Fouad Sahraoui, chercheur visiteur au NASA Goddard Space Flight Center résout le mystère du chauffage du vent solaire

31 juillet 2009

 

Planète : Le mystère du chauffage du vent solaire résolu par un Algérien

Durant des décennies, les astrophysiciens sont restés perplexes devant l’origine du chauffage extrême du vent solaire. Mais grâce à l’Algérien Fouad Sahraoui, chercheur visiteur au NASA Goddard Space Flight Center, dont les travaux ont récemment été publiés dans le prestigieux Physical Review Letters, le mystère semble être résolu : la turbulence engendrée par le Soleil.
Le vent solaire est un flux de plasma ionisé qui est éjecté de la haute atmosphère du Soleil à une vitesse moyenne de deux millions km/s. En analysant les données des satellites Cluster (ESA), qui étaient à l’origine lancés en 2000 par un quartet européen dans le but d’étudier la magnétosphère, il s’est trouvé que les quatre vaisseaux ont fait une incursion de trois heures dans l’atmosphère du vent solaire, ce qui leur a permis, grâce aux magnétomètres alternatifs montés à bord, de prendre les mesures des ondes électromagnétiques et des turbulences. « L’énergie turbulente est transférée des grandes échelles (1000 000 km) aux petites échelles électroniques (3 km), démontrant que cette énergie ne se dissipe pas à l’échelle des protons (100 km), mais continue sa cascade jusqu’aux électrons où elle est absorbée par le vent solaire, rendant compte de son chauffage (1 million de degrés), tout comme la couronne solaire », nous explique l’expert de la physique des plasmas. Ce nouveau phénomène (transfert de grandes quantités d’énergie des grandes échelles vers les petites échelles électroniques) pourrait aussi arriver dans d’autres systèmes astrophysiques, des vents stellaires aux trous noirs en passant par les magnétosphères planétaires. Autre application terrestre : les réacteurs de fusions nucléaires, où la turbulence à l’intérieur crée des instabilités qui détruisent le confinement des plasmas de fusion. « Le vent solaire représente un laboratoire naturel pour l’exploration de la physique des plasmas, et nous prévoyons de réaliser d’autres observations pour en savoir davantage », conclut l’enfant fétiche de la vallée de la Soummam.

Par Belkacem Meghzouchène

http://www.elwatan.com/Planete-Le-mystere-du-chauffage-du Edition du 31 juillet 2009

Diplomatie et nouveau code civil indignent les émigré(e)s, selon Algerian Ettraki Club in Europe

29 juillet 2009

 Diplomatie et nouveau code civil indignent les émigré(e)s, selon Algerian Ettraki Club in Europe

Synthèse de : Tahar Hamadache.

Cinq associations algériennes en Europe et le Club Ettaraki algérien en Europe (Algerian Ettraki Club in Europe) saisissent l’occasion de la tenue des assises de l’émigration par le ministère de la solidarité et de l’émigration pour fondre d’une lettre ouverte au président de
la République , algérienne démocratique et populaire.

Dans cette lettre, les signataires (1) soulèvent un nombre appréciable de questions aussi bien éthiques, politiques que juridiques qui risquent de préfigurer une évolution sociologique très hasardeuse et très arbitraire de l’émigration algérienne à travers le monde. Cette évolution prévisible quoique non souhaitable risque même de se voir renforcée de quelque mythe fondateur si l’on en juge par le chiffre, très éloquent, variant entre 59 et 120 départs quotidiens d’algériens, « à la recherche d’une vie heureuse ou d’emploi ».  Les signataires regrettent le fait que les ministres et autres hauts responsables algériens, en déplacement à l’étranger, ne se donnent pas la peine de rencontrer les émigré(e)s, qu’ils soient d’éminents chercheurs ou simples salariés. Pire, en usant d’une certaine pratique de « deux poids, deux mesures » du fait que ces responsables rencontrent tout de même des émigrés privilégiés, les signataires craignent que cela n’entraîne l’émigration à se scinder en une classe d’intouchables et en une autre, bien plus large, d’indésirables..  

Dans la même lancée, ils accusent les organisateurs de l’université d’été de l’émigration d’y avoir invité sélectivement les seuls fidèles aux responsables, fils de nantis résidant à l’étranger et « affiliés au gouvernement de l’ombre qui vous combattent personnellement », disent-ils en s’adressant au président de
la République. Ils regrettent que les marginalisés lors de cette université d’été comptent tout à la fois des savants, des artistes, des entrepreneurs, des hommes d’affaires et des propriétaires de société qui ont acquis notoriété et respect dans leurs pays d’accueils respectifs. Et de rappeler que l’initiative de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika au prix Nobel de la paix, en 2008, initiée par les signataires, a été l’objet de tentatives d’obstruction de la part de certains responsables au point où des signataires de l’initiative s’étaient retrouvés en prison en plein mois de ramadhan ! 
Vraisemblablement très au fait des conditions des algériens émigrés, notamment dans les différents pays d’Europe, les signataires avancent le chiffre de seize mille (16 000) algériens se trouvant dans les prisons européennes, dont les dossiers ne semblent interpeller les consciences des chargés d’affaires consulaires que lorsqu’il s’agit d’un individu bénéficiant de liens de parenté ou d’amitié haut placé. Et de rappeler le cas, suffisamment médiatisé, de Merouane Essadi, originaire de Sour El Ghozlane, emprisonné depuis plus de 5 ans en Ukraine alors que tout plaide en faveur de sa totale innocence. 

