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Fouilles archéologiques du site de PETRA – Mlakou (Béjaïa). Ambiance de travail, état des lieux et journée d’information publique

Mardi 1 août 2017

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Profitant de la 4e session de fouilles sur le site antique de Petra, actuellement Mlakou, sis au village Akhenak, commune de Seddouk, la direction de la culture de Béjaïa organise, en collaboration avec l’équipe scientifique présente, une journée d’information sur le lieu-même des fouilles, ce mercredi 02 août 2017.

Démarrées en urgence, le mois de mai 2014, après l’obtention de l’arrêt du tracé de la pénétrante autoroutière dès décembre 2013, les sessions de fouille successives sont allées de découvertes en découvertes qui attestent d’une importance scientifique et pédagogique exceptionnelle, suscitant déjà l’intérêt de la communauté scientifique nord-africaine et méditerranéenne. Il a fallu opérer une légère déviation du tracé initial de l’autoroute à cet endroit, et les résultats obtenus jusqu’ici confirment largement la sagesse de cette décision. Un accès au site par l’autoroute peut désormais se concevoir comme une décision bonne à prendre.

Après une centration sur le périmétrage et le mobilier dans des sessions antérieures, la présente s’est attelée à mettre en évidence un pan de l’immobilier du site qui promet d’être fécond en découvertes, mais aussi exigeant en termes d’efforts et de moyens tant matériels et logistiques, qu’humains et scientifiques. Le site constitue dès à présent un véritable chantier-école archéologique.

Accompagnant la dynamique universitaire à l’œuvre sur le site de Mlakou, mais aussi en préparation de la journée d’information et des campagnes de fouilles à venir, la société civile, les entreprises, les institutions administratives et élues locales ont chacune apporté sa contribution à l’effort pédagogique, ce qui allège le poids supporté par l’encadrement par ces temps de disette qui touche aussi l’activité de recherche scientifique.

C’est ainsi que les étudiants du village Akhenak, affiliés aux associations Talwit et Tafsut ou non tels que cette bibliothéconome d’Alger ou ce didacticien de Béjaïa, sont venus prêter main forte aux étudiants archéologues présents par différentes actions de volontariat. La présence de deux collégiennes férues de vestiges anciens constitue un signe, ténu mais encourageant, des premiers effets des nouvelles approches pédagogiques développées par l’école algérienne. Les deux associations ici citées et d’autres se préparent par ailleurs à d’autres activités rehaussant l’ambiance prévue pour la journée d’information du 02 août prochain. Après l’entreprise publique SOMACOB implantée à Akhenak qui a toujours été réceptive dans les limites de ses possibilités aux requêtes de l’équipe archéologique, les unités industrielles privées locales commencent à s’intéresser elles aussi au projet : des boissons gazeuses et de l’eau potable sont offerts gracieusement par Ifri tandis que l’entreprise Soummam a offert de la chaux, indispensable à la consolidation des structures fragiles dégagées. La Daïra a quant à elle amplement facilité le séjour des archéologues de l’université d’Alger, mais aussi des étudiants envoyés pour formation par différents départements d’archéologie du pays (Tlemcen, Chlef, Sétif, Constantine). La pluralité des départements d’archéologie impliqués pour cette session confère à cette occasion au site de Mlakou un caractère national même si leur prise en charge logistique a dû être supportée par l’encadrement du projet.

Les Assemblées populaires communales (APC) ont pour leur part contribué selon les moyens dont elles disposent : celle de Seddouk a, entre autres, logé l’équipe archéologique conduite par le Pr Boukhenouf à l’école primaire d’Akhenak, toute proche du site, ce qui a permis un suivi scientifique et pédagogique rigoureux. Celle d’Akbou a prêté son camion-nacelle aux archéologues en vue de prendre des photos « aériennes » des parties dégagées du site, prélude aux phases de fouilles ultérieures. Fidèle soutien de l’équipe archéologique, l’APC d’Amalou a cette fois-ci assuré le transport des étudiants lors d’une visite de différents sites, monuments et musées de Toudja, El-Kseur et Béjaïa. De même, c’est par un bus de l’APC de Chellata, partie par ailleurs invitante, que les étudiants et leurs encadreurs ont effectué une visite culturelle haute en couleurs, alternant des escales au village Ivouzidhen, l’un des 14 villages bombardés au lendemain du Congrès de la Soummam, aux musée et monuments d’Ifri, haut lieu historique, Messossa, endroit à forte potentialité archéologique selon les archéologues constatant quelques pierres visibles en surface, dans la commune d’Ouzellaguen, mais aussi à Ighil Oumsed où de vieux membres de l’association Amsed ont présenté à leurs visiteurs des aspects du site archéologique de Bouathmane ainsi qu’une place qui prendra le nom de l’auteure Dihya Lwiz, l’une des tout premiers journalistes à avoir défendu le site de Mlakou, récemment décédée, puis à Alma, lieu à teneur archéologique certaine et enfin à Ayris, lieu d’un casernement colonial à partir duquel le colonel Abderrahmane Mira a été blessé avant de tomber les armes à la main au champ d’honneur, dans la commune de Chellata.

Revigorés par leurs découvertes scientifiques et culturelles, comptant sur la bonne coordination de toutes les parties concernées, l’équipe archéologique de Mlakou, étudiants et encadrement, s’attend à un total succès de la journée d’information de ce mercredi. D’ores et déjà, une place a été aménagée par la population d’Akhenak pour accueillir un monument portant une réplique de l’inscription de Petra (exposée au musée des antiquités d’Alger) apprêtée par l’équipe archéologique.

