’universitaires d’autres filières, notamment linguistiques : en arabe même -et il faut souligner que la première conférence abordant l’expérience de réhabilitation d’une langue nationale, en l’occurrence tamazight, faite en arabe et dans un colloque international organisé et tenu dans un pays arabe, l’Irak en l’occurrence, est à inscrire au palmarès des berbéristes berbérisants représentés en l’occasion par le même Brahim Tazaghart-, en français -en tant que l’une des langues de travail panmaghrébine et en tant que langue vernaculaire eu égard aux générations élevés dans des contextes d’émigration francophone et en tant que langue d’un patrimoine livresque pas du tout négligeable-, et en anglais même, raison entre autres pour laquelle nous soutenons nos deux doctorantes Amira Baga et Amina Agsous en littérature anglaise et néanmoins très branchés sur la culture locale et nationale, stupidement privées de mener à terme leurs études doctorales à l’université Mentouri de Constantine où elles sont pourtant inscrites en tant que brillantes étudiantes en master, que les responsables de l’UMC même reconnaissent ouvertement (voir à ce propos : http://satefdz.unblog.fr/2011/12/13/le-desarroi-de-deux-doctorantes-premiere-reaction-a-chaud-emanant-de-luniversite-de-constantine/).

 

Enfin, Fayçal Métaoui écrit quelque chose que l’on peut lire d’une traite à 3h30 du matin (1) ! Faut dire que Merzak Allouache semble s’y prêter ;) En effet, à force de s’moquer, faut bien finir un jour par être « smooké » -c’est une figure de style somnolescente, mais j’ai pas l’intention de dormir sans :) ) –

C’est de cette façon que ce film ferait bien de se projeter dans nos campus, immédiatement suivi de la lecture de cette critique de Fayçal Métaoui, tout juste avant d’ouvrir les débats : on verra bien s’il y aura beaucoup de profs à y pointer le nez ;)

 

Tahar HAMADACHE

 

(1)   L’art de se moquer du cinéma et de haïr l’autre – Culture – El Watan, at :http://www.elwatan.com/culture/l-art-de-se-moquer-du-cinema-et-de-hair-l-autre-22-12-2011-151995_113.php 

 

 

Réponse au professeur Lahouari Addi sur l’amazighité

14 août 2010

Cher compatriote,

Nous avons l’habitude de suivre avec intérêt vos écrits et réflexions qui sont pour nous éclairants et prémonitoires sur beaucoup d’aspects de la vie sociale et politique algérienne. Le libre penseur que nous percevons en vous et la sincérité de vos prises de position sont à nos yeux la preuve de la probité éthique dont devrait jalousement se prévaloir tout intellectuel et universitaire. Hélas, ce champ souffre d’un manque sidérant d’autonomie dans notre pays.

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous avons lu l’entretien que vous avez accordé au journal électronique Le Quotidien d’Algérie en date du 29 juin dernier. Celui-ci faisait notamment suite à votre importante conférence donnée quelques jours auparavant à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou sur l’écriture de l’histoire en Algérie.

Partageant l’essentiel de vos courageuses positions et réflexions concernant la problématique démocratique en Algérie et sur la nature policière du pouvoir politique qui y prévaut, nous avons été désagréablement surpris par votre réponse concernant la langue tamazight.

Votre position est malheureusement bien en-deçà de ce qu’on attendait de la part d’un esprit lucide tel que vous. Nous avons du mal à croire qu’un intellectuel engagé en faveur d’une Algérie démocratique et pour l’égalité citoyenne puisse continuer de s’en tenir à la position qui est la votre sur cet important enjeu. Pour nous, le traitement de la question amazighe participe d’une position de principe qui ne doit souffrir d’aucun marchandage. Un juste traitement de cette question conditionne l’alternative démocratique et celle-ci est conditionnée par elle. Elle est en ce sens un élément de la totalité démocratique. Elle n’est nullement un élément secondaire, mais une donnée légitime et un test pour tous les démocrates.

Aujourd’hui, même le pouvoir algérien a fini par reconnaître, certes sous la pression populaire, l’évidence du caractère national de tamazight, mais vous, Lahouari Addi, en êtes encore à parler de l’unique langue de la nation, l’arabe, qui ne saurait souffrir de concurrence. Nous sommes peut-être sévères dans la lecture de vos propos, mais rien, à notre avis, ne les prémunit contre une telle compréhension de notre part. C’est la triste réception qu’on en fait. Nous aimerions bien nous tromper, mais votre position semble obéir à une logique qui cherche à satisfaire tout le monde et personne, et donc nous paraît insuffisante de la part d’un intellectuel de votre trempe appelé à bousculer les préjugés et les convenances et non les conforter.