A les lire, plusieurs lettres d’invitations auraient été lancées à l’endroit du ministre de la solidarité nationale afin qu’il aille à la rencontre de l’émigration algérienne en Angleterre, totalement marginalisée selon les signataires de la lettre ouverte, à l’exception des copains des fils de ministres qui passent leurs weeks-ends aux frais de l’Etat algérien. 30 000 algériens résidant en Angleterre, 32 000 autres en Allemagne et plus de 17 000 en Italie ressentent cette marginalisation tandis que le ministre de la solidarité, que les signataires n’ont pas du tout l’air de ménager, continue de focaliser toute son attention sur
la France , précisant que cette focalisation constitue la raison principale de leur lettre ouverte, récipient de toute leur tristesse face à ce qui ne pourrait être selon eux que déni méthodique ou ignorance de la part des responsables de ce secteur. 
Sur un autre registre, les signataires soulèvent le problème de l’enregistrement des naissances auprès des consulats algériens à l’étranger, ce en quoi ils n’incriminent pas les services consulaires, ciblant la loi algérienne régissant les affaires personnelles qui, pour ce faire, obligeraient les parents à enregistrer préalablement leur mariage, demandant au président de
la République à faire en sorte que cette disposition, d’origine juridique française, soit allégée dans le cadre du nouveau Code de procédure algérien. 

Et de finir en faisant remarquer que l’émigration algérienne commence à être vue comme un danger dans les pays d’accueil, alors que ses efforts, son intelligence et son adaptabilité aurait contribué à former des sociétés entières, regrettant que la corruption et l’indifférence de certains responsables contribuent incidemment à leur humiliation et à leur dévalorisation continue. Les signataires concluent leur lettre ouverte en émettant leur désir de ne pas être arrêtés aux aéroports d’Algérie, craignant que des consignes en ce sens auraient été déjà données à leur encontre. Pour notre part, nous considérons qu’ils ouvrent un débat qu’il est souhaitable d’élargir à tout algérien vivant à l’étranger, quelle que soit sa condition sociale ou économique, afin que le souci d’Algérie et d’algérianité ne soit raréfiée et réductible à un segment ou à une direction donnée et que les nouvelles circulent, acquerant valeur d’information et constituant données de travail quand elles se confirment. 

Le 29 juillet 2009.

Notes :
(1) La lettre ouverte est signée respectivement par :
Club « Ettaraki » algérien en Europe, bureau de Londres, Zahir SERRAI ;
Association « Rahab », Hamburg (Allemagne), Dr Kamal BEN DEGGA ;
Cercle des penseurs algériens à Ruggia (Italie), Azzouz DERRADJI ;
Cercle des femmes de Kassel (allemagne), Dr Dalal BEN ARFA ;
Fédération scientifique algérienne, Bern (Suisse), Pr Djamila ROUABHI ;
Association « Nour », Namur (Belgique), Cherrad YAHIAOUI.

Pour lire le texte original de la lettre ouverte, en arabe :
 زهير سراي:رسالة من القلب الى رئيس الجمهورية الجزائرية
http://www.alhiwar.net/pages/index.php?pagess=byanat&id=19353 

Toudja. Béjaïa. L’aqueduc à deux tunnels et un pont de Saldae

29 juillet 2009

L’aqueduc à deux tunnels et un pont de Saldae

Les énigmes des anciens et des modernes

 

Par : Tahar HAMADACHE.

C’est complètement nu que celui qui avait l’équivalence d’ingénieur topographe moderne arriva à Bougie, lors de son second et dernier voyage connu dans cette ville. Ses vêtements, il les a perdus en cours de route lors d’une agression par des voleurs ; l’histoire romaine n’a pas retenu l’identité de ces derniers.

 

Vers l’an 145 de l’ère chrétienne (environ 470 avant l’exode de Mohamed, QSDSSL), NONIVS DATVS se rendît par deux fois à Bgayet, alors appelée Saldae. Le librator devait s’occuper de gérer la suite, difficile, des travaux sur l’aqueduc qu’il avait lui-même bien commencé et qui devait alimenter la ville de Saldae en eau potable à partir du mont Toudja.

Parce que les spécialistes de sa trempe n’étaient pas nombreux, la ville de Saldae a du faire appel au Procurateur de Maurétanie Césarienne qui, à son tour, demanda au Légat de la IIIe légion Auguste d’en dépêcher un pour aider cette ville à avoir son aqueduc. L’expert militaire vint, accomplît sa mission, remit son rapport au Procurateur et regagna sa légion. Ainsi finit, pour nous, l’histoire de NONIUS DATUS et commence celle de l’aqueduc de Toudja.

 

SALDAE était connue en tant que ville côtière par les Phéniciens depuis au moins le IVe siècle av. J.C. Elle avait continué d’être une ville importante sous les Masseissyles ; sous domination romaine, elle fut l’une des sept colonies de vétérans des légions romaines dès l’an 27 av. J.C.

Avait-elle moins besoin d’eau pendant toutes ces étapes antérieures à l’an 145 de l’ère chrétienne ? Mais alors, qu’est-ce qui justifierait cette autosuffisance hydraulique ? Etait-ce au contraire l’insuffisance en ressources hydriques qui l’empêchait d’accéder au statut d’une ville plus importante qu’elle n’était ?

Difficulté technique ou noblesse de l’eau de source de montagne, il est à remarquer que l’eau du fleuve Soummam ne devait pas beaucoup lui servir quoi qu’elle n’en soit distante que de quelques kilomètres. Ce qui peut conforter cette idée est le fait que, à Tiklat (l’actuelle El Kseur) qui en était bien plus proche, l’on préféra là aussi faire recours à l’eau venant des sources de Toudja. Il est connu que les citoyens nobles romains n’utilisaient les eaux fluviales que pour l’agriculture, non dans la vie domestique. Toutefois, si Tiklat était une installation principalement romaine, Saldae était d’abord une agglomération indigène jusqu’à l’acquisition du statut de colonie pour vétérans. Ce titre comptait-il auparavant parmi les ambitions des Salditains ?

A l’instar de Jean-Pierre LAPORTE, il faut dire que « nous ne savons pas comment la ville de Saldae envisagea, prépara, puis décida la construction d’un aqueduc. Elle dut sans doute constater rapidement la difficulté technique du travail ».

Toujours est-il que nous avons, là, l’exemple d’un grand ouvrage désiré par les habitants d’une ville, elle-même aimée et protégée par les populations rurales environnantes qui, à leur tour, n’auront formé aucune opposition à sa construction et, à partir de ce moment-là, à son fonctionnement.

