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Militance pro-tamazight et NTIC : mutations des profils de militant(e)s et des problématiques en Algérie.

Mercredi 10 juillet 2019

Militance pro-tamazight et NTIC : mutations des profils de militant(e)s et des problématiques en Algérie.

HAMADACHE Tahar[1]

Laboratoire LAILEMM – Université de Bejaia

thamadachedz@yahoo.fr

[Cet article fait partie des Actes du colloque international L’amazighité à lère du numérique, organisé par l’Université d’Eté, 14e session, du1 au 5 juillet 2018, à Agadir. Les actes de ce colloque sont publiés le mois de juillet 2019. Il est repris ici avec l’aimable autorisation, exclusive pour Soummam.unblog.fr, du président de l’Université d’Eté d’Agadir, Dr Lahoucine Bouyaakoubi Anir. ]

Introduction

Devant l’apparition des NTIC dont les possibilités et les effets restent à étudier, l’évolution des cadres d’organisation de la société civile et, en parallèle, celle progressive des institutions vis-à-vis de la cause amazighe, tendent à éclipser les anciennes formes de mobilisation, à forcer à un recyclage sur le tard des figures connues et à transfigurer l’histoire et les termes de la revendication amazighe.

Parmi les conséquences, innombrables et souvent insaisissables de cette situation, l’Internet permet de se faire une idée des nouvelles fonctions, rôles et champs d’intervention par lesquels les anciens militants s’adaptent au nouveau contexte. Ces « autoroutes virtuelles » permettent aussi, dans une certaine mesure, de constater l’apparition de nouveaux acteurs et actrices moins imprégnés des logiques et des tensions antérieures. Et, pour cause, l’apparition de nouvelles sociabilités sujettes à des brassages inédits, de transmission d’expériences souvent tronquées et lestées de témoignages sous-traités donnent lieu à des logiques plurielles. Celles-ci, associées davantage à des horizons personnels qu’à des perspectives mûrement et collectivement débattues et réfléchies, tendant ainsi, du fait de la possibilité de leur médiatisation (surtout) par Internet, à la prolifération d’opinions individuelles faites lignes de conduite. Une telle situation ne manque pas de générer d’innombrables problématiques dont les plus poignantes sont peut-être celle de la collectivisation des opinions porteuses ainsi que celle de la continuité inter-générationnelle qui seules permettent de parler de cause commune, de bilans et d’étapes de lutte, et de réalisations portées par de larges ensembles, historicisables.

En s’appuyant sur un ensemble, forcément peu représentatif, de sites Internet d’organisations, d’entreprises acquises à l’amazighité et de profils de nouveaux activistes plus ou moins célèbres, nous nous proposons de mettre à jour quelques profils types de militants évoluant et/ou usant d’Internet, ainsi que quelques lignes problématiques liées à l’évolution de la question amazighe.

Généralités

Lorsque la brochure «L’Algérie libre vivra : nationalisme, révolutionnisme, démocratie : une boussole – une arme » (Idir El-Watani[2], 1949) a paru clandestinement au sein du PPA-MTLD, en 1949, ses auteurs furent davantage connus du fait des attaques subies de la part des instances dirigeantes du parti.De la brochure elle-même, Hadjerès écrit que « l’édition originale semi-clandestine il y a cinquante ans fut la cible aussi bien des colonialistes que de certains cercles nationalistes, dans le but de la faire disparaître sans laisser de trace » (2001) et peu d’exemplaires ont en échappé. Il a fallu attendre la fin de la décennie 2000 pour qu’un universitaire en fasse circuler quelque copies numérisées, dont une a été publié sur le blog d’un syndicat de l’éducation, le SATEF[3], après accord, via Internet, de Dr Hadjerès, l’un des auteurs encore vivants.Celui-ci a mis en ligne ce document, en reproduisant son archive à l’identique, dès que son site[4] est mis en marche. Et c’est dans les années 2010 que de rares écrits del’anarcho-syndicaliste maghrébinSAÏL Mohamed, décédé en 1953, concernant entre autres la culture et l’identité, ont commencé à refaire surface, en usant de larges solidarités internautiques.

Si les écrits (recueils de contes kabyles traduits et commentés en français, nouvelles en français, roman en tamazight de Kabylie), ronéotypés dans les années 1960 ou manuscrits, de BelaidNath-Ali ont été mieux sauvegardés, c’est à la faveur des nouvelles maisons d’édition privées s’occupant du livre amazigh lancées à Tizi-Ouzou et à Béjaïa que son œuvre ainsi que son parcourscommencent à être mieux connues, par des colloques et des publications sur le web. L’œuvre de Taos Amrouche qui, dès 1936, s’est consacrée à la défense et à la promotion du patrimoine oral amazigh au niveau mondial, est pour ainsi dire mieux connue.Maisc’est encore depuis Internet que nous connaissons un peu mieux son parcours d’intellectuelle engagée.

D’autres initiatives de groupes, et d’autres auteurs, qui ont marqué leur temps, semblent encore échapper au partage numérique. C’est par exemple le cas des travaux de Haroun Mohamed dont quelques polycopiés de vulgarisation du système linguistique amazigh et quelques poèmes commencent à circuler, encore timidement, en ce premier semestre 2018 autour de l’hommage qui lui a été rendu dans la ville d’Akbou. C’est le cas aussi des revues ronéotypées à l’époque de la clandestinité telles qu’ITIJ, éditée par le groupe du même Haroun au cours des années 1970, ou de TAFSUT, éditée par les universitaires du MCB[5] dans les années 1980.

A ces époques, coloniale et panarabiste, la diffusion aussi bien que l’abonnement est une affaire à la fois très sérieuse et très risquée. On choisit de travailler dans l’ombre tel que Belaid Ath-Ali, dans l’anonymat total tels que les auteurs de ITIJ ou (souvent) de TAFSUT, ou de s’exposer en acceptant la marginalisation tel que Saïl et Amrouche, l’exclusion et la fuite tel que les auteurs de IDIR EL WATANI, la pression permanente tel que Mammeri, l’exil tels que les animateurs de l’Académie berbère de Paris dont Amrouche, etc. Les mésaventures des abonnés ne sont connus que rarement, et souvent incidemment : parmi les prisonniers des manifestations du MCB de 1981, de deux détenus issus de mon village, l’un était militant du MCB et l’autre avait seulement sur lui une ceinture écrite en tifinagh : c’était un abonné à la littérature du MCB ou, comme on dirait aujourd’hui, « read-only-netter ».

Dans les années 80, on peut néanmoins parler de « tournant populaire » : il n’était plus nécessaire d’écouter clandestinement, l’oreille collée au transistor, les émissions de Radio-Tanger ou le grésillement du tourne-disque par lesquels on découvrait, enfant initié par un père civil mais ancien artificier discret de l’Armée de libération nationale, les chansons contestataires de Slimane Azem, Ait-Meslayene, Taleb Rabah, etc. En prenant de l’ampleur, la revendication amazighe a gagné en sécurisation mais aussi en niveaux d’intervention qui se sont vus multiplier : production intellectuelle (documents d’Yakouren, revue Tafsut), mobilisation populaire (galas, meetings, manifestations), collectifs estudiantins et de travailleurs, société civile (ONG de droits de l’homme), tribunes artistiques et médiatiques, etc. Avec la libération de Mohamed Haroun,en 1987, et l’ouverture pluraliste ayant suivi les événements d’octobre 1988, cette dynamique est allée s’étoffant et se spécialisant.

Des partis politiques agréés demandent la reconnaissance en tant que langue officielle (FFS[6], PT[7], PST[8]) ou au moins nationale (RCD[9]) de tamazight ; le MCB, fort du rapport de synthèse de son séminaire de juillet 1989, s’est déclaré transpartisan, assis sur une base associative culturelle, et s’est ouvert à une forme de spécialisation en se donnant une structure à trois commissions : perspectives, formation et information, animation. La chanson, le théâtre, les conférences, les cours ou même de petites recherches en tamazight, des expositions se sont multipliés à travers établissements scolaires, villes et villages. Le fait amazigh a gagné de grandes et superbes unes de journaux et de précieux moments-radios. Le cinéma même a fait son chemin grâce à la mémorable histoire du film « Tawrirt ittwattun[10] » d’Abderrahmane Bouguermouh. En termes de nouvelles techniques de communication, dans les années 1990, seul le Fax faisait son apparition, par le biais des motions de soutien envoyées des organisations de la diaspora au MCB, à l’occasion de grands événements tels que ceux qui ont parsemé le boycottage de l’école en 1994.

Au lendemain de la marche historique du 25 janvier 1990, jour du dépôt des revendications amazighes au parlement par le MCB matriciel, celui-ci se déclinera en se référant à ses « Commissions nationales » car un premier « clonage » apparait. Le MCB-Coordination nationale, qui n’était pas une scission du MCB mais une structure parallèle initiée par le RCD, apparait ; ses avatars se sont multipliés vers la fin du boycottage scolaire de 94-95 : MCB-Rassemblement national, MCB-Unifié. Des suites de la même opération de boycottage scolaire, le MCB-Commissions nationales se fissure avant de s’estomper. A ces retombées du boycottage, les élections législatives et locales de 1997 et la mort violente de Matoub Lounès le 25 juin 1998 sont venues s’ajouter pour finir par la dispersion des militants. Des structures éphémères naissaient, telles le CASS[11] en juillet 1997 ou le Forum des Rebelles[12] en juin 1998 dans la Soummam, puis disparaissaient. Le MCB ne fonctionnait plus, malgré des tentatives opérées par des figures de la Coordination, tels que Ould-Ali Lhadi ou Dr Lounaouci, transfuge des Commissions nationales, et du Rassemblement qui s’est publiquement dissous en 2001 après la création du MAK par Ferhat M’henni, son président. Le sigle MCB n’est plus, dès lors, qu’icone symbolique sauvegardant les luttes antérieures. Dans ces moments de démobilisation générale, la pression des tenants de l’arabisation et de la dépolitisation s’est fait sentir fortement : on interdisait de parler kabyle dans les réunions d’établissements scolaires mais aussi aux députés dans l’hémicycle de l’APN. Ce, pendant que les premiers cybercafés apparaissaient dans les villes de la Soummam.

Les militants de tamazight qui dédaignaient fréquenter ces « cybers » se voyaient traiter de « imazighen n leqhawi » (les Amazighs des cafés maures) par des jeunes, de plus en plus nombreux à désirer des perspectives de lutte qu’on ne savait pas dégager : on devait peut-être comprendre qu’on était appelés à avoir une présence dans ce monde virtuel qu’ils découvraient, où ils cherchaient des explications aux questions qui les préoccupaient. En effet, aujourd’hui encore, il est à priori plus facile de se documenter en ligne sur la crise anti-berbériste du PPA-MTLD que sur les années 1990 du MCB. La reconfiguration politique consécutive à la reprise, sous la présidence de Zeroual, du processus électoral et la neutralisation du MCB s’est probablement connectée à cette révolution silencieuse de la communication à laquelle les jeunes s’invitaient massivement tout en échappant à la vigilance des militants. Ce sont là des causes manifestes d’une grande difficulté de communication entre militants et manifestants dans les premières semaines des événements traumatiques de 2001.

Débuts d’internet

L’écart sournois qui s’est creusé entre jeunes, souvent écoliers dès le boycottage scolaire, et militants du MCB, repoussés en tant que « dinosaures », et le dédain de ces derniers pour les cybercafés ont eu d’autres conséquences. En effet, on observait chez les manifestants une interaction fluide surprenante avec les professionnels du journalisme dont les militants du MCB se méfiaient ordinairement. Mais, ne prenant pas encore au sérieux le web, on ne pouvait savoir quel effet Internet avait sur eux dans les premiers mois de ces événements sanglants.

La facilité déconcertante à lancer des réparties aux forces de l’ordre dont les provocations langagières n’étaient pourtant pas amènes ni coutumières, l’effort constant, spontané et le plus souvent collectif à produire des images fortes, leur très grande disponibilité face aux photographes de presse interloquait les anciens, leur intimait des « révisions déchirantes » (FFS, 1999) qu’on ne savait pas vraiment effectuer. Par exemple, le Comité de suivi et de solidarité d’Akbou, l’une des premières structures nées de la nécessaire solidarité avec les manifestants, actif entre la mi-mai et la fin août 2001, a organisé plusieurs séances publiques d’expression et de témoignages en faveur des manifestants, notamment des blessés, et des parents de victimes, tout en s’interdisant toute prise de parole publique hors de ses réunions (Hamadache, 2017).

Le tournant communicatif virtuel des années 2000 a été inégalement pris par les franges scolaires et juvéniles d’une part, et par les militants amazighs, plus âgés et devenus moins visibles sur le terrain des luttes. Cela se vérifie par la présence tardive, partielle, inégale et plutôt éphémère sur le web des coordinations de wilaya du Mouvement dit « citoyen » ou plus trivialement « Aarchs », autrement dit de la Coordination Inerwilaya des Aarchs, Dairas et Communes (CIWADC). En effet, si la CADC (voir 01 infra)[13] garde encore son site mis assez tôt en ligne, le blog de la CICB[14] est apparu longtemps après et il n’en demeure plus qu’une trace sans substance (02). Ce, alors que les autres coordinations de wilayas, à l’instar de celle de la puissante CCCWB[15] ne se sont à notre connaissance jamais occupées d’investir le web en tant que telles. Pourtant étoffé d’une revue de presse minimale, prenant ainsi en charge les besoins en communication de la CIWADC, devenue « Mouvement citoyen des Aarchs » au début des négociations avec le gouvernement, en 2005, le site de la CADC (01), qui se limitait au départ à la mise en ligne des déclarations et des procès-verbaux de réunion de la CADC, n’exploite que très peu les possibilités d’Internet : images, audiovisuel, clavardage, débats, analyses en sont absents. L’un des résultats de cette carence est que, fustigé par des politiques qui ne s’y trouvaient pas de tribune à leur mesure, et resté à la merci des discours médiatiques, qui ne leur étaient pas acquis, les stéréotypes les plus fantaisistes se sont multipliés au sujet de ces structures d’urgence, bientôt repris et publiés par des chercheurs (Lacoste-Dujardin, 2001, 2002[16] ; Amrouche, 2009, etc.) sans que ces derniers ne soient l’objet de mises au points, souvent nécessaires. Pourtant figure historique de ce mouvement et des négociations qui ont eu lieu après 2005, Belaid Abrika(2011), universitaire et doctorant jusqu’en 2014, semble lui-même s’accommoder en tant que chercheur de ces idées reçues, sans doute à contre-cœur, pour les besoins d’une publication.

