Mots-Clés ‘Printemps noir’

https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

Jeudi 4 décembre 2014

Nous étions là parce que nous étions concernés, que nous avions conscience d’être concernés et que nous ne pouvions dignement l’ignorer.

 

Nous étions là quand il le fallait et parce que la situation l’exige, et nous revenons apporter les éclairages utiles au sens de cette présence que nous avons assumée complètement. Nous ne porterons pas de honte que nous avons empêché quand il l’a fallu de faire porter à notre société, à notre peuple, à nos devanciers et à notre jeunesse. La postérité n’aura pas honte de nous.

 

Nous étions là pour permettre à la société de continuer à vivre en tant que première source de toute légitimité que nous nous sommes toujours défendu de détourner à notre profit égoïste, quelque impression nos divergences et nos initiatives prises en charge collectivement et à chaud auraient pu laisser penser.

 

Il serait peut-être bien de penser à une sorte de structure, une sorte de « comité de concertation et de suivi des discours sur le Printemps noir ». Il est fortement souhaitable qu’il soit constitué de personnes à la fois compétentes, dégagées des emprises intellectuelles suspectes de partialité, très imprégnées des événements politiques et sociaux ainsi que des structures populaires ayant accompagné -de près ou de loin- aussi bien les émeutes que la répression, notamment dans la première période du Printemps noir.

 

Son travail sera principalement un travail de réflexion, de recadrement des termes des débats au sujet du Printemps noir et de mises au point quand c’est nécessaire. Il pourrait aussi se constituer en appui à tout travail de documentaire exigé par des recherches universitaires éventuelles, notamment locales, portant sur l’un des aspects de cette période.

 

notre démarche sera double : en direction des volontaires qui se sont voués à la cause commune individuellement et courageusement pendant des semaines, des mois et des années de suite ; en direction de la sphère intellectuelle dans ses composantes d’alors et actuelle, à l’une pour l’inviter à reconsidérer les impressions exogènes (« du point de vue de l’observateur extérieur ») dont elle a peut-être alimenté les représentations publiques à propos du Printemps noir ; à l’autre pour l’inviter à exploiter au plus vite tous les aspects présentant un intérêt intellectuel de ce que nous avons été portés à faire ou à laisser faire dans les conditions qui étaient les nôtres au moment des faits.

 

Dans un premier temps, une première fournée de réflexions, qui seront produites à la fois par des militants volontaires et des intellectuels distanciés de l’événement pourrait se concrétiser suffisamment de temps avant les échéances commémoratives et politiques toutes proches. La présentation d’un tel travail sera éventuellement signé collectivement, sous une forme ou sous une autre à discuter. Les modalités pratiques d’une telle initiative resteront à préciser pour le moment et dans un autre cadre que l’espace virtuel.

 

Nous communiquons publiquement sur cette initiative afin que les bonnes volontés qui se croient seules puissent nous rejoindre si elles le désirent ou qu’elles s’assurent que leurs préoccupations sont éventuellement nôtres aussi. Et afin que les compagnons de route que nous n’avons pas pu rencontrer ou que nous avons perdu de vue se sachent concernés aussi bien que nous et qu’ils nous aident à (r)établir les liens.

 

Pour nous retrouver :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

 

Sur Yahoogroupes : https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir/

Réouverture du débat sur le Printemps noir et sur le mouvement dit des Aarchs

Mardi 2 décembre 2014

Un nouvel espace vient de naitre. Il accueillera les gens réellement décidées à parler du Printemps noir, et rien que du Printemps noir (sans restriction de domaine, plan ou question pertinent-e- y liée). Ce sera beaucoup plus du texte à lire : réflexions des acteurs et témoins des événements, analyses et interprétations externes, qu’autre chose. Et il sera question plus de « aarchs » que d’émeutes.

* Si vous connaissez de vrais « aarchistes » prêts à en rediscuter et conscients de la nécessité d’en discuter, ici et maintenant ;

* Si vous avez un article scientifique de fond écrit sur les événements que vous voulez partager et si vous en connaissez l’auteur(e)  prêt à en discuter avec son lectorat,

voici l’adresse qu’il vous reste à leur transmettre pour s’y retrouver :
https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/Parlons_PNoir

P.S. cet espace vient d’être lancé. L’initiateur lancera des invitations et attendra que les intéressé(e)s s’y inscrivent d’elles et d’eux-mêmes
 
P.S. 2 : Toutes nos excuses dans le cas où une invitation est lancée deux fois.