Aujourd’hui encore, les vestiges, malgré leur détérioration, sont autant bien que possible sauvegardés, surtout  au milieu des vergers les mieux travaillés, y compris même dans la partie de l’itinéraire de l’aqueduc qui avait échappé à l’attention des archéologues jusqu’en l’an 1996. Ce qui avait échappé aux archéologues n’échappait pourtant pas à des paysans vivant à proximité du tracé : c’est comme si cela révélait un secret espoir de revoir cet aqueduc fonctionner de nouveau, tel qu’il l’était probablement jusqu’avant l’occupation de Béjaïa par les Conquistadors espagnols puis par les colons français.

Pourtant,  il y a quelque secret  que l’on a jalousement gardé secret, même lorsqu’une bonne partie finit par en être livrée aux colons français de la ville de Bougie dès 1836 et même après le soulèvement de 1871 suite à lequel les habitants de la région durent négocier la récupération d’une partie des terres expropriées par la fourniture à Bougie d’un 1/5 du débit des sources de Toudja.

Ce secret demeura enfoui malgré la réutilisation de toutes les parties de l’aqueduc découvertes par les spécialistes français et la fonctionnalisation d’un aqueduc moderne dès 1896.

Les habitants devaient espérer que la technique française n’égalerait pas celle des anciens qui avaient décidé de la construction de l’aqueduc, et que l’aqueduc moderne allait un jour craqueler et démontrer son inutilité. Tous les royaumes antérieurs n’avaient-ils pas eu besoin de cette œuvre plus que millénaire ? Les Hammadites et les Hafsides, sous lesquels Béjaïa eut son heure de gloire de Capitale, ne l’avaient-ils pas utilisée en y apportant les quelques réparations nécessaires ?

C’est ainsi que les Français avaient raté, malgré leurs collaborateurs locaux, quelques trois kilomètres du tracé de l’aqueduc, à partir de la dernière colonne du pont-aqueduc en direction de Béjaïa. A partir de ce point, on avait perdu et pour longtemps le nord du tracé de l’aqueduc et on en a vainement cherché les traces vers le sud, bien qu’ils le retrouvaient quelque kilomètres plus loin.

La raison pour laquelle les français s’étaient fourvoyés pouvant être comprise, il reste à interroger celle pour laquelle les informateurs locaux dont ils avaient pu disposer ne connaissaient pas la direction que prenait l’aqueduc à partir de l’endroit aujourd’hui connu sous le nom de Tihnayin (El Hnayat, « Colonnes »). Qui étaient-ils ? De quelle extraction sociale étaient-ils issus ? Quelles pouvaient être leurs motivations profondes ? Comment pouvaient-ils ignorer ce que tout le monde là-bas pouvait savoir et sait toujours ?

Répondre à ces questions aurait pu nous éclairer davantage sur ce qui travaillait la société locale au plus fort d’un rapport de force entre quelques tribus à lesquelles s’associait la société citadine et savante chassée de Béjaïa en 1833 d’une part, et une puissance telle que la France impériale d’autre part.

Il a fallu attendre 1994 pour que le connaisseur de l’antiquité algérienne Jean-Pierre LAPORTE fasse une interprétation judicieuse de photographies aériennes obtenues à Alger en 1985, datées de 1959, et d’envisager « la possibilité d’un tronçon d’aqueduc différent de celui que nous connaissons jusqu’ici » : « un tracé nord abandonné ».

La même observation avait peut-être attiré l’attention d’un professeur, M. Orfly Mohamed El Kheir, à l’institut d’archéologie de l’université d’Alger. Il conseilla à deux étudiants qu’il encadrait d’effectuer leur recherche en vue de la licence sur l’aqueduc de Toudja.

C’était une période difficile dans les environs de Toudja et l’aqueduc avait déjà été l’objet de plusieurs écrits. Pourtant, les deux étudiants en question, Merzouk Youcef et Iaichouchen Ouamer, se sont plus que jamais passionnés pour leur sujet d’étude aussitôt installés à Toudja : l’accueil, le soutien et les soins que la population locale leur a réservé était magnifique, mais il y avait bien davantage.  Très rapidement, ils sont allés de village en village découvrir des documents archéologiques aussi intéressants que parfois totalement inédits. La population qui leur témoignait une disponibilité totale partageait la joie des découvertes successives qu’elle leur faisait faire.

Les découvertes fabuleuses, que leur Mémoire de licence soutenue en 1996-1997 rapporte, sont d’abord l’affirmation de la justesse de l’hypothèse avancée par J-P. Laporte quant à la direction prise par l’aqueduc après le pont, ensuite un second tunnel ou, plus exactement, un premier tunnel situé entre le pont de « Tihnayin » et le tunnel déjà connu du lieu-dit « El Habel ».

On ne peut s’empêcher de penser qu’une importante découverte est aussi ailleurs : en gardant secret pendant près de deux siècles trois kilomètres d’aqueduc dont un tunnel surplombé de puits d’aération repérables de loin, ils livrent une appréciation de l’attitude qu’ils pouvaient observer contre quiconque s’aventurait à agresser leur quiétude et à violer leurs secrets. Qu’ils aient si chaleureusement contribué à la réussite du séjour des deux étudiants parmi eux révèle l’attachement des villageois locaux aussi bien à ce patrimoine, qu’au lien ombilical qu’il représenterait avec la perle de la Méditerranée , leur ville, Bgayet.

On pourrait chercher à savoir pourquoi la thèse de nos deux étudiants n’est pas citée dans certains travaux ultérieurs relatifs à l’aqueduc de Toudja. Le Mémoire serait-il égaré ? Ou bien gagnerait-on à ce que l’université algérienne fasse davantage cas des travaux de recherche qui sont menés en son sein et dont elle peut s’enorgueillir ?

Ce qui serait intéressant, c’est de chercher à comprendre si l’intérêt des gens de Toudja pour l’aqueduc s’élargit à tout ce qui concerne la gestion de l’eau, aussi bien à Toudja qu’à Béjaïa avant l’occupation française ; si les travaux de Sidi Hend Ouedris à Timezrit pouvaient être compris comme la manifestation d’un savoir hydraulique bien établi localement et quel lien cela pourrait avoir avec les autres formes de gestion de l’eau et d’irrigation, dont les foggaras du sud. Se pencher sur de telles questions pourrait conforter l’idée d’un musée de l’eau à Toudja, que l’on appelle de nos vœux depuis déjà quelques années.