Si le montage et la gestion de sites demandaient des moyens et de la disponibilité dont ces structures et les militants volontaires étaient privés, le besoin de moyens d’information alternatifs devenait poignant vers la fin de l’année 2001. Le gouvernement Benflis, vraisemblablement pressé de se dépêtrer de ces évènements, engagea des pourparlers et, à défaut d’interlocuteurs parmi les coordinations, qui doutaient fortement de sa sincérité, recruta un ensemble de personnages, en guise de « Aarchs » parallèles. Les discussions au sein des « assemblées » de coordination étant devenues ardues du fait de la montée en puissance des militants acquis pour le MAK[17], l’intervention individuelle était devenue incontournable, via Internet, des militants non obligés au devoir de réserve et à l’éthique du consensus, alors en vogue. La découverte des possibilités offertes par le réseau des réseaux, mais aussi celles déjà manquées était douloureuse : si par quelques dizaines de spams on a réussi à tourner les « Aarchs » parallèles en désormais « Aarchs-Taïwan », il s’agissait d’apprendre très vite le maximum des habitudes internautiques ancrées dans l’ignorance des militants, de cerner les tendances établies parmi l’émigration, etc.

On découvrait les traces de nos devanciers parmi les manifestants du Printemps noir sur les sites développés par des associations d’émigrés tels que le site Kabyle.com[18] (03), développé entre autres par l’infographe Stéphane Arami, et celui de l’association Tamazgha (04).  Comme beaucoup d’autres, l’un est proche de la tendance MAK mais assez ouverts aux nouvelles des « Aarchs » et de la Kabylie, et l’autre plus proche du CERAK[19](05) et plutôt refermé sur ses propres thèses et initiatives diasporiques. L’autonomie n’étant pas à l’ordre du jour pour des militants issus des Commissions nationales du MCB, la recherche d’autres voix continuait et aboutissait à la découverte du concept de groupes thématiques développé par Yahoo. Parmi ceux-ci, Amazigh-net, probablement le plus vieux yahoogroupe consacré à tamazight, lancé vers septembre 1993 par des informaticiens kabyles d’Amérique du Nord, dont Djamal Bouzida et Arezki Nait Abdallah qui, selon Boualem Aourane, un autre informaticien, « a écrit les premières lettres de Thamazight sur ordinateur : il a appelé son logiciel Awal amazigh ». Idéologiquement, ce groupe affichait en général lui aussi des tendances autonomistes très marquées, et assez virulent à l’égard de discours nuancés. Une sorte de gentrification, assez familière dans nos villes, se déclinait à présent en mode virtuel : une sorte d’éthique formatante, mêlant savoir-faire technique et mondanités courtoises, s’imposait dans ces espaces insaisissables et anonymisants.

 Marginalisés par les tenants de l’arabisation puis, un moment, par les manifestants du Printemps noir, fustigés par les politiciens qui avaient perdu prise sur la rue, on se rendait compte qu’il fallait jouer des coudes sur Internet sous peine de finir totalement déconnectés sous l’effet des internautes autonomistes dont la pragmatique, aisée, opérait de loin. C’est qu’il était insuffisant d’entrer dans le moule de groupes plus accueillants tels que Cssa-Algérie (06) administré par le socialiste suisse Patrick Holenweg et par lequel nous apprenions que certaines des initiatives prises par le CSSA et relayées par les députés du FFS étaient déjà publiées, ou Algeria-net (07) par lequel il nous semble avoir appris l’existence d’une tendance informe islamo-berbériste parmi les émigrés. Cela ne réduit pas de l’intérêt de tenter de cerner sur Internet cette dernière tendance : son discours semble rejoindre de nouvelles configurations identitaires, à l’articulation du religieux et du linguistique, promues par des partis politiques et par les institutions d’état, éventuellement rassurant dans des régions amazighophones autres que la Kabylie. En pénétrant plus tard dans les espaces villageois de la Soummam, ce discours s’avérera être un allié objectif de celui tenu par les autonomistes, tout en recentrant le débat sur des questions théologiques en s’opposant aux confessions nouvellement apparues. Cependant, il ne s’agissait pour nous ni de défendre les partis contre les « Aarchs », ni les islamistes contre les autonomistes, mais d’échapper, en tant militants d’associations s’inscrivant encore dans la doxa du MCB, à la tenaille aux mâchoires multiples des discours autonomistes et religieux, et de faire prendre dans la Toile notre point de vue sur ce qui se déroulait sur le terrain concret et sur ses significations et implications.

Le rejet des élections législatives de juin 2002 annoncées par le FFS était pour nous le moment de donner voix à d’autres voies plus pacifiques, dont de sérieuses négociations entre « Aarchs » et gouvernement. C’est ainsi que le yahoogroupe Projets_Algerie[20] (08) était initié le 22 mai 2002. Nous étions enfin décidés à nous engager, envers et contre tout et tous s’il le fallait, dans la grande bataille du Net. Ce yahoogroupe n’avait sans doute pas l’envergure de la revue bolchévique ISKRA[21], il n’avait pour autant pas tardé à nous valoir le sobriquet de « militant d’Internet » de la part de militants politiques qui avaient pourtant pris goût au journalisme traditionnel et qui finiront néanmoins par lancer des blogs[22] à succès. C’est dire que l’Internet a longtemps agi en tant que facteur de discrimination sociopolitique, discrète, entre clientèle de cafés maures et celle de cybercafés, entre militants de la diaspora et militants locaux et, parmi ceux-ci, entre militants connectés et non-connectés.

Printemps éditorial

Pendant que le discours islamo-berbériste adopte le concept d’ « amazighité » en se taisant sur tamazight, et pendant que les discours autonomistes génèrent des hiatus entre tamazight et dialecte kabyle, tamazight se voit lentement mais dangereusement dissociée des luttes démocratiques et sociales. Elle est de ce fait menacée d’être soustraite à toute réflexion prospective, élaborée, intellectuelle, autrement dit à la réflexion politique de la langue, de son développement et de son usage, et, ainsi,  progressivement confinée dans le triptyque identitariste officiel « arabité-islamité-amazighité ».

En effet, c’est dans le contexte de brouillamini politique consécutif au Printemps noir et des débuts de la recherche de réponses identitaires et linguistiques dans le miroir virtuel que tamazight gagne en droit de sites officiels tandis qu’elle semble inquiète de son droit de citation idéelle et de cité réelle. Dès lors qu’elle figure dans le journal officiel (09) en tant que langue nationale, d’autres institutions tels que le HCA[23] (10), le CNPLET[24] (11) lui consacrent des sites et des sites d’institutions déjà existantes telles que la chaine II de la radio nationale (12) et, plus récemment, l’APS[25] (13) laissent apparaitre tamazight dans certaines de leurs pages. L’apparition même de ces sites virtuels d’organismes bénéficiant de la puissance publique introduit de nouvelles tendances dont la performance ou la contre-performance à tous égards sont susceptibles d’avoir des répercussions de divers ordres : apparition des URL de ces sites dans les échanges d’internautes militants, sécurisation des attitudes et représentations vis-à-vis de tamazight, encouragement des initiatives internautiques par l’affichage de perspectives larges, actives et généreuses…

Le fait est que, si la volonté politique de promouvoir la présence de tamazight sur Internet est réelle, force est de constater qu’elle s’exhibe de manière encore peu ergonomique, voire chaotique. Pour s’en convaincre, il suffit de noter que, tandis que l’HCA et le CNPLET usent des caractères latins, ceux de la chaine II et de l’APS de toutes les langues et, pour la transcription approximative de tamazight, les trois alphabets ; les autres usent des caractères arabes califaux pour la transcription a-syntaxique des textes en tamazight. Le site de l’APN[26] (14) prévoit bien, quant à celui-là, un onglet « Amazigh » mais qui aboutit à la version française du site tandis que celui du Conseil de la Nation (15) demeure souverainement monolingue, arabophone. Cela ne traduit pas seulement l’indécision de l’état qui se trahit ainsi dès les caractères alphabétiques de transcription de cette langue, constitutionnellement officielle depuis décembre 2016, cette indécision peut aussi entrainer celle des internautes ou, en tout cas, leur insatisfaction. Car il est indubitable que les institutions et sites officiels centraux dédiés à tamazight ne répondent pas à tous les besoins en la matière et leurs démembrements régionaux (radios locales, directions de wilayas, etc.) ne s’y sont pas encore mis.

D’autres questionnements viennent à l’esprit à ce propos. Les militants sont-ils tenus de faire la promotion des initiatives réfléchies sans eux dans ces institutions d’états ? Doivent-ils se montrer activement et objectivement critiques à leur égard ? Quid des initiatives privées : maisons d’édition, chaines TV telles que BRTV et Gouraya TV, éditeurs de chansons, etc. qui sont pris par les contraintes de la concurrence, de la rentabilité, mais aussi d’incitations non écrites à la promotion de certains types de produits plutôt que d’autres monnayant des facilités fiscales, des contrats, voire de subventions ? Les associations à ancrage MCB qui pouvaient féconder ces amorces de débat sont, avant d’intégrer la toile dans leurs activités, connu une forte régression à partir du Printemps noir et plus encore à cause de nouvelles dispositions réglementaires apparues à partir de 2003.

Les événements de 2001 allant s’estompant, un mot d’ordre de « Printemps culturel » est apparu, repris par des militants du MCB, mais aussi du RCD ainsi que des sortants des départements de tamazight. Ce « Printemps culturel » s’est décliné de plusieurs façons : des maisons d’édition favorables au livre tamazigh sont apparues à la suite de Tira, de Brahim Tazaghart (16), lui-même l’un des premiers à publier en 2005, progressivement rejoint par d’autres auteurs ; des journaux d’expression amazigh, assez vite cessés, sont lancés, tel que Tighremt, et d’autres ont réservé des pages hebdomadaires à l’information en tamazight, tel que La Dépêche de Kabylie. Plus caractéristiques sans doute de ce « Printemps culturel » sont la série des Cafés littéraires nés dans la vallée de la Soummam, le plus connu d’entre eux étant le CLB (17), créé le premier vers la fin 2008. Un trait particulier commun à toutes ces entreprises, auteurs et organisations est leur présence sur la plate-forme de Facebook qui leur sert plus souvent de panneau virtuel d’affichage, d’album-photos ou de relais.

Ce « Printemps culturel » bigarré, pour intéressant qu’il soit, n’a globalement pas la prétention de résoudre encore moins d’éclairer les questions et les événements qui lui sont antérieurs, ni de former des lignes d’horizons définissables, tant concrètement que sur le web. Il semble plutôt développer une forme de culture kitsch, une gentrification culturelle, lettrée, qui s’ajoute à celle virtuelle, décrite plus haut, des internautes autonomistes, voire la rejoint. Cette carence s’est faite à tel point sentir que, aux sollicitations pressantes d’étudiants de l’Université de Béjaïa, dont l’écrivaine défunte Dihya Lwiz (18), il a fallu créer un espace pour parler du Printemps noir (19) sur Facebook à partir de 2014, et qu’une assez naïve tentative d’exhumer le MCB ces derniers mois (20). L’insatisfaction pour ce qui se fait au sujet de tamazight surInternet se voit, par exemple, à l’intitulé du groupe « La Plume Amazigh (Berbère) :  » Ecrire pour ne pas mourir » » (21) qu’Amina Agsous, alors étudiante en langues étrangères, lançait en 2009. Elle y fait vivre le patrimoine oral amazigh appris de sa famille et fait intervenir parents, artistes, militants et amis sur des éléments culturels. Mais il est constatable que l’actualisation de ces pages finit par substituer l’affiche, l’image et le partage de vidéos aux idées et aux débats.

Dans ce foisonnement multiforme, multicolore mais aussi plurilingue (autre caractéristique propice aux métissages culturels), peu d’internautes réussissent à sortir du lot, y compris lorsqu’ils animent des activités sur le terrain. Les contributions en archives, entre autres sur le MCB, postées sur Facebook par d’anciens leaders et militants sont espacées, disparates, et peu accessibles au grand public. Ces militants sont à tel point fondus dans la foule internaute que, les Cafés littéraires aidant, des partisans du « changement radical» tels qu’Amira Bouraoui, Rachid Nekkaz ou Addi Lahouari semblent désormais plus reconnus dans la ville de Béjaïa que Djamal Zennati, Sadek Akrour ou Madjid Amokrane[27]. Autant dire que, la dépolitisation et le déplacement des ancrages des luttes amazighes aidant, Internet facilite la substitution des élites locales par d’autres, lointaines mais de moins en moins virtuelles.

Quelques noms parviennent tout de même à émerger. Du CLB, jaillira en 2015 le groupe multilingue d’événements littéraires et artistiques « Muses exilées » (22) autour de Imane Ouali, de la poétesse Siham Beniche, toutes deux en post-graduation, et de feue l’écrivaine Dihya Lwiz : leur page sur Facebook est une revue littéraire adapté au support (annonces d’événements, présentation des auteurs, comptes rendus, etc.) encore que tamazight et l’arabe populaire, prises en charge dans leurs représentations sur scène, sont encore non utilisées dans leurs écrits sur Internet. Et, parmi les écrivains, deux auteurs principalement sortent du lot, tous les deux très actifs sur le terrain et sur Internet, trilingues mais publiant essentiellement en tamazight et en arabe. L’un, Brahim Tazaghart, l’un des créateurs « considérés, entre autres, comme modèles à suivre par les jeunes écrivains, et, pour certains, il semble même qu’ils font école » (Salhi, 2016) est un ancien militant du MCB-Commissions nationales et l’un des soutiens du mot d’ordre de « Printemps culturel » dont l’autre, Dihya Lwiz, prématurément disparue, fut l’un des fruits. A suivre ces écrivains ou d’autres individualités marquantes, Internet permet dans une certaine mesure de réunir instantanément, sur leurs comptes Facebook ou éparpillés sur d’autres sites, un rush d’informations qui se prête peu à une construction objective du sens eu égard au parcours ou à l’œuvre considéré.