Vous accordez bien le droit d’existence à tamazight dans ses espaces retranchés (que vous appelez les régions berbérophones) c’est-à-dire les régions les plus enclavées du pays. En même temps, vous semblez caresser dans le sens du poil les esprits «bien pensants» qui n’admettent pas que cet idiome, de bouseux montagnards, s’incruste dans leur vie.

Nous ne vous ferons pas l’injure de vous accuser de discrimination, mais ne pensez-vous pas que limiter la reconnaissance du tamazight aux seules régions majoritairement amazighophones serait une injustice envers les populations concernées? Ne vous semble-t-il pas que cela fonderait une citoyenneté à deux vitesses? Est-on sûrs que les citoyens algériens désireux de connaitre tamazight soient obligés de se plier à l’exode en milieu amazighophone?

L’idée de confiner une langue sur un territoire donné et seulement aux populations l’utilisant déjà, n’est-elle pas une façon déterministe et anhistorique de concevoir le rapport à la langue tamazight? Sans parler des risques encourus à sa disparition dans pareils cas. Il faut plutôt voir les zones amazighophones actuelles non pas comme des espaces naturels mais davantage comme une spatialité tributaire des aléas d’une histoire tumultueuse ayant poussé des populations à s’y installer dans le passé.

Ce faisant, des Algériens devraient-ils, pour vivre dans leur langue et espérer transmettre cet héritage à leur descendance, se condamner à subsister dans des enclaves linguistiques, quitte à renoncer à s’inscrire dans une dynamique sociologique, économique, culturelle et politique égale partout dans le pays? On pourrait aller plus loin et contester même la portée limitative sous-jacente à la notion de régions berbérophones. En bon sociologue et anthropologue, vous n’êtes pas sans savoir que les berbérophones ne sont pas les seuls imazighens en Afrique du Nord. Ils sont également arabophones et vivent aussi bien à Alger, Oran, Tiaret et ailleurs. Que faire pour ceux-ci? La réponse pour nous se fonde sur un pari citoyen se voulant un projet pour l’avenir : soit la dimension berbère est admise comme un socle historique commun, comme une sorte d’identité citoyenne, soit nous ouvrons la voie aux visions ethniques et linguistiques fondées notamment sur les droits des minorités.

Vous n’êtes pas sans savoir non plus qu’aujourd’hui des centaines de milliers d’amazighophones d’Algérie vivent dans les grandes villes et les régions réputées arabophones, leur dénier le droit à l’apprentissage académique de leur langue équivaut à leur ôter leur citoyenneté et les pousser soit à l’assimilation linguistique soit à une ghettoïsation par l’isolement et l’endogamie, terreaux de toutes les ségrégations, discriminations et de différentes formes de violences[1].

Vous comprendrez aisément que pour nous la berbérité n’est pas réductible à la seule berbérophonie. Elle est plutôt perceptible dans ce que Mouloud Mammeri appelle notre culture vécue. C’est en ce sens que la langue tamazight ne souffre pas de diglossie ou de décalage avec la langue de notre common decency – pour reprendre George Orwell – comparativement à la langue arabe officielle. C’est pour cela que le linguiste Abdou Élimam a forgé la notion de Maghribi pour parler de l’arabe vernaculaire usité par les Algériens, et pour le distinguer de l’arabe officiel qui ne se laisse nullement apprivoiser par le vécu quotidien de la population.

Aussi, la langue tamazight est usitée sur tous les territoires de l’Afrique du Nord, elle pourrait en être le ciment dans la construction d’une véritable union du Maghreb, pas celle de l’UMA que cogitent les régimes despotiques et impopulaires de nos pays respectifs.

N’est-il pas, à vos yeux, illogique de chercher la construction d’une Algérie fraternelle en obligeant les enfants amazighphones à étudier l’arabe mais sans faire aucun effort pour inciter leurs frères arabophones à acquérir un minimum de connaissance de cette tamazight? Cette langue qui fait pourtant largement partie de leur patrimoine historique et culturel, et constitue parfois le double héritage de leurs parents biologiques.