 29 juillet 2009. 

Bibliographie :

En français :
          
Laporte, Jean-Pierre. Note sur l’aqueduc de Bougie, Africa Romana, Alli del XI, convegno di studio cartageno, edit. El Torchietto Azieri, 1994, pp.710-762.
          
Djermoune, Hocine. Le Librator Nonius Datus et la construction de l’aqueduc de Saldae (Toudja), Béjaïa centre de transmission du savoir, Travaux du CNRPAH, nouvelle série n°4, CNRPAH, Alger, 2008, pp.34-48.

En arabe :
           
Marzouk, Youcef et Iaichouchen, Ouamer.  Mémoire de fin de cycle pour l’obtention de la licence. Sous la direction de Pr ORFLI Mohamed El Kheir. Institut d’archéologie, Université d’Alger, année universitaire 1996-1997. اعداد الطالبين : مرزوق يوسف و اءعيشوشن واعمر. مذكرة التخرج لنيل شهادة الليسانس. محاولة دراسة معمارية لقناة مياه مدينة صلداي (بجاية). تحت اشراف الأستاذ أورفه لي محمد الخير. معهد الآثار، جامعة الجزائر، السنة الجامعية 1996-1997.
 

Enième dénonciation du bradage du foncier agricole et de l’indu arrêté de restitution des terres mises sous séquestre en 1871

5 juillet 2009

04 juillet 2009. Akbou, wilaya de Béjaïa, Algérie. Marche de représentants d’organisations d’enfants de chouhadas d’Akbou, d’autres organisations et de représentants de villages des communes de Chellata et d’Akbou. Du siège de la Mairie d’Akbou au siège de la Daira d’Akbou. S’élevant contre le bradage du foncier agricole à laquelle a donné lieu l’indue « restitution » des terres mises sous séquestre en conséquence du soulèvement de 1871 mené par le tandem El Mokrani – Cheikh Aheddad aux descendants d’un « ami intime de la France » (pour reprendre les propres termes du président de la république française den poste en 1873). Ainsi qu’à l’annulation de la traitresse décision de restitution elle-même.

Revue de presse du 05 juillet 2009.

NDLR. Quelques précisions suivront.

Enième dénonciation du bradage du foncier agricole et de l'indu arrêté de restitution des terres mises sous séquestre en 1871 dans HISTOIRE et MARCHE du 04 juillet 2009. Revue de presse

ILS ONT MARCHE , HIER, A AKBOU
« Halte au bradage du foncier agricole »
H. S.
In : Le Quotidien national d’information « L’Authentique », rubrique « ACTUALITÉ », édition n°4468 du Dimanche 5 Juillet 2009

AKBOU
«Non au bradage du foncier!»
 
Arezki SLIMANI
In : Le quotidien national d’information « L’Expression », rubrique « Villes et villages », édition du 05 juillet 2009 page : 08

Marche contre la restitution
des terres aux Ben Ali Chérifs

B. Sadi
In : Le journal des Hommes libres « La Dépêche de Kabylie »,  rubrique  « L’événement », Édition N° 2161 du Dimanche 05 Juillet 2009

… Nous interpelle … Akbou
Cheikh Aheddad réexhume l’épisode de la dépossession
M. B.
In : Le journal des Hommes libres « La Dépêche de Kabylie »,  rubrique  « L’événement », Édition N° 2161 du Dimanche 05 Juillet 2009       

Réformes de la justice. Conseils juridiques, assemblées élues et médiation.

22 juin 2009

Réformes de la justice. 

Conseils juridiques, assemblées élues et médiation 

On peut penser qu’un débat au sujet du système judiciaire national n’est qu’un incident sans nulle conséquence sur la feuille de route des réformes en cours, un peu comme il en a été des débats  au sujet de la réforme du système éducatif. Mais ce serait défaitiste de négliger l’importance de ce débat pour la constitution de courants de réflexion, au sein du peuple, au sujet non seulement des réformes actuelles mais de l’idée générale que l’on se fait à propos de la justice.
Son ouverture tardive, par le biais des médias écrits, peut même être considérée comme beaucoup plus favorisant la vulgarisation des nouveautés introduites, que critiquant les nombreux aspects qui en sont discutables.
Toujours est-il que ce débat peut entrainer des interventions mieux étudiées, plus judicieusement argumentées et davantage inscrites dans les préoccupations du citoyen moyen et dans un style qui lui soit accessible.
Peut-être élargit-il déjà le public intéressé par les thèmes en rapport avec le service public de base que
la Justice est sensée être aux côtés de l’éducation et de la santé. Dans les faits, à considérer le nombre d’amateurs de cours de justice, l’art et la culture juridiques possèdent à priori un public (notamment masculin) plus nombreux que la vie scolaire ou les premiers secours.
Ce débat permet aussi d’humaniser la « dame noble qui avance lentement », souvent représentée par des personnages quasi-sultanéens qui feignent d’obstruer les portes de l’enfer carcéral et qui peuvent à tout moment enregistrer des choses sur le « casier ». il en donne cette impression d’humanité, en tout cas le temps que ce qui est pris pour de la spontanéité, du naturel, de la maladresse, soit compris pour ce qu’il pourrait être vraiment : la dame noble s’est peut-être transformée en bourgeoise impatiente, arrogante et méprisant quiconque n’a pas les moyens d’aller à son rythme, et sera représentée par des personnages qui prendront les airs de molosses anguleux et ricanant, derrière lesquels la porte de la prison semblerait être une voie de salut. 
Pour ne pas se figer d’effroi par anticipation, essayons de nous en tenir à l’étape présente pendant qu’on lui suppose encore de la clémence et tâchons d’alimenter ce débat susceptible d’initier le plus grand nombre possible de gens à lire et à écrire au sujet de la justice, en prévision de quelque autre transformation, ultérieure, plus souhaitable. 