L’activité des internautes s’étant découvert des interlocuteurs, plus ou moins, sympathiques, autres que les locaux et les Occidentaux, en Afrique du nord et au Moyen-Orient, précisément depuis le fameux match Egypte-Algérie, les interactions internautiques en langue arabe prennent plus d’importance chez les usagers kabyles. La confiance est d’autant plus grande que cet événement, sportif à l’origine, désinhibait les internautes amazighophones quant à l’usage de l’arabe. En tant qu’Algériens qui « l’emportaient sur internet » (Gonzalez-Quijano, 2009), ils réalisaient que ce média est à la fois une tribune sportive, un champ d’honneur patriotique et une zone de guerre identitaire et linguistique. Les internautes kabyles, à l’avant-garde de cette bataille virtuelle, ont en prime et pour la première fois compris que, en ce qui est de la guerre des langues et des identités, l’amazighité est défendue, au moins partiellement, par l’ensemble des Algériennes et des Algériens, ainsi que par tous les Africains du nord.  Tant de fougue récompensée par une si forte solidarité « oblige à s’interroger sur la puissance du référent panarabe » (Id.), au point de faire douter des Egyptiens eux-mêmes de l’idéologie panarabiste »+ (Temlali, 2010). Pourtant, le bénéfice de cette victoire idéologique spontanée ne semble pas profiter au dialogue interdialectal ou aux langues populaires, mais plutôt au dialogue des langues tamazight kabyle – arabe standard. Les voyages de Brahim Tazaghart puis de Dihya Lwiz en Orient illustrent bien ce fait. En effet, incontestablement les premiers à affirmer la présence d’une littérature amazighe dans les capitales du Moyen-Orient, en juin 2010, lors d’un colloque sur les langues à Baghdad pour l’un, et en mai 2014, lors d’une participation au Salon international du livre de Dubai, pour l’autre, ces auteurs semblent préfigurer un dialogue linguistique et littéraire arabo-berbère apaisé, pour peu que ce dialogue puisse être tenu en les deux langues, simultanément. Il y a lieu de reconnaitre que, pour l’heure, Internet révèle par défaut que les critiques littéraires arabophones ne se penchent pas massivement sur les œuvres publiées en tamazight, faisant craindre qu’ils ne passent de la représentation d’une langue arabe sacrée à celle d’une langue amazighe intouchable.

Usagers d’Internet et tamazight : software et hardware

Outre l’information et l’interaction, beaucoup de militants à faible instruction fréquentent l’internet, en puisent ou y contribuent par les genres visuels ou audiovisuels, notamment à travers l’image et la chanson. D’autres, davantage instruits, s’intéressent aussi ou s’appliquent à la numérisation dilettante du patrimoine : poèmes, proverbes, contes, lexique ethnographique et botanique, etc.(21). Des militants plus avertis mais plus rares, tel que l’écrivain amazighophone Amar Mezdad (23) dans sa cyber-revue Ayamun (24), mettent à la disposition du large public et des chercheurs des ouvrages entrés dans le domaine public. Moins visibles sont les articles d’universitaires traitant de disciplines intéressant tamazight, trop dispersés et parfois simplement inaccessibles, échappant ainsi très souvent au public des militants non universitaires et, allant, aux espaces de débat public encore susceptibles de les citer ou de s’en inspirer. Par ailleurs, des spécialistes de domaines techniques mettent en ligne d’intéressants travaux (logiciels, lexiques spécialisés, etc.), parfois disponibles sur des sites importants tels que celui du HCA, mais restent le plus souvent diffus, peu généralisés par les pairs des auteurs et peu connus des spécialistes de tamazight et du grand public. C’est en l’occurrence le cas d’applications développés sous le label Amsed par Tarik Makhmoukh (25).

Si certains des internautes approchés pour les besoins de cet article reconnaissent avoir de multiples besoins de formation (en communication, en politique, en transcription même, etc.), d’autres types de difficultés surgissent quand on aborde le contenu culturel amazigh disponible en ligne. Au cours de nos recherches dans le cadre notre thèse en sociodidactique des contes, et en cherchant à confronter des versions de contes amazighs écrits en français avec des versions orales ou écrites en tamazight, d’importantes questions se sont posées à nous sans qu’il ne soit possible de les prendre en charge. En effet, les auteurs de recueils téléchargeables sur Internet ont dû se satisfaire de conteurs précis, de contages particuliers nécessairement dépendants de contextes précis et de dialectes donnés. Souvent, ces contes sont indisponibles en tamazight et, lorsqu’ils le sont, il n’est plus possible d’y retrouver la phonétique étant donné l’inadéquation des caractères utilisés. Des versions orales de contes amazighs ne sont pas toujours aussi fiables que souhaité. Par exemple, Hamsi Boubekeur transfigure le conte « vava Inouva » au point de ne plus y reconnaitre le conte « Le Chêne de l’ogre »[28] dont il relaie le nom de personnage « Inouva » alors que, en réalité, la fillette dit en s’adressant à son grand-père « vava-inu, v’va » (mon papa, p’pa), le « v’va » étant une contraction de « vava ». Il nous semble qu’une multiplication de numérisations de contes qui s’appuient sur des versions authentiquement traditionnelles et dans autant de dialectes que possibles, consensuellement transcrites afin d’en retrouver la prononciation orale favoriserait à ce sujet la découverte interdialectale de notre patrimoine commun tout en réduisant d’éventuelles déceptions liées à la qualité des versions déjà en ligne ou, plus encore, au sentiment de peu d’originalité lorsqu’on découvre que les contes ont des variantes proches à travers le globe.

Conclusion :

Loin de seulement constituer un enjeu en lui-même, le monde virtuel interpelle le militant et le chercheur de tamazight également, car il fourmille de possibilités mais aussi d’innombrables problématiques qui, désormais, sont le plus souvent inextricablement liées aux questionnements qui les intéressent dans la vie concrète. En s’imposant en tant que facteur et en tant qu’instrument de transformation des normes, valeurs et représentations, des pratiques langagières, culturelles et sociales, il influe de manière impondérable et de multiples façons sur la préservation, la recherche, les méthodes de lutte et les perspectives mêmes en rapport avec ces dernières. S’il constitue un média, interactif et gigantesque, qui parait être susceptible de servir la cause de la modération des différences d’optique entre tendances sociopolitiques, idéologiques et stratégiques, cette acception pourrait n’être qu’une vue de l’esprit au vu de ses capacités à agir sur les psychologies des internautes dans le sens d’attitudes gentrificatrices, aliénatrices, autocentriques et pulsionnelles dont le cas de la Baleine Bleue constitue plus qu’un drame, une allégorie. Le militant de tamazight sur Internet est appelé à favoriser l’émergence d’élites intellectuelles, technologiques et culturelles réellement connectées mais non moins ancrées dans la réalité, évoluant avec art et subtilité dans ce « trans-monde » qui n’est pas promis à la stabilité. Des points de repères constants pourraient servir de principes et constituer la base d’une éthique militante ayant accès aux foules vivantes autant qu’à celles virtuelles. Parmi ces repères, la construction constante d’une interdialectalité agissante, tendant vers la standardisation de la langue, ouverte à la prise en compte des terroirs patrimoniaux respectifs et des problématiques locales particulières ainsi que de leur évolution.

Adresses URL des sites cités :

01. CADC : http ://www.aarach.com/

02. CICB : www.multimania.com/cicbgayet

03. Kabyle.com : www.kabyle.com

04. Tamazgha : www.tamazgha.fr

05. CERAK : http ://www.cerak.net/accueil.htm

06. CSSI-Algerie : https ://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/CSSI-Algerie 2 sept. 1998

07. Algeria-Net : https://groups.yahoo.com/neo/groups/algeria-net

08. Projets_Algerie : https ://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/projets_algerie

09. Journal officiel de la RADP : https ://www.joradp.dz

10. HCA site officiel : http ://hca-dz.org/

11. CNPLET site officiel : http ://www.cnplet.dz/ ; sur Facebook https ://web.facebook.com/Cnplet-tamazight-135682677143313/

12. Radio nationale chaine II : http ://www.radioalgerie.dz/chaine2/

13. l’APS : http://www.aps.dz/

14. l’APN : http ://www.apn.dz/fr/#

15. Conseil de la Nation : http ://www.majliselouma.dz/index.php/ar/

16. BrahimTazaghart :https://web.facebook.com/brahim.tazaghart

17. Café littéraire de Béjaia : https ://web.facebook.com/pg/Cafe.Litteraire.Bejaia

18.Dihya Lwizhttps ://web.facebook.com/dihya.lwiz

19. Parlons du Printemps noir ! https ://web.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/

20. Agraw Tafust n 80 – collectif 20 avril 2018 : https ://web.facebook.com/groups/185092622292149/

21. La Plume Amazigh (Berbère) : «  Ecrire pour ne pas mourir » : https ://web.facebook.com/groups/laplumeamazigh

22. Muses exilées : https ://web.facebook.com/MusesExilees/et, pour les photos seules : https ://www.instagram.com/musesexilees/

23. Amar Mezdadhttps://web.facebook.com/amar.mezdad.5

24. ayamun  Cyber-Revue de littérature berbère  : http ://www.ayamun.com/

25. Tafsut2.0 :https://web.facebook.com/Tafsut-20-950700538304283/

26. Hamsi Boubekeur : https://media-animation.be/HAMSI-Boubeker-928.html; le conte « Aîcha l’Ogre et Baba Inouva » :https://www.youtube.com/watch?v=n3PpC1aDecM

Bibliographie :

ABRIKA Belaid, (2011). « Rôle et formes de représentativité d’une société civile légitime : cas du mouvement citoyen de Kabylie de 2001 ». 27èmes Journées du Développement ATM 2011. La construction des sociétés civiles et le développement : entre innovation, subsidiarité et action politique. Atelier E5 : Émergence et représentativité de la société civile, Président : Thierry MADIES (Université de Fribourg). Fribourg (CH), 8-10 juin 2011. Disponible sur le site de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou à l’URL : http://www.ummto.dz/IMG/pdf/communication_juin_2011_ROLE_ET_FORMES_DE_REPRESENTATIVITE_D_UNE_SOCIETE_CIVILE_LEGITIME_CAS_DU_MOUVEMENT_CITOYEN_DE_KABYLIE_DE_2001.pdf

Amrouche Nassim, (2009). « Les arouch : la tribu dans de la ville ». Colloque Espaces et Sociétés (ESO), Travaux et documents, 2009, Rennes II, http://eso.cnrs.fr/TELECHARGEMENTS/colloques/rennes_11_08/Amrouche_Nassim.pdf

FFS, (1999). Discours de Hocine Aït-Ahmed : salle Harcha, Alger, 4 février 1999. Disponible sur : https://www.algeria-watch.org/farticle/presid/presid2.htm

Gonzalez-QuijanoYves, (2009). « Politisation du ballon » et « ballification de la politique ». Mis en ligne le 22 novembre 2009. URL : https://cpa.hypotheses.org/1441

Hadjerès Sadek (2001). La contribution toujours actuelle de « Idir El-Watani » (1949) au débat national. Communication au Colloque sur “le mouvement national et la revendication amazigh ». Alger. 24-25 décembre 2001. Mise en ligne le 27 septembre 2009. URL : http://www.socialgerie.net/spip.php?article63

Hamadache Tahar (2017). Idées pour un livre sur le Printemps noir. Essai (inachevé). Mis en ligne le 20 avril 2017. Url : https://web.facebook.com/groups/Printempsnoir2001/607801106084589/

Idir El-Watani, (1949). L’Algérie libre vivra : nationalisme, révolutionnisme, démocratie : une boussole – une arme.  Edition « Le Combat Algérien ». Disponible en ligne : http://www.socialgerie.net/spip.php?article74

Lacoste-Dujardin Camille, (2001). « Géographie culturelle et géopolitique en Kabylie La révolte de la jeunesse kabyle pour une Algérie démocratique », Hérodote, 2001/4 (N°103), Géopolitique de la méditerranée, p. 57-91. DOI : 10.3917/her.103.0057. URL :https://www.cairn.info/revue-herodote-2001-4-page-57.htm

Lacoste-Dujardin Camille, (2002). « Grande Kabylie : du danger des traditions montagnardes », Hérodote, 2002/4 (N°107), Géopolitique des montagnes, p. 119-146. DOI : 10.3917/her.107.0119. URL : https://www.cairn.info/revue-herodote-2002-4-page-119.htm.

Salhi Mohand Akli, Aspects du renouveau littéraire en langue amazighe : le cas kabyle en Algérie. In :Ricarda Buenbeck, Maroua El Naggare, Ute Fendler, Mechthild Gilzmer (Hg.). Transformations : Changements et renouveaux dans la littérature et le cinéma au Maghreb depuis 1990. Munich, AVMedition, 2016. Pp.57-68. Disponible sur books.google.com

Temlali Yassine (2010). Egypte-Algérie : le football, révélateur des identités refoulées. Mis en ligne le 19 septembre 2010. URL : http://www.ahewar.org/eng/show.art.asp?aid=1088

Notes :


[1] L’auteur a été lui-même militant du MCB-Commissions nationales puis membre du CASS, et initiateur du CSSA.

[2]Idir El-Watani est un pseudonyme collectif dont le prénom Idir est en tamazight et le nom en arabe. Il signifie « Vivant Le Patriote » et résonne comme le cri « Vive la Patrie ». Ses principaux rédacteurs étaient SadekHadjerès, Mabrouk Belhocine et Yahia Henine, alors tous militants au sein du PPA-MTLD.

[3] Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation, dont le blog était à cette URL : http://satefdz.unblog.fr

[5] Mouvement Culturel Berbère.

[6] Front des Forces Socialistes.

[7] Parti des Travailleurs.

[8] Parti Socialiste des Travailleurs.

[9] Rassemblement pour la Culture et la Démocratie.

[10]Tiré de La Colline oubliée, Roman de Mouloud Mammeri.

[11] Comité Amazigh de la Soummam et du Sahel, né à Akbou autour de Achour Messaoudi, ancien compagnon de Haroun dans les années 1970, figure connue des Commissions nationales du MCB, et de SaidSalhi, actuellement vice-président de l’une des ailes de la LADDH.

[12] Initié par, entre autres, Fatah Chaher, AbderrazakBoussekine dit Bizek et SadekAkrour, tous militants connus des Commissions nationales et du PST, au lendemain de l’assassinat du barde MatoubLounès.

[13]La Coordination des Aarchs, Dairas et Communes de Tizi-Ouzou.

[14] Coordination Inter-Communale de Béjaïa.

[15] Coordination des Comités de Citoyens de la wilaya de Bouira.

[16] Cet article avait été repris dans « Les dossiers sociologiques » du site, Djazaïr 2003, Mars, N°2. URL : http://www.algerie2003.org

[17] Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, né quelques jours avant la marche des « Aarchs » à Alger, le 14 juin 2001, et rapidement dénoncé par le MCB-Rassemblement national que Ferhat Mhenni avait présidé jusque-là. Voir : http://mcbrn.chez.com/bilan.htm/

[18]Né en 1997 en tant qu’entreprise médiatique puis porté depuis 2002 par une association, AKFI, basée à Lyon, France. Elle est déjà objet de plusieurs recherches scientifiques.

