Le RND semble s’accomoder de la gouvernance à la manière du PAPC d’Akbou !

25 octobre 2009

Enfin une bonne nouvelle pour les citoyens, et surtout pour les amateurs du débat politique à Akbou ! Enfin une couleur politique et une appartenance partisane définie au parcours de l’édile communal d’Akbou !

On aurait pu croire qu’il avait contracté des penchants communistes lorsque l’APC d’Akbou avait entamé un jumelage avec la mairie PCF de Bobigny, il y a quelques années, après avoir abandonné la piste du partenariat avec la mairie UMP d’Alès.

Le vent courait et le donnait militant « encarté » du RND depuis 2OO5 avec persistance, notamment depuis l’appui, en début de l’année 2009que lui a apporté le bureau de wilaya du RND, y compris contre la section communale du RND dont le bureau semble avoir compris qu’il n’y avait plus grand-chose à faire, pour eux, au sein de ce parti.

Et voilà que finalement le bureau de wilaya, à sa tête M. Alilat, confirme publiquement l’appartenance politique de M. Abderrahmane Bensbaa (Bahmane pour les familiers) au RND. Enfin un éclairge sur les motifs du mutisme de l’administration wilayale sur la crise que l’APC d’Akbou vit depuis plus d’une année !

Reste a espérer que le RND assume le bilan de M. Bensbaa avec un effet rétro-actif à la date de cette annonce publique d’adhésion ! On n’espère pas même des explications : juste qu’un parti qui récupère un élu en récupère aussi le palmarès, le mécontentement, la « couveuse ».

A espérer aussi que les élus d’autres partis n’abandonnent pas la partie, maintenant que le RND apporte une nouvelle verginité à leur président et que les questions soulevées depuis tant de temps ne soit pas assimilable à une banale « bahmania ».

Tahar Hamadache.

Voici la nouvelle telle que la rapporte le journal LIBERTE :

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=123853

Le RND semble s'accomoder de la gouvernance à la manière du PAPC d'Akbou ! dans Akbou. Vie municipale logo_imp
Edition du Dimanche 25 Octobre 2009

RADAR

Un député et deux P/APC rejoignent le RND

Nomadisme politique

Par :Rubrique Radar

 Le député indépendant Smaïl Mira a rejoint officiellement le parti d’Ahmed Ouyahia.  Cette adhésion du député Mira s’ajoute à celle des P/APC d’Akbou et de Draâ El-Gaïd. L’annonce a été faite jeudi dernier par les responsables du RND de Béjaïa, dont le coordinateur local Omar Alilat, au cours d’une rencontre conviviale élargie.  Comme il y a eu notamment l’installation d’une commission de  recueil  des dossiers  de candidature aux sénatoriales présidée par le député Alilat. Les primaires auront lieu le  13 novembre prochain.

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Le FFS confirme que le wali de Béjaïa maintient le PAPC d’Akbou contre la volonté de l’APC.

18 octobre 2009

C’est d’une part bon, pour l’opinion publique locale qui en entend déjà parler, de l’entendre dire de la part d’un parti politique, et que cette même opinion puisse avoir une idée du contexte global dans lequel le marasme de la commune se situe. Et pour l’opinion publique en général.

C’est peut-être aussi une occasion offerte au wali de Béjaïa de pouvoir enfin s’exprimer publiquement sur l’une au moins des affaires qui agitent la vie publique dans sa wilaya. Il est en effet curieux que les exécutifs successfis à la wilaya de Béjaïa -et peut-être de plusieurs wilayas du pays- préfèrent s’exprimer publiquement sur les seuls dossiers qui n’accrochent pas les gens du peuple dans sa diversité et de réserver son écoute, discrète lorsqu’elle a lieu, aux seules personnes qui représentent des émeutiers ou des manifestants, comme pour leur laisser la tâche de gérer la communication quand il s’agit de questions que la tergiversation officielle couve jusqu’à l’oubli, voire jusqu’à délégitimation. C’est une attitude qui, à terme, conduira à raréfier jusqu’à la menace de disparition l’espèce des gens aptes à représenter la foule, le collectif, la population d’une localité ou d’un secteur donné, la communauté. Autant dire que, à cette allure, les élites sociales se chercheront d’autres voies d’affirmation de leurs capacités comme la mobilisation à long souffle, l’analyse et le suivi scientifique d’une question qui leur tiendrait à coeur, le leadership « anti-héros », militant et la technique du poisson dans l’eau, un peu dans la même veine que les dirigeants du 1er novembre 1954 que le Renseignement colonial n’a pu identifier que trop tard.

 Voici l’article d’El Watan qui cite Karim TABOU, le 1er Secrétaire national du FFS.

http://www.elwatan.com/Le-FFS-denonce-et-annonce-le Edition du 18 octobre 2009

Le FLN et le RND proposent des millions pour acheter les voix de ses élus

Le FFS dénonce et annonce le boycott des sénatoriales

Le Front des forces socialistes (FFS) ne participera pas au renouvellement partiel des membres du Sénat. « Qu’il s’agisse de l’APN ou du Sénat, ce sont des lieux de rencontre de la clientèle du pouvoir, du milieu des affaires et des cercles maffieux.