Tout le système judiciaire bouge L’introduction d’objets de fixation semble avoir eu son effet sur la conscience des professionnels du secteur de la justice qui entrainent dans leur sillage l’opinion publique. Pendant que la réforme se met en place à marche forcée, « l’opposition » focalise toujours sur le nouveau corps des médiateurs judiciaires ainsi que sur l’obligation de traduction des documents produits lors d’un procès. On en est donc toujours à la « lecture compréhensive » du code de procédures civiles et administratives (CPCA) alors que les responsables du secteur sont déjà à l’amendement du code de procédures pénales (CPP) ainsi qu’à la réorganisation de
la Cour suprême et aux prérogatives du 1er président de cette dernière. 

En quoi toutes ces réformes profiteront-elles aux gens du peuple ? Ne conduiront-elles pas à les léser dans leurs droits davantage qu’ils ne le ressentaient naguère encore, avec les anciens codes ? Quelle orientation générale va avoir notre dame Justice dorénavant ? Au nom de quoi va-t-elle être rendue ? N’abusera-t-elle pas de la procuration que symboliquement ou dûment il lui fait pour être prononcée en son nom ? L’affranchira-t-on de toute tutelle, en considérant que
la Justice peut s’affranchir de toute tutelle ? 
Toutes ces questions qu’un ignorant des rouages judiciaires tel que moi-même, et d’autres questions risquent d’attendre leur traduction sur le terrain pour être intériorisées dans « le tas » des cours de justice et autres chroniques judiciaires. Certaines de ces questions peuvent paraitre infantiles mais c’est en purgeant le sujet des à-priori, craintes injustifiées et autres vains espoirs que l’objet pertinent de cette réforme sera plus rapidement cerné et assimilé. Mais on comprendra que l’on ne s’occupe pas d’y répondre. 

Cette situation n’est  pas sans rappeler sa consœur du système éducatif où la quasi-totalité des interventions publiques ont fini par être dissoutes dans la tasse de thé que représente la question de la reconnaissance des syndicats autonomes et de leur accueil protocolaire pour un « dialogue » toujours biaisé par un (haut) fonctionnaire au niveau du ministère de l’éducation. Il n’y eut débat ni sur la loi d’orientation, ni sur le statut général des travailleurs de la fonction publique qui, ce dernier surtout, aurait pu être un front de bataille commun aux corps de l’éducation et de la justice. L’enclavement de chaque corps et l’attitude de chaque secteur face aux autres et à l’endroit des  réformes engagées qui le concernent directement pourrait être un très riche gisement de recherche pour les sociologues qui, à leur tour, n’apprécient pas faire étalage de leurs observations au présent de l’indicatif. Nouveaux corps, nouvelle philosophie 

Les quelques confessions de membres de la commission nationale de réforme du système éducatif (CNRSE) indiquaient que les réformes entreprises n’ont pas grand-chose à avoir en commun avec les recommandations de
la CNRSE. Ces confessions sont venues très en retard. Si elles étaient venues un peu plus à propos, au plus fort du jeu de propositions à lequel les syndicats de l’éducation s’étaient livrés en partenariat avec quelque(s) fonctionnaire(s) du ministère, elles auraient au moins aidé à comprendre la matrice de ces réformes, et peut-être remonter aux interviews fleuves accordées par les ambassadeurs français puis américaine, en poste à Alger. C’était en 2001, à une semaine d’intervalle, au même quotidien algérien :
La Tribune. 
Les changements catégoriels et ceux ayant touché les corps de l’éducation, s’ils avaient été pris dans leur ensemble, auraient permis une lecture plus saine, plus lucide et plus efficace. Le corporatisme « majoritaire » ambiant a joué le rôle de l’arbre qui cache la forêt, avec cet avantage minime et peut-être inespéré qu’il avait momentanément boosté l’esprit revendicatif salarial chez le travailleur de l’éducation. Sans aller au-delà. 

Le syndrome du secteur éducatif semble se manifester de nouveau dans celui de la justice si on observe que les débats en cours se polarisent entre représentants du ministère et des leaders du corps libéral que constituent les avocats. On peut même soupçonner que, parmi les avocats eux-mêmes, les seuls à s’épancher sont les plus vieux routiers que les nouvelles dispositions semblent bousculer cyniquement, les poussant sans ménagement à la retraite : les blancs-becs de la profession sont peut-être en train d’en compter par avance les dividendes en terme de clientèle. Les huissiers qui, en privé, s’en plaignent douloureusement ne sont pourtant nulle part visibles. Quant aux représentants des nouveaux corps (médiateurs judiciaires, conseillers juridiques, etc.), on peut supposer qu’ils sont en train de rater la première vraie occasion de monter au créneau, histoire de justifier leur promotion, voire de légitimer publiquement leur nouvelle profession. Médiation ? Conseil juridique ? Ca promet des profils bas, timides, sournois… Au chapitre des référents culturels extraits du patrimoine populaire immatériel à lesquels on a peut-être essayé de faire correspondre des éléments des réformes en cours pour les ancrer dans l’imaginaire, ces derniers pourraient correspondre par ce mutisme originel à des « sstut m-lebtut ». 

Conseillers juridiques, médiateurs et res publica Le corps des avocats semble craindre ceux nouvellement introduits dans l’organisation de l’appareil judiciaire quoique les fonctions en pré-existaient aux corps, de médiateurs et de conseillers juridiques. Ils relient cette crainte à celle de voir les droits de la défense péricliter. Ce lien est toujours un peu confus mais la crainte concernant les droits de la défense est amplement justifiée. Elle est tenue d’être bien plus largement partagée, mise en exergue, étayée. Réagissant sur la seule fibre pécuniaire, un porte-parole de circonstance du ministère les rassure que les avocats aussi peuvent jouer les médiateurs, participer au partage du gâteau de la médiation et détiennent toujours la prérogative de l’avocat-conseil (juridique) valable aussi pendant l’action médiatrice judiciaire. Ce porte-parole fait, soit dit en passant, l’aveu que l’université est tenue à l’écart de la préparation de ces nouveautés qui prennent au dépourvu les défenseurs du droit à la défense, argument (de formation) sur lequel les avocats ne semblent pourtant pas insister. 