[19]Cercle d’étude et de réflexion sur l’autonomie de la Kabylie, dont l’origine remonte à un appel lancé fin avril 2001, autour de Salem Chaker, Abderrahmane Bouguermouh, Ferkal Mabrouk et d’autres.

[20] Avec la collaboration notable de Salma Boukir, ancienne syndicaliste du SATEF.

[21] Décrite dans la brochure Que Faire ? de Lénine. Voir à ce sujet : http://marxiste.fr/lenine/que.pdf

[22] Nous songeons ici au blog http://www.ffs1963.unblog.fr, lancé en mai 2007.

[23] Haut-Commissariat à l’Amazighité, né des accords signés le 22 avril 1994 entre la Coordination nationale du MCB et le gouvernement, et marquant la fin du boycottage scolaire.

[24] Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight, sous tutelle du ministère de l’Education Nationale.

[25]Algerie Presse Service, agence créée le 1er Décembre 1961 à Tunis. Son site est lancé le 18 février 1998. Sa version amazighe l’a été le 04 mai 2015.

[26] Assemblée Populaire Nationale, chambre basse du Parlement algérien dont le Conseil de la nation, communément appelé Sénat, institué par la Constitution de 1996, en constitue la chambre haute.

[27]Zennati, l’un des 24 détenus de Tafsut-Imazighen en avril 1980, et Akrour, détenu des événements de mai 1981, sont des figures majeures du MCB-Commissions nationales ; Madjid Amokrane, dit Madjid Amazigh, fut, en 1995, président du MCB-Coordination nationale, en remplacement de Ferhat M’henni, alors en difficulté avec Said Sadi, président du RCD dont il était vice-président.

[28] Taos Amrouche, « Le Chêne de l’ogre », dans Le Grain magique. Paris : La découverte, 1996. Pp.111-113. Disponible sur: http://nadorculture.unblog.fr/2011/06/21/02le-chene-de-logre-2e-partie-et-fin/

00. UEAgadir 2018

Les éditions ACHAB se dote d’un site éditorial et culturel

Dimanche 27 juillet 2014

Nous avons reçu un communiqué des Editions ACHAB dont ci-après le contenu qui nous semble pouvoir servir aussi bien les auteurs que toute personne s’intéressant aux questions qui ont rapport avec tamazight et l’édition.

Vous êtes invité(e) à visiter le blog des Editions Achab :

leseditionsachab.wordpress.com
En plus de l’actualité concernant les Editions, vous y trouverez des points de vue critiques sur
- l’orthographe usuelle utilisée en Algérie ;
- certains aspects de la langue telle qu’elle est enseignée aux jeunes élèves dans le système éducatif algérien ;
- la situation sociolinguistique de tamazight en Algérie.
Vous y trouverez également :
- la notice « Néologie » de l’Encyclopédie berbère ;
- la synthèse des travaux de l’Inalco, projet Terminologie berbère, octobre 1998 ;
ainsi que :
- des entretiens relativement récents (février 2013 avec Algérie Express et mai 2013 avec Le Café littéraire de Béjaïa) ;
- une communication sur l’édition en Algérie (Bruxelles, novembre 2011).
D’autres textes suivront. Soyez les bienvenus. Merci de faire suivre à vos contacts.

Cordialement,
Ramdane Achab

Mémoire sur le traumatisme du Printemps noir soutenu à Béjaïa

Vendredi 25 juillet 2014

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DJENADI Nawel et SEBAHI Aimad viennent, fin juin dernier, de soutenir avec brio, et publiquement, leur mémoire de master en psychologie à l’université de Béjaïa.

Le travail documentaire et les enquêtes effectuées pendant toute l’année universitaire vient ainsi aboutir à l’un des plus intéressants travaux sur les trauma collectives dues à des catastrophes sociales, ici précisément aux événements  du Printemps noir qui a laissé des séquelles indélébiles sur le corps social en Kabylie. La recherche ne s’est pas arrêté à cet aspect, elle s’est approfondie pour explorer les effets intergénérationnels de ces événements au sein même de la famille (la relation : « parent victime – enfant né après » est ici considéré).

En effet, même lorsqu’elle n’est pas exprimée, la douleur traumatique marque l’individu et se transmet à son entourage et « s’hérite » par sa famille et ses enfants. Cela peut contribuer non seulement à extérioriser quelque peu le non-exprimé, voire l’impensé traumatique relatif au Printemps noir, mais aussi faire prendre conscience que l’agression massive telle que celle subie par les populations juvéniles et civiles en 2001 ne sont pas circonscrites au moment seul où elles ont eu lieu mais traversent les époques au point que, plus le temps passe, plus on s’en plaindra.

Si la mémoire collective et familiale est sujette à de telles marques indélébiles malgré elles, cela peut aussi réveiller les consciences au fonctionnement de ces mémoires : inutile de se réfugier dans la vie au jour le jour, les mieux avisé(e)s sont celles et ceux qui lui prodiguent le meilleur entretien, les soins les plus suivis et l’enrichissement le plus favorable à la bonne santé (mentale) des générations et, allant, de la société.

Lors de toutes les étapes de leur travail sur le thème du mémoire, le binôme Djenadi-Sebbahi a été encadrée par la professeure BOUATTA Cherifa, enseignante de psychologie à l’université de Béjaïa. En plus de l’encadreur, le jury de la soutenance s’est composé de Benamsili Lamia (psychologue clinicienne, enseignante à l’université de Béjaïa), examinatrice, et de Fergani Louhab (psychologue clinicien, secrétaire adjoint de la SARP et enseignant à l’université de Béjaïa), président.

Ci-après le résumé de cette étude tel qu’il figure dans le mémoire soutenu avec succès par nos deux étudiants.

Tahar Hamadache.

Résumé du mémoire:

Toutes les populations du monde furent confrontées à un moment ou un autre à une forme de violence qu’elle soit intentionnelle ou causée par une catastrophe naturelle. Les deux formes de violence peuvent engendrer un traumatisme psychique qui confrontera l’individu au réel de sa mort.

Dans notre présente étude, nous allons nous pencher sur la question de la violence intentionnelle à laquelle était confrontée la population kabyle durant le printemps noir de 2001, et à l’impact du traumatisme subi par les pères traumatisés sur le devenir psychologique de leurs enfants en mettant en exergue la problématique de la transmission intergénérationnelle.

Nous soulignerons l’importance que peut jouer la présence d’un agent résilient au sein d’une famille de père victime de violence dans la protection des enfants.

Pour se souvenir de ce document :

DJENADI Nawel et SEBAHI Aimad, Devenir psychologique des enfants dont le père a subi des violences intentionnelles au cours du printemps noir. Mémoire de master soutenu à l’Université Abderrahmane MIRA de Béjaïa, juin 2014.

N.B.

L »espace « Parlons du Printemps noir » sur Facebook est consacré aux débats sur ces événements.

Receuil de mots sur tamazight –mars-juin 20 14

Samedi 7 juin 2014

Receil de mots sur tamazight –mars-juin 20 14

Par : Tahar Hamadache.

Tamazight et le (néo)colonialisme

Des rumeurs, accoudées à des déclarations d’officiels, courent en France sur l’éventualité de la participation d’un régiment de l’armée nationale algérienne aux festivités du 14 juillet 2014 en France. A Paris, des voix s’élèvent déjà de l’extrême droite pour demander à Hollande, leur président, de la démentir. On n’en parle pas du tout en Algérie. On devrait, pourtant : que ce soit totalement farfelu ou réellement fondé, le fait qu’une telle rumeur circule suffit dans la tête de ses managers à être humiliant. Mais il faut se dire aussi une vérité : on s’en balance, et moi le premier. Même si toute ressemblance n’est pas que simple coincidence avec une ruche infestée de vers de miel, de sphynx, rien ni personne ne réussira, à faire passer l’Algérie pour une pute soumise et humiliable.

Toutefois, attention ! Attention, car il y a ce foutu brouillon de bouillon de révision constitutionnelle en cours et cette lancinante question de tamazight dont les sempiternels apprentis sorciers voudraient user comme d’une bombe auto-destructive pour son camp. Ne pas officialiser tamazight et participer à cette fête française, dans l’ancienne métropole coloniale, alors qu’il n’y a plus de défilé pour le 05 juillet officiel et national, porte un énorme risque pour les sphynx de notre ruche commune : cela aidera à comprendre que les baathistes (depuis la nahda) et les islamo-atlantistes ainsi que tous ceux qui tergiversent quant à l’officialisation de tamazight ne travaillent rien d’autre que les INTÉRÊTS FRANÇAIS ET ATLANTISTES !

En effet, qui plus que la France coloniale a intérêt à ne ce que la culture et la civilisation algérienne (nord-africaine, en vérité) ne soit jamais rétablie ? L’intérêt réside dans le fait que posséder une culture plus ancienne que la grecque, une écriture plus ancienne que la phénicienne, une langue plus ancienne que celle de l’Égypte ancienne et une culture plus ancienne que la sumérienne suffit à contester le qualificatif de « barbare » qui justifie toutes les guerres de conquête civilisantes et démocratisantes et le maintien sous leur domination, soit-elle thérapeutique…

il y a 20 heures 07.05.2014

 

Abdelkrim Badjadja, expert international en archivistique et ancien directeur des Archives nationales algériennes, nous divulgue dans cet article un document historique attestant de l’usage continu de tamazight et des caractères amazigh. C’est très bien. Mieux, il déclare nettement être favorable à l’officialisation de tamazight en Algérie. Quant à sa position concernant les caractères à utiliser, allons ! Une fois tamazight officialisée, on verra que les minuscules des caractères latins (trouvés par un amazigh) sont autant hallal que les caractères arabes (trouvés dans la Djahiliya), le Prophète n’ayant jamais pensé à les réformer. De ce fait, on pourrait même généraliser l’écriture de la langue arabe en caractères latins minuscules. Il suffit de bannir les MAJUSCULES !
5 juin

http://www.lematindz.net/news/13096-alphabet-amazigh-un-code-utilise-par-ahmed-bey-pour-ses-courriers-secrets.html

 

5 juin

VOUS N’AVEZ « pas réalisé ce qu’il faut pour aller à l’officialisation de tamazight ». Cette faute-là, vous l’avez commise exprès pour évite de l’officialiser. Il semble que nous n’avons pour notre part qu’une seule façon de payer cette faute à votre place : bouazizer chweyya les choses devant le Conseil constitutionnel si vous ne vous décidez pas à réparer vos propres conneries, désormais publiquement reconnues.
http://www.elwatan.com/actualite/abdelamelk-sellal-l-officialisation-de-tamazight-n-est-pas-pour-aujourd-hui-05-06-2014-260040_109.php

 

4 juin

Ma wlac tamazi&t, WLAC !

Il a toujours été clair qu’il n’y avait rien de spécialement sérieux à attendre de ce côté tant que tamazight n’est pas langue officielle. Pour ce qui est de « la demande populaire », faudra-t-il 126 morts ou 126000 pour que cette fichue demande soit jugée assez recevable ? N’ayant l’intention d’envoyer personne à la morgue, l’idée de bouazizer un peu les choses en une torche polyandre devant le siège du Conseil constitutionnel vient de quitter spontanément le domaine de l’impensé. Ceux qui se font un métier d’émettre des condamnations à mort pourraient alors chier d’un même cul un consensus consistant à être d’accord sur un jour de repos commun, une sorte de Shabat pour intégristes, baathistes et assimilés, où ils n’émettraient pas de condamnation à mort. Qu’ils reposent alors en paix.
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2014/06/04/article.php?sid=164343&cid=2

 

Tahar Hamadache a partagé le statut de Mohcine Belabbas.

1 juin

C’est une erreur que de mettre un pareil truc sur ce mur qui porte mon nom. Pas un mot pour tamazight, sauf à considérer que le mot « aqelliyat » (minorités) le sous-entend. Merde, alors !
« Terriḍ aṭaṣ di qell » (MATOUB Lounes)

التنسيقية من أجل الحريات والانتقال الديمقراطي

مشروع أرضية الندوة الأولى للحريات
والانتقال الديمقراطي

I- الـديباجة:

 

25 mai

Ya l’RCD, tselleḍ-d naɣ ala ? Ɣuṛ-ek tura ad k-d-iffeɣ leεǧeb seg temliliyin-agi gar-ak d l’ikhwa ukud tessemlaleḍ taqeṛṛuyt ! Ha, ad teɣṛem tabeṛbuẓt arma teɣṛam-tt, ad k-d-iffeɣ ugejdur ur neswi tibṣelt zdat n lmaqal-nni n Saint-Egidio ! Ma yella kan yexṣeṛ, ssiwseε tanzaqin-ik, meqqaṛ ad k-iεeddi mebla leεtab

 

Tahar Hamadache a partagé la photo de ‎حركة القوميين العرب في الجزائر‎.

25 mai

« الأمازيغ الشرفاء أهلنا وأحبتنا أحبوا اللغة العربية » و لا يسعكم إلاّ أن تردّوا لهم الصاع صاعين جميلا و جمالا فهيا يا إخوتنا البعثيون، هبواّ ولعا و حبّا للأمازيغية محبّة و إيخاءا للأمازيغ المحبّين للعربية

 

25 mai

Rien ne peut être anti-démocratique et anti-national que la non-officialisation de tamazight

Ce document du FFS se lit, sous le titre « LE PRINTEMPS BERBERE », comme s’il datait d’aujourd’hui. Sauf que, dans le contexte actuel, l’officialisation de la langue tamazight serait un acte (d’abord) juridique dont le soubassement politique, la perspective démocratique sur laquelle elle ouvre et le contenu antidote contre l’aliénation généralisée ne peuvent être évités par le pouvoir que par la fuite en avant dans l’ignorance de cette revendication et dans son déni de cette réalité majeure.

Cela ne va pas sans problème : la non-officialisation de tamazight dans le contexte actuel est à la fois l’ouverture de l’impasse préparée pour la réduction du seuil des revendications (ce qui implique une élimination des dernières traces de crédibilité des actants sensés le maintenir, voire l’aiguiser) ; une prime substantielle au repli identitaire (voire autonomiste, voire encore indépendantiste), mais aussi une victoire facile offerte aux secteurs qui, tels que les baathistes et les islamistes, ne croient aux frontières que dès lors qu’elle regroupe tous les territoires arabes et/ou islamiques.

Une non-officialisation de tamazight (sans compter que sur le plan économique, l’adhésion à l’OMC, et, sur le plan militaire, l’engagement progressif proto-atlantiste, jouent un rôle similaire à celui des partisans de la révision des frontières par le repli ou l’extension) dans le contexte actuel équivaut à la désacralisation des principaux attributs et symboles de souveraineté nationale algérienne : l’unité des frontières et du drapeau.