Nous pensons que pour continuer à barrer la route aux apprentis sorciers qui poussent, chacun de son côté, à la destruction de la nation algérienne, qu’il y a lieu plutôt d’enseigner l’arabe[2] et tamazight à tous les enfants algériens. Car de quel droit allons-nous priver un enfant né d’un père amazighophone et d’une mère arabophone, ou l’inverse, de connaître et aimer les deux  langues de ses parents? Et de quel mérite pouvons-nous nous en prévaloir vis-à-vis des générations montantes si l’on dispense notre bon sens de leur faciliter et la vie, et l’intégration et les raisons d’espérance parmi les leurs et dans leur propre pays ?

Quant aux modalités fonctionnelles de la standardisation de la langue tamazight et de son introduction progressive et pédagogique dans les domaines académique, administratif et médiatique, cela relève d’un débat profond nécessitant la mise en commun des meilleures compétences en la matière. Il est du devoir de notre régime politique d’y veiller comme un bien commun.  

Ne doutant pas de votre intelligence et de votre probité patriotique, nous vous adressons cette lettre pour vous inviter à réfléchir plus profondément cette question éminemment citoyenne.

Veuillez croire, cher compatriote, en notre cordiale et fraternelle considération.

  

Texte signé par Mhand Amarouche, Boualem Aourane, Tahar Hamadache, Mouloud Idir, Ali Ihaddadene (les auteurs signent ce texte à titre de citoyens algériens).



[1] Vous avez, vous-même, approfondi cette question dans vos écrits. Nous recommandons le titre suivant : Lahouari Addi, Les mutations de la société algérienne. Famille et lien social dans l’Algérie contemporaine, Paris, La Découverte , 1999.

[2] Quand nous parlons d’arabe, nous référons à un arabe moderne largement maghrébinisé et non à l’arabe classique tel qu’il est enseigné aujourd’hui et qui n’est la langue maternelle d’aucun algérien. C’est en ce sens que l’arabe officiel ne peut se prévaloir d’un caractère de langue naturelle. Pour en savoir plus : Abdou Élimam. «Algérianité linguistique et démocratie», Revue Peuples méditerranéens, No.52-53, juillet-décembre 1990, pp.103-120.

________________________________________________

(1) Le texte ci-dessus est publié par Le Soir d’ALgérie (sans les notes de bas de page), en page 7 de l’édition du 08 août 2010. Voir en ligne : http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/08/08/article.php?

(2) En réponse à la position de Pr Lahouari Addi sur tamazight, développé dans son entretien : http://www.lequotidienalgerie.org/2010/06/29/lahouari-addi-l%e2%80%99algerie-me-donne-toujours-une-impression-d%e2%80%99opportunites-manquees-et-d%e2%80%99occasions-ratees/

Tamazight à Baghdad, en compagnie de Brahim Tazaghart

2 juillet 2010

Brahim TAZAGHART est à Baghdad, en Irak. Il participe à la 1re conférence internationale sur la traduction / « Par la traduction communiquent les civilisations », du 29 juin au 01 juillet 2010. La rencontre est d’un niveau intéressant. Il communique ce jour du 01 juillet sous le thème : « la traduction comme moyen d’enrichissement de la culture nationale, cas de tamazight et de l’arabe « .

Damas est aussi dans le coup !

C’est en effet le recueil de poésie de la poétesse syrienne Myriam Al-Masri que Brahim Tazaghart a traduit en tamazight et édité aux éditions Tira qui peut être considéré comme le point de départ de la participation de Brahim Tazaghart à ce colloque international sur la traduction à Baghdad.

Cet événement peut être vécu par l’pinion publique non seulement comme un événement intellectuel, mais aussi historique et géographique. Ca pourrait nous permettre de revisiter les voyages des nord-africains au Cham, avec toutes les histoires et parfois les mythes qui les entourent, avec un nouvel état d’esprit. Pourvu qu’il y ait assez de jugeotes valables qui s’y penchent sérieusement, car il n’est nulle part dit que les choses seraient banales :)

En effet, Imazighen ne sont pas seulement reliés au Machrek par des rapports de domination linguistique, il y sont aussi reliés par divers événements historiques ayant duré dans le temps et produit des effets encore ressentis. Peut-on se demander si les Imazighen et Timazighin installé(e)s au Machrek ont ou ont eu le droit d’entetenir des liens avec leur pays, leur culture leur langue, leurs coutumes d’origine?