Cependant, ces questions de médiation et de conseil juridique peuvent avoir des implications plus larges, intersectorielles, politiques et sociologiques. Ceci est inévitable et il est indubitable que ces questions concernent le peuple, la nation, la société. Ces implications ne doivent pas survenir à leur insu (et ne parlons pas dans ce texte de l’exigence du « plein gré). Nous savons déjà que la médiation judiciaire est intégrée aussi bien dans le CPCA que dans le CPP. Peut-elle concerner, par exemple, les scissions au sein d’organisations sociales (telles que syndicats) et politiques (telles que partis politiques) ? Qu’elle le puisse ou non, la réponse peut très bien être un bon révélateur de la philosophie générale qui préside à l’esprit de cette innovation et, plus largement, de cette réforme. 

Nous savons par ailleurs que le conseiller juridique et l’avocat-conseil officient depuis bien avant que l’on n’installe les commissions nationales qui ont servi d’alibis aux réformes actuelles. Ces réformes n’ont pas valu à leurs auteurs le « sobriquet » de réformateurs comme du temps du gouvernement Hamrouche. Il est d’ailleurs plutôt bizarre que les pro-Hamrouche comme ses adversaires à l’époque se soient tous tus sur les actuelles réformes, laissant un peu deviner qu’elles procèdent d’une force majeure, d’un évident impondérable qui nous échappe, nous citoyens lambda. Conseiller juridique et avocat-conseil ont toujours officié auprès des sociétés économiques, des établissements publics ou privés, des administrations ainsi qu’auprès des « collectivités locales » dont les assemblées populaires communales (APC) et wilayales (APW). Prenons-en le cas des APC et APW (et évitons d’aborder dans ce texte celui de l’assemblée populaire nationale ainsi que le rôle de ses membres dans l’élaboration et le passage du dispositif réglementaire des réformes en cours). 

Le conseiller juridique et l’avocat-conseil auprès d’une APC se référait à quel niveau de responsabilité et à quelle personnalité et matière juridiques précises : mairie et code communal ? APC et délibérations ? Président d’APC ordonnateur ? En se faisant payer leurs honoraires par le corps électoral, comment un conseiller juridique et un avocat-conseil conçoivent-ils l’intérêt de ce client premier et comment orientent-ils les élus en vue d’une prise en charge impeccable des préoccupations de la collectivité ? Que demandent les élus en l’occurrence ? Un exemple serait utile pour éclairer davantage l’intérêt de telles questions. Le cas de « l’indue restitution » de terres. Communes d’Akbou et Chellata. 

Prenons le « cas de l’indue restitution des terres de
la Soummam (950 hectares) au profit des consorts Benali Cherif » que M. le P/APW de Béjaïa déplore dans les colonnes du Soir d’Algérie du 16 de ce mois de juin 2009. Les communes d’Akbou et de Chellata, principales concernées, ont assisté à toutes les réunions de la commission de restitution à partir de 1997 (voir sur : expropriation1871.unblog.fr). Elles y sont représentées tantôt par un membre de l’APC, tantôt par le Secrétaire général de la commune. 
Il n’apparait pourtant pas que l’une des APC en question ait un jour délibéré sur un sujet aussi délicat, aussi problématique, ni que l’APW en ait été saisie avant que l’acte administratif de « restitution » ne soit délivré aux prétendants. 

Quel a été le rôle du conseiller juridique et de l’avocat-conseil dont chacune de ces communes étaient sensées disposer dans cette affaire ? Quels conseils avaient-ils à donner devant une question aussi épineuse ? Leurs conseils s’adressaient-ils à la commune, en tant que cellule de base de l’état, émanation de la nation ? A l’APC à travers ses délibérations publiques en tant qu’émanation directe de la volonté populaire ? Ou aux membres de l’exécutif en tant que « notables » et néanmoins personnes physiques ? Les communes ou les APC concernées avaient-elles omis de consulter leurs conseillers juridiques et leurs avocats-conseils sur une aussi grave question ? Si oui, cela aura été un sérieux revers pour la crédibilité de la représentativité politique au niveau de ces deux communes que les positions de M. le P/APW compensent par ses déclarations depuis 2003 mais qu’elles ne remettront pas en place, à elles seules, tant que la population est en bute à cet étrange écueil. 

Imaginons que les représentants de la société civile poursuivent en justice les membres ayant siégé à la commission wilayale de restitution, ce qui semble être l’issue vers laquelle la société civile contestatrice de la justesse de cette « restitution » est sollicitée de s’orienter. Quelle serait la nature et l’impact d’une médiation judiciaire entre les deux parties ? Pour quelle finalité ? Quelles nouveautés apporte le nouveau système judiciaire pour baliser le rôle des conseillers juridiques et des avocats-conseils dans de tels cas de figure ? Comment évaluer le rendement de l’avocat-conseil et du conseiller juridique aux services desquels une collectivité fait appel ? Quels effets sur leur statut social et professionnel, surtout si l’on sait qu’un avocat peut très bien se trouver mêlé à de pareilles situations tout en défendant un élément de l’une des parties contre un élément de l’autre dans un procès parallèle, plus personnel ? 

Conclusion 

Il apparait ainsi que le système judiciaire, en légalisant des réformes de fait antérieures (libéralisation des fonctions d’huissier de justice, de notariat, etc.) comme cela a été le cas aussi au niveau du secteur de l’éducation, et en les approfondissant par des nouveautés (médiation, conseil judiciaires) qui en attendent probablement d’autres, ce sont tous les aspects de la vie citoyenne  et sociale qui concernées de près, rendant légitime sinon indispensable la recherche d’une ouverture maximale du débat sur sa réforme afin au moins de limiter les coups tordus aggravés d’abus de confiance à l’insu de celui au nom duquel la justice est rendue, avant qu’il n’en prenne graduellement connaissance sur les bancs des cours de justice, souvent en qualité de candide justiciable. 