Rien ne peut être anti-démocratique et anti-national que la non-officialisation de tamazight dans le contexte actuel et futur.
http://www.ffs-dz.net/?p=212

 

Si vous ne croyez pas que les baathistes menacent l’unité nationale, regardez cette photo qu’ils exhibent dans leur groupe sur Facebook :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=804011819609033

 

Photos du journal

ويبقى رجال البعث خير من يحمل هموم الأمة العربية في هذا العالم المتوحش .. عاش الب… Afficher la suite

Par : حركة القوميين العرب في الجزائر

25 mai

 

25 mai · Modifié

Arrêtez ! Ca déconne grave, là !

C’était le vrai faux « programme » pour tamazight d’un candidat à la présidence de la République lors de la campagne d’avril 2008. Il n’y a eu rien. Strictement rien. Le CNPLET lui-même est une grosse blague, tout compte fait. Les grosses blagues, on nous en fait tous les jours. On nous prend pour des putes passionnées de l’être, ya Σǧaba ya Ṛebbi ! La seule évolution notable est que le programme du même candidat, en 2014, est plus honnête : par son silence, s’agissant de tamazight, on sait où il nous la met si auparavant on n’en sentait rien. Et voilà que c’est repris par le HCA. Alors, maintenant, on attend plus de quatre ans pour recycler des promesses présidentielles en revendications pseudo-institutionnelles ? « Priorité », voilà un mot qui éteint la voix de (Si) Hachemi Assad ! Stupidité, plutôt, oui ! Sauf que ça souligne au khol bleu nuit que les argumentaires tels que ceux de Abdenour Abdesselam (développé lors d’une récente conférence à Béjaïa) et de Dr Boudarene (contribution écrite circulant sur Internet) ainsi qu’un article paru hier sur le journal électronique Libre-Algérie courent, consciemment ou inconsciemment vers la mise en branle d’un processus de vieillissement accéléré des revendications amazighes et de réduction mortel du seuil des revendications.

 

 

 

 

Une académie de langue amazighe, une priorité pour le HCA

www.depechedekabylie.com

 

 

25 mai · Modifié

Tamazight est une chose ; l’officialisation de tamazight en est une tout autre. C’est un cadeau immérité qu’une telle argumentation offre sur un plateau d’urgence à ceux qui en manquent. Qu’elle aboutisse ou non à cette fichue consécration, la démarche en cours plombe déjà tous les débats qui pourraient en découler : elle en exclue du fait même qu’elle ne l’aborde pas celles et ceux qui ne peuvent occulter cette revendication. Elle prépare aussi le terrain à son éventuel bradage, voire à son abandon pur et simple. Tamazight est intrinsèquement liée aux questions démocratiques et celles-ci n’avanceront pas sans l’officialisation de tamazight qui, alors, entrainerait la disparition d’énormes difficultés qui se posent devant la possibilité de synergies démocratiques à travers le pays. C’est le moment de se remettre la tête à l’endroit.

 

 

 

 

Officialisation de Tamazight: Chto Delat ?

www.libre-algerie.com

 

 

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24 mai

ما عليه شيء؛ فالدول والأمراء والعملاء العرب سابقون و ما زالوا سبّاقون، وما هؤلاء المتعاملين الثلاث المغاربة البسطاء إلاّ لاحقون ! زد على ذلك، و بما أنّ لا شيء جميل يُرجى من طرف التعريبيين، فلا بأس أن يتعامل أناس أمازيغ، و هذا في أوجّ زمن العولمة، مع دول العالم (بما فيها دولة شارك في تأسيسها « حفيد إسرائيلي للأمير عبد القادر » حسب جريدة « المحقق »، العدد 06، ماي 2006) بطريقة ترضي كل المقوّمات المعتقدية و اللغوية جنبا إلى جنب إخوتهم العرب الشرفاء ! هناك أيضا أمازيغ مغاربة كذلك أسّسوا جمعية صداقة أمازيغية ـ فلسطينية و إن شاء الله ستنظّم ملتقى حول الثقافات و اللغات المتواجدة في المغرب و في فلسطين، و إن شاء الله سيُعقد مثل هذا الملتقى في الضفة الفلسطينية لمدينة يورشليم :) )

ثلاث نشطاء أمازيغ مغاربة يحضرون ندوة بمعهد موشي ديان بالكيان الاسرائيلي حول الحركة الامازيغية بشمال افريقيا

عملاء الكيان الصهيوني أصبحو يخرجون من جحورهم

 

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23 mai · Modifié

Ca se passe en Amérique, yes, (wo)man Can I demander moi aussi d’être averti du contenu stigmatisant, choquant et provocateur aux dépens de tamazight dans l’enseignement supérieur ? Oui, en tant qu’étudiant en cycle supérieur, je me sens plus que fragile, absolument vulnérable même, au point d’être en mesure de foutre un bon coup de pied au goutte-à-goutte dans le cul de n’importe quel diplôme, dès qu’on quitte l’objectivité scientifique pour asséner au sujet de tamazight des conneries réfutables en droit et en science, autorisées du fait du prince (para-machiavélique). Pour le reste, j’ai le temps d’attendre ce qu’en disent plus conservateurs et plus libéraux
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<< « Vos étudiants ont des vies en dehors »

C’est dans :
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/americanmiroir/2014/05/22/etats-unis-attention-etudiants-fragiles-232946

 

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23 mai

كاد الإنتظار أن يكون خائبا، و فجأة عثرنا على الحوار الشّيق الذي أجرته الكاتبة ديهية لويز مع جريدة « الحوار اليومي » بتاريخ 18 ماي الجاري. التقطناه في النسخة المكتوبة، لكن لم نعثر له عن أثر على ال »ويب ». لذا، رقّمناه من جديد و طبقا للأصل، و ها نحن نشارككم قراءته مرورا بالمدوّنة « Akbou-Centre du monde »
http://soummam.unblog.fr/2014/05/23/الكاتبة-ديهية-لويز-لالمحور-تطور-الكت/

 

الكاتبة ديهية لويز ل »المحور » : تطور الكتاب الأمازيغي مرهون بترسيم الأمازيغية

soummam.unblog.fr

 

 

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23 mai

أيّا سيدي، هذا يذكّرنا بكثير من الأمور قد تفيدكم معرفتها :
ـ يذكّرنا أوّلا ب الأمم الأولى (مثل الهنود الحمر و الأسرالييين الأوائل) التي قدّمت لها دولة أستراليا منذ بضعة سنين و كذا دولة كندا مؤخرا إعتذاراتها حول كلّ ما آتاهم من عنصريه و تنكيل بكيانهم و موروثهم الثقافي و اللغوي لعدّة قرون مضت؛
ـ يذكّرنا أيضا بعلم الأثار و الأنتروبولوجيا التي تعلّمنا أنّ الرموز قد تتشابه إلى حدّ بعيد من حضارة و زمان و تاريخ إلى أخرى ؛
ـ يذكّرنا بأنّ الحروف الأمازيغية أقدم بكثير من الحروف العربية و أنّه يصعب كثيرا أن نعثر على أوجه تشابه بينها، الأمر الذي يُسقط افتراض « عروبية » الأمازيغية و يعزّز إشكالية العنصرية المناضلة عند العروبيون تجه الأمازيغ و ثقافتهم و لغتهم؛
ـ يذكّرنا أيضا أنّ الرموز المستعملة منذ زمان بعيد لها بعد ثقافي بحت، قد تتحصّن عند الضرورة بتوجّه نضالي، الأمر الذي يختلف تماما مع سيميولوجية الرموز التي تستعملها التنظيمات السياسية الإيديولوجية الحديثة النشأة كمثل حركة « البعث ». أ يودّ البعثيون أن يتطرّق المرء إلى قراءة سيميولوجية للرموز المتداولة عند مناضلي هذه الحركة ؟
https://www.facebook.com/groups/amazighity.for.arabity/

بماذا يذكركم رمز السحر والشعودة هذا

 

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21 mai

Travaux d’un séminaire sur la politique linguistique s’étant tenu en Algérie en 2012. A explorer bientôt. Il y a donc bien eu lieu, consultation d’universitaires sur la question linguistique en Algérie, par les « pouvoirs publics ». Les amazighiphones ne semblent pas en avoir pris connaissance. C’est sans doute une affaire d’état et peut-être que ceux-ci ne sont pas concernés ?…

 

www.ummto.dz

 

http://www.ummto.dz/labolpla/site/takhtit02.pdf

 

21 mai

ستكون لنا عودة في الأمـــــر قريبا

 

الأمازيغية في مقلة العروبية – أحداث و أحاديث Amazighity in the Arabity eyes

https://www.facebook.com/ba3th.dz/posts/801399056536976 احمد بن نعمان الحل في تعدّد اللهجات و وحدة اللغات المكتوبة إقرارُ هويتين مختلفتين يهدّد وحدة الجزائر Paru dans : Echoroukonline Journal édition du 18 mai 2014

 

21 mai

Dernier post de la nuit avant le prochain

Déjà que, si tout était resté normal, les disparités socio-économiques, topo-géographiques et idéo-culturelles constituent des filtres rebutants et travaillant dans tous les sens. Avec les chamboulements récents de tous ordres, si tout le monde était moi, personne ne tenterait de nuire au moindre terrain d’entente.Mais la vie peut sembler être un jeu, et on peut jouer jusqu’à s’en mordre les doigts ;)

 

20 mai

Cela fait trois jours que je cherche à télécharger http://www.echoroukonline.com/ara/ pour y retrouver un article militant contre la constitutionnalisation du caractère officiel de tamazight, et le html de ce journal résiste à se déployer sur mon écran. Si quelqu’un a la présence d’esprit de le retrouver pour moi (édition du dimanche, parait-il), il serait gentil de m’indiquer le lien direct vers l’article en question.

« voilà le lien de l’édition de dimanche de ce papier que je ne consulte pas d’habitude. l’article en question se trouve à la page 16.http://static.echoroukonline.com/…/2014/4380_599558113.pdf » P.13

 

Tahar Hamadache a partagé la photo de Papillon Blanc.

19 mai

UNE RAISON POUR RECONNAITRE AMENZU N YENNAYER EN TANT QUE FETE NATIONALE

Les personnes honnêtes font leur bilan quotidien le soir, d’autres le font à « l’automne de leur vie » ; la jeunesse (entre 18 et 35 ans environ) se voit imposer parfois de drôles de bilans globaux, annuellement suivant les personnes, vers le mois de juin. Ça tient de certaines conjonctions climatiques et biologiques, de certains conjonctures sociales et du fait que septembre y semble trop lointain. C’est l’un des inconvénients majeurs de l’organisation du temps par l’année civile. Ça devrait constituer une raison humanitaire supplémentaire aux raisons identitaires mais la fondant en réalité, pour la reconnaissance des fêtes populaires et agricoles, à la tête desquelles AMENZU N YENNAYER. Lakinna-hum hel ya3lamun ?!

« Quand nous aimons quelqu’un, nous essayons d’oublier qu’il / elle va mourir un jour parce que la seule pensée à ce sujet est déchirante au point de nous briser le coeur. Je suppose que je ne serai plus capable de ressentir à nouveau. »

 

18 mai

Une retraite de chien battu en perspective, sans la constitutionnalisation du caractère officiel de tamazight.

Le docteur Mahmoud BOUDARENE intervient au sujet de Tamazight et du brouillon constitutionnel mis en circulation. C’est bien d’aγoir l’esprit dialectique. Qqaṛen « Hdeṛ ṣṣwab-ik, tehdeṛeḍ ṣṣwab n wexṣim-ik ». Mais c’est une dangereuse stratégie de négociation de fourrer un tel plaidoyer de l’argumentaire adverse dans la situation présente. Ce n’est pas à moi de notarier les arguments de ceux qui s’opposeraient à l’institutionnalisation de tamazight en tant que langue officielle. Et le déni outrageant dans lequel tamazight est maintenue, en mai 2014, des années après de le déclenchement des premières fleurs de merde du Printemps arabe alentour, me dispense complètement de prêter quelque bonne intention que ce soit à ceux qui ont le pouvoir d’entretenir ce déni et qui continuent d’en user outrageusement. Le danger, tout le danger, vient de ce déni et la seule conduite dangereuse est celle de ceux qui tiennent à m’exclure de tout débat d’importance en me déniant le statut officiel d’égal en citoyenneté algérienne, en droit et en dignité. Je suis pacifique, oui, je suis même pacifiste. Et je sais que dès que le brouillon constitutionnel en cours sera blanchi, il deviendra clair que j’ai été exclu de tout ce qui est décidé : mon caractère pacifique et mon pacifisme n’auront qu’à rentrer la queue entre les jambes comme un chien battu et me taire pour la suite.

http://docteurboudarene.unblog.fr/2014/05/17/officialiser-tamazight-la-reconnaissance-d’un-droit-humain-fondamental-et-la-reparation-d’une-injustice-historique/?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+dzactiviste+%28DZactiviste.INFO%29

 

 

 

 

Projet de la nouvelle constitution: Tamazight de nouveau occultée.

docteurboudarene.unblog.fr

 

 

17 mai · Modifié

Un autre truc zinzin rencontré dans la presse : les brouillonneurs officiels de constitutions ont tendu un lapin concernant tamazight pour tendre une carotte aux lapins de l’opposition pour les attirer à la lapinière des mouchawarat. Si c’est le cas, ça sera vrai que les gens d’en haut ne prennent plus les enfants du bondieu pour des canards sauvages ; ils les prendraient pour des lièvres domestiqués. Tmenyik médiatico-politique sans pitié !

 

17 mai

Ces trucs bidon que je lirai comme des pâtisseries avariées dans la presse ces jours-ci… Exemple : Untel tient rancune à telle région et décide que le tabouret identitaire du pied soit estropié de l’un. La rancune ! Ils ne savent certainement pas ce que c’est. Et s’ils savent, c’est qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Et s’ils savent, c’est que tout est foutu.

 

17 mai

Il ne faut pas que le terme « consensuel » se fourvoie dans la signification d’un adjectif qualifiant quelque chose, soit-il une constitution, qui mène les cons dans un seul sens. Lorsqu’il s’agit de choses trop sérieuses, et lorsqu’il s’agit, comme dans une constitution, réaliser un sens commun, mieux vaudrait éviter les ambiguïtés et, surtout, utiliser le terme « comsensuel ».

 

16 mai

Le trépied identitaire et la menace de graves déséquilibres.