Il n’y a pas que les déportés en Syrie lors de l’occupaton française des territoires d’Algérie que cette question, en fait, concerne quoi que nous nourrissons toujours le souhait de voir leurs descendants disposer de nouveau de la possibilité de faire des choix (un ou plusieurs) quant à leurs origines, ayant été objets de sanctions à titre de prisonniers de guerre.

Il y a aussi tous les volontaires partis soutenir les populations qui se défendaient contre l’envahisseur comme en témoigne le livre de Amin Maalouf « Les croisades vues par les arabes » ou le heyy El Maghariba en Palestine ou encore le chant du domaine public, brillamment repris par Matoub LOUNES « Afrux n Ccam ». Cela a du se produire à partir de l’époque Abbasside car à cette époque-là, les Africains du nord ne subissaient plus le diktat direct de l’empereur, de l’Emir El Moue’minin, avec l’instauration de royaumes nord-africains locaux.

On peut remonter bien plus loin, à l’époque de Moussa Ibn Noceir, époque où parait-il, son encadrement se conduisait conformément à la règle de « Tazawadjou nissa’ahoum, wa la ta’akhou ridjala-houm », ce qui fait que, des siècles plus tard, une bonne partie des descendants des anciens nobles et riches du triangle Caire-Médine-Damas sont en fait quelque part nos nièces et neuveux. Ce ne serait pas les insulter que de le leur faire savoir si jamais ce fait ne remonte pas de lui-meme au niveau de leur connaissances.

Dans les temps modernes, Tamazight a pris de sérieux coups qui l’ont empêchée de s’épanouir à l’aune des nouvelles indépendances. Pour les besoins de ce papier, nous en citerons trois. Le premier coup public porté à Tamazight a été à l’intersection des politiques françaises, égyptienne et mokhazenie du Maroc, à l’occasion du Dahir berbère, en 1928. Le second lui a été asséné, en Algérie, par Lhadj Messali, d’abord dans le dos en 1937, puis scandaleusement en 1949. Le troisième l’a été par le serment identitaire de Ben Bella, à l’indépendance de l’Algérie.

Si, pour le Dahir Berère, l’on pourra trouver ce qu’il faut chez nos amis rifains du Maroc, en opérant une petite prospection sur un moteur de recherche (google ou un autre), les choses semblent encore plutôt assez sombres pour ce qui est de 1937. On parle d’un rapport rédigé par la direction du PPA où l’identité algérienne a été pour la première fois affirmée en tant qu’arabe. La chose semble avoir été réeditée en 1947, à la veille de la crise de 1949. Mais je n’ai personnellement jamais su où ni comment l’on pourra consulter ces documents-là.

Ce qui est sûr, c’est que Lhadj Messali a, en lançant le PPA, opéré une double rupture avec la trajectoire de l’ENA : on ne parle plus de l’Afrique du nord mais seulement de l’Algérie, et on lui offre une profodeur statégique plus vaste : « le monde arabe », dans lequel elle risquait pourtant beaucoup plus de se diluer que de s’affirmer en tant qu’identié nationale : cela donnait une longueur d’avance importante pour la propagande coloniale lorsqu’il s’agit de travailler l’opinion publique de nos parents et aieuls qui seraient tentés de rejondre le parti indigène.

D’un autre côté, Lhadj Messali n’aurait jamais osé avancer une telle manoeuvre s’il ne comptait sur deux éléments importats : le soutien des frères musulmans qui l’ont repéré et socialisé déjà à l’époque où il était soldat à Bordeaux (voir son auto-biographie, tome I) par lequel il pouvait impressionner sa base (les frères musulmans ont été ceux qui l’avaient mis en contact avec Chakib Arslan -voir même source-). C’est peut-être aussi de cette date que naissait, chez les arabophones algériens, le sentiment de crainte d’être mis en minorité si les berbérophones accédaient à l’affirmation de leur identité. C’est proablement ainsi que l’on a amené les militants arabophones du PPA à cautionner ce qui pouvait leur sembler comme une tactique préventive : s’affirmer « arabes » avant que les berbères ne s’affirment tels ! Pourtant, on peut ête sûrs que les indigènes algériens ne nourrissaient pas du tout ce type de fractures à cette époque.