Ces institutions n’ont pas eu d’impact positif sur la vie des Algériens, nous n’allons donc pas sacrifier la crédibilité du FFS pour en faire partie », a souligné Karim Tabbou lors de la rencontre des élus du parti, ce week-end. Anticipant sur la décision des instances du FFS, le premier secrétaire estime que cette élection ne sera qu’un « non-événement. La crise morale a dépassé les limites. Les élus sont approchés par des partis, le FLN ou le RND, qui proposent d’acheter leurs voix à coups de millions de centimes, c’est scandaleux, la corruption n’a point de limite ». Par ailleurs, et dans un point de presse tenu en marge de la rencontre des élus du FFS autour de l’examen de l’avant-projet de loi portant code communal, Karim Tabbou a qualifié ce code de « Constitution locale clandestine faite dans le but d’une reprise intégrale par l’administration des prérogatives des élus ». Le même responsable relève une volonté affichée par les initiateurs de ce nouveau code de « ligoter la vie politique au niveau local.

La commune est la seule institution où le débat politique continue de fonctionner, et le pouvoir veut mettre fin à cette situation. Ils ne veulent pas voir émerger une société, ils veulent faire de ce pays une grande caserne où on surveille le moindre mouvement, d’où le fameux poste de secrétaire général de la commune que ce nouveau code veut introduire », dit-il. Ceci et de préciser que le FFS a toujours plaidé pour un code qui consacre la véritable décentralisation, la coopération et l’autonomie financière, « or, ce code rend impossible la participation des citoyens dans la gestion de leurs affaires », a indiqué le premier secrétaire du FFS. « Il peut avoir un droit de regard sur la gestion du foncier ou sur la distribution des logements. Tout est aux mains du pouvoir central et ses appendices locaux », a indiqué M. Tabbou qui relève une volonté d’écarter tout contrôle populaire sur la gestion des affaires locales.Le FFS a installé un comité chargé d’étudier l’avant-projet de loi et de sortir avec des propositions qui prendront à témoin l’opinion publique sur comment doit se traduire la bonne gouvernance au niveau local.

« Nous sommes conscients des difficultés d’activer sur le terrain avec les nombreuses formes de pression qui s’abattent sur nos élus, mais nous continuons à avoir pour credo la vérité et la crédibilité », a souligné le responsable du FFS qui fait part « de l’application différenciée et ségrégationniste de la loi « à l’égard du parti ». Si un maire FFS se doit d’être remplacé, l’opération s’effectue dans les 48 heures, mais lorsqu’il s’agit d’un client de l’administration, même une décision de justice ne peut pas le priver de son siège », a ajouté Tabbou en prenant pour exemple le maire d’Akbou que le wali s’entête à maintenir contre la volonté des élus et de la population. « Le maire de Draâ Ben Khedda, que le FFS a déchu de son appartenance au parti, a échappé à la poursuite judiciaire après avoir affiché son soutien à Bouteflika », a noté le conférencier en rappelant encore la cabale judiciaire et les pressions de tous genres subies par les élus du FFS à Ghardaïa qui sont menacés de suspension par le wali. « Les maires FFS ont aussi du mal à faire exécuter les décisions de justice car la force publique refuse de les accompagner », a-t-il ajouté.

Par Nadjia Bouaricha

SATEF-Béjaïa. Déclaration du 29 septembre 2009

8 octobre 2009

Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Education et de la Formation

S.         A.        T.        E.        F.

Section régionale de Béjaïa

                                                                                                                                                               ;  &nb sp;                 

Déclaration

Tandis-que le rythme pervers par lequel des « réformes » sont menées poussent les éducateurs à « remettre le tablier », les élèves sont traités de sorte à haïr la notion d’emploi du temps et à s’éclipser naufrageusement s’ils ne parviennent à se conformer obsessionnellement à des couleurs de voierie qui seules semblent donner sens à leur tablier, à défaut de burqa pour nos fillettes. L’école publique algérienne, fruit d’une prodigieuse révolution sociale, démocratique et d’une âpre guerre de libération va mal. Elle a terriblement mal de la banalisation de son orientation, de sa « délocalisation » politique à la périphérie des politiques publiques et de la rétrogradation symbolique, continue, de son image de marque à l’avantage crapuleux des tenants facétieusement antinomiques d’un moyen-âge colonisable et d’une mondialisation asservissante et dévorante. Elle a mal pour son identité, son projet, sa dignité et des coups de boutoirs qu’on l’oblige à encaisser.

Les syndicalistes des secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle se rendent bien compte que :

- La solidarité la plus agissante entre les syndicalistes,  les personnels et les corps de ces deux secteurs, tous intérêts pédagogiques, sociaux et professionnels bien compris , est plus que de mise ;

- La défense réelle de l’école publique et du centre de formation algériens exige impérativement l’animation de la résistance à leur dévoiement sur les plans pédagogique, psychologique, de l’orientation, des programmes, des contenus, de l’organisation, et sur tout autre plan qui y a trait. Le travail et le partage publics de réflexion qui légitiment davantage socialement le syndicalisme peut réduire la marge des parasitaires de l’action syndicale et de ceux qui s’arrogent indument le monopole et le privilège humain de réfléchir et de s’exprimer. C’est le vivier des questions sur lesquelles le ministère ne pourra se défausser sur un autre ministère ou sur le gouvernement.