P.S. 3 : un espace portant le même intitulé est déjà ouvert sur Facebook, moins réservé que celui sur Yahoo!groupes.

Mémoire sur le traumatisme du Printemps noir soutenu à Béjaïa

Vendredi 25 juillet 2014

.

 

DJENADI Nawel et SEBAHI Aimad viennent, fin juin dernier, de soutenir avec brio, et publiquement, leur mémoire de master en psychologie à l’université de Béjaïa.

Le travail documentaire et les enquêtes effectuées pendant toute l’année universitaire vient ainsi aboutir à l’un des plus intéressants travaux sur les trauma collectives dues à des catastrophes sociales, ici précisément aux événements  du Printemps noir qui a laissé des séquelles indélébiles sur le corps social en Kabylie. La recherche ne s’est pas arrêté à cet aspect, elle s’est approfondie pour explorer les effets intergénérationnels de ces événements au sein même de la famille (la relation : « parent victime – enfant né après » est ici considéré).

En effet, même lorsqu’elle n’est pas exprimée, la douleur traumatique marque l’individu et se transmet à son entourage et « s’hérite » par sa famille et ses enfants. Cela peut contribuer non seulement à extérioriser quelque peu le non-exprimé, voire l’impensé traumatique relatif au Printemps noir, mais aussi faire prendre conscience que l’agression massive telle que celle subie par les populations juvéniles et civiles en 2001 ne sont pas circonscrites au moment seul où elles ont eu lieu mais traversent les époques au point que, plus le temps passe, plus on s’en plaindra.

Si la mémoire collective et familiale est sujette à de telles marques indélébiles malgré elles, cela peut aussi réveiller les consciences au fonctionnement de ces mémoires : inutile de se réfugier dans la vie au jour le jour, les mieux avisé(e)s sont celles et ceux qui lui prodiguent le meilleur entretien, les soins les plus suivis et l’enrichissement le plus favorable à la bonne santé (mentale) des générations et, allant, de la société.

Lors de toutes les étapes de leur travail sur le thème du mémoire, le binôme Djenadi-Sebbahi a été encadrée par la professeure BOUATTA Cherifa, enseignante de psychologie à l’université de Béjaïa. En plus de l’encadreur, le jury de la soutenance s’est composé de Benamsili Lamia (psychologue clinicienne, enseignante à l’université de Béjaïa), examinatrice, et de Fergani Louhab (psychologue clinicien, secrétaire adjoint de la SARP et enseignant à l’université de Béjaïa), président.

Ci-après le résumé de cette étude tel qu’il figure dans le mémoire soutenu avec succès par nos deux étudiants.

Tahar Hamadache.

Résumé du mémoire:

Toutes les populations du monde furent confrontées à un moment ou un autre à une forme de violence qu’elle soit intentionnelle ou causée par une catastrophe naturelle. Les deux formes de violence peuvent engendrer un traumatisme psychique qui confrontera l’individu au réel de sa mort.

Dans notre présente étude, nous allons nous pencher sur la question de la violence intentionnelle à laquelle était confrontée la population kabyle durant le printemps noir de 2001, et à l’impact du traumatisme subi par les pères traumatisés sur le devenir psychologique de leurs enfants en mettant en exergue la problématique de la transmission intergénérationnelle.

Nous soulignerons l’importance que peut jouer la présence d’un agent résilient au sein d’une famille de père victime de violence dans la protection des enfants.

Pour se souvenir de ce document :

DJENADI Nawel et SEBAHI Aimad, Devenir psychologique des enfants dont le père a subi des violences intentionnelles au cours du printemps noir. Mémoire de master soutenu à l’Université Abderrahmane MIRA de Béjaïa, juin 2014.

N.B.

L »espace « Parlons du Printemps noir » sur Facebook est consacré aux débats sur ces événements.