La manoeuvre ne pouvait que réussir, et elle n’a pourtant réussi qu’à moitié : la réaction du groupe « Idir El Watani » qui s’éleva contre l’affirmation exclusiviste arabiste de l’identité algérienne et défendit l’option d’une identité algérienne à travers l’expression « Algérie algérienne », s’est affirmé à la fois « Idir » et « El-Watani », c’est à dire à la fois berbère et arabe : on a ainsi largement échappé à la dualité arabe vs berbère dans laquelle Lhadj Messali a failli ferrer la cohésion du peuple algérien. Même si l’objectif cible n’avait pas atteint, cette simple remise en ordre a semblé suffire à Lhadj Messali pour accuser les « Algérianistes » de « Berbéristes », cachant ainsi derrière leur initiative le fait que lui-même s’affirme arabiste et impose cette afirmaton à quiconque rejont le PPA devenu MTLD et qu’il ne prenait pas tous les constituants algériens avec les mêmes soin, conscience et resposabilité.

Par la même occasion, il réalisait une rupture supplémentaire avec l’héritage de l’ENA car en accusant les « Algérianistes » de « matérialistes », il rejetait du même coup les racines révolutionnaires, et plutôt bolchéviques de l’Etoile Nord-Africaine dont le pionnier fut Hadj-Ali Abdelkader, le communiste dont l’administration française connaissait si peu au point où l’on ne sait toujours pas s’il était originaire de Relizane ou de Sidi-Bel-Abbes !

http://www.facebook.com/event.php?eid=123214397721154#

Mr BOUMGHAR au CDDH de Béjaia : rapports entre le droit interne (Dz) et le droit international

16 mai 2010

Mr BOUMGHAR au CDDH de Béjaia : rapports entre le droit interne (Dz) et le droit international  dans Actualités associatives doc bgayet15mai2010.doc

 

Le CDDH de Bejaia a organisé samedi 15 mai 2010 son séminaire de formation en présence d’une asistance nombreuse, d’adhérents et militants de la LADDH de Béjaia. Le séminaire a été animé, ce jour, par M. BOUMGHAR Mouloud (intervention en pièce jointe) autour du droit international et du droit interne avec une analyse des textes de la Charte de reconciliation nationale et de l’état d’ugence. LIBERTE ALGERIE (liberte-algerie.com) du 16 Mai 2010 droits de l’Homme de Béjaïa, affilié à la LADDH, a abrité, hier, les travaux d’un séminaire, riche en enseignements. L’animateur, M. Boumghar Mouloud,
www.calameo.com/books/000109551d588cf675d1b

 

Pour tout contact :

LADDH- Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme bureau de Béjaia
siège: Centre de Documentation en Droits de l’Homme -CDDH-
Résidence AOUCHICHE, Forum de l’Université Tazeboudjt Bejaia 06000
Tel/fax: 00 21…
contact:
Mr Said SALHI, responsable bureau de Bejaia et membre du Bureau national de la LADDH
Mob :+213 770 94 67 02
E-mail: sathamdz@yahoo.fr

Abeilles et réchauffement. « La solution, c’est d’arrêter de déconner ». Quelle place en Droit ?

18 avril 2010

Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /2010 08:20

Abeilles : Printemps silencieux

relais d’un article de CQFD 

 vendredi 16 avril 2010, par Primitivi :  http://www.primitivi.org/spip.php?article299 

On a reçu la version papier de CQFD et on ne pouvait pas attendre qu’ils le publient sur leur site pour le diffuser, on a craqué et recopié à la mano l’article de leur dernier numéro qui traite d’un sujet bien bien flippant : la fin des pollinisateurs. (Ce qui ne vous empêche absolument pas, bien au contraire, d’aller l’acheter, seule condition de sa survie)

Guy Marigot a le bourdon. Paysan-apiculteur en Camargue et en Cévennes, il ne décolère pas contre « la connerie humaine » qui, en décimant les abeilles, travaille à l’avancée d’un désert beaucoup plus sinistre et radical que la Sahara. Voilà un coup de gueule bien charpenté.

Une ruche vermoulue et des croix de bois. Voilà à quoi se réduisait le stand de Guy sur le marché, ce mercredi « Pourquoi cette performance d’artiste, toi qui es plutôt péquenot ?