Dans le brouillon de la prochaine constitution, Tamazight DOIT avoir figuré en tant que (seconde ? on s’en fiche) langue officielle. Pourquoi ? Voilà :
On dit qu’il n’y a pas lieu de toucher aux composantes de l’identité nationale ? Je ne vois pas le pourquoi de cet « interdit » mais passons. Un jour peut-être on aura meilleure latitude pour enfin s’entendre entre Algérien(ne)s sur notre identité : peut-être que, pour le moment, beaucoup ne savent plus qui ils sont ni qui, tous ensemble, sommes.

En tout cas, l’identité nationale est abordée dans le préambule de la constitution et ce importe le plus, c’est l’équilibre articulé (monté sur des articles) du texte constitutionnel. Il s’agit des articles qui traduisent le trinôme identitaire : « amazighité, islamité, arabité » qui repose sur un trépied d’articles. Le fait est que ce tabouret légalo-constitutionnel a pour le moment deux pied splus longs qu’un autre : l’arabe est langue officielle ; l’islam est religion officielle, mais tamazight ne l’est pas -mais elle toutefois est nationale depuis 2002, il importe de le rappeler puisque beaucoup d’intellectuels et d’activistes semblent (feindre de) l’ignorer. Le tabouret est ainsi indubitablement déséquilibré et déséquilibrant.

Dans ces conditions, soit le tabouret est renforcé dans son équilibre et sa stabilité, soit il est brinquebalant. Les charpentiers officiels sont tenus de le savoir dûment.

 

Tahar Hamadache a partagé le statut de Satef-dz Béjaïa.

15 mai

Vous, tous les journalistes qui ont produit des articles, toujours matures, lors du Printemps noir et à son sujet, êtest invités à nous gratifier de témoignages rétrospectifs, non pas sur l’activité émeutière proprement dite, mais sur ses déterminations telles qu’elles se sont imposées à vous et telles que vous avez été amenés à les diffuser à votre tour. On est en plein 13e anniversaire et nous manquons toujours d’éclairages à ce sujet.

 

11 mai

Tamaziɣt, culture nationale et brouillon constitutionnel de mai 2014

En tout cas, moi je les crois quand ils disent qu’il vont lâcher leur brouillon dans quelques jours. Il évacuera certainement la question de tamazight en particulier et de la culture nationale en général. De toute façon que ce soit. Soit, positivement, pour signaler que si débat il y a il peut s’ouvrir sur les autres questions d’importance (caractère républicain, démocratique, social du régime d’état ; l’organisation des institutions et des pouvoirs ; les libertés individuelles, publiques et sociales ; etc.) ; soit négativement, ce qui voudra dire que makanelleh d’aller plus loin.

On s’est bien foutu de la gueule des enfants du Printemps noir qui chantaient se référaient presque en tout à leur idole qui éclatait : « Ma wlac tamaziɣt, wlac ! wlac ! wlac ! » tout en mettant tamaziɣt à la queue de leurs cris d’émeutiers, mais on ne se foutra pas de la gueule d’un vieux schnock comme moi : soit tamaziɣt et la culture nationale sont satisfaites dès l’abord; soit je continuerai de chercher ailleurs si j’y suis.

 

11 mai

Ça vient d’être censuré quelque part. Netta Ladɣ yenna-yas L’inspecteur Tahar i L’Apprenti : « Lukan ma tehdeṛ-ci men fum-ek, ma-ni-c εaṛef men ‘in tehdeṛ »

Mon mur demeure si bienveillant pour mes commentaires

Révision de la constitution …et après ?
Par la rédaction Tous les indices laissent croire que les consultations annoncées par le Chef de l’Etat, en vue de la révision constitutionnelle, ne sont que poudre aux yeux et versent dans la log…
www.libre-algerie.com
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Tahar Hamadache Comme toujours, « ce n’est pas la question du problème ; c’est le problème de la viande ». Le problème, ce n’est pas si c’est de la poudre aux yeux ; la question, c’est s’il n’y ni poudre, ni yeux.
48 min · Modifié · J’aime

 

Tahar Hamadache En tout cas, moi je les crois quand ils disent qu’il vont lâcher leur brouillon dans quelques jours. Il évacuera certainement la question de tamazight en particulier et de la culture nationale en général. De toute façon que ce soit. Soit, positivement, pour signaler que si débat il y a il peut s’ouvrir sur les autres questions d’importance (caractère républicain, démocratique, social du régime d’état ; l’organisation des institutions et des pouvoirs ; les libertés individuelles, publiques et sociales ; etc.) ; soit négativement, ce qui voudra dire que makanelleh d’aller plus loin.

On s’est bien foutu de la gueule des enfants du Printemps noir qui chantaient se référaient presque en tout à leur idole qui éclatait : « Ma wlac tamaziɣt, wlac ! wlac ! wlac ! » tout en mettant tamaziɣt à la queue de leurs cris d’émeutiers, mais on ne se foutra pas de la gueule d’un vieux schnock comme moi : soit tamaziɣt et la culture nationale sont satisfaites dès l’abord; soit je continuerai de chercher ailleurs si j’y suis.

11 mai, 1

 

 

11 mai

Présence et vacuité du discours pour tamazight.

Il y a des activistes que j’aime bien pour une seule raison : l’effort qu’ils fournissent pour être présent à des moments de reflux. Cela dit, il leur arrive souvent de laisser poindre une sorte de panique devant le contexte, de ne pas très bien savoir le prendre, de ne pas trop savoir s’y prendre. Et il leur arrive de lâcher des déclarations, ou simplement des impressions, quelque peu désolantes. C’est arrivé à Said Sadi, c’est arrivé à Ramdane Achab après lui, et on dirait que ça arrive de nouveau à Abdeslam Abdennour (dans le journal La Cité d’aujourd’hui). C’est trop simpliste, pour ne pas dire trop lâche, la perspective qu’il offre (à qui ?).

Je pense que ce n’est pas le moment de se laisser tenir la dragée haute : le contexte ne le permet pas du tout. Au contraire, le moment présent exige de mobiliser le maximum de lucidité, de vérité, de pédagogie mais aussi autant de pugnacité et de force de caractère. On gagnera au moins à arroser la fibre militante et le sens de négociation des opportunités à l’avantage du maintien de la vigilance prospective chez nos ami(e)s que la religion du marché et sa doctrine uniformisante menace de fondre dans la foule méconnaissable.

 

Tahar Hamadache Il n’y a pas lieu de faire moins que la députée de la nation, Dalila Fourar qui déclare : « Je pense qu’après avoir été instituée comme langue nationale, l’officialisation de tamazight est impérative”(, nous a confié la mouhafedh FLN de Béjaïa). In : http://www.liberte-algerie.com/…/le-fln-est-favorable-a…

 

“Le FLN est favorable à l’officialisation de tamazight” RÉUNION DES MEMBRES DE LA MOUHAFADHA DE…

www.liberte-algerie.com

 

Tahar Hamadache a partagé le statut de Etudiants de langue et culture amazighes-bejaia.

11 mai

Poussez un peu, et vous vous rendrez compte que l’indifférence vous ligote en vous faisant dire que, des pressions sur les étudiants et les enseignants de tamazight dans nos universités, c’est chose courante. On se forge comme on fait face à telle ou telle difficulté, mais il arrive que les manieurs de difficultés tordent cruellement le parcours de notre jeunesse éprise de tamazight.

 

Commentant le passage suivant :

maintenant je le declare.
etudiants de tamazight, les membres de la coordination ont besoin de vous, soyez vous, ils meritent pas etre victimes de notre aministration, ils subissent bcp de pression , mais personne ne les entend, vous aurez besoin d eux apres, presevez les alors maintenant
maksen amazigh

 

3 mai

Les fils (sing. fil) du tissu s’en émancipent. Où est le tissu ?

C’est pas une énigme, espèce d’imbécile, c’est une métaphore. Libère-toi DANS le tissu sinon goûte à ta perte en le perdant.

 

28 avril

Faites connaitre notre plus récent groupe aux intellectuels, poètes, philosophes, politiciens, penseurs, idéologues, éditeurs, journalistes, gens de culture, maniant l’une ou les deux langues tamazight et l’arabe de tous les pays, qu’ils soient amazighs, arabes, amazigho-arabes ou qu’ils soient des arabisants ou des berbérisants issus d’autres traditions, langues et cultures. Il nous importe d’ouvrir ce débat.

 

الأمازيغية في مقلة العروبية – أحداث و أحاديث Amazighity in the Arabity eyes

    • ما هو خطاب الممتطين للتوجه العروبي التعريبي إزاء تمازيغت (الأمازيغية) و الأمازيغ آنيا، أي في الضرف الحالي ? هل كل من اتخذ كذا توجه و خطاب صريح في انتماءه و خطابه و مقاصده ? هل كل موقف أو مقال يقابله إ…
  • 912 membres

 

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24 avril

« À la limite, la culture peut aller sans conscience identitaire [...].
La culture relève en grande partie de processus inconscients. L’identité,
elle, renvoie à une norme d’appartenance, nécessairement consciente,
car fondée sur des oppositions symboliques » (Cuche, 1996)*.
Mon commentaire :
Et sans conscience identitaire, ou si la conscience identitaire est stigmatisée, anesthésiée ou troublée, la culture, relevant ainsi de processus inconscients, peut aisément être soumise à des processus d’aliénation et de déculturation savamment et directement entreprise ou malicieusement confiée à des consciences préalablement et profondément aliénées

*Cité in :

ÉDUCATION INTERCULTURELLE :
ÉTAT DES LIEUX
Françoise LORCERIE (CNRS, IREMAM.)
http://www2.cndp.fr/revuevei/129/17018911.pdf (page 4/20)

 

L’origine du vocable « PRINTEMPS NOIR » en réaction à une « notice » de KabyleUniversel.com*

24 avril 2014, 10:13

Faut pas trop chercher le sens premier du vocable « Printemps noir ». C’est simple, très simple même. Lorsque j’ai décider de proposer ce vocable aux amis d’Akbou, vers le 06 mai 2001, donc déjà plus de deux semaines du début de ces événements, l’idée n’avait rien à voir avec le défaitisme ni avec le désespoir. En aucune façon. Bien au contraire, il s’agissait d’agir sur le cours des choses. Et pour agir sur des choses, il faut les citer par leur nom ou, si elles sont inédites, les identifier et les nommer en conséquence. Et il se trouvait que ces événements n’avaient pas de nom jusque là. Comment les nommer et pourquoi ?

 

Pour moi, tout était encore compactement obscur mais une chose au moins était très claire : ces événements-là avaient toutes les caractéristiques d’une catastrophe sociale et si elle ne recevait pas de nom, cela contribuait pour moitié à l’aggravation de son impact néfaste sur la société, car le non-dit élargit le domaine du ressenti tout en le cloitrant dans l’impensé : cela démultiplie à l’infini l’effet de la terreur, de la honte, de l’abattement. Et cela laisse libre cours à toutes les erreurs d’appréciation, à la concurrence des violences aveugles et, ainsi, à la dilution des responsabilités et à la disparition progressive du sens de la responsabilité, sans quoi la société se disloque avant de se dissoudre totalement. A cette obscurité qui s’emparait des âmes et des esprits, répond l’obscurité totale entourant les tenants et les aboutissants des provocations multiformes et de toutes origines. Plus encore, le noir envahissait les rues et les quartiers de par la fumée des quantités incroyables de pneus brûlés et de bombes lacrymogènes décapsulées.

 

On ne pouvait pas réclamer la lumière dans de telles conditions en criaillant « On veut la lumière sur cette sale affaire » : personne n’était apte à laisser parler le poète en de telles circonstances. La meilleure manière de convoquer la lumière était de constater l’obscurité, de la nommer, pour s’y adapter et s’encourager à tirer les choses au clair.

 

Pire encore, quelque chose était encore plus net dans ma tête : ces événements n’avaient rien à voir avec Tafsut n 80, aléas le « Printemps berbère ». Il en était même l’intégrale antithétique. Laisser les pauvres gens qui organisaient cette espèce de volontariat pour aller mourir sans faire de déclaration structurée sans leur glisser un repère dans la poche serait être complice du destin funeste auquel ils se livraient, d’autant plus qu’ils nous rejetaient catégoriquement, « dinosaures » qu’ils nous jetaient froidement et rageusement à la figure.

 

Ces événements obscurs devaient donc être liés à l’histoire sans qu’ils n’y prennent garde dans un premier temps, afin qu’ils puissent s’en servir comme d’une bouée de sauvetage dès qu’ils en ressentiraient le besoin. J’ai trouvé qu’il faut nommer NOIR ce qui obscur et de le rattacher à une lumière ténue, venue du passé encore récent mais déjà rejeté, d’autant plus que c’était la saison (avril, mai…) et que c’était des bourgeons, sensés être NOS bourgeons, qui se détachaient du printemps, de la lumière, de la mémoire et s’offraient à corps perdu à la froideur mortelle et obscure. Cette lumière ténue, c’était le Printemps berbère (entre nous, je pensais aussi au Printemps de Prague, mais ça, je ne le disais à personne), le PRINTEMPS.

 

Et ce fut donc moins un mot composé qu’un message télégrammatique à deux mots juxtaposés : PRINTEMPS (pour titiller la mémoire) et NOIR (pour nommer le présent). Voilà donc expliquée aux nuls l’origine du vocable « Printemps noir ». Si ça ne vous plait plus, je n’en ai rien à foutre : le vocable a suffisamment rempli ses fonctions. Mais si ça vous plait de le triturer au gré de vos saloperies présents ou à venir, alors allez vous faire foutre et vous pouvez toujours courir, vous n’y arriverez pas :D

 

C’est gentil de ma part, n’est-ce pas;)

 

* http://www.kabyleuniversel.com/2014/04/21/le-printemps-berbere-dun-printemps-a-un-autre-lautisme-et-la-violence-du-pouvoir-sont-toujours-les-memes/(précisément, la publication du 22 avril vue sur www.facebook.com/KabyleUniversel)

 

20 avril

Souvenir d’enfance. Les manifs de 1980.

J’étais encore enfant, en tout début d’adolescence quand, collégien, j’ai participé à la première marche pour tamazight à Akbou, dans le sillage des événements d’avril 1980. Arrivés au centre de la ville, je me suis retrouvé dans les premières lignes quand le face à face avec les policiers et/ou les gendarmes (je ne me souviens plus très bien) a eu lieu, au niveau de l’ancienne librairie « Djil djadid ».