- La foultitude des questions au sujet desquelles le ministère de tutelle se réfugie derrière la compétence gouvernementale ou leur nature politique met en évidence que l’activité syndicale est elle-même nécessairement politique. De là, découle que l’action et la réflexion conjuguées, entre syndicalistes et élus dignes de leur position, entre appareils syndicaux et partis politiques, doivent gagner en consistance, en fréquence et être toujours plus en phase avec la réalité des luttes pour une éducation et une formation publiques de qualité pour toutes et tous.

- Le partenaire social, auteur premier de la « trêve sociale » unilatérale, doit pouvoir être tenu seul responsable de la stratégie qu’il compte déployer face à ce qu’on qualifie de tripartite. Seuls des nigauds opportunistes, auteurs de la ridicule trêve « socio-électorale », peuvent se permettre la vilénie de lui offrir l’occasion d’essuyer son échec certain sur le dos des syndicalistes véritables. Les questions inter-syndicales doivent favoriser une meilleure décantation entre les tenants d’une école publique de qualité pour toutes et tous, fière de son idéal républicain, social et démocratique d’une part, et les coursiers de la mondialisation et de la néo-féodalisation.

Sur ce constat, le SATEF-Béjaïa soutient toutes les revendications des personnels de l’éducation et de la formation, qu’elles soient sociales, professionnelles ou catégorielles, induites ou non des statuts général et particuliers.

Le SATEF-Béjaïa renouvelle naturellement son soutien à l’Intersyndicale de la fonction publique.

Le SATEF-Béjaïa réitère tout aussi naturellement son soutien à l’Intersyndicale de l’enseignement (nationale et wilayale) qu’il invite à élargir notablement sa vision au champ éducatif et à prendre en compte les préoccupations des personnels moins puissants tel que celui des adjoints d’éducation.

Le SATEF-Béjaïa exhorte les élus de la wilaya à relancer la concertation mixte (élus-syndicalistes) entamée en 2006 sur l’éducation, la formation et la scolarité.

Le SATEF-Béjaïa continue d’œuvrer pour un nouveau projet syndical en continuité des résolutions du troisième Congrès et en prévision du quatrième dont le signal de départ des préparatifs doit nécessairement être lancé incessamment à partir du siège national sis au boulevard HOUARI Boumediene de Tizi Ouzou.

Béjaïa, le 29 septembre 2009
Le coordinateur

Hocine BOUMEDJANE.

FFS de Béjaia: “La ville d’histoire, d’arts et de culture est réduite à l’ère de la poubelle”

8 octobre 2009

FFS de Béjaia: “La ville d’histoire, d’arts et de culture est réduite à l’ère de la poubelle”

logo.jpgRéunis en assemblée générale en vu d’examiner la situation qui prévaut au sein de l’APC de Béjaia, les militants de la section FFS de Béjaia ont décidé de rendre publique la déclaration suivante :
 
Après deux années de gestion, le président de l’APC et son exécutif issu de l’alliance auront eu le mérite d’avoir réussi le pari de faire de l’APC de Béjaia un exemple type de non gouvernance locale mais aussi par la même, à hisser Béjaia sur la plus haute marche du podium des villes les plus insalubres d’Algérie.
 
En effet, celle-ci disposant d’un budget avoisinant les 200 milliards, son exécutif demeure incapable d’assumer les taches qui lui incombent notamment la concrétisation des projets retenus et votés en assemblée.
 
Béjaia, la ville d’histoire, d’arts et de culture, destinée à connaître un très grand essor pour redevenir un fleuron des villes de la méditerranée est, hélas ! aujourd’hui réduite à l’ère de la poubelle.

 
Les exemples de la gabegie régnante sont nombreux et nous ne citerons que quelques uns :
- Travaux de voierie traînant en longueur;
- Tous les quartiers sont dans un état d’abandon (mal éclairés et même non éclairés, routes défoncées dégénérées en marais dés les premières pluies);
- Relogement  des familles quasiment sinistrées non effectué à ce jour ;
- La ville est très sale, livrée au rongeurs et chiens errants;
- Dés la nuit tombée, l’insécurité s’installe dans tous les quartiers, car l’éclairage public est mal pris en charge ;
- Gestion chaotique, confus et amphigourique du dossier de ramassage des ordures ;
- Tous les espaces sont transformés en dépotoirs ;
- Rentrée scolaire des plus catastrophiques (prise en charge tardive des travaux d’entretien des écoles,…..) ;
- Le secteur de la jeunesse et des sports souffre d’un manque flagrant d’infrastructures sportives dont les infrastructures sportives communales déjà existantes sont livrées à l’abandon;                                                                                                                  

 Cette situation a entraîné le mécontentement généralisé de la population qui s’est manifesté par des sit-in devant le siège de l’APC, la fermeture des routes, la fermeture du siège de l’APC et tant d’autres actions.