  « Parce que je suis lassé qu’on vienne me demander la bouche en coeur « alors il paraît que vous avez des problèmes avec vos abeilles ? » Hé non c’est pas moi qui ai un problème, c’est tout le monde. J’en ai marre de faire déguster du miel, de montrer des essaims…

Donc, la vieille ruche c’est le passé, et les croix l’avenir. Le printemps sans hirondelles. Le printemps silencieux [1]. » En 1963 Rachel Carson dénonçait déjà le massacre. En 2010, même si le DDT [2] a été remballé par ses inventeurs militaires, la situation a empiré. « L’abeille, ça fait 160 millions d’années qu’elle est sur terre, elle en a vu d’autres, mais là, même si ces mécanismes ne sont pas irréversibles, une fois déclenchés, on ne les arrête pas d’un claquement de doigts. »

Que se passe-t-il ?

 « Ça fait quinze ans que je suis apiculteur. Au début, on avait entre 4 et 6% de pertes en hiver : une ruche qui perd sa reine, qui n’arrive pas à en élever une nouvelle, c’est normal. Mais depuis quelques années, on est passé à 50% de casse. »

La Camargue n’est-elle pas une zone spécialement sinistrée ?

 « On a des accidents effroyables. Un jour, on s’est fait cartonner sur un rucher de 180 ruches, on a dû en perdre 120 ou 130. Un bombardement au Lindane, un désinfectant utilisé dans les rizières, interdit en janvier 1997 et d’application en juillet 1997, le temps découler les stocks ! Depuis, après le semis de riz, dès que démarre les raids en hélicoptères, on emmène nos ruches en montagne. » Seulement voilà : en montagne aussi la casse s’aggrave. « Pourtant, nos pommiers sont en bio, et les châtaigniers ne sont pas traités. Le reste, c’est de la forêt sauvage. Alors ? » Même si des chercheurs aux ordres détournent l’attention sur des maladies parasitaires ou virales, les pesticides systémique [3] Gaucho et Régent TS ont fait des ravages.

Et le mal ne voyage plus seulement par aspersion directe, mais par vents et par eaux. « Cette année, un copain des Corbières a eu 75 ruches kaput, 100% de perte. Un autre, dans le parc naturel du Verdon, pareil, 100%. Une copine en Carinthie [Autriche] a perdu 100% des ses ruches dans l’hiver 2008-2009, en forêt. Un ami, Max Curtis, apiculteur au États-Unis, avait 3 500 ruches en Arizona. Il les louait pour la pollinisation des amandiers de Californie. Dans un même hiver, il a perdu 2800 ruches. » Les apiculteurs, en louant leurs ruches pour la pollinisation des arbres fruitiers, se retrouvent aux premières loges d’un empoisonnement chimique des cultures en perpétuelle surenchères. « Je l’ai fait jusqu’en 2008. Mais j’ai arrêté : aller rendre service au gros con qui traite inconsidérément, ça devenait suicidaire. »

En 2008, aux États-Unis, le prix de location d’une ruche est passé de 23 à 170 dollars. La Californie, premier producteur mondial d’amandes, arrache ses arbres par centaines faute de ruches pollinisatrices. « Max après avoir refait son cheptel en France, est reparti avec 1 200 ruches. Mais la dernière fois, il m’a dit au téléphone qu’il ne lui en restait plus que 200 ou 300. Ecoeuré, il a arrêté. Et moi, je ne sais pas si je vais pouvoir continuer ce métier. Au printemps, quand j’ouvre les ruches, j’ai l’impression d’être un fossoyeur. »

Le Grenelle de l’environnement ? « Pffff… » Les syndicats ? « La profession n’est pas très courageuse, muselée par le chantage aux subventions », selon Guy Bernelas [4]. Et le problème, ce n’est pas de ne plus avoir de miel… « Non, on boira de l’eau sucrée ! Mais avec la fin des abeilles, c’est un chaînon de la reproduction sexuée qui saute. Et il n’y a pas que les abeilles. La faune sauvage pollinisatrice déguste aussi.

 Peu de plantes sont autofertiles. Le vent porte le pollen, bien sûr, mais ce n’est pas suffisant. Et ça, ça veut dire, comme aux USA, des printemps silencieux, des amandiers sans amandes, des abricotiers sans abricots, des pommiers sans pommes.

» Alors, la solution, c’est les OGM, le clonage ?

« Mais non, les OGM aussi ont besoin de pollinisation. La solution, c’est d’arrêter de déconner. Sinon on va au-devant de graves problèmes. »

Des chiffres, des noms, des dates ?