A la première charge, reflux des manifestants. Comme tout le monde, j’ai fait volte-face pour courir dans l’autre sens mais ceux qui étaient devant moi (maintenant juste derrière) ont vite fait de marcher sur mes talents et c’est ainsi que j’y ai laissé mes souliers un peu trop larges pour mes pieds d’enfant. J’ai donc couru pieds nus Où ? Direction le quartier où je savais trouver de nombreuses cachettes pouvant me contenir et mon gros cartable en cuir dont je ne voulais pas me séparer, brillant élève que j’étais. Hira Tahar ou, plus communément, Ijdaren. Je le connaissais bien pour y avoir passé auparavant quelques semaines ou mois quelques années auparavant. Je crois même y avoir rencontré Nna Cherifa ou, en tout cas, des amies à elle qui la citaient souvent et fredonnaient ses chansons sur une petite terrasse où elles s’assemblaient.

Une fois bien abrité, j’attendais de comprendre que je pouvais aller ailleurs. Mon attente ne dura toutefois pas très longtemps avant qu’un manifestant, qui me paraissait très grand à l’époque, et que je ne connaissais pas du tout, et que je n’ai plus rencontré ensuite, est venu me retrouver. Allez savoir comment il avait fait ! Il me ramenait mes souliers ! J’avais de grands amis qui me parlaient des événements, qui me ramenaient des déclarations et qui m’apprenaient à écrire tifinagh, mais c’est surtout ce geste que j’apprécie encore aujourd’hui le plus de ces années-là.

Peut-être que ce souvenir aggrave le profond dédain, le très grand mépris dans lequel je tiens ceux qui poussent aujourd’hui des enfants à la confrontation violente avec les flics, alors qu’eux veillent à les abandonner à leur sort, attendant le bilan loin du terrain de « jeu ».

 

20 avril · Modifié

Les prouesses (pas question d’en parler pour le moment) du RCD lors de la marche d’aujourd’hui sont multiples. Il a même réussi à être le plus visible tout en restant le plus discret question déclarations. Pas même l’ombre d’une prise de parole ! Ceci dit, llah ghaleb, je suis toujours concerné par la question des représentations. Là, quant à la représentation de l’homme modèle.
Quant à la femme, il a fallu toute la malice de Bouteflika pour nous représenter le modèle de la militante RCD, quand il a fait sa judicieuse remarque à propos de la minijupe de Khalida, alors encore fraiche sortante de la fabrique d’images RCD.
L’homme, lui, selon le RCD, c’était avant tout une moustache bien taillé, un costume et une cravate bleues, une chemise à col blanc. Si t’es pas ainsi affiché, tu es un drôle de RCD, peut-être même un drôle de Kabyle. D’ailleurs, ça continue de coller au roi FERHUBUT.
Mais voilà ! AUjourd’hui, plus de moustaches, ni de costumes, ni de cravates, ni de bleu, ni de blanc. A la limite, beaucoup de joues (mâles s’entend) bien portantes. Même les représentations de substitution made in RCD ont foutu le camp. Il était impossible de ne pas faire cette remarque.

 

20 avril

Si tu veux observer les hésitants et les cachottiers, attends-les au carrefour. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui, au carrefour dit « Dawadji » et qui est candidat à porter le nom du « 19 mai 1981″, selon les animateurs du « MCB Unifié » (franchement, je ne lui trouve pas d’autre nom, hein, les anciens ), ce qui est une excellente idée tout de même.
Parmi les hésitants, il me semble avoir aperçu des gens proches de Ferdjelleh (lui-même n’ayant pas été visible, je crois) et si Ali El-Parpaing A la fin, je crois que ceux-ci se sont décidés à aller entendre ce qui se dit du côté du chef d’orchestre derrière lequel a marché en gueulant très fort (impressionnant !) mon bon ami ami (quand il était encore du Satef) Razik le costard. On ne peut donc pas jurer que tous les hésitants se sont « unifiés ».
A propos de la plate-forme d’El Kseur, il me souvient que l’un de ses onze points consiste à exiger la protection des témoins. C’est un point amplement concrétisé du moment que d’anciens jeunes émeutiers de 2001 se retrouvent aujourd’hui dans l’un des carrés ayant marché à Béjaïa. Mais ils ne disent toujours rien à propos de qui les a encouragés à faire bisou-bisou avec la mort en 2001. Puisqu’ils ont la force de gueuler très fort, que ne finissent-ils pas par gueuler leurs vérités à propos de Printemps noir !

 

20 avril

Le MAK, ass-a, deg Bgayet, ur iddi d weglim, ur iddi d yi&es. Mais !
Mais à la fin de son attroupement devant le portail de l’administration wilayale, son action est prolongée par l’envoi d’enfants mineurs, vraiment mineurs, dont aucun à ce que j’ai vu ne se rase encore, arroser l’enceinte de l’immeuble de pierres, se livrant à des actions tellement audacieuses que l’un ou l’autre risque de se casser le cou ou les jambes en retombant des murs et des portails qu’ils escaladent. Ceci, sans vouloir prévoir la réaction des policiers en faction, à l’intérieur du siège wilayal.
MAK ! Assez de ces manières ! Les enfants ne sont pas vos enfants, tenez-les hors du danger. C’est votre responsabilité si tant est qu’il vous reste encore un sens, même ténu, de responsabilité.
C’est signé :
Tahar Hamadache.

 

16 avril

Petit inventaire d’actions en faveur de tamazight à l’attention des gens occupant postes.

Petit inventaire d’actions en faveur de tamazight à l’attention des gens occupant postes.

Rédigé en septembre 2013, en prévision de journée(s) parlementaire(s) sur la question, il est resté inédit. Diffusé aujourd’hui aux fins de servir et…

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13 avril · Modifié

arris-dz le 12.04.14 | 23h59 (sur El Watan) : « Idir Ait Maâmar enfin de retour
un très subtil et très sage. une autre victime du groupe mafieux  » Abrika » bon retour Idir. »

Idir Ait Maâmar, victime d’Abrika ? Allons ! Allons !

Passons pour ce qui est de Amar Falli et de Said Boukhari, même si là encore les choses ne sont pas très évidentes. Idir Ait Maâmar a continué d’activer jusqu’en 2004 si je me souviens bien, avant de produire enfin une déclaration finale par laquelle le retrait des « Aarchs » de la coordination des Ouacifs s’est concrétisé. SI Idir Ait Maâmar a bien été victime de quelque chose, c’est de n’avoir pas prêté attention aux signaux qui lui parvenaient de sa structure sociale d’origine, de ses camarades du Satef-Béjaïa (dont je fais partie).

Pour être très clair, cette intervention ne s’adresse pas du tout à Idir Ait Maâmar : nous n’avons pas encore pensé à faire le bilan de toutes ces années ensemble en tant que Satef. Elle s’adresse aux commentateurs afin qu’ils ne se fourvoient pas trop facilement car se fourvoyer en la circonstance c’est prêter le flanc à de très néfastes confusions.

Pour le reste, je suis heureux de savoir que les anciens rentrent enfin en piste

http://www.elwatan.com/actualite/printemps-berbere-des-detenus-d-avril-1980-appellent-a-des-marches-en-kabylie-12-04-2014-253047_109.php

 

Tahar Hamadache a partagé le statut de Kamal Almi.

11 avril

Ca a longtemps trainé, ça arrive quand-même ! Comme ça, les patrons commenceront à calculer les fichus milliards qu’ils oublient de compter en considérant que tamazight ne donne pas de la bouffetance. Mon rapport de stage sur l’environnement de l’entreprise n’est plus seul, je suis heureux

Algérie: Impacts économiques de la langue tamazight.

Mardi 15 Avril 2014, 04:00pm – 06:00pm

Cherif Aissat, étudiant en économie à l’Université de Montréal, fera une présentation sur : Algérie: Impacts économiques de la langue tamazight

Dans le cadre des principes du développement durable et des droits humains, dans une perspective de calcul du Bonheur national brut.

Domaines abordés:
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9 avril

C’est cela. Et c’est insoutenable comme ça marche mais c’est plus insupportable que l’on ne s’en rende pas encore compte avec ce qu ise passe de la Somalie jusqu’en Afghanistan, en passant par l’Afrique du nord-est : présidents violés, tués, humiliés ou « dégagés » ; drapeaux en lambeaux, unité nationale pulvérisée, cohésion sociale explosée, sécurité nulle, médecine à zéro, scolarité supprimée, désédentarisation maximale, hommes et femmes réduits aux ombres d’elles-mêmes et d’eux-mêmes… Mais les territoires restent tels quels. En résumé : on nique tout sur place, mais que rien n’en déborde car les gens des territoires voisins s’occuperont eux-mêmes de s’autodétruire.

 

Souveraineté poreuse, démocratie murée – Wendy Brown | RdL La Revue des Livres

 

 

Tahar Hamadache a partagé un lien via Naima Tazir.

8 avril

Y compris la culture tamazight, madame ? Si oui, Houari Addi le sait-il ? A part nna Louiza qui le confiait aujourd’hui encore dans la localité de son enfance même, les autres candidats le savent-ils ? Les boys-cuters le savent-ils ? Les barakatistes le savent-ils ? Cheilh Taaldjt le sait-il ? Le cheikh du Qatar et ceui de Babelweb le savent-ils ? Les profs de l’université où je suis le savent-ils vraiment ? El-Watan et Liberté, Ech-chourouk et En-Nahar, entre autres, le savent-ils zeεma ? Les Bralbraü le savent-ils toujours ?

 

« La culture est moteur de croissance durable »

www.latribune.fr

Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, revendique la culture comme facteur de développement économique et comme outil de sortie de crise. Invitée au Forum de Chaillot* les 4 et 5 avril, Madame Bokova y défendra ses engagements et…

 

 

8 avril

Un professeur, que ce soit en sociologie ou en barbotologie, qui ne sait pas que tamazight est langue nationale, qui n’en connait pas aligner une phrase, en oral ou par écrit, et qui n’admet toujours pas que cette revendication émane d’algériens, ne me dites qu’il soit en mesure de savoir ce qui arrivera demain la veille. Je vous avertis : si vous me le dites, je considérerai que je n’entends ni ne lis rien de bien sensé.

 

5 avril

Je valorise deux invitations diplopopulaires à me faire dire quelque chose, sous prétexte de tamazight, cette semaine. Bien avant le 20, quoi. Je valorise et je ne dis pas non. Mais je ne dis pas oui, non plus. Trop durs de comprenette ? Une cléfette, pour calmer ma crise de générosité nocturne :
Ce n’est pas parce qu’on croit qu’on a coincé tout le monde entre ceux qui ne coinçoivent d’activité sociopolitique possible qu’avec la non-satisfaction de la revendication amazighe et ceux qui croient que nous allons nous satisfaire encore longtemps de la/nous revendiquer que je cesserai pour ma part de garder le silence pour tirer sur les uns plutôt que sur les autres ou pour les mettre « dos à dos » ou « bouche à bouche ». Qu’ils continuent donc de s’amuser tant que ça les amuse, ça ne me gêne plus du tout le moins du monde de leur part. Les comptes seront bons, vraisemblablement. Tout le monde finira par s’amuser.

 

 

الكاتبة ديهية لويز ل »المحور » : تطور الكتاب الأمازيغي مرهون بترسيم الأمازيغية

Vendredi 23 mai 2014

صاحبة رواية « سأقذف نفسي أمامك »، ديهية لويز في حوار ل »المحور اليومي » :

« الكتابة بالأمازيغية مهمّشة بسبب عدم ترسيم اللغة و إدخالها إلى المدارس و الجامعات الجزائرية »

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شاركت الروائية « ديهية لويز » مؤخرا بالعاصمة الإماراتية أبو ضبي، أين قدّمت تجربتها ضمن فعاليات معرض أبو ضبي الدولي للكتاب، و بعد عودتها مباشرة لأرض الوطن أجرت ضيفتنا حوارا ل »المحور اليومي »، أكّدت فيه أنّها بصدد كتابة رواية جديدة بالأمازيغية، مضيفة أن الكتاب الأمازيغي لا يزال مهمشا بسبب عدم ترسيم اللغة و إدخالها إلى المدارس و الجامعات الجزائرية، مشيرة إلى أنها و رغم العراقيل متفائلة بمستقبل الرواية الأمازيغية بفضل الناشطين و الكتاب الذين يواصلون الكتابة بلغتهم الأم.

أمينة ز.

 

« ديهية لويز » و اسمها الحقيقي « لويزة أوزلاق » من مواليد 1985، طالبة دكتوراه في الإقتصاد بجامعة بجاية، ولجت إلى عالم الفن و نشطت في الساحة الثقافية، صدرت لها رواية أولى بعنوان « جسد يسكنني » عن دار « ثيرا » للنشر عام 2012، و رواية أخرى سنة 2013 بعنوان « سأقذف نفسي أمامك » كما شاركت في مجموعة قصصية بالأمازيغية مع عدد من الكتاب الجزائريين، المغاربة و الليبيين، شاركت و حضرت عدة ملتقيات وطنية، كشفت عن مشاريع بصدد الإنجاز و أفكار لروايات بالأمازيغية و أخرى بالعربية.

 

منذ متى وأنت تنشطين في الساحة الثقافية؟ وكيف بدأت علاقتك مع الكتابة الادبية؟

لم تكن لي نشاطات ثقافية كثيرة، كنت أكتب لنفسي، ثم حين شعرت أني مستعدة لكتابة نص أقدمه للقراء، نشرت روايتي الأولى « جسد يسكنني ».أما علاقتي مع الكتابة فقد كانت حاضرة في المراحل الأولى من حياتي، كنت ألجأ إلى أوراقي كلما شعرت أنّ العالم يضيق من حولي فأجد فيها فسحة للتحرر والبوح بكل ما يختلج في الصدر.

 ماذا عن تجربتك مع الكتابة القصصية؟

 تجربتي مع القصة كانت مختلفة عن الرواية، فلم أتصور أني قادرة على كتابة قصة قصيرة بعدما شعرت أني لا أصلح إلا لكتابة الرواية، ففيها من الحرية القدر الكبير وتمكنني من التعمق في الشخصيات أكثر وهذا بالضبط ما يثيرني في الرواية، لكن حين عرض عليّ ناشري أن أشارك بقصة بالأمازيغية في كتاب مشترك مع مجموعة من الكتاب، وجدتها فرصة ملائمة لاختبار قدراتي في القصة والحقيقة أني استمتعت بها كثيرا واكتشفت في القصة طريقة جيدة لسرد لحظات ومواقف معينة دون الدخول في متاهات التفاصيل الكثيرة، وقد وفّقت إلى حدّ كبير في كتابة القصة التي شاركت بها وحتى في كتابة قصص أخرى بالأمازيغية ستكون موضوع نشر في وقت لاحق.