Aussi, par le truchement de l’incompétence avérée de l’exécutif de l’APC, mais aussi par le souci permanent des chapelles politiques des partis de l’alliance exerçant le pouvoir local et de certains de leurs relais à vouloir entremettre et prêter allégeance au pouvoir central, on tente de forcer l’administration à mettre l’APC de Béjaia sous tutelle administrative si cela n’est pas déjà fait.

En effet, des opérations sont entreprises par les services de la wilaya sur le territoire de la commune, sous le regard «médusé» mais complice et acolyte de l’exécutif de l’APC, qui souvent au cours des différentes assemblées joue à la vierge effarouchée.

Confortés par cette attitude de l’exécutif, les responsables de l’administration de la wilaya pourront clamer fort «Les partis sont incompétents et nous avons apportés des solutions»

En fait, l’administration et l’exécutif de l’APC ont fini par conclure un pacte de petitesse, de mesquinerie et de silence.
 
C’est pourquoi le FFS à travers ses militants et ses élus ne saura en aucun cas cautionner pareilles dérives et demeurera toujours fidèle aux cotés de la population pour prendre en charge ses problèmes et apporter les solutions les plus appropriées.

Messieurs le P/APC et membres de l’exécutif, nous vous déplorons et condamnons avec fermeté votre manque de considération, frisant le mépris, affiché à l’égard de la population, car vous n’avez nullement le droit de jeter les citoyens dans les mâchoires infernales de l’administration et de vos convoitises.

Encore une fois, le FFS ne saurait admettre cette sordide orchestration et reste déterminé à poursuivre son combat pour une véritable gouvernance locale au service du citoyen.
 

P/ l’assemblée générale de la section
Le 1er secrétaire Bourai Karim 

Ifri – 20 août 1956. Lucarne sur le temps infini de la révolution

19 août 2009

Ifri – 20 août 1956

Lucarne sur le temps infini de la révolution

(Pour un Forum de la Soummam sur la Révolution et les décolonisations)

Ces jours-ci, comme chaque année, la localité d’Ouzellaguen et les localités avoisinantes tentent de meubler l’espace public d’activités propices aux pèlerins qui trouvent en Ifri-Ouzellaguen l’endroit idéal de revisiter la révolution de Novembre.

Ifri est en effet un haut lieu à partir duquel le regard peut embrasser à la fois l’aspect politique et militaire, le civil et l’enrôlé, la métropole et le djebel, les réalisations et les tâches révolutionnaires contrariées et, de par les débats et les controverses que le 1er congrès du FLN suscite, l’intérieur et l’extérieur, voire même le sillage stratégique dans les rapports inter-idéologiques et géostratégiques de la révolution dans les rapports internationaux. Ifir-Ouzellaguen est dépositaire de ce privilège d’une extrême complexité de par les contentieux mémoriels qui entourent le cheminement de a révolution et l’inachèvement de l’écriture de son histoire.

Si le 1er congrès ne s’était pas tenu à Ifri, cet immense privilège aurait pu revenir à la Qalâa des Ath-Abbas ou à une autre localité voisine d’El-Tarf. Et si l’adresse à laquelle les 21+1 fondateurs du FLN ou le congrès de tripoli offraient les mêmes possibilités, les débats autour de la révolution auraient pu se diversifier et s’intensifier par une sorte de concurrence des commémorations. Ce privilège, aussi complexe soit-il, se révèle donc aussi quasiment unique.

Aussi cette place ferait gagner tout le monde à se rehausser d’un forum annuel, sinon permanent, sur l’histoire nationale et des décolonisations. Les collectivités locales et les associations encore actives aideraient quant à elles beaucoup à donner de l’âme à un tel forum en s’inspirant de la collégialité révolutionnaire, en anticipant lucidement et pédagogiquement sur des travers de l’histoire que certaines attitudes pourraient entraîner, et en veillant plus que sur tout à éviter des glissements dévalorisants de la révolution et certainement décevants pour l’attachement des populations aux réalisations institutionnelles de la Révolution et de l’indépendance.

Tahar Hamadache.
(Article paru dans le quotidien « La dépêche de Kabylie » du 20 août 2009, en page 11).

20-AOUT-1955, TOURNANT IRREVERSIBLE SUR LES DEUX FRONTS :

19 août 2009

20-AOUT-1955, TOURNANT IRREVERSIBLE SUR LES DEUX FRONTS :
LA MONTEE EN PUISSANCE DE L’ENGRENAGE REPRESSIF ET
LES MAQUIS DE CHENES-LIEGES EMBRASES A L’ORDRE DU JOUR DE L’ONU.

‘’Aux Français, la loi française ; aux étrangers,
la loi internationale ; aux indigènes, la loi militaire’’.