 « Depuis 1945, environ 150 000 molécules ont été mises sur le marché : organophosphorés, organochlorés, inhibiteurs de biosynthèse… Une convention réduit depuis peu les molécules autorisées à 30 000. Le cancérologue Dominique Belpomme [5] affirme qu’il faudrait encore les réduire à 1 500… Quand je vois le nombre de produits que j’ai utilisé dans ma carrière -je n’ai pas toujours été en bio- et qui sont aujourd’hui interdits, je me dis que j’ai dû tuer un paquet de gens ! Je me console en me disant que c’était pas que des gens biens, mais quand même… »

 Et parmi ces molécules se baladant dans la nature, combien se sont associées entre elles, pour faire des « petits » dont on ignore tout ? « Bonne question ! Il y a aussi des poisons comme le Round-Up qui sont enfin interdits en agriculture, mais qu’on trouve encore en vente dans les jardineries… » Insecticides, herbicides, fongicides, acaricides… « Homicide, oui ! Les agrochimistes ont le culot d’appeler ça les sciences de la vie ! Alors que tout ces « cides », ça veut bien dire qu’on flingue à tout va ! »

Les variations climatique viennent corser l’addition. Des sorties d’hiver de plus en plus tardives, des printemps plus courts et débouchant sur des périodes chaudes et sèches, qui font que souvent les plantes ne sont plus nectarifères. « C’est gênant, parce que les colonies d’abeilles se développant au printemps, elles arrivent affaiblies à l’automne, où elles doivent résister à de petits virus faisant alors des dégâts énormes. » En conclusion ? « Je n’ai plus envie de me morfondre à ouvrir des caisses mortes. Je vais reprendre mon ancien métier de braqueur de banques [rire]. » un dernier espoir, pour la route ? « Que l’humanité disparaisse avant les abeilles. »

par Nicolas Arraitz pour CQFD

Source : N°77 du 15 avril 2010 de CQFD, Soutenez CQFD ! Achetez-le !

Notes

[1] Rachel Carson, Le printemps silencieux, Plon, 1963.

[2] Dichlorodiphényltrichloroéthane (miam !), premier insecticide moderne.

[3] Pesticides pénétrant la sève des plantes traitées.

[4] Guy Bernelas, La robe de Médée, Considération sur la décimation des abeilles, Lucine Souny, 2006.

[5] Lire l’entretien avec Dominique Belpomme dans le CQFD n° 27.

 Transmis par : http://barricades.over-blog.com/

L’étude de M. Boudersa sur le casde SONATRACH : une aubaine pour les étudiant(e)s en Droit des affaires !

5 avril 2010

Scandales de Sonatrach  ou scandales du système de pouvoir absolu et illégal? 

 Sonatrach: un groupe de sociétés hors la loi, administré et dirigé  par une association de malfaiteurs et contrebandiers du pétrole et du gaz? 

Par Mâamar BOUDERSA.

L'étude de M. Boudersa sur le casde SONATRACH : une aubaine pour les étudiant(e)s en Droit des affaires ! dans Economie et travailleurs doc sonatrachcrimeorganismars2010.doc

 

 

L’actualité nationale a mis au devant de la scène publique, par presse écrite interposée, le « scandale Sonatrach», dont certains composants ont été publiés par cette même presse. Mais le terme «scandale» me parait impropre pour qualifier toute l’administration et la direction de l’entreprise Sonatrach, qui est une société commerciale par actions, régie par ses statuts officiels et le code du commerce. 

Cette brève étude est consacrée à l’administration et à la direction de l’entreprise comparée aux textes législatifs encadrant ses activités pour avoir le caractère légal. Je rappelle que j’ai déjà abordé le sujet en mars 2003 dans une étude publiée par l’hebdomadaire « Essafir» en langue arabe dans ses numéros  143 et 144 et dans le quotidien « La Nouvelle  République» dans ses numéros 1486,1487 et 1504.

Sommaire :

1) Les statuts de Sonatrach. 

2) Chakib Khellil est le président de l’Assemblée générale des actionnaires de Sonatrach et de Sonelgaz 

Chakib Khellil: natif d’Oujda au Maroc, a-t-il fait des études primaires et secondaires? 

Chakib Khellil: le reflet de Bouteflika? 

Le Conseil d’administration. 

Violation du code de commerce. 

Le Président Directeur Général de Sonatrach. 