Le 22 juin 2009,
Tahar Hamadache. 
Articles de presse en relation avec ce texte :
2e jour du séminaire sur le thème. La médiation judiciaire n’est pas incompatible avec la profession d’avocat ».
Liberté du 17 juin 2009, p.2
Médiateurs et Conseils juridiques. Les avocats parlent de « dérapage » et de « fuite en avant ». Le Quotidien d’Oran du 20 juin 2009, p.2
Ferhat Hamid P/APW de Béjaïa au Soir d’Algérie : “Un plan spécial pour les régions montagneuses”. Le Soir d’Algérie du 16 juin 2009, p.9
APW de Béjaia – Les élus dénoncent les lenteurs de l’administration. Liberté du 31 mai 2009, p.13
Session ordinaire de l’APW de Béjaïa. « Nous manquons d’efficacité ».
La Dépêche de Kabylie du 28 mai 2009, p.5 

Associations Chemini. Hommage à Farid ZADI et Hacène BELLACHE les 21 et 22 mai 2009

20 mai 2009

Associations Chemini. Hommage à Farid ZADI et Hacène BELLACHE les 21 et 22 mai 2009 dans Actualités associatives doc faridhacene.doc 

ASSOCIATION CULTURELLE TULMUT DE LOUTA COMMUNE DE CHEMINI
EN COLLABORATION AVEC LE COMITE DE VILLAGE LOUTA

                                                                                                                                       
INVITATION/A TOUS LES MILITANTS DE LA CAUSE JUSTE
    Nous avons l’honneur de vous inviter à venir le 22 mai à la commune de Chemini afin de nous honorer par votre présence à l’hommage qui sera rendu à Farid ZADI, assassiné le 26 mai 1984 à Skikda  et Hacene BELLACHE militant fervent de la cause berbère, mort le 03 mai 2000, à Bejaia.

    Notre action ne  s’inscrit pas seulement dans la continuité du combat identitaire mais aussi dans la lutte contre l’oubli d’hommes qui ont donné toute leurs jeunesses pour l’amour de « TAMAZGHA » et qui ont sacrifié leurs vies pour que nous puissions aujourd’hui exprimer aussi librement notre identité.

    Pour la mémoire de tous nos frères morts en portant dans leur cœur l’amour de notre identité, soyons tous présents pour le dépôt de la gerbe de fleur et la prise de parole qui aura lieu le vendredi  22 mai à la maison  de jeunes de la commune de Chemini.

/Comité du Village 
Président

Bourai. S

CLUB SCIENTIFIQUE « TAMUSNI D’AKBOU ». En hommage à MOHAMED HAROUN

20 mai 2009

 

En hommage à MOHAND u HAROUN

CLUB SCIENTIFIQUE « TAMUSNI D’AKBOU »

 
Dans cadre de la commémoration du 13° anniversaire de la disparition de feu MOHAND HAROUN

(Linguiste, chercheur et militant de la première heure de la cause amazigh),

Le club scientifique « TAMUSNI D’AKBOU » a l’honneur d’inviter l’ensemble des citoyennes et citoyens pour la journée du vendredi 22 mai 2009 à assister à :

  • ü 09 H: Dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe du défunt
  • ü 10 H: conférence débat: «TEMOIGNAGE SUR MOHAND U HAROUN» au niveau de la salle de cinéma d’Akbou (20 août 1956), animée par ses compagnons de lutte:
  • Monsieur: CHERIFI AHCEN.
  • Monsieur: CHARADI HOCINE.
  • Monsieur: METREF RAMDANE.

Le président

ANSUF YESWEN

Colloque sur le 08-MAI-1945 à la Mairie de Paris, en mars 2009. Compte-rendu de l’historienne Zahia el-Mokrani Gonon.

19 mai 2009

les voix des chouhada du 8-mai-1945
appelées aux urnes… en france

C’est Voltaire, il me semble, qui disait
‘’Protégez-moi de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge ».
Personne ne nie que l’Algérie a magistralement su se charger de l’ennemi.

Il est vrai qu’elle y a mis le prix. Combien de vies ?
Curieusement, l’on ne compte plus, aujourd’hui en France,
le nombre de prétendants amis qui se bousculent, non pas pour l’inviter à prendre la parole,
mais pour la lui ravir et écrire son Histoire, à sa place.

A titre de dernier exemple, le Colloque tenu le 6 mai à l’Auditorium de la Ville de Paris.
Donc, sous le parrainage notoire du premier magistrat de la Capitale qui brigue,
comme chacun sait, la mandature nationale.
Dans l’allocution de bienvenue, son adjointe a insisté sur la performance exceptionnelle
d’avoir fait accepter l’évocation, dans les lieux, de cet évènement.
Cet aveu vaut son pesant de plomb sur la chape qui entrave la manifestation de la vérité.

A mon sens, sa seule utilité réside en l’administration de la preuve de l’étendue,
de la profondeur, de la multiplicité des distances qui séparent la réalité de la vision française.

Suite : téléchargez ce document en double-cliquant dessus -> Colloque sur le 08-MAI-1945 à la Mairie de Paris, en mars 2009. Compte-rendu de l'historienne Zahia el-Mokrani Gonon. dans HISTOIRE et lesvoixdesmartyrsdu8.doc

Les Algériens sous le  régime du droit de seconde qualité
Lois d’etat d’urgence  des 3 avril, 7 août, 28 août 1955

Pour lire, téléchargez ce document en double-cliquant dessus : -> doc dans HISTOIRE et noteadditionnelleloid.doc

 

Boudjellil (Béjaïa). Patrimoine et Culture. Journée d’étude le 03 juin 2009

17 mai 2009

Boudjellil (Béjaïa). Patrimoine et Culture. Journée d'étude le 03 juin 2009 dans Sciences Education Culture pdf Boudjellil 3 juin 2009 (Télécharger le dépliant du programme ici)

Boudjellil

Patrimoine et Culture

Mercredi 03 juin 2009

Qui aurait cru que notre travail de localisation des manuscrits de langue berbère nous conduirait à Boudjellil ? Les archives du célèbre poète Cherif Kheddam nous indiquaient pourtant cette piste. La découverte d’un petit traité de Tawhid (en langue berbère), rédigé à la Zaouia Timâmmart de Cheikh Oubelqassem confirme cette tendance à l’écriture chez les lettrés de cette région.