JOURNAL DE CONSTANTINE, AVRIL 1848

Par : zahia el Mokrani-Gonon
On ne peut expliquer efficacement aux jeunes générations la donne coloniale sans l’analyse de l’idéologie et du régime institutionnel et politique qui l’ont générée. L’occupation coloniale va instituer un mécanisme d’appel récurent au législateur pour se confectionner un habit d’apparence légaliste : la législation pénale servait d’arsenal complémentaire de la stratégie militaire.
Il convient de rappeler que de 1871/75, soit l’installation du 19e. Corps d’armée à la suite du Corps expéditionnaire, jusqu’à sa débâcle en 1940, la vie de la IIIe. République se confond avec l’expansion, sur plusieurs continents, de sa doctrine belliciste : vu le sort de l’empire napoléonien en Europe, la France, enfermée dans son hexagone par l’humiliant Traité de Vienne de 1815, se constitue un empire colonial, après le traumatisme de Sedan. Selon J. Ferry, président du Conseil (1881), la patrie française ne s’arrête pas à Marseille. Son parlement va refléter les aspirations militaristes des différentes branches royalistes, impériales et radicales.
Ironie de l’Histoire, elle expirera dans les bras d’un maréchal vaincu.
Mentionnons, au passage, que la IVe. République conçue à Alger, faut-il le rappeler, par des Français qui y avaient trouvé refuge pendant que leur pays était sous occupation allemande, inaugura sa naissance par le bain de sang du 8-MAI-1945. Seul l’espace vital offert par l’étendue de l’Algérie et de son littoral a permis aux Auriol, Cassin, de Gaulle d’éviter à la France d’être occupée par les alliés, comme Etat vaincu ayant collaboré, tels l’Italie, l’Allemagne et le Japon.
Il n’est pas question de détailler, ici, les intrigues, éliminations et assassinats qui s’y sont déroulés pour permettre à de Gaulle et ses hommes de s’emparer du gouvernement provisoire en juin 1944. Il accorda le droit de vote aux Françaises et rétablit les juifs indigènes dans leurs droits du décret Crémieux abrogé par le gouvernement de Vichy.
En guise de reconnaissance, les Algériens se virent octroyer cyniquement un Statut de l’indigénat retouché, avec reconduction de la ségrégation devant les urnes. Et, en toute vraisemblance,
il planifia avec le 19e. Corps d’armée et le gouverneur général Chataigneau installé par ses soins,
le génocide du 8-MAI, avant de rentrer chez lui, en août 1944.
Cette domination par la violence, surmontée de phases aiguës de sanglante terreur, institutionnalisée par un légalisme de confection, avait conféré à l’occupant une illusion de totale impunité, un siècle durant. Le 20-AOUT-1955, les certitudes changent de camp.

La loi n° 55-38 du 3 avril 1955, reconduite le 7 août, instituant un état d’urgence et en déclarant l’application à l’Algérie était emblématique de la législation d’appoint venant habiller des voies de fait coutumières : détentions arbitraires, punitions collectives exécutions sommaires, etc… (extrait, annexe 1). Elle était à l’étude depuis le Statut organique de 1947. En 1954, justement à la veille du 8 mai, l’aventure d’Indochine prenait fin, avec 28.000 hommes laissés dans la cuvette de Diên Biên Phü. Le ‘’Comité des 22’’ n’en attendait pas tant. Les orphelins/nes du 8-MAI-1945 approchaient la vingtaine.
La IVe. se battait éperdument sur tous les fronts d’hostilités ouverts pour tenter de garder les possessions conquises, jusqu’à son effondrement sous le soleil d’Alger, en mai 1958. Pendant sa courte vie, ses multiples et instables cabinets ministériels chutaient sur le vote des crédits militaires et l’échec de la répression des soulèvements anti-coloniaux.
Le Conseil des ministres présidé par P. Mendès-France préparait un projet de loi en réponse au déclenchement du 1er-NOVEMBRE-1954. Le 5 février, Il s’est vu refuser la confiance des partis politiques. E. Faure prit la suite, et avec les mêmes ministres, fit déclarer l’Algérie sous état d’urgence, le 3 avril 1955, après une semaine de débats.
Les parlementaires semblaient totalement ignorants du précédent de l’état de siège de 1871/72, prorogé et étendu par la loi du 5 janvier 1875, à l’initiative du gouverneur.
‘’Ce projet de loi s’inspire des décrets promulgués à l’ombre des baïonnettes nazies par Darnand et Pétain au nom de l’Etat français. Son application immédiate en Algérie prend en conséquence le caractère d’une agression contre le peuple algérien…’’ (J.O du 30 mars 1955 ; débats, p. 2132).
Le rapporteur annonce, d’entrée de jeu, qu’il s’agit de ‘’dessaisir l’autorité civile au profit de l’autorité militaire’’. Au cours des échanges entre parlementaires des différents bancs, il ressort que depuis novembre, les Cabinets successifs avaient déjà autorisé les violences et les illégalités. S’adressant aux ministres nommément, un député leur lance : ‘’vous avez l’intention d’utiliser pour une sale besogne l’armée. Vous allez non plus couvrir, mais ordonner les tortures’’. Un autre dénonce ‘’une police spécialisée dans la méthode des aveux spontanés’’.
M. Bourgès-Maunoury, ministre de l’Intérieur, précise que le garde des sceaux peut fournir toutes explications sur l’article qui autorise ‘’la juridiction militaire à se saisir de crimes ainsi que des délits qui leur sont connexes’’. Il ajoute : ‘’cette mesure est rigoureusement indispensable pour permettre, dans les circonstances actuelles, en Algérie, le déroulement normal de la justice’’. A signaler, que ce garde des sceaux, Robert Schuman, avait participé en 1950 à la rédaction des statuts de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
De telles citations, puisées dans les trois cents pages de débats, peuvent être multipliées à l’infini. Elles ont pour auteurs J. Soustelle, gouverneur général ou bien, F. de Menthon (1), réfugié à Alger, puis procureur général au Tribunal de Nuremberg assis, pour la circonstance, sur les mêmes bancs qu’un député ex-directeur de Cabinet de Pétain. Les colons députés réclamaient la création de cours martiales, ce qui revenait en fait à la légalisation des exécutions sommaires.
Mais, façade pseudo légale oblige, la dernière partie du débat était consacrée aux différents points de vue sur le droit laissé aux Algériens d’attaquer les mesures administratives dont ils seront victimes, s’ils les estiment arbitraires, par recours pour excès de pouvoir. Il serait intéressant de mener des investigations sur le nombre des recours intentés et surtout le sens des décisions rendues.
Les députés et sénateurs du PCF votèrent contre l’adoption de cette loi. Cependant, ils voteront pitoyablement un an plus tard la loi des pouvoirs spéciaux.
Les procès verbaux de scrutins font mention des noms des députés français musulmans, tel Menouar S… d’Orléansville, qui votèrent comme J. Chevallier, R. Mayer, le sénégalais Senghor et H. Fouques-Duparc, président des maires d’Oranie. Ce dernier, ancien ministre, est l’auteur de la lettre à R. Coty réclamant les exécutions immédiates des condamnés à mort (copie, annexe 2).
Au Conseil de la République (l’actuel Sénat), on relève le nom du Docteur Abdennour T… votant comme Borgeaud, M. Viollette, M. Debré, E. Pisani.