Le comité exécutif. 

L’organigramme de Sonatrach ou le pouvoir parallèle illégal. 

Bouteflika viole les statuts de Sonatrach. 

Le comité de participation. 

Mission de contrôle des commissaires aux comptes. Y a t il défaillance grave? 

Sonatrach a-t-elle volé le trésor public en ne versant pas ses dividendes? A- t-elle volé les travailleurs? Les administrateurs ont-ils reçu les tantièmes? 

Sonatrach, une entreprise non identifiée? 

L’augmentation du capital de Sonatrach est-elle légale? 

Sonatrach s’est-elle inscrite au registre de commerce? 

L’emprunt de Sonatrach de 5 milliards de dinars de 2003 est-il légal? 

Les emprunts extérieurs de Sonatrach sont-ils légaux? 

Les investissements de Sonatrach à l’étranger sont-ils légaux? 

Sonatrach aime les paradis fiscaux. 

Quel est le volume de pétrole brut exporté? 

Quel est le montant  des recettes d’exportation du gaz? 

Où sont les autorités douanières et portuaires? 

Les dirigeants de Sonatrach sont-ils de grands contrebandiers du pétrole et du gaz? 

Où est l’office national de lutte contre la contrebande? 

Les dirigeants de Sonatrach ont-ils blanchi l’argent noir et sale? 

Production ou gaspillage du gaz? 

La finalité: Les USA monopolise les exportations de pétrole brut algérien. 

Le code des marchés de Sonatrach est-il  légal? 

Où est passé le patrimoine immobilier de Sonatrach? 

La dissolution de SIM et BRC est-elle légale? 

La création de filiales par Sonatrach est-elle légale? 

Les activités illicites de Sonatrach. 

Tassili Airlines a-t-elle les autorisations requises pour activer? 

Sonatrach a-t-elle financé la construction du nouveau siège du ministère de l’énergie? 

Le dessalement de l’eau de mer est-il légal? 

Sonatrach a-t-elle financé la campagne électorale de Bouteflika? 

L’emploi des temporaires est-il légal? 

Importation de l’énergie: pourquoi? 

Les crimes organisés ou associations de malfaiteurs? 

Chakib Khellil sera-t-il inculpé par la justice? 

L’enquête de la police judiciaire du DRS. 

Objectif des seigneurs du crime: échapper à la justice. 

Le crime organisé est-il à l’intérieur du pouvoir? 

L’intégrité, l’honnêteté, la dignité et l’honneur sont un luxe inaccessible au  crime organisé. 

Opposition au crime ou opposition politique? 

Les pressions sur la justice. 

Sonatrach: une société citoyenne? 

Tous, partie civile? 

Y a-t-il un chef de gouvernement ou premier ministre qui exerce ses pouvoirs? 

Chakib Khellil n’est responsable devant personne. 

Chakib Khellil: président du conseil d’administration de l’EPIC Hassi Messaoud. 

Chakib Khellil et Ahmed Ouyahia  voient  des catastrophes qu’ils ne définissent pas. 

Est-ce que zéro est la valeur réelle de Chakib Khellil? 

Des ministres qui n’ont pas la capacité d’ester en justice obtiennent gain de cause. 

Y a-t-il un parlement qui exerce ses pouvoirs? 

Des ordonnances publiées au journal officiel avant d’être approuvées. 

Y a-t-il des groupes parlementaires qui exercent leur pouvoir? 

Y a-t-il une cour des comptes qui  exerce ses pouvoirs? 

Le pouvoir judiciaire exerce –t-il  son pouvoir constitutionnel et légal? 

Justice pour blanchir les criminels et condamner les innocents? 

Le tribunal de Blida est-il compétent pour juger la bande d’Abdelmoumen Khalifa? 

L’assassinat d’Ali Tounsi est-il un crime politique ou crapuleux? 

Y a-t-il un conseil constitutionnel qui exerce ses pouvoirs? 

L’état d’urgence est-elle constitutionnelle?   

La procédure de proclamation des résultats des élections législatives, présidentielle et du référendum est-elle légale? 

Pour un consensus national contre le crime organisé.

Manuels filière Droits des affaires pour étudiants à l’UFC.

19 mars 2010

Université de la formation continue.

Programme d’enseignement

Filière : Droits des affaires

Semestres de 1 à 6

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Bien cordialement,

Tahar HAMADACHE.

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