Le village d’Akhenak se préparant à offrir un couscous pour l’événement, l’ensemble des organisations attendent un public nombreux venir à la rencontre de ce site qui se tire, aux biceps et aux doigts de fées des archéologues, de 17 siècles d’ensevelissement. Le programme détaillé sera diffusé par les instances concernées.

Tahar HAMADACHE.

Mlakou, le 30 juillet 2017.

 

 

ديهية لويز (الوطن الجزائري): قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية

Mardi 11 novembre 2014
الرئيسية | الوطن الثقافي | ديهية لويز …… قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية
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ديهية لويز …… قصر بيترا يعود إلى الواجهة – بجاية

2014-11-11 21:49:27

ديهية لويز [كاتبة مؤلّفة و جامعية -NDR Soummam]
 

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يعد تاريخ قصر بيترا محط نقاش بين الباحثين الجزائريين و حتى الأجانب، هذا القصر ذكر كثيرا في كتب التاريخ لكن دون تحديد موقعه بالضبط. و قد وجدت بعض الآثار التي تعود إلى نهاية القرن الرابع ميلادي في المكان المسمى ملاكو دائرة صدوق ولاية بجاية، وأولها نقيشة لاتينية عثر عليها في سنة 1900 حسب المؤرخ قزال (S. Gsell) والمعروضة حاليا في المتحف الوطني. وباعتبار أن هذا الموقع كان ضمن مخطط الطريق السيار شرق-غرب المار من بجاية، سارعت الجمعيات المحلية و الباحثين من معهد الآثار بجامعة الجزائر إلى الاتصال بالسلطات المعنية و التدخل طبقا للقانون 04/98 المؤرخ في 15 جوان 1998 و الذي يقضي بحماية الموروث الثقافي، في محاولة إنقاذ هذا الموقع الأثري خاصة و أن الدراسات أكدت أن هذه الآثار تتمثل في بقايا قصر بيترا. كما تقدموا بطلب إلى وزارة الثقافة للحصول على ترخيص لبدأ أشغال الحفر والتنقيب والذي تم الموافقة عليه. بعد النتائج الأولية للبحث، تمّ الاجتماع بالأطراف المعنية من أجل اتخاذ الإجراءات اللازمة للحفاظ على الموقع وضرورة تغيير مسار الطريق السيار بما يناسب ذلك.

 يعد هذا القصر أحد المواقع التي تملكها عائلة الملك نوبل الحاكمة في ذلك الوقت. كان الملك نوبل مزكى من طرف الرومان، لكنه لم يكن خاضعا إلى حكم روما وقوانينها. بعد وفاته عام 370م ، كان من المفروض أن يتولى ابنه البكر فيرموس (الوفيّ لوالده) مقاليد الحكم، لكن الرومان كانوا يريدون تنصيب أخيه الأصغر ساماك الموالي لهم والذي أعلن طواعية أنه تحت حماية روما (يوجد مخطوط محفوظ في متحف الجزائر للآثار القديمة يقرّ فيه ساماك بأنه تحت حماية الرومان). أصدقاء ساماك الرومان قدموا له امرأة في غاية الجمال كان اسمها بيترا ليتزوج بها. طبعا كانت بيترا راضية بهذا الزواج وتعي تماما المهمة التي أُرسلت من أجلها. كانت بيترا محبوبة من طرف سكان المنطقة لدرجة أن اسمها ما يزال مستعملا حتى الوقت الحالي، والذي تحول إلى اسم « بتيترا »، واسم « بيترا » باللاتينية يعني الصخرة، ما يتناسب تماما مع هيئة القصر الذي يظهر من بعيد على شكل صخرة.

 لم يكن ساماك الابن البكر للملك نوبل، ويحتمل أيضا انه كان ابن جارية، كما أنه كان مواليا للرومان، فلم يكن مخوّلا لقيادة أمور البلاد، رغم أن بيترا استطاعت أن تحبّبه لسكان المنطقة. بعد أن تأكد فيرموس من مخطط الرومان، وبعد مشاورات مع إخوته، قرر قتل الأمير ساماك في حدود عام 371م. روما لم تنتظر طويلا لتعلن الحرب على فيرموس، وقد أرسلت أقوى رجالها الجنرال تيودوز، الذي كان يهاجم قصر بيترا انطلاقا من توبوسوبتو (حاليا تيكلات، غير بعيد عن مدينة القصر-بجاية)، وقد كلّف فيرموس أخويه ديوس و مسزال بالدفاع عنه، لكن تيودوز تمكن من تدمير القصر، بعد ثلاث سنوات من الحرب.

 يعتبر موقع بيترا شاهدا مهما على حقبة زمنية من تاريخ الجزائر، و الحفاظ عليه يعتبر واجبا، ليس فقط لأنه موروث محلي و وطني، لكن أيضا موروث عالمي. وإضافة إلى أهميته التاريخية والعلمية، يمكن لهذا الموقع أن يكون قبلة سياحية وثقافية يمكن استثمارها لتنمية المنطقة وإحياء تاريخها العريق.

إبتكار معماري إكتشفه الجامعيون في بيترا

نقيشة بيترا الموجدة في متحف الآثار

آثار اعتنت بها جمعية محلية

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