LE 20-AOUT-1955 constitue la première démonstration populaire défiant la loi de l’état d’urgence. Le 30 septembre, à l’ordre du jour des Nations Unies, la communauté internationale prit acte de la revendication de souveraineté nationale des Algériens.

Pour lire la suite : téléchargez le document « 201″ ci-dessous. Merci.
20-AOUT-1955, TOURNANT IRREVERSIBLE SUR LES DEUX FRONTS : dans HISTOIRE et 201.doc

LES ALGERIENS SOUS LE REGIME DE LA RESPONSABILITE COLLECTIVE. ET DU ‘’DROIT DE SECONDE QUALITE’’

19 août 2009

LES ALGERIENS SOUS LE  REGIME DE LA RESPONSABILITE COLLECTIVE. ET DU ‘’DROIT DE SECONDE QUALITE’’ dans HISTOIRE et noteadditionnelleloid.doc

LES ALGERIENS SOUS LE REGIME DE LA RESPONSABILITE COLLECTIVE
ET DU ‘’DROIT DE SECONDE QUALITE’’

Par : zahia el Mokrani-Gonon
En réalité, la gestation des lois d’état d’urgence des 3 avril, 7 août, 28 août 1955 fut initiée :
- à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) à sa session de 1950,
- au Service de la Protection Civile du Ministère de l’Intérieur, en projet secret en 1952,
- et les tribunaux militaires deviennent permanents (TPFA) par décret de décembre 1953.
Le parlement, se pliant à la stratégie de l’institution militaire et par négation opiniâtre de l’état de guerre, va priver la population civile de la protection prévue par le droit international et ainsi la livrer à la répression collective en violation de la IVe Convention, tout en s’ingéniant à masquer par divers procédés législatifs l’entreprise systématique de plan concerté la visant.
Il affranchit, donc, l’Etat Français du respect des Conventions de Genève de 1949, pourtant ratifiées.
La IIIe. Convention n’était pas davantage respectée, ce qui ouvrait la voie à l’emploi
des méthodes de guerre non conventionnelles, autrement dit la torture et les exécutions sommaires(1).
Les djounoud pris au combat ou blessés, ainsi privés du statut de prisonniers de guerre,
étaient, après interrogatoire des DOP afin de recueillir du renseignement, exécutés.