لديك مشاركات بمجموعة قصص مع كتاب مغاربة وليبيين كيف كانت هذه التجربة العربية؟؟

 مشاركتي في هذا الكتاب الأمازيغي المشترك كانت فرصة جميلة، خاصة وأنه يجمع كتّابا من الجزائر، المغرب وليبيا، إضافة إلى أنّها المبادرة الأولى من هذا النوع والتي تهدف إلى جمع شمل الأمازيغ عن طريق قصة، خاصة بكل منطقة وبخصوصية الأمازيغية في كل بلد، كان هذا الكتاب فكرة الكاتب والناشر ابراهيم تزاغارت، وأعتقد أن مثل هذه المبادرات القيّمة لا بد أن تتكرر.

كيف هي الحركة الابداعية بمدينتك بجاية؟؟

مع أني لست في موقع التقييم، لكني أظن أن بجاية مدينة ملهمة بطبيعتها وفيها فنانون ومبدعون في مختلف المجالات، هناك مواهب لا بد أن تكتشف وتظهر على المستوى الوطني والخارجي، لكن للأسف، الفضاءات المتاحة للظهور وإبراز قدراتهم تظل محدودة إن لم أقل منعدمة، مع ذلك أظل متفائلة بهذا الشأن، فالحركية الثقافية في بجاية تتطور وتتحسن مع الجمعيات الثقافية والجهود الفردية التي تعطي فسحة للمبدعين.

حدثينا باختصار عن روايتك « سأقذف نفسي أمامك وما هي الفكرة التي حاولتي تبليغها في رواية « جسد يسكنني« ؟؟

في روايتي الأولى « جسد يسكنني » حاولت تسليط الضوء على علاقة الأم بابنتها، كيف تعيش المرأة الأمومة في مختلف مراحلها، وكيف يمكن أن تسيطر عليها طموحاتها وأحلامها وتقتل فيها إحساس الأمومة وتكسر علاقتها بطفلها  و بالنسبة ل »سأقذف نفسي أمامك » فهي رواية اجتماعية وطنية، وفكرتها كانت تسكنني دائما، لكني كنت بحاجة إلى الوقت لتجسيدها على الورق، تتمحور هذه الرواية حول أحداث دامية شهدتها منطقة القبائل، ابتداء من عام 2001، عبر شاهدة عايشت تلك الفترة المؤلمة وحاولت أن تخلد ذاكرتها على الورق أو تتخلص منها لتبدأ من جديد، و هي رواية صادرة عن منشورات الإختلاف بالجزائر و منشورات « ضفاف » ببيروت عام 2013، البطلة « مريم » المرأة التي تقتحم الكتابة للشفاء من ذاكرتها الأليمة، تقع في حبّ « عمر » المناضل الشابّ الذي يصاب برصاصة في الرأس خلال الأحداث ليدخل غيبوبة طويلة، شخصية تحاول الخروج من قوقعتها الداخلية لتبحث عن وجه أمل جديد يضيء حياتها، لكنها تصطدم مرة أخرى بواقع مرير.

ماذا تقصدين بالربيع الاسود في منطقة القبائل في رواية « ساقذف نفسي امامك« ؟؟

الربيع الأسود هو الاسم الذي يلاحق تلك الفترة الدامية التي حدثت في منطقة القبائل ابتداء من عام 2001، وهذه الرواية تسرد أهم مراحل تلك الفترة ومخلّفاتها الأليمة على الأفراد والمجتمع.

ما هو دافعك في الكتابة عن الظواهر الاجتماعية؟؟

 تؤرقني المواضيع الاجتماعية، لذلك فهي تحتلّ الحيّز الأكبر في كتاباتي، فأنا أؤمن بأن دور الكاتب يشمل أيضا تشريح الواقع وتبني قضايا المجتمع لطرحها بصورة أكثر جمالية.

 

كيف تقيمين الحركة الادبية الامازيغية؟؟

 رغم العراقيل الكثيرة أمام الكتاب بالامازيغية، منها مشاكل النشر والتوزيع وكذلك اللغة التي ليس لها أسس موحدة بسبب عدم توفر الإمكانيات اللازمة لذلك رغم أنها لغة وطنية، لكنني متفائلة بفضل الناشطين والكتاب الذين يواصلون الكتابة بلغتهم الأم، رغم ضعف المقروئية، لكن يجب التفكير على المدى البعيد أيضا، فالأجيال القادمة بحاجة إلى العثور على أثر لهذه اللغة التي رسخت مئات القرون ولم تختف.

اين تجدين مشكلة الكتابة الامازيغية ولماذا لا تحظى بالاهتمام مثل الكتابة الادبية العربية؟

 أظن أن الكتاب الأمازيغي ما يزال مهمشا مقارنة بنظيره العربي أو حتى الفرنسي، المشكل يعود إلى عدم ترسيم اللغة وإدخالها إلى المدارس والجامعات أين يمكن أن تتطور وتأخذ وضعها المناسب، الاهتمام يصنعه الاعلام أيضا والترويج للكتاب الأمازيغي كلما صدر شيء جديد، لكن الإعلام الجزائري لا يولي أهمية كبيرة لهذا الإنتاج لذلك يبقى الكتاب في زوايا المكتبات أو في إطار علاقات محدودة ولا يصل إلى جميع القراء.

تعملين حاليا على كتابة رواية بالامازيغية، الا تتخوفين من تعرض روايتك للإقصاء خاصة وان هذه التجربة قليلة في المشهد الادبي الجزائري ؟

 حين أكتب رواية فلا أسعى إلى النجاح أو الاهتمام الواسع من طرف الساحة الأدبية، لكني أحاول عن طريقها أن أوصل رسالة معينة إلى قارئ ما أو مهتم ما، ليس شرط أن تصله مباشرة فربما يتطلب الأمر سنوات، المهم أني استطعت أن أكتب ما أريده، ثم الكتابة بلغتي الأم أعتبره واجبا وشرطا في مسيرتي الأدبية، خاصة وأن الكتّاب يتخوفون من الكتابة بهذه اللغة لضعف المقروئية ما يجعل الكتب بهذه اللغة تقل.

 

هل تعتقدين ان الرواية بالامازيغية ستلقى نجاحا باعتبار ان جمهورك سيكون محدود بحكم ان منطقة القبائل فقط من تتقن هذه اللهجة؟

  الأمازيغية لغة وطنية، حاضرة بشكل أو بآخر في كل شبر من التراب الجزائري وليس فقط في منطقة القبائل أو مناطق معينة، كما قلت سابقا، فإني لا أكتب من أجل النجاح ، قد يأتي أو لا يأتي، المهم أني بذلت الجهد الكافي وفعلت ما أؤمن به.

 في الختام، هل هناك ما تقولينه حول جديدك الإبداعي؟

 إنه مشروع رواية قيد الإنجاز أفضّل أن يكتمل تماما ويأخذ الوقت الكافي لينضج حتى أتمكن من الحديث عنه.

نُقل من المصدر : المحور اليومي، طبعة الأحد 18 ماي 2014، الركن « ثقافي »، الصفحة   19

 

Elections locales, droits constitutionnels et Tamazight

Mercredi 14 novembre 2012

Qu’est-ce qu’un bougre viendrait trôner en haut d’une liste électorale s’il n’a pas auparavant eu vent de l’existence d’une loi fondamentale, c’est-à-dire d’une constitution de la République algérienne, encore aujourd’hui démocratique et populaire? Une constitution qui garantit un certain nombre de droits dits constitutionnels. J’ai personnellement fait, samedi dernier, le tour des états-majors électoraux de la ville d’Akbou et je me suis rendu compte qu’il n’y a pas qu’un seul bougre parmi les âmes qui se considèrent éligibles dans cette circonscription.

A chaque siège de campagne, je salue et je demande si je peux disposer du programme électoral en arabe, en tamazight et, si possible, en français en tant que langue de communication et de médiatisation. Et je demande aussi s’il y a quelque chose de prévu dans leur programme concernant tamazight. La réaction la plus commune est d’abord de me rire au nez, de me prendre pour un emmerdeur ou pour un dérangeur et de me répondre en conséquence, de sorte à en profiter pour se distraire à mes dépens. Tout ce qu’il y a d’intelligible dans ce qu’on m’a le plus souvent répondu, c’est que l’on ne rédige pas le programme en tamazight « puisqu’on la parle » , ce sur quoi je leur demande s’ils ne pensent pas que leur programme serait plus crédible s’ils pouvaient en lire un paragraphe, de temps à autre, dans la langue de la campagne, afin de ne pas changer de registre linguistique comme on change de veste dès qu’on sort du discours oral. L’attention commence à ce moment à être piquée. Ils ne désespèrent généralement pas à ce premier écueil et veulent continuer de se rire de ma barbe, par ailleurs rasée de près pour la circonstance. Je leur demande ensuite s’ils ont l’intention de travailler, une fois élus, contre tamazight du moment qu’ils promettent tout sur tout mais rien sur tamazight. Là, ils répondent comme s’ils se sont préalablement concertés que tamazight est une affaire politique, qu’il faudra pour sa promotion s’adresser aux députés de la nation. C’est l’occasion pour moi de leur rappeler que l’on peut dire que les députés se sont pour une part importante acquittés de leur tâche étant donné qu’ils avaient voté l’article 3 bis de la constitution qui fait de tamazight « aussi » une langue nationale. Là, ils ne savent déjà plus quoi proposer à revendiquer auprès des députés pour continuer de se moquer de moi. Je précise qu’une fois une loi de ce genre, qui constitue un droit constitutionnel, est votée par le parlement, il est du ressort des élus locaux de trouver les moyens à leur portée de donner une suite concrète à ce texte de loi. Nouvelle difficulté argumentative pour mes interlocuteurs qui sont loin de penser que, du moment que tamazight est « aussi » langue nationale, ils ont la charge de concrétiser d’une manière ou d’une autre cette disposition législative constitutionnelle. C’est alors le moment de leur demander s’ils se préparent à intégrer un chapitre dans leur budget prévisionnel annuel dans l’intérêt de tamazight et de ce qui y a trait. De plus en plus démunis, les uns ayant déjà la gorge sèche et pénétrés de la crainte d’avoir affaire à d’autres emmerdeurs de mon acabit, ils sautent sur l’occasion de cette question pour chercher à m’extorquer des réponses susceptibles de servir à berner ceux de mon espèce qui viendront à les tarauder après moi. Je leur énumère dans le désordre et de manière plus ou moins spontanée : le financement d’artistes et de chercheurs autonomes s’ils sont réputés proposer des projets allant véritablement dans le sens de la promotion des arts et des sciences en relation directe avec tamazight; le soutien aux écrivains, dramaturges et poètes ; l’acquisition au bénéfice des bibliothèques communales et scolaires de tous les ouvrages écrits et audiovisuels qui présentent un intérêt culturel minimal ; le financement de colloques sur ce qui a trait à tamazight, d’opérations d’alphabétisation en tamazight en direction des adultes afin qu’ils puissent noter par écrit les éléments culturels dont leur mémoire regorge ; l’appui logistique aux chercheurs dont la commune sera l’hôte et dont les travaux promettent d’avoir un impact souhaitable sur l’une ou l’autre des dimensions de l’amazighité ; la participation au financement de grandes œuvres cinématographiques s’il y a lieu, etc. Une fois repus de propositions, et ne désespérant pas d’avoir le dessus sur le vieux morveux qui vient ainsi fourrer son nez dans leurs petites combines sans crier gare, ils me rétorquent que de telles propositions budgétaires ne risquent pas d’être dotées par le ministère des finances. C’est quant à moi l’occasion rêvée pour les assurer que ce sera alors l’occasion pour le maire de se justifier et gagner l’estime et le respect qu’il méritera alors, et aux militants ainsi qu’à l’opinion publique de faire pression tant sur les pouvoirs publics allocateurs que de nouveau sur les députés de la nation pour les pousser à adopter des positions dignes au sujet de tamazight.

Trois incidents que je crois majeurs et une satisfaction relative ont marqué ma tournée. Au siège du Ffs, un monsieur Attali (c’est son nom, parait-il, même s’il n’est en aucune manière le chef des Huns) a vite fait de me traiter d’agent de Djamel Zenati. Je découvre ainsi que là, Zenati est, pour qualifier l’autre, un substitut du Drs tandis que, au siège du Fln, on ne m’a pas accusé d’être la main de l’étranger cette fois-ci. Au siège du Rnd, on a été si ordurier dans leurs réponses que je suis vite allé à la conclusion concoctée pour l’occasion, consistant à faire prendre connaissance de l’existence de la Constitution et conscience qu’un candidat qui viendrait travailler à l’encontre des droits constitutionnels de ses électeurs n’a strictement rien à faire dans une assemblée élue.

C’est qu’une personne qui veut dignement user de son droit à l’éligibilité doit connaitre la constitution, connaitre les droits constitutionnels de ses concitoyens, les protéger, les concrétiser et les promouvoir sans quoi ce serait idiot de voter sur des voyous qui ne reconnaissent pas de droit constitutionnel à leurs ouailles. Et tamazight est un droit constitutionnel et un élu ne peut plus l’ignorer sous peine de travailler pour un apartheid linguistique qui ne servirait que les scribes arabophones, apartheid par ailleurs décalé puisque l’arabe populaire est désormais le parent pauvre de la constitution algérienne.

La seule satisfaction, relative, m’est venue de la liste indépendante, drivée par M. Mouloud SALHI lequel m’a exhibé dès l’approche le point 51 de ses propositions électorales où il est écrit : « Promouvoir la culture algérienne et particulièrement la culture amazigh en organisant et en soutenant toutes les manifestations culturelles et artistiques en collaboration avec le mouvement associatif, le comité des fêtes de la ville et les différentes institutions locales, régionales et nationales et encourager les fêtes locales (fête de l’olive, festival du théâtre, de la poésie, musique, cinéma, kermesses pour enfants, foire du livre, etc .)» Il a aussi déclaré que le programme rédigé en tamazight est sous presse (il devait être prêt hier lundi ou aujourd’hui).

Au lendemain de mon passage, j’ai effectué une sorte d’inspection et j’ai remarqué que le QG du PJ s’est orné d’un portrait de Bouteflika sur lequel quelque chose est écrit en tifinagh, portrait tout le temps présent au siège du Fln. J’ai aussi entendu que quelques permanences électorales se préparent à produire leur programme en tamazight pour la dernière semaine de campagne : ça serait déjà ça. On verra bien.

Tahar HAMADACHE,

Le 13 novembre 2012.