Wilaya de Béjaïa
APC de Boudjellil
ASSIREM
Association pour la Promotion de la Femme

GROUPE D’ETUDES SUR L’HISTOIRE DES
MATHEMATIQUES A BOUGIE MEDIEVALE
GEHIMAB
Association à but non lucratif, fondée le 23 décembre 1991
http://www.gehimab.org
Association ASSIREM
Boudjellil Centre, Daïra de Tazmalt,
06260, Wilaya de Béjaïa
Tel : 07 72 40 22 86
E-mail :association_assirem@yahoo.fr

Programme (Journée d’études du 03 Juin)
08 heures : Départ de Béjaia
10 heures : Bibliothèque – Médiathèque de Boudjellil
- Présentation des projets de l’Association pour la promotion de la femme Assirem de Boudjellil
- Présentation du projet Assirem – Gehimab lié à la Bibliothèque – Médiathèque de Boudjellil
- Collation traditionnelle
11 heures : Timâmmart Cheikh Oubelqassem.
Exposition de manuscrits anciens.
12 heures : Repas traditionnel
13 heures : Collège de Boudjellil. Workshop,« Modes de production et de transmission de la
culture dans les sociétés berbères» (Participation de Tassadit Yacine, Djamil Aïssani, Sonia Dayan,
Alain Joxe, Othman Bensaci, Mustapha Tidjet,Hervé Sanson, Jean Pierre Faguer…).
16 heures : Visite d’un village traditionnel (Metchik)
17 heures : Retour à Béjaia

BUlletin instructif et richement illustré n°08 de l’AASPPA

16 mai 2009

 

ASSOCIATION ALGERIENNE POUR LA SAUVEGARDE ET LA PROMOTION DU PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE
A.A.S.P.P.A.
Association agréée
par arrêté du Ministère de l’Intérieur et de l’Environnement du 21 juin 1989
Siège : Librairie des Beaux-Arts, 28 Didouche Mourad, Alger centre
E-mail : association_athar@yahoo.fr -  Tél. : (021) 63 40 14 ou 06 63 35 34
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Chers adhérents, chers amis,
Voici le nouveau numéro de Athar que vous lirez, j’espère, avec plaisir. Faire paraître ce bulletin, représente, à chaque fois, pour nous, le déni de l’indifférence, de l’oubli dans lequel se morfond, malgré quelques actions ponctuelles, notre patrimoine, et l’unique moyen de lutter contre le marasme culturel. Il y a tant à dire, tant à faire ! Merci donc de vos encouragements. Bien sûr, toutes vos remarques et suggestions seront les bienvenues.
Bien à vous,

La présidente,
Nagette Aïn-Séba

BUlletin instructif et richement illustré n°08 de l'AASPPA dans Sciences Education Culture pdf AASPPA Bulletin N° 8 MAI 2009.pdf
-->Téléchargez ici le bulletin n° 08 de l’AASPPA :)

L’association est en voie de perdre son siège puisque la librairie des Beaux-arts, une des plus anciennes d’Alger, est menacée de disparition. SOS est donc lancé à tous les amoureux de ce lieu maintenant historique qui s’inscrit dans le patrimoine de la ville. Pour exprimer votre soutien, contact E-mail : boussad@wanadoo.fr

 

Sommaire

LA LETTRE DE L’ASSOCIATION
RE-SIS-TER

Dossier : Dellys, un peu d’histoire, par Yasmina CHAID-SAOUDI 
 « Cité punico-libyque, colonie romaine, port Ziride, médina hammadite, andalouse, Dellys des Thaâliba, Dellys l’ottomane, Dellys la garnison française, singulière et plurielle, Dellys a su se conjuguer à tous les temps »…

Plan de sauvegarde de la Casbah d’Alger, où en est-on ? Par Nagette Aïn-Seba
« Une année après notre article (paru dans le précédent bulletin) qui concluait sur une note d’espoir, il est temps de se pencher à nouveau sur cette pauvre et chère Casbah pour jauger de l’état d’avancement du plan de sauvegarde et juger de l’adéquation de notre attente à la réalité »…

Un musée insoupçonné au cœur de la fac centrale d’Alger par Nagette Aïn-Seba
« En plein cœur d’Alger, au sein même de la fac centrale, apparemment si familière et sans mystère, existe un endroit inconnu du plus grand nombre, donnant l’impression d’être en dehors du temps et de l’espace, car paradoxalement loin de l’ambiance et de l’agitation estudiantines, empreint d’un calme touchant au recueillement, et dégageant une atmosphère de grande solennité qui l’inscrit dans l’histoire. Il s’agit du Musée de géologie de l’université d’Alger »…

Aqueduc de Aïn Zeboudja par Farida BENOUIS
« L’aqueduc de Ain Zeboudja, appelé aqueduc du Val d’Hydra, en raison de son emplacement dans ce quartier nouvellement urbanisé d’Alger, fait actuellement l’objet d’une opération de confortement initiée par la Direction de la culture de la wilaya d’Alger, maître d’ouvrage du  projet. L’étude technique a été confiée au bureau d’études Mahinded où Mme Mahinded,  architecte habilitée, en assure le suivi. Les travaux sont réalisés par l’entreprise Bellounes qui compte en son sein un archéologue, d’autant plus concerné par le monument et son histoire.
 La construction de l’aqueduc remonte à la période ottomane. Il aurait été édifié, entre 1619 et 1639, par Mussa el- Andaloussi, un de ces nombreux réfugiés ayant fui l’Andalousie pour »…

Patrimoine et archéologie : halte à la répression scientifique
« En juin dernier [2008], nous avons initié, sous la forme d’une pétition déposée dans les institutions officielles concernées, et publiée dans la presse, une démarche collective afin de dénoncer les obstacles administratifs qui entravent la recherche archéologique et la valorisation, en général, du patrimoine. Cette action a eu le mérite de faire du bruit sans toutefois aboutir. En voici le texte ».

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