ETAT D’URGENCE AGGRAVE FONDE SUR DES MOTIFS POLITIQUES… EN FAIT, FICTION LEGALE
Cette série de dispositions, antérieures aux premiers coups de feu du 1er-NOVEMBRE-1954, atteste du fait que le Statut Organique de l’Algérie de 1947 n’était que le camouflage civil de la Xe. Région militaire, qui prenait la suite du 19e. Corps d’armée, avec resserrement du maillage militaro-administratif, en prévision de la suite inéluctable au 8-MAI-1945.
Dans une rétrospective chronologique (2), la Revue de Droit public (1955) a rappelé l’ancrage de la législation d’exception dans les institutions françaises : le premier texte est d’obédience révolutionnaire : Décret du 21 octobre 1789, puis loi de 1791, instaurant l’état de siège. Le mode sera repris sous le Directoire et le Ier. Empire (ans VII&VIII) et sous la Restauration (Charte royale de 1814).
C’est la loi de 1849 de l’éphémère IIe. République qui va être la source de toute la législation pénale coloniale édictée par la IIIe. République.
Elle va la viser pour instaurer l’état de siège en 1871/72 en Kabylie et l’étendre à l’Algérois en 1875. Les parlementaires, barons, comtes, vicomtes et marquis humiliés par la débâcle de Sedan, projetaient de créer une nouvelle France au sud de la Méditerranée. Puis, par la loi de 1882 sur l’administration de l’armée, elle va lui conférer des pouvoirs exceptionnels en fonction de la situation.
A cette date, l’Assemblée nationale, sous la présidence du Conseil de J. FERRY, débattait de l’offensive que livrait CHEIKH BOU AMAMA, à la tête de 5.000 cavaliers, dans le sud de l’Oranais.
En 1935, le ministre de l’intérieur Régnier, après un voyage rapide en Algérie, signe un décret symptomatique des pratiques républicaines, véritable loi d’exception destinée à la répression de toute protestation anti-coloniale. En particulier, elle servit à l’arrestation arbitraire, la veille du scrutin, de candidats aux élections de 1948, restés emprisonnés même après avoir été élus.
La loi d’état d’urgence est qualifiée par les publicistes, eux-mêmes, de fiction légale. Elle institutionnalise un régime d’état d’urgence aggravé prescrivant des mesures de responsabilité collective et attribuant une compétence absolument discrétionnaire, en évitant sciemment de parler d’insurrection à main armée.
Ce subterfuge a l’avantage d’éviter la révision de l’article 7 de la Constitution de 1946 qui ne prévoit que l’état de siège. Révision qui aurait abouti à son application en France. Cette option avait donc, également, pour but d’apaiser la crainte de voir son usage en cas de troubles sociaux et revendications ouvrières en métropole. Et, les publicistes de conclure par un heureusement !, avant de justifier l’état d’urgence en Algérie fondé sur des motifs politiques.
Coïncidence prémonitoire, c’est le 19 mars 1955 que le projet de loi, donc après avis du Conseil d’Etat, est présenté à l’Assemblée nationale. La fin de la partie sera sifflée 7 ans plus tard, le 19 mars. Mais, que de sang d’Algériens/nes répandu entre temps…

Akbou : Les Illoula Ousameur s’opposent au PDAU tel qu’initié par la Commune d’Akbou

2 août 2009

Akbou : Les Illoula Ousameur s’opposent au PDAU

L’Arch des Illoula Oussameur vient de signifier une opposition ferme au projet de Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU) initié par l’APC d’Akbou, dans une lettre adressée au premier responsable de la municipalité.

Huit associations sociales de Lazib, Felden, Tifrit, Ighil Oumced et Tiouririne, appuyées par deux autres des enfants de Chouhada et ayant droits d’Akbou, ont apposé leur cachet sur cette correspondance dont l’une des copies transmises en ampliation aux autorités de la wilaya de Béjaïa nous a été remise. Les signataires demandent le gel des travaux de réalisation de ce PDAU jusqu’au règlement définitif du litige qui les oppose aux héritiers Ben Ali Cherif. Un litige qui n’en finit pas de rebondir. L’Arch des Illoula Oussameur continue de revendiquer, pour rappel, les 950 ha de terres restituées aux héritiers Ben Ali Cherif, conformément à l’ordonnance 95-26 du 25 septembre 1995. « La France reconnaissait ses serviteurs et leur avait fait concession des terres dont elle a spolié nos ancêtres. L’Algérie indépendante doit, elle aussi, reconnaître les siens qui l’ont servie et portée au forum des nations et au panthéon de l’histoire », argumentent-ils dans leur lettre d’opposition. L’APW de Béjaïa, à qui reviendra l’approbation finale de ce PDAU, avait apporté dans une déclaration rendue publique en mars 2008, faut-il le signaler, son soutien aux contestataires de la restitution de ces terres agricoles aux héritiers Ben Ali Cherif après qu’elles ont été mises sous l’autorité de l’État depuis l’indépendance et exploitées en tant que domaine socialiste autogéré. L’impérieuse nécessité de doter la commune d’Akbou d’un instrument de planification et d’aménagement du territoire à long terme et la légitimité, reconnue par beaucoup, des revendications des signataires de cette opposition, poseraient-elles un dilemme à l’assemblée de wilaya ?

Par H. A. D.

Source :
http://www.elwatan.com/Akbou-Les-Illoula-Ousameur-s
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Crise à l’APC d’Akbou. Les associations médiatrices affirment que le départ des membres de l’exécutif fait le consensus. Le maire y souscrirait.

2 août 2009

Crise à l’APC d’Akbou. Les associations médiatrices affirment que le départ des membres de l’exécutif fait le consensus. Le maire y souscrirait.

Akbou centre du monde s’en tient pour le moment au courriel émanant de l’une des associations activant dans cette dynamique de société civile akboucienne et des documents qu’elle nous fait parvenir. ous reproduisons ci-dessous le texte de présentation ainsi que, en pièces jointes, les trois déclarations rédigées à ce jour, la dernière datant de ce 31 juillet 2009.

Bonne lecture !

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Bonjour,

Afin d’assurer une bonne couverture médiatique  de cette opération, nous vous prions de bien vouloir insérer ces éléments d’informations retraçant la genèse de la mobilisation de la société civile de la ville d’Akbou pour le dénouement de la crise qui secoue notre ville à travers le blocage de l’assemblée depuis quelques mois compromettant ainsi tout développement de notre localité malgré les richesses qu’elle engrange chaque année.

Nous vous souhaitons bonne réception.

Le collectif des associations de la commune d’Akbou.

Crise à l'APC d'Akbou. Les associations médiatrices affirment que le départ des membres de l'exécutif fait le consensus. Le maire y souscrirait. dans Akbou. Vie municipale doc prambulelarencontreassociativedu19juillet2009.doc

doc dans Akbou. Vie municipale communiquen01.doc

doc collectifdesassociationsdelacommunedakboucommuniqun2.doc

 

Le musée de l’eau de Toudja et le festival de Djoua. Rives gauche et droite de la Soummam.

31 juillet 2009

 Le musée de l’eau de Toudja et le festival de Djoua. Rives gauche et droite de la Soummam.

 Le site http://www.toudja.org est d’ores et déjà fonctionnel. D’une très bonne présentation, agréablement illustré et léger au téléchargement, le visiteur a toute latitude de prendre connaissance du projet du musée de l’eau. Nous venons d’apprendre par ailleurs qu’un débat citoyen autour des problèmes de l’eau, et notamment sur le projet du Musée de l’eau (Axxam n waman) de Toudja, est prévu lors des débats programmés dans le cadre du festival de Djoua, sur la rive droite de la Soummam. Le festival de Djoua est, quant à lui, porteur du projet de reconstruction et préservation du caractère kabyle de villages en ruines, détruits ou abandonnés depuis les années de braise de la guerre d’indépendance. Le site du festival, lui aussi très bon à découvrir, est celui-ci : http://www.festivaldjoua.com

Ci-après un article paru sur le blog de M. Rabah NACERI, rapportant le déroulement d’une séance de travail à propos du Musée de l’eau, à Toudja. Bonne lecture !
Tahar Hamadache.

Projet unique en Algérie

Une séance de travail s’est tenue au siège de l’Apc de Toudja, sous la présidence du maire de la commune,  Monsieur Idir Hassissi, qui a regroupé les membres de l’association Gehimab (une association de renommée mondiale) et des personnalités culturelles et scientifiques.

Un ordre du jour assez riche a été soumis aux membres présents:

1. Présentation du projet ONG II “Usage de l’eau à Toudja” et visite du siège de la future Maison de Eau (Axxam wamane). Enumération des dépendances du futur Musée de l’Eau (sources, cascades et chute d’eau, conduite, Maison de l’Eau, …)

2. Point de situation du projet et mise en place des échéanciers pour la finalisation (fix”e à fin octobre)

3. Mesures à prendre pour assurer la gestion du Musée après sa réception (à la fin du projet ONG II).

Le débat qui s’en est suivi a gravité autour des extensions éventuelles du projet et des structures liées au développement local comme la reconstitution d’un moulin à eau traditionnel, d’une forge traditionnelle, d’un gite rural, d’un centre de documentation sur l’histoire. Le Président d’Apc a, dans son allocution d’ouverture, réitéré la volonté de la commune de Toudja de mettre en évidence tous les atouts dont dispose cette dernère collectivité territoriale pour conférer à son développement futur une dimension durable, plus lisible et mieux affichée.

Le projet de Musée de l’Eau (avec notamment l’aménagement “Axxam Wamane”) lancé en partenariat avec l’association Gehimab avec l’appui du programme ONG II de l’Union Européenne, participe de cette nouvelle perception et s’inscrit dans la perspective de matérialisation de cette orientation. L’eau étant la première et la plus connue des ressources de Toudja, son Président d’Apc actuel entend inscrire le projet de sa préservation et de sa valorisation, comme un acte fondateur hautement symbolique, de cette nouvelle politique de développement durable de la commune. Dans la lancée de son intervention, le maire informe l’assistance que l’enveloppe financière de l’Apw a été transférée au compte de l’association Gehimab.

Le président de l’association Gehimab, le Professeur Djamil Aissani, rappellera longuement dans son intervention la génèse du projet du Musée de l’Eau de Toudja, avant d’énumérer les étapes réalisées et de préciser l’agenda prévisionnel et le contenu des extensions envisagées qui constituent le point central de l’ordre du jour de la séance de travail.

En ce qui concerne le projet, le Président du Gehimab a annoncé aux participants que l’étude technique devant servir au classement du site de l’aqueduc est achevée. Il en est de même du site internet qui sera en ligne à la fin de la semaine (http://www.toudja.org).

Source : http://rabahnaceri.unblog.fr/2009/07/28/toudja-se-dote-dun-musee-de-leau

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